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17 mai 1999

MAROC - LES RUINES ROMAINES DE VOLUBILIS ET LE VILLAGE DE MOULAY IDRISS

J'ai dormi jusqu'à 3 heures du matin mais après ce fut l'enfer : je me suis levé 4 fois en 20 minutes pour aller aux toilettes sur le palier. La traditionnelle tourista est arrivée ! Quand j'y retourne une cinquième fois, quelqu'un d'autre est passé et a bouché les chiottes ! Je regarde aux autres étages mais il n'y a rien. Gros problème. Une idée me vient, dégoûtantes certes, mais je n'ai pas le choix. La suite n'a pas lieu d'être narré dans ces pages (pour les curieux insatiables, un e-mail pourra vous apporter une réponse).

Bref, je passe une nuit épuisante. Je me lève à 7h30 pour aller voir les horaires de bus pour Marrakech. Je peux partir demain à 7h00, 8h00 ou 9h00.Il y a aussi des bus pour Moulay Idriss, ville de pèlerinage musulman, à proximité des ruines romaines de Volubilis, les mieux conservés du Maroc. Vu mon état, j'avais prévu de rester à Meknès pour me reposer mais après tout, pourquoi pas ?

A nouveau, attente de 45 minutes pour que le bus se remplisse. Le bus me dépose à 3 km des ruines que je rejoints en coupant à travers les champs. De loi, ça me semble pas mal. Je grimpe par dessus le court mur d'enceinte pour ne pas payer les 20 DH d'entrée mais je me fais repérer et je suis obligé de passer à la caisse. Ce sont effectivement des ruines. Il ne reste plus beaucoup de colonnes debout et la ville ressemble à un labyrinthe de petits murs éboulés. L'allée principale est clairement dessinée et sous ses dalles se trouve un canal qui faisait office d'égout. Le principal attrait de Volubilis, ce sont les mosaïques qui ornent le sol de nombreuses maisons. Un groupe de touristes avec un guide anglais arrive alors je m'incruste pour avoir les commentaires. Je reste 1h30 et je repars vers Moulay Idriss en me faisant prendre par un taxi.

La ville est séparée en deux, accrochée à deux flans de montagne abruptes et opposés. J'ai un peu peur de déjeuner mais mon ventre commence à crier famine alors je m'installe dans un bar. Les tables sont dégoûtantes, collantes, mais il y a des toilettes. Je vais sur la colline d'en face afin d'avoir une belle vue sur la ville en passant pas un cimetière musulman. Je regarde quelques tombes au passage : la plupart sont normales, blanchies à la chaux, mais quelques unes sont carrelées avec les motifs marocains traditionnels en bleu et blanc. Ça donne un style très « salle de bain ». Je me dépêche de revenir sur la place centrale car il est dit dans mon guide qu'il est très difficile de quitter la ville après 15h00. Un bus est là et j'attend le remplissage pour partir. Une fois à Meknès, j'essaye de confirmer mon vol retour pour Paris. C'est pas du gâteau et je dois m'y prendre à 3 fois avant d'y arriver.

Puis je profite du soleil. Quand je pense qu'en ce moment je devrai encore être à l'armée, ça me rend tout de suite heureux. Je repars vers le souk. Dans une rue, c'est la panique. Des marchands ambulants sans licence s'échappent avec leur marchandise sur le dos car des policiers arrivent. L'un d'entre eux n'a pas été assez rapide et l'interpellation est virulente. S'il ne paye pas de bakchich, ça va être sa fête. La journée s'achève et malgré ma petite forme et cette maudite diarrhée, je suis content.

Commentaires

J'aimerai bien savoir ce que tu as fait après que les toilettes soit bouchées !! J ai une petite idée en tête ;o)

Ecrit par : Luc | 30 avril 2005

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