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10 novembre 2005

VOYAGE DANS LE COCKPIT DE L'AVION POUR LA PAZ

Le rendez-vous pour prendre l'avion est à 7h00 devant l'agence TAM. J'enregistre mon bagage, et récupère mon billet d'avion définitif. Je dois payer 5 bolivianos de sur-poids de bagage, plus la taxe d'aéroport (15 Bols), plus la navette pour l'aéroport (5 Bols). Je n'ai plus que 20 bolivianos avec moi, donc l'officier me fait une fleur. Arrivée à l'aéroport, il faut encore payer encore 15 bols de taxe touristique, alors que je quitte la ville. Ils ne savent plus quoi ,inventer pour soutirer de l'argent aux touristes. N'ayant plus d'argent sur moi, j'emprunte 100 bolivianos à Isabella.

L'aéroport se résume à une simple piste de gazon avec une baraque sur le coté ou nous attendons l'embarquement. C'est rustique à souhait, j'espère que l'avion ne va pas l'être autant. Un ronronnement se fait entendre au loin, puis se transforme en bruit assourdissant : un Fokker à hélice de 1979 (j'ai lu la plaque d'identification par la suite) atterrit, puis s'immobilise devant nous. Les passager descendent, et je fonce faire la queue pour être dans les premiers, et choisir ma place près du hublot. Un officier arrive et m'appelle. Merde, qu'est-ce que j'ai fait ? J'espère qu'il ne va pas m'annoncer une mauvaise nouvelle.
" Il n'y a plus de place, donc tu vas faire le vol dans le cockpit du pilote" me crie t-il dans l'oreille. J'adore la manière des militaires pour résoudre un problème ;-) J'embarque donc en premier, et me retrouve dans le compartiment juste derrière le cockpit, grand ouvert. Il n'y a pas de véritable siège, juste des sangles tendues contre la carlingue pour s'asseoir, pas de ceinture de sécurité non plus. Ca promet d'être un vol épique ! Isabella me rejoint car elle n'a pas de place non plus. Simon et Chloe restent dans la cabine des passagers.

J'apprend que le pilote est en formation, et son instructeur est juste à coté de lui. Il prend un journal et se met à lire alors que l'avion faut vrombir ses moteurs, et se dirige vers le bout de la piste. Rassurant...



L'avion fait demi-tour, et s'élance aussitôt. Je passe une tête dans le cockpit pour voir le décollage en face. La piste défile à toute allure, la fin approche de plus en plus vite, je commence à stresser, mais au dernier moment, l'avion s'arrache du gazon en douceur et rase les arbres.

 

Le vol dure 1 heure, au cours duquel je filme le paysage. La jungle s'arrête brusquement contre une chaîne de montagne, qui en quelques minutes révèle des sommets enneigés.
L'arrivée sur La Paz est fabuleuse. La plus haute capitale du monde (3600 mètres), se situe dans une cuvette bordée pas l'Illimani, magnifique montagne culminant à 65OO mètres et le Huyna Potosi (6040 mètres). Dans 1 semaine, j'aurai gravit l'une des deux.





L'atterrissage se passe sans heurt à part pour l'apprenti pilote qui se prend une engueulade de l'instructeur.

 

3 ans après avoir foulé le sol de La Paz l'espace de 3 jours seulement, et m'être juré de revenir, je descend de l'avion sourire aux lèvres. Notre petit groupe récupère ses bagages, nous prenons un taxi à l'extérieur de l'aéroport pour le centre-ville (30 bols). L'Illimani immaculé de neige surplombe la ville. C'est un vision presque hypnotisante, comme s'il me défiait.

Commence alors une journée d'organisation dès que nous sommes installé à l'hôtel. Ma première mission est de faire une lessive. La jungle à fini d'achever ma garde-robe en répandant une odeur de moisissure humide dans tous mon sac. La deuxième mission consiste à trouver de l'argent, et là, c'est un jeux d'enfant. Nous allons déjeuner, et je vais m'inscrire dans une agence pour descendre la mythique Route de la Mort en VTT avec mes 3 compères.
La Paz n'a pas changé en 3 ans, si ce n'est que les cafés Internet ont fleurit un peu partout. La présence policière s'est accrue dans les rues. La forte tradition de revendication sociale n'a pas fléchit : un cortège de boliviennes typiques défile dans l'avenue principale au moment ou j'arrive.

 

Je me renseigne aussi pour l'escalade de l'Illimani et du Huyna Potosi. Les 2 sommets sont techniques, avec des crampons obligatoire, et des passages en escalade sur des parois glaciaires avec piolets et tous le bordel. J'ai quelques jours pour me décider.
Je vais aussi sur Internet, et une surprise m'attend. J'ai un message des éditions Lonely Planet m'annonçant que mon blog a été sélectionné pour figurer dans un nouveau guide sur les sites de voyage à paraître en janvier 2006.

Je rejoins les autres en fin de journée pour dîner. Nous sommes tous fatigué de notre périple dans la jungle, donc nous rentrons tôt à l'hôtel, et regardons tranquilement un DVD sur mon ordinateur.

Commentaires

BRAVO POUR LONELY PLANET JOJO

Ecrit par : jolaublin | 11 novembre 2005

oui, félicitations ! t'as peut-être trouvé ta reconvertion là !! ;-) Je te conseille vivement le Huayna, si j'ai bien un remord dans mon tour du monde c'est de ne pas l'avoir fait. Tu vas en chier mais ca vaut vraiment le coup !!

Ecrit par : Alexis | 11 novembre 2005

salut coco! c'est quoi ce travail! , t'as quand meme pas l'intention de garder pour toi les 7 derniers jours!!! on veut tout savoir nous! comment tu t'es retrouvé à la paz? ou est ce que t'as pris l'avion? comment s'est passé ce trek? felicitations pour lonely planet, je confirme ton blog est génial bonne ascension et sois prudent

Ecrit par : namatse | 11 novembre 2005

Soit sûr de faire la descente en vélo de la route la plus dangereuse du monde. Une belle expérience à faire? Je suis parti avec "Gravity assisted" tu trouveras l'adresse dans LP. Tu peux dormi a Coroico jsute la soirée, ca vaut le coup !

Ecrit par : Alexis | 12 novembre 2005

Il est vrai Ludo que tu as besoin d'avoir les épaules solides pour te farcir les deux préstigieuses montagnes de notre cordillère des Andes. Je pense que tu as été prudent, et surtout il faut toujours s'assurer par rapport aux assurances de risques... en cas d'accident. Ils vont toujours te dire qu'il n'y a rien à craindre mais sache qu'un homme avertit en vaux deux. Pour ce qui est de la TAM... pas de commentaire, ces avions là sont plutôt reservés aux militaires et aux dépannages économiques de marchandises... Alors ça m'étonne peu que le pilote ne soit pas vraiment pilote. Ils apprennent tous un jour... Pour le Lonely Planet, c'est une bonne chose. J'espère que tu nous raconteras plus tard. Et alors une chose assez sympa, mais il faut choisir son groupe c'est bien et bel comme Alexis l'a dit, la "route de la mort"... Aller de la Cumbre à Coroico à vélo... Enfin reste quand même prudent, quoi mon frère l'a fait et y est revenu...

Ecrit par : Rivals | 26 novembre 2005

Congratulations !

Ecrit par : LKnauth | 14 décembre 2005

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