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16 novembre 2005
LE HUAYNA POTOSI - ASCENSION VERS LE 2EME CAMP
Je n'ai pas dormi de la nuit malgré le relatif confort et la chaleur de ma "chambre". Je suis debout à 7h30, et je vais immédiatement jeter un oeil dehors. Le ciel est bleu, le Huayna Potosi est bien dégagé. Pourvu que ça soit comme ça demain matin aussi. Je vais me promener pour voir la vallée du Zongo depuis un promontoire rocheux derrière notre camp. Il fait assez chaud, environs 15 °C, mais dès que le soleil se cache derrière les nuages, la température chute de plus de 10 °C.

Aussitôt le petit déjeuner terminé, nous faisons nos sacs, avec tous le matériel nécessaire pour l'ascension. Le mien fait bien 15 kilogrammes, et je vais devoir le porter jusqu'au prochain camp, 400 mètres plus haut. Nous prenons la route à 10h00 en traversant le barrage hydraulique, et longeons le glacier sur lequel nous nous sommes entraînés la veille.

Puis nous grimpons sur une crête balayée par le vent froid. Au bout de la crête, il faut monter à pic dans un chemin de rochers éboulés. C'est une vrai galère pour ne pas se tordre les chevilles. Et avec mon sac sur le dos, je commence à le sentir passé. Pour couronner le tout, le ciel s'est couvert, et une fine grêle commence à tomber.


A midi, nous arrivons enfin au camp Alto Roca, à 5130 mètres. C'est un empilement de roches concassées sur une crête, rien de confortable. Un abris de pierre prometteur est en construction (dommage, je me voyais bien dormir dedans), et une tente en toile de jute bleue, constituent les seuls abris permanents. Mario, notre guide, installe notre tente sur un emplacement à peut près près plat, protégé du vent glacial.

Quelques heures après notre arrivée au camp, je commence à ressentir un bon mal de crâne, signe que le mal des montagnes arrive. J'ai des pilules préventives achetées à la pharmacie de La Paz, mais elles n'ont pas l'air de faire tellement d'effet. Petit à petit, je commence à avoir aussi envie de vomir. Je me force à avaler deux sandwichs car je dois prendre des forces pour l'ascension de cette nuit, puis je vais dormir dans la tente. La grêle tombe toujours, de plus en plus fort, les nuages on envahi le camp au point qu'on ne voit rien à plus de 10 mètres.
Dans mon duvet je n'arrive pas à me réchauffer. J'ai les pieds gelés, et pour cause, je me rend compte que l'eau a filtré sous le tapis de sol, et a mouillé le bout de mon duvet. Déjà que les fermetures éclairs ne marchent presque pas ... Quel matériel de merde ! Je n'ai vraiment pas de chance avec les tentes quand je pars en montagne (voir récit sur le Kilimanjaro).
Je me lève et sort pour prendre l'air, mais ça ne va pas mieux. Le mal de tête est toujours là, avec les cervicales en plus, toujours la nausée. Si je suis dans cette état cette nuit, ça ne va pas le faire... Finalement, je me force de vomir, je prend un maté de coca, et une heure plus tard, je me sens mieux, voire bien. Le ciel se dégagé vers 17h00, le soleil couchant nous offre un festival de lumière sur les montagnes et glaciers environnants. Notre guide nous prépare un dîner sommaire avant la nuit complète, mais je préfère ne rien manger pour ne pas prendre de risque au niveau de mon ventre. A 19h00, je suis dans mon duvet pour essayer de dormir un peu avant l'ascension finale.

19:03 Publié dans Bolivie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bolivie, la paz, huayna potosi, 6000 mètres, escalade, glacier, trek
























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