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20 novembre 2005

SUCRE - LE MARCHE DE TARABUCO

J'arrive à Sucre à 6h00. Le bus me dépose en face du cimetière, à proximité du centre-ville. Je pensais qu'il allait jusqu'à la gare routière, mais à priori, ce n'est pas dans le plan initial. Ce n'est pas très grave car un taxi m'emmène à l'hôtel que j'ai choisi en 2 mn. Il est plein, donc j'en essaye un autre un peu plus loin dans la rue, et je trouve une chambre correcte.

Pour une fois, je suis content d'arriver un Dimanche dans une nouvelle ville, car je vais pouvoir aller au Marché dominical de Tarabuco. C'est un village à 65 km de Sucre, réputé pour son artisanat de qualité, mais surtout, et c'est ce qui m'intéresse d'abord, pour ses indiens aux costumes traditionnels qui y habitent.  Je prend donc un bus pour l'extérieur de la ville, d'où je prend un micros qui m'emmène à Tarabuco en traversant des paysages de montagnes vallonnées superbes. Je fais la connaissance de Pierre, un jeune  suisse qui travaillaient à Cochabamba en tant qu'informaticien.

J'arrive à Tarabuco à 10h30. Le village est un carré ou une vingtaine de rues parallèles croise perpendiculairement une autre vingtaine de rues parallèles. Les "urbanistes" locaux ont fait simple...
La place centrale grouille de marchands ambulants. Ce pourquoi je suis venu est bien là : les indiens vêtus de costumes locaux.





Les hommes portent des chapeaux de cuir ou de feutre qui rappellent les casques des conquistadores. Il sont souvent drapés dans un poncho noirs, rayé de rouge, orange et de jaune.



Je croise aussi des hommes qui portent des casques de mineurs en guide de chapeau, bien qu'il n'y ai pas de mines à Sucre.



Les femmes arborent de curieux chapeaux de feutre noir rappelant les casquettes des gendarmes, mais une frange de perles pends devant leurs yeux, et la face avant est richement décorée de broderies colorées. Enfin, un curieux pompon de laine se dresse sur le haut de la coiffe. Lorsqu'elles se drapent dans un poncho, et qu'elles portent leur classique ballot multicolore sur les épaules, le costume est superbe.

Je me promène dans les ruelles, appareil photo à la main, shootant à tout va. L'artisanat est le même qu'à La Paz, mais les textiles semblent de meilleure qualité. Je vais aussi au marché de la nourriture, où il n'y a aucun touriste sauf moi. A ma grande surprise, personne ne dit rien quand je prend des photos, sauf un marchand de légume qui me jette une pomme de terre qui me frôle à toute allure. Sous les arcades, les boui-bouis servent des ragoûts de viande ou de tripes qui ont l'air de faire le bonheur de beaucoup de boliviens.

Les élections présidentielles approchent à grand pas, et comme de coutume, les partisans font des manifestations en support à leur candidat favori. Tarabuco n'échappe pas à la règle, et je me retrouve face au cortège qui fait le tour de la place principale en faisant exploser des feux d'artifices et en agitant des drapeaux aux couleurs du parti du candidat.

A 13h00, je me met en quête d'un endroit pour déjeuner et je retrouve Pierre, installé à une table de restaurant. Je m'enfile un snack car il n'y a rien d'autre, et nous grimpons dans le premier bus prêt à rentrer pour Sucre. Nous faisons la connaissance de Emmanuel et Stéphanie, un couple de français en voyage pour 2 mois.

De retour à Sucre, je vais sur Internet, je fais un petit tour de la ville pour avoir un aperçu de son architecture coloniale, puis je retrouve tout le monde le soir pour dîner.

Commentaires

Salut Ludo, tu n'es plus avec Sylvia?? je m'etais habituée à sa presence...tu as des news d'elle!! bonne route

Ecrit par : Bibi | 21 novembre 2005

Bonjour Ludo, Je suis depuis plusieurs semaines tes aventures avec plaisir et envie. Avec tes photos (superbes), cela nous permet de voyager un peu avec toi. Mais dis-moi, est-ce que les gens acceptent facilement que tu les prennes en photo ? Tu ne reçois pas trop de patates sur la figure ? ;-) Profite pleinement de cette liberté que tu t'es donnée. Elle est inestimable...

Ecrit par : Polofille | 21 novembre 2005

En Bolivie, j´ai plus de mal qu´ailleurs pour photographier les gens, surtout les femmes.  Des fois, elles sont pretes a frapper ... Mais je sais pourquoi : elles croient qu´en prennant une photo d´elle,  je vais emmener son esprit dans mon pays. C´est une idee assez terrifiante...

Ecrit par : Ludovic | 23 novembre 2005

Sylvia a contine vers le Perou depuis plus de 2 semaines. Pas de news.

Ecrit par : Ludovic | 23 novembre 2005

Salut Ludo, c'est Pierre. J'ai comme tu m'avais dit facilement trouvé ton site par google. J'ai juste regarde un peu les entrees de bolivie, mais je trouve vraiment bien fait, et tu as l'oeil pour les photos ! (et aussi un bon zoom, ça aide piur eviter les patates !). Je te mets l'adresse de mon site, c'est pas un blog, juste une gallerie de photos... - www.twilight.ch/gallery - une fois que tu es sur le site, clique sur l'album "pedro"... Bon tour du salar et des mines... et desole que Roberto ait ete un peu trop... bolivien ! ;)

Ecrit par : Pierre | 23 novembre 2005

Ludo, je lis depuis tout à l'heure ton site et je te laisse des commentaires sur les passages les plus marquants... Celui-ci me choque un peu, c'est à dire, ce n'est pas pour les excuser, mais je voudrais juste inverser les rôles...où bien peut être te faire devenir bolivien pour un instant. Tu ne vas pas me dire que tu vas aimé être pris en photo par des inconnus venus d'ailleurs, et qui vont tu ne sais pas, vendre tes photos, (premier exemple), ce qui serait plus agrèable, c'est qu'on te parle, qu'on t'explique pourquoi on te prend en photo, et même à le rigueur te montrer ton portrait pour voir que tu n'es pas "mort", ou encore quelque chose qui marche, bien, je peux te donner une photo de toi pour que tu te souviennes de moi... Ou nous pouvons nous faire prendre en photo... pour les enfants, les bonbons marchent à merveille sauf pour les dents.

Ecrit par : Rivals | 26 novembre 2005

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