« SAO LUIS - LE VILLAGE D'ALCANTARA | Page d'accueil | BELEM - LE MARCHÉ VER O PESO »
19 octobre 2005
TRAJET EPUISANT EN BUS DE SAO LUIS À BELEM
Nous nous levons à 6h00 afin de prendre notre train qui part à 8h00 d'après les renseignements des gars que nous avons rencontrés hier sur la bateau au retour d'Alcantara. La gare ferroviaire étant éloignée, nous allons d'abord à la station de bus. N'ayant aucune idée de quelle direction prendre, nous demandons à un agent de la gare qui nous répond complètement à coté de la plaque, mais sa réponse n'est pas dépourvue d'intérêt :
- "Pourquoi vous allez à la gare ? Il n'y a pas de trains aujourd'hui."
Moment de silence, je ne suis pas sur d'avoir bien entendu. Je regarde Sylvia, qui fait la même tête effarée que moi. Nous lui demandons de répéter 3 fois de suite pour être sûr. Mais oui, l'agent de transport nous confirme que les trains ne partent qu'une fois par semaine, et aujourd'hui n'est pas le bon jour. Je suis blasé, même pas énervé, juste blasé de cette organisation à la con. Pourquoi je n'ai pas insisté pour partir en bus hier soir comme prévu ? Pourquoi est-ce que on ne nous donne toujours que la moitié des informations ?
On s'assois sur un banc pour réfléchir. Pas question d'attendre plusieurs jours que le train parte. Qui sait quelles autres surprises nous attendent par la suite ?
- nous pouvons prendre le bus ce soir, mais nous perdons encore une journée à Sao Luis.
- nous fonçons à la gare routière et nous essayons de prendre le bus de 8h00 pour Belem, en priamt pour qu'il y ai encore de la place.
C'est l'option numéro 2 qui l'emporte. Nous arrivons à 7h30 à la gare et par chance, un bus est juste en train de fermer ses soutes. C'est parti pour 12 heures de voyage sur une route chaotique.
A peine sorti de Sao Luis, des nids de poules géants apparaissent dans la route, puis ce sont des portions entières d'asphalte qui disparaissent. La végétation sur le bas-coté est rougit par la poussière qui la recouvre. Des kilomètres de champs avec des palmiers disséminés un peu partout compose l'unique paysage de la matinée.

Nous faisons une halte pour déjeuner dans une ville poussiereuse, ou le soleil est insuportable, et ou les vautours rodent dans la rue. Un petit air de far-west rode ici.
Le paysage de l'après-midi évolue en une sorte de plaine marécageuse recouverte d"herbes aux nuances de vert, puis un cours d'eau apparaît et des animaux font leur apparition. D'immenses domaines d'élevage sont installés dans cette zone fertile.



La nuit tombe, et nous arrivons enfin à 20h30 à Belem. Un bus nous dépose au centre ville qui est désert. Pas très rassurés, nous prenons rapidement les petites rues sombres qui mènent à l'hôtel Fortaleza, un hôtel rudimentaire dont les chambres ne sont que des fines cloisons dans de vastes pièces. Il fait une chaleur étouffante. Seul point positif, la propriétaire parle francais et est tres accueillante.
Nous sommes trop fatigués pour chercher ailleurs, donc nous allons manger rapidement aux boui-bouis du marché, seuls endroits encore ouvert a cette heure.
00:00 Publié dans Brésil | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : brésil, belem
























Commentaires
"Seul point positif, la propriétaire parle francais et est tres accueillante."... un peu d'enthousiasme que diable !
Ecrit par : LKnauth | 02 décembre 2005
Ecrire un commentaire