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22 octobre 2005
MANAUS - ORGANISATION DE LA DESCENTE EN AMAZONIE EN BATEAU, ET NOUVELLE PARTICIPATION A UN CARNAVAL
Le premier travail de la journée consiste à prendre une décision sur le trek dans la jungle. En effet, j'ai lu beaucoup de témoignages de gens déçus par les excursions de 1 à 3 jours dans la foret amazonienne aux environs de Manaus : peu d'animaux visibles, impossible de rencontrer des tribus indiennes, organisation défaillante, temps de transport très long, et coûts souvent excessifs. Sachant que je passe ensuite en Bolivie où l'Amazonie est plus sauvage, et qu'une excursion coûtera sûrement moins cher, la décision est vite prise. Nous allons quitter Manaus dès que possible pour Porto Velho d'où nous passerons la frontière. Porto Velho est à 4 jours de bateau en remontant le Rio Negro, l'un des 2 fleuves qui fini par former le Rio Amazona.
D'après le guide de Sylvia, un bateau part ce soir à 18h00. Nous fonçons au port pour réserver nos places. Le port fluvial est une large bande de sable ou les égouts de la ville affluent. Les ferries sont des sortes de barge multicolore avec 3 ponts, ou les passagers suspendent leur hamac et leur affaires pour la durée du voyage. Les repas sont inclus dans le prix du trajet (38 euros). Voilà donc notre logement pour les prochains jours.


Mais bien sûr, la classique surprise arrive : pas de départ aujourd'hui, et le prochain est seulement Lundi, soit dans 3 jours... En fait Sylvia a cru que nous étions jeudi et s'est trompé dans la lecture de son guide. Super ... Et pour nous achever, nous apprenons que le capitaine du premier bateau que nous avons vu, nous aurai menti. Le premier départ est en fait Mardi à 18h00. Nous essayons de croiser au maximum les informations, mais impossible de faire confiance à qui que ce soit ici. Tout le monde tire sur tout le monde à boulet rouge pour essayer de gagner le marché de notre 2 pauvres tickets de bateau. Finalement, nous fixons notre départ avec certitude pour mardi soir, soit 4 jours d'attente à Manaus.
Mais la chance ne nous a pas complètement abandonnée : un Carnaval a lieu tout le week-end. Encore un ? Et oui ... Chaque grande ville brésilienne organise en moyenne deux "Carnavals" par an. Celui de Rio de Janeiro est bien sûr le plus connu (et le plus commercial), mais il y en a d'autres qui valent le détour, dont celui de Salvador de Bahia, ou la célébration de la Ciera à Belem qui rassemble plus de 300 000 personnes pendant une semaine.
Nous partons en bus à 20H00 pour le Sambadrome, lieu de mon deuxième Carnaval au Brésil. L'organisation est un peu différente de la première fois. Le Sambadrome est un lieu qui n'existe qu'au Brésil : imaginez un stade long comme 4 fois le parc des Princes de Paris, formant un immense U. Au milieu, une piste permet aux chars de défiler sous les gradins, avec derrière eux un immense cortège de gens qui exécutent la chorégraphie que les danseurs perchés à l'arrière de la plate-forme nous montrent. Des podiums fixes sont aussi disséminés le long de la piste avec des danseurs qui reprennent les mouvements pour les spectateurs dans les gradins. Quand la fête bat son plein, l'ensemble forme une sorte de Macarena géante en plus complexe, et beaucoup plus amusante.
Et comme à Sao Luis, il faut avoir un t-shirt de supporter pour avoir le privilège de faire parti du cortège. J'essaye de m'incruster tout de même, mais à nouveau, sans succès. Je demande alors au gardien de la sécurité comment il faut faire pour participer, avec un air vraiment déçu. Bref, je quémande un t-shirt ... et ça marche !! Un autre organisateur arrive, et nous fais signe de le suivre jusqu'à une banale voiture dont le coffre est rempli de t-shirts. Il nous en donne un chacun, alors que cela est censé être payant. 5 minutes plus tard, nous voilà au coeur du Carnaval, au milieu du cortège, exécutant sur un rythme endiablé la même chorégraphie que des milliers de personnes autours de nous. Les gradins sont bondés de gens qui dansent aussi, et je suis là, en bas, sur la piste. C'est jouissif. Quand le char passe sous la porte de sortie, il suffit de remonter la piste jusqu'au prochain, et ça continue ainsi jusqu'à 4h00, en alternant avec les pauses caipirhina / hot dog.
Autre différence avec le Carnaval de Sao Luis : les gens ne sont pas là pour tenter d'assouvir leurs pulsions sexuelles. Bien sûr, il y a toujours quelques éméchés qui courent après les filles, mais la musique et la danse sont vraiment les ingrédients principaux de la fête, et tous le monde se concentre la dessus. J'ai l'impression que le Carnaval de Rio est la synthèse de ces deux immenses fêtes auxquelles j'ai eu la chance de participer.
00:00 Publié dans Brésil | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : brésil, manaus, amazonie, fleuve, bateau
























Commentaires
salut coco, c'est cool d'avoir des news. Je t'imaginais déjà dans l'estomac d'un autochtone. Ca m'aurait emmerdé de plus avoir mon petit voyage quotidien. D'ailleurs, je me permet ce message car si tu remontes le rio Negro, c'est en Colombie que tu vas te retrouver. je te conseille plutot le rio Madeira pour aller à Porto Velho. J'espère que c'est juste une confusion que tu as fait et que tu arriveras à bon port. Bon voyage et présente nous Sylvia un de ces 4
Ecrit par : namaste | 24 octobre 2005
"Le port fluvial est une large bande de sable ou les égouts de la ville affluent"... ...Mais c'est Paris Plage ! Pour le Sambadrome, en revanche... pas mieux !
Ecrit par : LKnauth | 10 avril 2006
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