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06 février 2006

MOOREA - LE PARADIS ENNUYEUX

Yann est parti discrètement vers 5h00 pour retourner à Papeete, et j'ai somnolé jusqu'à 8h00. Il fait beau ce matin donc j'en profite pour faire une lessive après avoir été consulter mes emails, histoire de voir si la compagnie d'assurance pour mon ordinateur m'a répondu. Bien entendu, il n'y a rien, il vont faire traîner le dossier autant que possible.
J'ai aussi acheté une pile neuve pour ma montre. Je m'installe sur les tables en bois du jardin, face à l'océan et j'entreprend de démonter la montre pour faire le remplacement de la pile. J'arrive a faire fonctionner l'affichage digital, mais le temps de ne s'écoule pas. Son temps a elle est définitivement fini. je vais devoir la remplacer rapidement ce qui me fait encore une dépense non prévue.

Ma chambre est celle juste derrière le vélo


Midi arrive vite, si j'en crois mon estomac qui gargouille. Il est désormais mon seul repère chronologique quand j'ai personne a proximité pour me donner l'heure exacte. Je me dirige vers la cuisine commune qui n'est pas du tout conviviale. Les gens mangent dans leur coin, assis a leur bout de table. En plus il n'y a pas d'aliments de base en commun. Il faut amener son propre sel, son poivre, son huile, son vinaigre, son beurre, son sucre, etc ... que des choses que je n'ai évidement pas !
A coté de moi, un groupe de vieux routards, la cinquantaine bien frappé, tout bronzés, se racontent des histoire drôles :
- Devant une maison se trouve une cage avec un perroquet et le panneau suivant "Attention Perroquet dangereux"
- Un passant intriqué se demande en quoi le perroquet est dangereux, il a l'ait tout inoffensif.
- Il s'approche et commence a le taquiner
- Le perroquet ouvre alors son bec, et crie "Rex !! Attaque !!"
Comme je suis le seul français dans la cuisine avec eux,  ça me fait rire.

Une poule en liberté s'incruste dans la cuisine avec son cortège de poussins qui piaillent a tout va et cavalent dans tous les sens. C'est marrant de les regarder en mangeant. Mon repas fini, je me dis que ça serai bien de louer un vélo pour me promener cet-après midi. Mais mon rhume me pompe toute mon énergie, et du coup, je reste sur la plage à lire, écrire, nager, bronzer, jusqu'à ce que je me lasse.


Je prend mon appareil photo et je vais marcher le long de la route. Il n'y a pas grande chose d'intéressant. La Polynésie ne m'inspire pas tellement en fait. Je n'arrive pas à avoir l'oeil affûté sur les paysages ou les scènes de la vie quotidienne. J'ai l'impression de voir toujours le même décor, les mêmes gens.



Je passe me renseigner dans un club de plongée pour éventuellement en faire une dernière avant de quitter la région.  C'est un peu plus cher qu'à Huahiné (50 euros au lieu de 40), donc je ne fais pas de réservation.

Je rentre au camping prendre une douche et écrire à nouveau dans mon carnet de bord. Je constate qu'une nouvelle personne est arrivé dans la chambre et occupe le lit que Yann a laissé vacant ce matin. J'espère que c'est un mec sympa car, vu l'étroitesse de la "chambre" (un bien grand mot), la cohabitation risque d'être difficile.

De retour du dîner, je rencontre mon nouveau voisin de chambre. Il est train de lire sur son lit en caleçon. Tout de suite, sa tête ne me revient pas. C'est un voyageur néo-zélandais, la trentaine, mal rasée, les cheveux blond/roux frisés, avec des piercings dans l'oreille. Il fait sale.  Je lui adresse un bref "hello", je prend ma brosse à dent et mon dentifrice, vais me laver, et reviens m'affaler sur mon fin matelas en mousse. Pas un mot de plus. Les moustiques ont envahis la chambre, encore une bonne nuit en perspective ...

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