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04 février 2006

HUAHINÉ - RETOUR PRESQUE MANQUÉ A PAPEETE

Le ferry qui me ramène à Papeete part a 14h30 du quai de Fare. C'est le même que celui de l'allée, l'Aremiti 4, un ferry régulier ou je suis sûr d'avoir une place, pas comme sur ces foutus cargos de marchandises. Jocelyne, la fille qui tient la pension va m'emmener car elle doit aussi aller au quai en début d'après-midi. Je passe donc tranquillement la matinée dans le jardin, allongé sur mon transat face à l'océan, à bronzer.
A midi, dernière assiette de pâtes avec Vincent et Cyndia, puis nous faisons quelques photos en souvenir.


Alors que je profite de la vue, j'aperçois l'Aremiti 4 arriver à toute allure dans une grand gerbe d'écume blanche. Il est à peine 13h30, j'ai 1 heure devant moi, me dis-je ... Je vais quand même prévenir Jocelyne pour qu'elle se prépare a m'emmener.
- "Déjà ? Mais il est sacrément en avance !!
- oui mais, bon, il n'y a pas le feu, le départ est prévu pour 14h30.
- Ha bin non hé, le bateau, il repart tout de suite, il attend pas !
- Hoooo putain ..."
Elle fonce dans le 4x4, je balance mon sac à l'arrière et je m'installe devant.
- "Tu veux toujours y aller ? qu'elle me lance
- Evidemment ! Fonce ! Le prochain bateau est dans 1 semaine !"
Elle n'avance pas vite à cause des nids de poule dans la route. Et quand son téléphone mobile sonne, elle répond en plus ! Ca ne va pas m'aider a aller plus vite. Je me retiens de lui écraser le pied sur l'accélérateur. Elle parle avec une amie sur le quai, en face du bateau.
- "Oui mais là, j'arrive avec un client. Il peut pas attendre le bateau ? demande t-elle a son amie.
- Il est en train de partir" me dit-elle.

Ca y'est, je suis résigné à encore galérer. Pourtant, lorsque nous arrivons sur le quai, l'Aremiti 4 est encore là, passerelle déployée.  Ouf ! Je remercie Jocelyne et fonce à l'intérieur ou j'achète mon billet, puis je m'installe avec soulagement dans mon siège, pour repartir aussitôt sur le pont prendre des photos de mon île paradisiaque qui s'éloigne au loin. J'aperçois même la pension Vaihonu avec son jardin, et le transat ou j'étais allongé quelques heures plus tôt.


Je retrouve Ross et Meriah, le couple américain que j'avais rencontré la première fois Chez Gynette. Après 10 minutes de discussion, je leur dit que je vais ensuite à Moorea, et ils me propose un billet de ferry aller-retour qu'ils ne vont pas pouvoir utiliser car leur avion pour Los Angeles part demain. J'insiste pour en payer quand même la moitié, et je vais m'asseoir car le mal de mer commence a se faire sentir.

Le bateau arrive à 18h00 a Papeete. Je dois maintenant rejoindre la pension Te Miti ou j'ai déjà réservé ma nuit. Ross et Meriah semblent en galère de logement donc je leur propose d'appeler ma pension pour vérifier qu'il y a de la place. Oui, c'est bon, donc libre a eux de me rejoindre plus tard.

Je vais à l'arrêt de bus derrière le marché mais il ne reste plus qu'un truck pour le centre commercial situé à mi-chemin de la pension. C'est toujours ça de gagné donc j'embarque dedans, puis j'enchaîne en faisant du stop. Au bout de 5 minutes, une polynésienne avec ses 2 enfants s'arrête. Elle ne va pas jusqu'à la pension Te Miti, mais j'accepte de monter quand même pour me rapprocher un peu plus. Elle me raconte ses déboires pour trouver une femme de ménage car de sa propre bouche, les polynésiens sont des feignants qui ne veulent pas travailler. Ils se contente du minimum pour vivre, du pain, du café et du lait. Et lorsqu'ils gagnent de l'argent, ils dépensent tout en quelques jours et ne soucie pas de l'avenir. La mentalité des îles ... Du coup, elle s'est marriée a un expert-comptable de Bordeau expatrié car elle se supporte pas cette mentalité.
Pourtant la vie en Polynésie est chère pour eux aussi. Ainsi, cette dame préfère prendre l'avion pour Los Angeles tout les ans afin d'y refaire d'un coup sa garde robe et celle de ses enfants.
Finalement, à force de parler, elle va plus loin que prévu et décide de m'emmener jusqu'à la pension.

Lorsque j'arrive, l'endroit est vide. Pas de traces de Fred (le propriétaire), ni de sa femme dans les parages, donc je m'installe dans le dortoir que j'occupais la dernière fois. Des touristes arrivent petit à petit, un couple de Français, un néo-zélandais, une allemande qui va à Moorea Demain. Je rencontre aussi Yves, un routard retraité qui a l'impression de me connaître, de m'avoir déjà rencontré quelque part. C'est bizarre car plus il me parle et plus sa tête me dit aussi quelque chose. Nous essayons dons de retrouver un endroit ou nous aurions tous les deux été, ou des connaissances communes. A force de croiser les possibilités, nous nous rendons compte que nous connaissons tous les deux Manuela, une amie parisienne que j'ai rencontré lors de mes études à San Francisco. Yves connaît bien sa mère car c'est une de ses grandes amies. Mais je n'ai toujours aucun souvenir de Yves et surtout, je ne comprend pas dans quel contexte nous aurons déjà pu nous rencontrer. Peut-être que Manuela a une réponse à nous apporter, donc je lui écrirais pour lui demander.

15:43 Ecrit par Ludovic dans Polynésie Française | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

C'est toujours trés agréable c'est prolongations, Merci! Et quel vue encore!

Ecrit par : Angelina | 29 juin 2006

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