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24 novembre 2005

CIRCUIT EN 4X4 DANS LE SUD LIPEZ - LA ROUTE DEPUIS TUPIZA

Je me réveille à 7h30, pas trop fatigué, je prend mon petit-déjeuner et je vais confirmer mon circuit de 4 jours dans le sud de la Bolivie et le Salar de Uyuni à l'agence Tupiza Tours, qui se trouve dans les même locaux que l'Hôtel Mitru. Ca coûte 110 dollars, plus cher que si j'avais réservé au départ d'Uyuni, mais l'agence est réputée pour être l'une des meilleure et le circuit en sens inverse promet d'être fabuleux.
Le départ est à 9h00, juste le temps d'aller faire quelques provision d'eau et de snacks. Je suis avec un groupe qui arrive d'Argentine : Mickael des USA, Jerry et Adam de Nouvelle-Zelande, et Anna d'Italie, mais qui habite à Bueno Aires. Notre chauffeur et guide s'appelle Cesar, notre cuisinière Tina.

Nous embarquons dans notre 4X4 avec toutes nos affaires, et nous prenons directement une route qui monte à pic et qui permet d'avoir une vue sur la vallée de Tupiza, une décor de far-west avec ses canyons de roche rougeâtre érodés, qui forment des aiguilles naturelles.





Le premier col est déjà à 3750 mètres d'altitude, mais nous continuons de monter. La route serpente plusieurs heures entre les montagnes avant d'arriver sur une plaine aux herbes jaunies par le soleil, où des dizaines de lamas se régalent. Nous déjeunons ici. Tina nous prépare des sandwichs, et nous fait goûter une spécialité de Tupiza, sorte de beignet de pomme de terre avec des petits poids et des tomates, enrobée dans une feuille de maïs imbibée d'un piment léger. Nous reprenons la route pendant 1 heure avant de faire une halte dans un village. Les maisons, l'église et les enceintes sont faites de cette terre rouge. Un terrain de basket trône fièrement sur la place, au milieu du village désert.





Je rencontre quand même une habitante dans la cours de sa maison avec laquelle je discute. Elle vit de l'élevage de lama et de son potager, qu'elle me montre fièrement. C'est un vaste trou recouvert d'une bâche en plastique qui permet de créer un effet de serre et de faire évaporer l'humidité du sol. Le système est ingénieux, car dans cette région aride ultra-ensoleillée, elle n'a pas besoin d'arroser ses légumes. J'apprend aussi que la vente d'un lama permet de faire vivre sa famille pour 1 mois. Un peu de viande séché traîne sur un fil à linge. J'entend crier mon nom au loin : comme d'habitude, les autres m'attendent pour partir.

La route continue de monter, et je commence a ressentir un léger mal de tête. Nous sommes maintenant à plus de 4000 mètres d'altitude, et nous suivons le cours d'une rivière quasiment asséchés dont les bords sont blanchis par un dépôt de sel. Des montagnes aux parois érodés laissent apparaître les différentes strates de minéraux.

A 16h30, nous arrivons dans un deuxième village installé au bord du large lit verdoyant d'une rivière qui serpente dans une magnifique vallée entourée de montagnes. Nous allons y rester pour la nuit.



Comme le précédent village, le terrain de basket semble au coeur de l'activité des habitants. Des femmes y jouent, puis les enfants prennent leur place.



A leur demande, nous nous joignons à eux pour faire une partie. Je sens qu'il y a anguille sous roches ... Les gamins, surtout des filles, ont entre 6 et 10 ans seulement, mais ils courent comme des diables. Nous ne sommes pas habitués à l'effort à plus de 4000 mètres d'altitude, ils le savent bien et en profitent pour nous épuiser. La petite Maria (jean rouge et anorak bleu sur la photo) nous fait un show de dribbles et de débordements. Ca ne nous empêchent pas de gagner, mais nous finissons sur les rotules, alors qu'ils sont prêts a recommencer.



Quand ils comprennent que c'est fini pour nous, ils veulent faire une photo de groupe. Nous nous exécutons avec plaisir, et enfin le voile tombe : ils nous réclament des dollars pour la partie de basket !! Je m'en doutais un peu, mais, je n'avais pas envie d'y penser. Nous protestons, et ils n'insistent pas. Je suis sûr que c'est leurs parents qui leur demandent de réclamer de l'argent aux touristes qui viennent. Ca gâche le plaisir d'un bon moment avec eux, dommage ...

Nous dormons dans une maison sommaire mais les lits sont confortables. Par contre, et c'est normal compte-tenu de l'endroit, il n'y a pas d'eau chaude pour se laver. Nous sommes tous fatigués par cette longue journée de route et allons nous coucher à 21h00.

19:54 Ecrit par Ludovic dans Bolivie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

A partir du moment où on est étrangers, donc touristes pour les locaux,et en plus blancs dans des pays pauvres,ça veut forcément dire pour eux qu'on est riches, et tous les moyens sont bons pour extorquer de l'argent. Ca peut se comprendre, non ? Moi aussi, ça me gâcherait un peu le plaisir de réaliser ça sur place car ça pervertit les rapports humains, mais hélas je ne vois pas comment on peut échapper à ça...

Ecrit par : Polofille | 28 novembre 2005

Quand c'est des adultes ca ne me derange pas, je trouve ca normal. Mais la, ce sont des gosses qui ne veulent que s'amuser au depart,  et que les parents ont perverti. Je trouve ca honteux !!! 

Ecrit par : Ludovic | 29 novembre 2005

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