« LA PAZ - VISITE DU CIMETIERE ET SCENES DE LA VIE BOLIVIENNE | Page d'accueil | SUCRE - LE MARCHE DE TARABUCO »

19 novembre 2005

TRAJET EN BUS POUR SUCRE VIA COCHABAMBA A CAUSE DES BLOCUS

Le réveil est difficile, mais en 30 minutes, je fais mon sac et je suis à la gare routière. Je demande, à tout hasard, si les bus directs pour Sucre ont repris. Mais non, le blocage de la route est toujours en place.
Me voilà donc parti pour 8 heures de route vers Cochabamba. Le bus part presque vide, mais nous nous arretons à El Alto, la banlieue pauvre de La Paz sur le début du plateau, et nous faisons le plein de passagers, au point que certain restent debout dans l'allée. Le temps est pluvieux, idéal quitter un endroit sans regret, avec un long trajet à l'abris dans le bus.

La route traverse l'Altiplano et ses mornes plaines désertiques, avec parfois quelque rares maisons de terre sur le bord de la route. A 11 heures, le bus s'arrête pour le déjeuner dans un hameau donc les quelques maisons longe la route sur 100 mètres. La porte du bus s'ouvre, et une odeur âcre, désagréable me prend le nez. Je met 1 minute pour réaliser ce que c'est. Tous les passagers se précipitent vers un endroit dégagé entre 2 maisons et font leurs besoins. Les murs en terre servent de pissotière, et les femmes s'accroupissent dans le champs en élargissant leur large jupe à dentelle pour faire leur besoins dessous. Le hameau est en fait un WC géant en plein air, où une bonne vingtaine de bus bondés lâche quotidiennement ses 30 passagers. Ca empeste vraiment et je ne comprend pas comment on peut déjeuner ici avec cette odeur. Les 20 minutes me paraissent très longues.

La route reprend et le décor change. Nous pénétrons dans des montagnes érodés de roche rouge, avec des grandes de taches de vert crée par une herbe courte et très dense. Nous passons un col puis redescendons dans la vallée. L'arrivée à Cochabamba se fait par la banlieue industrielle, où se trouve tous les marchands de ferraille avec leurs carcasses de camions désossés qui traînent sur le bas-coté de la route noircit par l'huile usagée, les marchands de pièces de rechange, les ateliers de mécaniciens.

Je débarque à la gare routière sous la pluie, et je me met aussitôt à la recherche d'un bus pour Sucre. Tous partent le soir entre 18h30 et 20h30. Il y a l'embarras du choix au niveau des compagnies donc je reprend un billet (70 bols avec couchette) pour 20h00 avec celle que j'ai utilisé pour venir. La météo n'invite pas trop à la promenade en ville, mais j'ai 4 heures à attendre. Je laisse mon sac au garde-bagage, et je pars en ville à la rechercher d'un restaurant. C'est la galère pour se repérer car il n'y a aucun nom de rue indiqué. en demandant à des gens, j'arrive a trouver la place principale, carré parfait bordé de bâtiments sur arcade dans un style colonial. Je vais aussi sur internet, et je retourne à la gare routière avant la nuit.

Le bus part avec 1 heure de retard, mais heureusement, il est confortable avec ses sièges inclinables. J'espère que ma voisine à l'embonpoint conséquent ne va pas trop empiéter sur mon espace vital, et que son bébé ne va pas pleurer toute la nuit.

23:12 Ecrit par Ludovic dans Bolivie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

A quand le site en Odorama ?!

Ecrit par : LKnauth | 14 décembre 2005

Ecrire un commentaire