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05 février 2006
DE TAHITI A MOOREA - ARRIVEE AU CAMPING NELSON
Je me lève a 7h00, en même temps que l'allemande qui est avec moi dans le dortoir. Mon sac est déjà prêt car je n'ai rien déballé hier soir. Je me fais un énorme petit-déjeuner de tartines avec du pain frais, et Fred nous emmène au port avec 4 anglais. Nous sommes serrés comme des sardines dans son Peugeot 806. La course nous coûte 1300 CFP chacun. Il abuse un peu le Fred sur ce coup là, il aurait pu faire un tarif de groupe, ou un prix unique du trajet que nous aurions divisés entre nous.
J'embarque seul sur l'Aremiti 5 avec le billet que le couple Américain m'a donné hier. Les autres prennent Le Moorea Express, légèrement moins cher que mon bateau (900 SFP au lieu de 1050 pour moi), mais ils partent en même temps. Je me retrouve avec un groupe organisé de retraités américains fraîchement débarqué du paquebot amarré un peu plus loin et que j'avais remarqué en venant. Je pose mon sac en face de mon siège et je vais sur le pont supérieur apprécier le panorama. quand je redescend a ma place 5 minutes plus tard, j'y trouve une vieille américaines confortablement installée. Ca m'énerve ... Je m'installe derrière, puis je décide de remonter sur le pont pour profiter du soleil radieux. J'ai eu tellement de pluie ces 10 derniers jours qu'il faut en profiter. Pour les curieux, je précise que les polynésiennes sont en général très loin d'être comme celle au premier plan de la photo ci-dessous ... :-)
Un groupe de polynésiens est assis en cercle, guitare à la main. Les chansons paillardes vont bon train et il n'y a que moi qui rigole un peu car les autres touristes ne comprennent pas le français. Le trajet dure à peine 30 minutes, et me voilà à nouveau livré à l'inconnu en débarquant sur le quai.
Dans la cohue des navettes vers les complexes hôteliers de luxe, je trouve un bus local (300 CFP), un vieux Dodge Bluebird des années 60, peint en bleu, qui m'emmène a l'autre bout de l'île. C'est la-bas que se trouve le Camping Chez Nelson, un établissement réputé parmi les backpackers pour ses prix honnêtes. Ce que j'aperçois sur le trajet est de bonne augure pour mon appareil photo. Comme c'est Dimanche, les locaux s'habillent tout en blanc pour aller à l'église qui se détache devant l'eau turquoise du lagon.
J'arrive au camping Nelson au bout d'une demi heure, le bus est maintenant presque vide. L'endroit est effectivement un vrai camping , mais il n'y a pas beaucoup de tentes installées. Les gens vont plutôt dans les petites cabines de 2 ou 3 personnes, ou dans les quelques bungalows idéalement situés sur un terrain a l'herbe généreuse, au bord du lagon. Une petite plage de sable agréable complète le tableau. Sympathique endroit donc, il ne reste plus qu'à rencontrer des gens dans la même veine.
Je prend possession de ma chambre rudimentaire (1500 FCP) où je suis pour l'instant seul, et je pars aussitôt faire les courses afin de pouvoir me préparer quelques chose ce soir dans la cuisine collective pour les jours à venir. Le supermarché, situé a 500 mètres, n'est pas grand mais le nécessaire est là. Il y a aussi un café Internet (toujours hors de prix), une librairie bien fournie, des magasins de paréos et de t-shirts souvenirs. De retour au camping, je range mes provisions dans un carton que je laisse dans la cuisine commune, puis je vais m'installer au bord du lagon pour écrire et lire. 
J'ai laissé toutes mes affaires de valeur dans la chambre donc par mesure de sécurité, j'ai mis mon propre cadenas sur la porte de ma cabine. Et bien sûr, il faut que quelqu'un arrive précisément dans cette chambre. J'arrive juste à temps pour éviter que le propriétaire ne coupe mon cadenas avec une pince. Mon colocataire est français, en provenance de Madagascar, et s'appelle Yann. 45 ans, sympa, il est en mission à Papeete pour organiser la réparation d'une corvette de la Marine Française. Il me propose d'aller dîner ensemble ce soir, sachant qu'il offre le vin. Si ça commence comme ça ... :-)
Je retourne lire mon bouquin sur l'histoire d'un pêcheur tahitien qui a dérivé pendant 3 mois en mer. C'est une histoire vraie, une histoire de survie poignante et très instructive sur la vie locale et le développement de Tahiti depuis les années 70. Je démonte aussi ma montre pour essayer de la réparer, mais l'intérieur est rouillé, c'est presque sans espoir. Je vais tout de même la nettoyer et changer la pile pour en être sûr.
Le lagon en face de moi donne vraiment envie de piquer une tête dedans, mais sans masque ni tuba, ça fait chier. J'ai envie de voir des poissons ! Je vais réfléchir à l'achat d'un équipement car j'ai encore de bonnes occasions de m'en servir après la Polynésie, notamment à Bali, en Malaisie et en Thaïlande.
La nuit est tombée et Yann est revenu. nous partons au restaurant avec sa voiture de location. Le premier que nous essayons est vide et assez cher par rapport à mon budget, et nous finissons chez dans un restaurant corse sur pilotis qu'il a déjà testé ce midi. Les prix sont similaires au premier que nous avons vu mais ça à l'air vraiment bon, donc je m'accorde un Mahi-mahi au basilic. Nous nous racontons nos vies, la sienne est assez impressionnante. Il a notamment fait des missions humanitaires en Afrique dans des conditions incroyables. Un vrai roman !
De retour à la chambre, il fait chaud et humide. Les moustiques se sont invités et bourdonnent toute la nuit autours de mes oreilles.
22:19 Publié dans Polynésie Française | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
























Commentaires
Dommage de terminer avec ce dernier chapitre, les histoires de moustique nous casse tout nos rêves paradisiaques de tes articles ;)
Ecrit par : Angelina | 17 juillet 2006
Et ils n'ont pas fini de me faire ch... ces satanés moustique pendant tout mon séjour au camping Nelson. Meme le paradis a ses défauts ...
Ecrit par : Ludovic | 17 juillet 2006
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