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        <title>TOUR DU MONDE ET AUTRES VOYAGES - maroc</title>
        <description>Vivez un Tour du Monde comme si vous le faisiez</description>
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        <lastBuildDate>Fri, 03 Oct 2008 14:06:21 +0200</lastBuildDate>
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                <title>MAROC - MARRAKECH - 3ème JOUR</title>
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                <author>noreply@ (Ludovic)</author>
                                                <category>Maroc</category>
                                                <pubDate>Thu, 20 May 1999 01:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Dernier jour sur le sol marocain. Je me l&amp;egrave;ve le plus tard possible pour que la journ&amp;eacute;e soit courte, soit &amp;agrave; 8h00. Je profite une derni&amp;egrave;re fois du hammam. Il y a un &amp;eacute;cossais qui se fait faire un massage. Je suis curieux de savoir de combien il va se faire arnaquer alors j'attend la fin pour lui demander combien il a pay&amp;eacute; en anglais afin que les autres ne comprennent pas. 10 DH (le double de moi) pour l'entr&amp;eacute;e et 30 DH pour le massage. &amp;Ccedil;a va, il ne s'est pas trop fait avoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais rendre la chambre et je retourne dans le souk accomplir mon ultime achat : mon plateau &amp;agrave; service. L'&amp;eacute;choppe est ferm&amp;eacute;e. Merde et re-merde ! j'esp&amp;egrave;re que c'est juste pour le d&amp;eacute;jeuner sinon, il va falloir que je me retape les n&amp;eacute;gociations avec une dizaine de marchands pour avoir le m&amp;ecirc;me prix et &amp;ccedil;a peut prendre longtemps. Je m'assois un peu plus loin &amp;agrave; l'ombre d'une porte en esp&amp;eacute;rant qu'il va ouvrir. Quand je reviens, le rideau de fer est lev&amp;eacute; et l'accueil froid auquel je m'attendais est aussi l&amp;agrave;. Mais d&amp;egrave;s que je lui dit que je viens acheter, tout rentre dans l'ordre. Mon plateau est aussit&amp;ocirc;t emball&amp;eacute;. Je sors un billet de 100 DH et l&amp;agrave;, il me demande 150 DH ! Il se venge, le salaud ! Je sors 20 DH de plus mais il ne veut rien savoir. Je feints de remballer mon argent pour partir et il me demande ce qu'il y a dans mon sac. Le r&amp;eacute;veil l'int&amp;eacute;resse. Il indique 14h10. Le vieux regarde sa montre et me dit qu'il est en r&amp;eacute;alit&amp;eacute; 15h00. Mon avion d&amp;eacute;colle dans 1heure ! Panique &amp;agrave; bord ! Plus le temps de n&amp;eacute;gocier alors je lui l&amp;acirc;che les 120 DH et le r&amp;eacute;veil. Il est mort de rire. Je fonce chercher les retirages des photos rat&amp;eacute;es, je rempli une bouteille de jus d'orange, r&amp;eacute;cup&amp;eacute;ration de mon sac &amp;agrave; dos et en taxi. Pourvu que je ne me sois pas aussi tromp&amp;eacute; de jour ! l'enregistrement des bagages a d&amp;eacute;j&amp;agrave; commenc&amp;eacute;. Mon nom est bien sur la liste de vol. Ouf ! Il ne me reste plus qu'a profiter des derniers rayons de soleil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'assois &amp;agrave; l'entr&amp;eacute;e du hall, une Mercedes arrive et la t&amp;ecirc;te du passager me dit quelque chose. c'est Jean-Jacques Goldman. La porte arri&amp;egrave;re s'ouvre et Marc Lavoine suivit d'une superbe blonde et d'un enfant descendent. C'est incroyable car hier je me disais, sans aucune raison apparente, que je me verrai bien rencontrer Jean-Jacques Goldman &amp;agrave; Marrakech. Et voil&amp;agrave; qu'il d&amp;eacute;barque ! Mon intuition est parfois fabuleuse. Je devrai l'&amp;eacute;couter plus souvent. Il passe devant tout le monde et embarque s&amp;ucirc;rement dans un avion priv&amp;eacute;. Fin de l'apparition. J'embarque &amp;agrave; mon tour mais le d&amp;eacute;collage se fait attendre. 3 passagers manquent &amp;agrave; l'appel alors que leurs bagages ont &amp;eacute;t&amp;eacute; enregistr&amp;eacute;s. Vidange de la soute, au cas ou ... On d&amp;eacute;colle avec 45 minutes de retard.
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                <title>MAROC - MARRAKECH - 2ème JOUR</title>
                <link>http://globetrotter.hautetfort.com/archive/1999/05/19/maroc-marrakech-2eme-jour.html</link>
                <author>noreply@ (Ludovic)</author>
                                                <category>Maroc</category>
                                                <pubDate>Wed, 19 May 1999 00:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Gr&amp;acirc;ce matin&amp;eacute;e jusqu'&amp;agrave; 8h30. &amp;Ccedil;a fait 2 semaines que &amp;ccedil;a ne m'&amp;eacute;tait pas arriv&amp;eacute;! La chambre ne donne pas sur la rue alors il y a moins de bruit et surtout, je n'ai pas entendu l'appel &amp;agrave; la pri&amp;egrave;re. Au petit d&amp;eacute;jeuner, je d&amp;eacute;cide de craquer pour les c&amp;eacute;l&amp;egrave;bres p&amp;acirc;tisseries marocaines qui me narguent depuis longtemps. Je suis d&amp;eacute;&amp;ccedil;u. Autre point commun avec l'Inde : c'est meilleur &amp;agrave; d&amp;eacute;guster des yeux qu'avec la bouche. Le go&amp;ucirc;t est fade, la consistance farineuse. Je me fait un hammam. Il est plus petit que celui de F&amp;egrave;s mais il y a plus de monde. Je reste une demi-heure dans la vapeur &amp;eacute;tourdissante si bien qu'&amp;agrave; la fin, le sceau d'eau froide ne me fait presque rien. Je r&amp;eacute;cup&amp;egrave;re mes photos qui, comme pr&amp;eacute;vu, ne sont pas de bonne qualit&amp;eacute;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retourne dans le souk r&amp;eacute;cup&amp;eacute;rer le guembri pour mon fr&amp;egrave;re mais c'est impossible de retrouver seul le chemin. Je me fait donc aider. Tout est pr&amp;ecirc;t quand j'arrive. Je retourne aussi dans les magasins d'objets en bois. Le premier m'accueille chaleureusement et le second se remet aussit&amp;ocirc;t en col&amp;egrave;re en me disant que si je remet les pieds chez lui, c'est pour acheter et rien d'autre. J'ai bien envie de l'envoyer chier mais c'est lui qui &amp;agrave; les plus beaux produits. Je n'ach&amp;egrave;te pas encore pour l'emmerder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais visiter le palis El Badi apr&amp;egrave;s 1 heure de marche &amp;agrave; contourner la muraille qui est immense. Je paye 10 DH et je suis archi-d&amp;eacute;go&amp;ucirc;t&amp;eacute;. Le palais se r&amp;eacute;sume &amp;agrave; une place avec des bassins vides entour&amp;eacute;s de murailles en ruine. J'en ressors illico-presto et recherche le tombeaux Saadien, le plus beau vestige de l'art marocain &amp;agrave; une certaine &amp;eacute;poque. Sur mon plan, c'est &amp;agrave; cot&amp;eacute;, mais en r&amp;eacute;alit&amp;eacute;, il faut traverser un d&amp;eacute;dale de ruelles qui multiplie le temps de trajet par quatre, et encore, sans se perdre. Heureusement une &amp;acirc;me charitable se propose de m'y emmener (comment a t -il su que j'&amp;eacute;tais perdu ?) tout en faisant quelques commentaires historiques &amp;ccedil;a et l&amp;agrave;, histoire de me soutirer quelques dirhams &amp;agrave; la fin. Quand je suis certain d'&amp;ecirc;tre sur le bon chemin, je lui dit que je n'ai pas d'argent et la visite guid&amp;eacute;e s'arr&amp;ecirc;te aussit&amp;ocirc;t. Le tombeau est mieux que ce que j'ai vu depuis plusieurs jours mais ne m'apporte rien de nouveau dans ma qu&amp;ecirc;te de nouveaut&amp;eacute;. Encore 10 DH foutus en l'air. J'ai assez donn&amp;eacute; pour les monuments historiques pour aujourd'hui alors je retourne sur la place pour y manger. Il y a un jardin botanique ou j'esp&amp;egrave;re que je pourrai trouver du gazon pour m'y allonger et profiter du soleil. Jesors de la ville et sit&amp;ocirc;t pass&amp;eacute; la muraille, le d&amp;eacute;sert reprend ses droits. Il y a m&amp;ecirc;me des chameliers qui proposent de faire le trajet sur leurs animaux. Le &amp;laquo; jardin &amp;raquo; est pourri. Ce n'est qu'une plantation d'oliviers avec un grand bassin au milieu. Et ils osent mettre cette merde dans le guide Lonely Planet ! L'&amp;eacute;dition sur le Maroc m&amp;eacute;rite vraiment quelques corrections. Il y a quand m&amp;ecirc;me des bus qui d&amp;eacute;barquent les touristes 5 minutes et qui repartent. Je retourne dans le souk acheter le cadeau pour ma m&amp;egrave;re, un plateau en bronze finement d&amp;eacute;cor&amp;eacute; de zeliges grav&amp;eacute;s. Un marchand me proposent des plateaux en racine de thuya identiques &amp;agrave; ceux que j'avais vu, mais pour 1000 DH ! Je lui aurai fait bouff&amp;eacute; son plateau tellement il me prend pour un abruti. Vers 18h00 je rentre &amp;agrave; l'h&amp;ocirc;tel et je ne repars que pour aller manger.
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                <title>MAROC - MARRAKECH - 1er JOUR</title>
                <link>http://globetrotter.hautetfort.com/archive/1999/05/18/maroc-marrakech-1er-jour.html</link>
                <author>noreply@ (Ludovic)</author>
                                                <category>Maroc</category>
                                                <pubDate>Tue, 18 May 1999 00:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    9h30 de bus jusqu'&amp;agrave; Marrakech. Il n'y a plus qu'a esp&amp;eacute;rer que mon estomac tienne bon car &amp;ccedil;a va &amp;ecirc;tre long. Et il tient! Il fait un temps superbe et la joie que j'&amp;eacute;prouve &amp;agrave; chaque fois que je d&amp;eacute;barque dans un nouvel endroit est au rendez-vous. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prend le chemin de la plus grande place de Marrakech autours de laquelle sont regroup&amp;eacute;s tout les h&amp;ocirc;tels bon march&amp;eacute;. Je me fait aborder en route par une marocaine, 1 m&amp;egrave;tre 50, quelques dents en moins, des lunettes de star, des seins &amp;agrave; la Jane Birkin et une salle voix. Bref, elle ne pla&amp;icirc;t pas du tout et comme j'en ai marre de sympathiser avec des gens qui ne s'int&amp;eacute;resse qu'&amp;agrave; la mani&amp;egrave;re d'obtenir un visa via des amis &amp;eacute;trangers, je n'aurai aucun complexe pour lui faire comprendre que je ne d&amp;eacute;sire pas sa compagnie. Mais pour discuter, il n'y a pas de probl&amp;egrave;me. Elle m'aide m&amp;ecirc;me &amp;agrave; trouver un h&amp;ocirc;tel. Elle veut ensuite aller boire un verre (ce que je craignais) et malgr&amp;eacute; mon pr&amp;eacute;texte de faire une sieste apr&amp;egrave;s 10 heures de bus, elle insiste. Alors je ne fais plus de diplomatie pour m'en d&amp;eacute;barrasser...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai une chambre double pour 40 DH car vu l'heure qu'il est, plus personne ne viendra. Je fais d&amp;eacute;velopper les photos en urgence et &amp;ccedil;a co&amp;ucirc;te sensiblement le m&amp;ecirc;me prix qu'en France, la qualit&amp;eacute; en moins &amp;agrave; mon avis. La place Jemma El Fnaa vaut le d&amp;eacute;tour. En journ&amp;eacute;e, les stands de jus d'oranges press&amp;eacute;s s'alignent, les marchands de bibelots et autres troubadours l'arpentent de long en large &amp;agrave; la recherche de touristes clients. Mais le nec plus ultra arrive &amp;agrave; partir de 18h00. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, je vais dans le souk &amp;agrave; la recherche de cadeaux &amp;agrave; ramener. Je cherche le souk des instruments de musique pour mon fr&amp;egrave;re et un marchand m'y emm&amp;egrave;ne. Dans la premi&amp;egrave;re &amp;eacute;choppe, je n&amp;eacute;gocie un guembri (sorte de luth en bois et peau de ch&amp;egrave;vre avec 3 cordes) pour 130 DH au lieu de 250 DH. Mais comme je ne veux pas acheter sans avoir comparer, je m'en vais ce qui ne pla&amp;icirc;t pas du tout au marchand. Je me d&amp;eacute;cide dans la troisi&amp;egrave;me &amp;eacute;choppe. Le guembri n'est pas fini alors je verse un acompte de 30 DH et je choisi la teinte finale. Je reviendrai demain le prendre. Plus loin, je tombe sur une &amp;eacute;choppe qui vend des plateaux &amp;agrave; service en racine de thuyas qui me plaisent beaucoup dans l'optique de m'&amp;eacute;quiper pour mon futur appartement &amp;agrave; mon retour en France. Je vais forcement en avoir besoin pour servir les verres (que j'ai piqu&amp;eacute; en Allemagne) aux amis qui viendront faire la f&amp;ecirc;te chez moi. Le premier prix est &amp;agrave; 270 DH et quand je suis sur le point de partir, il descend &amp;agrave; 100 DH. J'obtiens le m&amp;ecirc;me prix dans le magasin suivant sauf que le marchand simule une col&amp;egrave;re terrible quand il voit que je pars sans acheter. Le plateau &amp;eacute;tait d&amp;eacute;j&amp;agrave; emball&amp;eacute; d&amp;egrave;s que j'avais annonc&amp;eacute; mon prix ! Je me demande combien de touristes sont tomb&amp;eacute;s dans le panneau ? Plus loin, j'obtiens 100 DH plus 1 T-shirt ...&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit tombe et je vais manger sur la place Jemma El Fnaa. Une trentaine de stands &amp;agrave; nourriture en tout genre s'est maintenant install&amp;eacute;. Les charmeurs de serpent ont aussi fait leur apparition. Devant l?embarra du choix, je m'installe au hasard avec d'autres touristes. Quand je demande 2 brochettes, le gars m'en am&amp;egrave;ne 6. Ca c'est du commerce ! Je lui en rend 4 sur le ton de la rigolade.
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                <guid isPermaLink="true">http://globetrotter.hautetfort.com/archive/1999/05/17/maroc-les-ruines-romaines-de-volubilis-et-le-village-de-moul.html</guid>
                <title>MAROC - LES RUINES ROMAINES DE VOLUBILIS ET LE VILLAGE DE MOULAY IDRISS</title>
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                <author>noreply@ (Ludovic)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 17 May 1999 00:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    J'ai dormi jusqu'&amp;agrave; 3 heures du matin mais apr&amp;egrave;s ce fut l'enfer : je me suis lev&amp;eacute; 4 fois en 20 minutes pour aller aux toilettes sur le palier. La traditionnelle tourista est arriv&amp;eacute;e ! Quand j'y retourne une cinqui&amp;egrave;me fois, quelqu'un d'autre est pass&amp;eacute; et a bouch&amp;eacute; les chiottes ! Je regarde aux autres &amp;eacute;tages mais il n'y a rien. Gros probl&amp;egrave;me. Une id&amp;eacute;e me vient, d&amp;eacute;go&amp;ucirc;tantes certes, mais je n'ai pas le choix. La suite n'a pas lieu d'&amp;ecirc;tre narr&amp;eacute; dans ces pages (pour les curieux insatiables, un e-mail pourra vous apporter une r&amp;eacute;ponse). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, je passe une nuit &amp;eacute;puisante. Je me l&amp;egrave;ve &amp;agrave; 7h30 pour aller voir les horaires de bus pour Marrakech. Je peux partir demain &amp;agrave; 7h00, 8h00 ou 9h00.Il y a aussi des bus pour Moulay Idriss, ville de p&amp;egrave;lerinage musulman, &amp;agrave; proximit&amp;eacute; des ruines romaines de Volubilis, les mieux conserv&amp;eacute;s du Maroc. Vu mon &amp;eacute;tat, j'avais pr&amp;eacute;vu de rester &amp;agrave; Mekn&amp;egrave;s pour me reposer mais apr&amp;egrave;s tout, pourquoi pas ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A nouveau, attente de 45 minutes pour que le bus se remplisse. Le bus me d&amp;eacute;pose &amp;agrave; 3 km des ruines que je rejoints en coupant &amp;agrave; travers les champs. De loi, &amp;ccedil;a me semble pas mal. Je grimpe par dessus le court mur d'enceinte pour ne pas payer les 20 DH d'entr&amp;eacute;e mais je me fais rep&amp;eacute;rer et je suis oblig&amp;eacute; de passer &amp;agrave; la caisse. Ce sont effectivement des ruines. Il ne reste plus beaucoup de colonnes debout et la ville ressemble &amp;agrave; un labyrinthe de petits murs &amp;eacute;boul&amp;eacute;s. L'all&amp;eacute;e principale est clairement dessin&amp;eacute;e et sous ses dalles se trouve un canal qui faisait office d'&amp;eacute;gout. Le principal attrait de Volubilis, ce sont les mosa&amp;iuml;ques qui ornent le sol de nombreuses maisons. Un groupe de touristes avec un guide anglais arrive alors je m'incruste pour avoir les commentaires. Je reste 1h30 et je repars vers Moulay Idriss en me faisant prendre par un taxi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ville est s&amp;eacute;par&amp;eacute;e en deux, accroch&amp;eacute;e &amp;agrave; deux flans de montagne abruptes et oppos&amp;eacute;s. J'ai un peu peur de d&amp;eacute;jeuner mais mon ventre commence &amp;agrave; crier famine alors je m'installe dans un bar. Les tables sont d&amp;eacute;go&amp;ucirc;tantes, collantes, mais il y a des toilettes. Je vais sur la colline d'en face afin d'avoir une belle vue sur la ville en passant pas un cimeti&amp;egrave;re musulman. Je regarde quelques tombes au passage : la plupart sont normales, blanchies &amp;agrave; la chaux, mais quelques unes sont carrel&amp;eacute;es avec les motifs marocains traditionnels en bleu et blanc. &amp;Ccedil;a donne un style tr&amp;egrave;s &amp;laquo; salle de bain &amp;raquo;. Je me d&amp;eacute;p&amp;ecirc;che de revenir sur la place centrale car il est dit dans mon guide qu'il est tr&amp;egrave;s difficile de quitter la ville apr&amp;egrave;s 15h00. Un bus est l&amp;agrave; et j'attend le remplissage pour partir. Une fois &amp;agrave; Mekn&amp;egrave;s, j'essaye de confirmer mon vol retour pour Paris. C'est pas du g&amp;acirc;teau et je dois m'y prendre &amp;agrave; 3 fois avant d'y arriver. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis je profite du soleil. Quand je pense qu'en ce moment je devrai encore &amp;ecirc;tre &amp;agrave; l'arm&amp;eacute;e, &amp;ccedil;a me rend tout de suite heureux. Je repars vers le souk. Dans une rue, c'est la panique. Des marchands ambulants sans licence s'&amp;eacute;chappent avec leur marchandise sur le dos car des policiers arrivent. L'un d'entre eux n'a pas &amp;eacute;t&amp;eacute; assez rapide et l'interpellation est virulente. S'il ne paye pas de bakchich, &amp;ccedil;a va &amp;ecirc;tre sa f&amp;ecirc;te. La journ&amp;eacute;e s'ach&amp;egrave;ve et malgr&amp;eacute; ma petite forme et cette maudite diarrh&amp;eacute;e, je suis content.
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                <guid isPermaLink="true">http://globetrotter.hautetfort.com/archive/1999/05/16/maroc-meknes.html</guid>
                <title>MAROC - MEKNES</title>
                <link>http://globetrotter.hautetfort.com/archive/1999/05/16/maroc-meknes.html</link>
                <author>noreply@ (Ludovic)</author>
                                                <category>Maroc</category>
                                                <pubDate>Sun, 16 May 1999 00:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    J'ai eu froid une partie de la nuit et j'ai mal &amp;agrave; la gorge. S&amp;ucirc;rement un coup de froid dans le gouffre. J'esp&amp;egrave;re que je vais pas tomber malade. Tarik me raccompagne jusqu'au bus en me disant que je ne reviendrai probablement plus jamais ici malgr&amp;eacute; l'invitation r&amp;eacute;it&amp;eacute;r&amp;eacute; de sa m&amp;egrave;re et de lui m&amp;ecirc;me. Il me demande aussi si je pr&amp;eacute;f&amp;egrave;re qu'il vienne en France par surprise ou si je pr&amp;eacute;f&amp;egrave;re qu'il me pr&amp;eacute;vienne avant. C'est beau et n&amp;eacute;cessaire de r&amp;ecirc;ver mai l&amp;agrave;, je trouve &amp;ccedil;a triste car il ne mettra, sans doutes, pas les pieds en France avant tr&amp;egrave;s longtemps, voire jamais. Il me fait le plein de recommandations (&amp;ccedil;a m'&amp;eacute;nerve) et le bus part enfin &amp;agrave; 6h30. Le temps est tr&amp;egrave;s nuageux et un peu frisquet. Quand je pense qu'il faisait 40 degr&amp;eacute;s il y a 3 jours ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bus arrive &amp;agrave; Mekn&amp;egrave;s &amp;agrave; 9h20 apr&amp;egrave;s un arr&amp;ecirc;t &amp;agrave; F&amp;egrave;s pour cause de bagarre. Une fois de plus, l'accrochage verbal s'est finie aux poings. Ils disent qu'ils ont le sang chaud, mais l&amp;agrave; trouve plut&amp;ocirc;t qu'ils sont cons. Je me suis lev&amp;eacute; &amp;agrave; peine 30 secondes pour regarder l'altercation par la fen&amp;ecirc;tre et quand je reviens un vieux s'est assis &amp;agrave; ma place. Mon sac &amp;agrave; dos est &amp;agrave; ses pieds mais il ne s'est pas g&amp;ecirc;n&amp;eacute; pour autant. Je meurt d'envie de le d&amp;eacute;gager car je ne supporte pas ce genre d'attitude mais ce n'est s&amp;ucirc;rement pas une bonne id&amp;eacute;e. Le respect pour les patriarches est immense et je risque de me faire jeter du bus, avec quelques baignes au passage .... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arriv&amp;eacute; &amp;agrave; Mekn&amp;egrave;s, je choisi un h&amp;ocirc;tel pr&amp;egrave;s de la m&amp;eacute;dina ou sont regroup&amp;eacute;s tout les sites dignes d'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t : l'h&amp;ocirc;tel Agadir avec une chambre &amp;agrave; 40 DH. Je vais d'abord visiter les environs du Palais Royal avec le temple d&amp;eacute;di&amp;eacute; &amp;agrave; Moulay Isma&amp;iuml;l, l'un des plus cruels empereurs marocains. Apr&amp;egrave;s &amp;ecirc;tre pass&amp;eacute; sous une grande arche aux bas reliefs superbes, je p&amp;eacute;n&amp;egrave;tre dans le temple. Une succession de cours &amp;agrave; ciel ouvert, aux murs jaunes et avec des fines mosa&amp;iuml;ques au sol m&amp;egrave;ne &amp;agrave; la salle du tombeau. L'int&amp;eacute;rieur est tr&amp;egrave;s impressionnant et pr&amp;eacute;sente un superbe panorama du savoir faire des marocains en mati&amp;egrave;re de d&amp;eacute;coration int&amp;eacute;rieure. Mais je commence &amp;agrave; conna&amp;icirc;tre le style et les photos deviennent r&amp;eacute;p&amp;eacute;titives. Ce qui manque au Maroc, c'est la diversit&amp;eacute; architecturale. L'Inde est loin devant sur ce point. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, &amp;ccedil;a commence &amp;agrave; me gonfler et comme je me sens vraiment f&amp;eacute;brile, je n'ai m&amp;ecirc;me pas envie de faire le souk cet apr&amp;egrave;s-midi. Je fais le tour du rempart du palais et paye 10 DH pour visiter des greniers &amp;agrave; bl&amp;eacute; et des &amp;eacute;curies en ruine. Je prend la direction de mon h&amp;ocirc;tel en coupant par les ruelles de la M&amp;eacute;dina mais je me perd. L&amp;agrave; encore, c'est un vrai labyrinthe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je d&amp;eacute;jeune dans un boui-boui assez glauque mais pas cher. Lorsque je sors mon tube d'aspirine, le cuisinier se pointe et me demande pour quel douleur c'est ? Il prend le tube et se sert un comprim&amp;eacute; qu'il emballe dans de l'aluminium sans me demander la permission. Pas chi&amp;eacute; le mec ! Ca m'&amp;eacute;nerve encore plus. D&amp;eacute;cid&amp;eacute;ment, c'est vraiment pas la journ&amp;eacute;e. Je n'arrive pas &amp;agrave; savoir si cette attitude sans g&amp;egrave;ne est naturelle chez eux ou si c'est uniquement avec les touristes. Alors que je suis sur le point de partir, une assiette pleine vole depuis la mezzanine, un homme hurle et tape sur les tables des clients pr&amp;eacute;sents en envoyant tout valser, plats, couverts, carafe d'eau. Je re&amp;ccedil;ois des gouttes de sauce &amp;agrave; 5 m&amp;egrave;tres. Quel abruti ! Il se croit dans un film celui la ? Le patron arrive et le calme aussit&amp;ocirc;t. Les autres clients sont m&amp;eacute;dus&amp;eacute;s, voire terroris&amp;eacute;s par la soudainet&amp;eacute; de cette col&amp;egrave;re sans raisons apparentes. Je cherche m&amp;ecirc;me pas &amp;agrave; en savoir les raisons, elles ne doivent &amp;ecirc;tre de toute fa&amp;ccedil;on pas justifi&amp;eacute;es. Encore une belle illustration de leur sang chaud .... Je paye en demandant une r&amp;eacute;duction pour le cachet d'aspirine offert. Le repas passe de 20 DH &amp;agrave; 15 DH puis 13 DH.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de programme cet apr&amp;egrave;s-midi alors j'erre dans les rues bien que &amp;ccedil;a ne m'enchante pas et je me dirige vers le march&amp;eacute;. Des montagnes de fruits et l&amp;eacute;gumes sont dispos&amp;eacute;es sous des tentes avec le vendeur assis en plein milieu. C'est une belle image. Je me fait super chier et il n'y &amp;agrave; rien &amp;agrave; voir ni &amp;agrave; faire. Le cin&amp;eacute;ma ne propose que des navets locaux ou des films avec Jean Claude Van Damne ou Jackie Chan. Je trouve un banc tranquille pour m'allonger et lire au soleil mais au bout de 20 minutes, des gamins s'en servent comme cage de but. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retourne &amp;agrave; l'h&amp;ocirc;tel pour dormir tranquillement et quand je me r&amp;eacute;veille, il est 19h30. Je sort pour aller m'acheter un sandwich et 2 mecs m'arr&amp;ecirc;te pour me proposer une adresse. Je leur dit que je m'en fous mais l'un d'eux passe devant moi quand je marche et se retourne toute les 30 secondes pour v&amp;eacute;rifier que je suis toujours l&amp;agrave;. Au bout de 5 minutes, &amp;ccedil;a m'&amp;eacute;nerve trop alors je lui fait un &amp;laquo; fuck &amp;raquo; avec le doigt. Ouuups ! &amp;Ccedil;a m'a &amp;eacute;chapp&amp;eacute;. Il s'arr&amp;ecirc;te et me demande sur un ton agressif ce qui ne va pas. Je m'explique sans retenue et miracle, il laisse tomber. Je me voyais d&amp;eacute;j&amp;agrave; en train de me battre avec cet andouille. Apr&amp;egrave;s avoir acheter mon sandwich, je rentre dans une &amp;eacute;choppe pour avoir une bouteille d'eau. Un homme arrive derri&amp;egrave;re moi, pose une pi&amp;egrave;ce sur le comptoir et passe sa commande sous mon nez. Je le remet &amp;agrave; sa place et le marchand rigole. Ici, c'est la loi de la jungle, il n'y pas de queue. Je vais manger dans ma chambre et au lit.
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                <guid isPermaLink="true">http://globetrotter.hautetfort.com/archive/1999/05/15/maroc-le-gouffre-du-friouato.html</guid>
                <title>MAROC - LE GOUFFRE DU FRIOUATO</title>
                <link>http://globetrotter.hautetfort.com/archive/1999/05/15/maroc-le-gouffre-du-friouato.html</link>
                <author>noreply@ (Ludovic)</author>
                                                <category>Maroc</category>
                                                <pubDate>Sat, 15 May 1999 00:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Le r&amp;eacute;veil sonne &amp;agrave; 5h00 car nous prenons le bus pour Taza &amp;agrave; 6h00. Taza est le point de d&amp;eacute;part vers les sites les plus int&amp;eacute;ressants du coin : le Gouffre du Friouato et des cascades dont j'ai oubli&amp;eacute; le nom. Lavage rapide du visages et des dents sur le pas de porte, et on file. Le bus diffuse sur les haut-parleurs la pri&amp;egrave;re du matin pendant une demi heure. La premi&amp;egrave;re mission une fois &amp;agrave; Taza sera de trouver un moyen de transport pour se rendre au Gouffre. Pas de grands taxis en circulation mais une petite camionnette qui peut nous d&amp;eacute;poser ou nous voulons et qui part d&amp;egrave;s qu'elle sera rempli. &amp;Ccedil;a peut &amp;ecirc;tre dans 5 minutes comme dans 2 heures. Un autre Marocain semble attendre le bus et commence &amp;agrave; discuter avec nous. Il a des amis fran&amp;ccedil;ais qui sont venu lui rendre visite mais la mani&amp;egrave;re dont il le dit me laisse penser qu'il ment. En effet, c'est un grand fantasme chez les jeunes marocains d'avoir des amis fran&amp;ccedil;ais car cela leur ouvre des portes pour disposer d'un visa vers la France, ce qui est tr&amp;egrave;s difficile &amp;agrave; obtenir aujourd'hui. Les amis fran&amp;ccedil;ais sont alors cens&amp;eacute; remplir un formulaire attestant de leur connaissance du demandeur de visa et s'engagent &amp;agrave; l'h&amp;eacute;berger pour une dur&amp;eacute;e limit&amp;eacute;e. Du coup, un marocain et un fran&amp;ccedil;ais qui voyagent ensemble, &amp;ccedil;a fait des envieux. Il me demande mon adresse au bout de 5 minutes (confirmation de ce que je viens de d'&amp;eacute;crire) mais je pr&amp;eacute;tend que je n'ai pas de stylo pour ne pas la lui donner. On attend une heure que la camionnette se remplisse et au moment de partir, le jeune marocain baratine Tarik pour lui taxer 10 DH et lui demande en arabe si c'est par int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t qu'il se pr&amp;eacute;tend mon ami. La mani&amp;egrave;re de raisonner de ce gars est hallucinante mais je dois aussi me dire que beaucoup de gens que j'ai rencontr&amp;eacute; et ceux qui vont suivre ont s&amp;ucirc;rement la m&amp;ecirc;me mani&amp;egrave;re de r&amp;eacute;agir. Cela remet au go&amp;ucirc;t du jour ma m&amp;eacute;fiance vis &amp;agrave; vis de l'hospitalit&amp;eacute; des gens. Dommage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le minibus d&amp;eacute;marre et en chemin, nous passons devant les soit disantes superbes cascades d&amp;eacute;crites dans mon guide : pas une goutte d'eau. C'est le m&amp;ecirc;me genre de plan que la Source Bleu de Meskin. Par contre, la route panoramique est tr&amp;egrave;s jolie. Une fois en haut du col, nous d&amp;eacute;bouchons sur une vall&amp;eacute;e verdoyante entour&amp;eacute;e de montagnes &amp;agrave; l'aspect lunaire. Le minibus nous d&amp;eacute;posent &amp;agrave; un carrefour et nous parcourrons le denier kilom&amp;egrave;tre &amp;agrave; pieds. L'entr&amp;eacute;e de la grotte co&amp;ucirc;te 3 DH et l'achat d'une lampe pourrie 20DH. Nous sommes les premiers visiteurs de la journ&amp;eacute;e et le gardien va ouvrir la porte cadenass&amp;eacute;e qui donne acc&amp;egrave;s &amp;agrave; la vertigineuse chemin&amp;eacute;e &amp;agrave; ciel ouvert du gouffre. Les marches descendent &amp;agrave; pic jusqu'au fond de l'aven, large de 10 m&amp;egrave;tres et haut d'environs 100 m&amp;egrave;tres. La lumi&amp;egrave;re parvient &amp;agrave; peine au fond et la temp&amp;eacute;rature atteint &amp;agrave; peine les 10 degr&amp;eacute;s si bien que mon souffle commence &amp;agrave; faire de la bu&amp;eacute;e. La vraie entr&amp;eacute;e du gouffre est un boyaux dans lequel je peux &amp;agrave; peine me glisser. Tarik, qui est plus grand que moi, risque de ne pas passer du tout. J'h&amp;eacute;site &amp;agrave; y aller car la descente dans l'obscurit&amp;eacute; &amp;agrave; l'air difficile et nous ne somme vraiment pas &amp;eacute;quip&amp;eacute; pour &amp;ccedil;a. La lampe est tellement pourrie que je ne pr&amp;eacute;f&amp;egrave;re pas trop compter dessus. On a aussi des bougies. Mais, d'un autre cot&amp;eacute;, je ne suis pas venu ici pour rien alors je m'infiltre dans le boyaux, peu rassur&amp;eacute;. Il faut se plaquer &amp;agrave; la paroi pour passer &amp;agrave; certains endroits. 10 m&amp;egrave;tres plus bas, nous d&amp;eacute;bouchons sur une grande salle (la salle de Lixus) mais nous ne voyons rien &amp;agrave; cause de la faible port&amp;eacute;e de la lampe. Nous continuons &amp;agrave; nous enfoncer jusqu'&amp;agrave; un haut monticule de rochers &amp;eacute;boul&amp;eacute;s et glissants &amp;agrave; cause de l'humidit&amp;eacute; et qui est trop raide pour que nous passions. Nous progressons depuis 1 heure dans la grotte et aller plus loin serai de toute fa&amp;ccedil;on de l'inconscience. Nous prenons quelques photos et rebroussons chemin. C'est moins &amp;eacute;vident dans ce sens car il y a des bifurcations et il faut prendre la bonne direction du premier coup. Apr&amp;egrave;s quelques t&amp;acirc;tonnements, nous retrouvons les premi&amp;egrave;res marches puis la lumi&amp;egrave;re du jour avec un soulagement. D'autres gens sont arriv&amp;eacute; entre-temps et crient &amp;agrave; tue-t&amp;ecirc;te pour jouet avec l'&amp;eacute;cho. D&amp;egrave;s la sortie du boyau, l'air se r&amp;eacute;chauffe et nous sentons la temp&amp;eacute;rature augmenter en temps r&amp;eacute;el au fur et &amp;agrave; mesure que nous gravissons les marches vers la sortie. Sensation &amp;eacute;trange et agr&amp;eacute;able. Il est 11h20 et une navette doit passer vers midi alors on se place &amp;agrave; l'embranchement pour manger tout en surveillant la route. Quelques v&amp;eacute;hicules passent mais ils sont d&amp;eacute;j&amp;agrave; plein. Pas de trace de la navette mais finalement, un Grand Taxi nous prend vers 12h30. Je suis tr&amp;egrave;s fatigu&amp;eacute; et d&amp;egrave;s que je ferme les yeux, ma t&amp;ecirc;te tombe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un fois &amp;agrave; Taza, Tarik veut aller &amp;agrave; la M&amp;eacute;dina car sa grand-m&amp;egrave;re y habite. Je discute avec son oncle qui est enseignant dans une classe &amp;agrave; 4 niveaux. C'est une gal&amp;egrave;re pas croyable &amp;agrave; g&amp;eacute;rer mais comme il n'y a pas assez d'effectif pour composer 4 classes, il n'a pas le choix. Nous parlons ensuite de la t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision marocaine car ici aussi, il y a une parabole. Au Maroc, c'est un &amp;eacute;quipement de base (900DH) car comme les femmes ne font rien ainsi que les jeunes enfants, ils regardent la t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision toute la journ&amp;eacute;e. Tarik et son oncle sont scandalis&amp;eacute;s par les &amp;laquo; cha&amp;icirc;nes de sexe &amp;raquo; estimant que c'est dangereux pour les enfants mais aussi pour les adolescents. Il me montre quelques secondes ou je vois juste de superbes femmes en maillot de bains se balader au bord d'une piscine. Il leur en faut peu ! Ici, c'est de la d&amp;eacute;pravation, le pire tabou de l'Islam. Etant donn&amp;eacute; la condition de la femme musulmane et la polygamie, ces r&amp;eacute;actions hostiles sur le sujet ressemblent &amp;agrave; une &amp;eacute;norme bulle d'hypocrisie. Nous repartons dans la m&amp;eacute;dina et j'essaye de comprendre l'attitude des musulmans face au sexe mais les justifications de Tarik ne font que m'&amp;eacute;nerver encore plus. Lui qui veut visiter la France, il va avoir un choc &amp;agrave; la premi&amp;egrave;re pub pour du gel douche, sans parler des putes et des sex-shops &amp;agrave; Saint-Denis et Pigalle. Devant un telle divergence d'opinion, je zappe le sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'apprend qu'il y a ici un souk de contrebande ou il est possible d'acheter des Nike et des Levi's pour presque rien. Je demande &amp;agrave; Tarik de m'y emmener car je n'ai plus de jeans. Effectivement, c'est pas cher mais &amp;ccedil;a ressemble plus &amp;agrave; de la contrefa&amp;ccedil;on qu'a de la contrebande. Je trouve un Levi's &amp;agrave; 150 DH que Tarik n&amp;eacute;gocie &amp;agrave; 120 DH. 300 francs d'&amp;eacute;conomie par rapport au prix fran&amp;ccedil;ais ! Il y a plein d'autres choses int&amp;eacute;ressantes mais si je reste plus longtemps, je risque de craquer pour des choses inutiles. Une fois &amp;agrave; la gare, il faut attendre le bus 1 heure et les Grand Taxis ne se remplissent pas. Nous prenons un autre bus qui me semble louche : il est rempli de jeunes habill&amp;eacute;s en Adidas et Nike de la t&amp;ecirc;te aux pieds et avec des sacs partout. Pas mal pour des adolescents dans un pays &amp;quot;pauvre&amp;quot; ... Un barrage policier nous stoppe. Les soutes sont ouvertes mais on repart aux bout de 2 minutes. Je demande &amp;agrave; Tarik ce qui se passe : nous sommes dans un bus de contrebandiers et les policiers qui le savent prennent un bakchich &amp;agrave; chaque barrage pour nous laisser continuer. La police est corrompue jusqu'&amp;agrave; l'os car ils ont un salaire de mis&amp;egrave;re.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arriv&amp;eacute; &amp;agrave; Taha, nous prenons nos affaires de toilette pour aller aux douches communes car le hammam est ferm&amp;eacute;. Je fait la morale &amp;agrave; Tarik sur les gens qui se battent pour avoir ce qu'ils veulent car il se plaint sans cesse qu'il n'y arrivera pas, que j'ai de la chance d'&amp;ecirc;tre n&amp;eacute; en France (je l'ai fait expr&amp;egrave;s peut-&amp;ecirc;tre ?) et bla bla bla. J'essaye de le motiver &amp;agrave; fond mais pour un marocain, le succ&amp;egrave;s est quelque chose de tr&amp;egrave;s relatif. Pour lui, le succ&amp;egrave;s et la richesse passent par la France. Apr&amp;egrave;s le repas de lentille, je lui refais son curriculum vitae pour qu'il soit un peu plus dynamique et je continue &amp;agrave; l'encourager. Je ne peut rien faire deplus pour lui pour le moment. J?ai pass&amp;eacute; une bonne journ&amp;eacute;e, assez &amp;eacute;trange.
                </description>
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                <guid isPermaLink="true">http://globetrotter.hautetfort.com/archive/1999/05/14/maroc-une-journee-a-taha.html</guid>
                <title>MAROC - UNE JOURNÉE A TAHA</title>
                <link>http://globetrotter.hautetfort.com/archive/1999/05/14/maroc-une-journee-a-taha.html</link>
                <author>noreply@ (Ludovic)</author>
                                                <category>Maroc</category>
                                                <pubDate>Fri, 14 May 1999 00:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Tarik arrive avec 15 minutes d'avance. Nous allons &amp;agrave; la gare routi&amp;egrave;re d'ou nous prendrons un bus pour Taza, principale ville &amp;agrave; proximit&amp;eacute; de son village qui s'appelle Taha. Le prochain d&amp;eacute;part est &amp;agrave; 11h00 seulement alors nous prenons un &amp;quot;grand taxi&amp;quot;, un vieux mod&amp;egrave;le de Mercedes qui circule entre les villes, au contraire des &amp;quot;petits taxis&amp;quot; qui restent dans l'enceinte de la ville. Le chauffeur attend d'avoir 6 personnes (4 derri&amp;egrave;re, 2 devant) pour d&amp;eacute;marrer. Alors que nous passons devant un grand lac artificiel, Tarik fait arr&amp;ecirc;ter le taxi en pleine campagne et nous descendons. Il a fait &amp;ccedil;a car il pensait que je n'avais jamais vu de barrage ! nous marchons jusqu'au bord de l'eau ou je pose mon sac pour faire un break et nous mangeons des oranges. Il est seulement 10h00 mais la chaleur est &amp;agrave; nouveau &amp;eacute;touffante. Je me baignerai bien un peu mais je suis trop vert d'&amp;ecirc;tre l&amp;agrave; au lieu d'&amp;ecirc;tre assis dans le taxi, m&amp;ecirc;me super serr&amp;eacute;. Son geste partais d'une bonne intention alors je fait semblant de prendre des photos pour pas qu'il croit que &amp;ccedil;a ne me pla&amp;icirc;t pas. Nous repartons vers la route. Le premier village pour reprendre un taxi est selon lui &amp;agrave; cot&amp;eacute;, mais nous marchons depuis une demi heure, et rien en vue. J'ai peur d'avoir fait une connerie en ayant accept&amp;eacute; son invitation. Nous faisons du stop et un autre taxi nous emm&amp;egrave;ne directement &amp;agrave; Taha, son village. Seules les routes principales sont goudronn&amp;eacute;es, les autres sont en terre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La maison de ses parents se trouve au fond du village dans le creux d'une colline.Nous arrivons apr&amp;egrave;s 15 minutes de marche suppl&amp;eacute;mentaire. Ouf ! Il &amp;eacute;tait temps ! Sa m&amp;egrave;re &amp;agrave; un visage rond, souriant et il &amp;eacute;mane d'elle une gentillesse naturelle. On prend le th&amp;eacute; puis sa soeur rejoint le domicile. Elle est plus jeune que Tarik, ne parle pas fran&amp;ccedil;ais mais le comprend un peu. Pas de nouvelles du p&amp;egrave;re. D'ailleurs, Tarik ne m'en &amp;agrave; pas encore parl&amp;eacute; alors quelque chose me dit qu'il ne vaut mieux pas poser de questions. J'arrive &amp;agrave; tenir la discussion facilement ce qui me rassure un peu. Le repas aussi arrive : de la semoule avec des pommes de terre, des haricots verts et des morceaux de viande. Je mange comme eux en me servant directement avec mes mains, avec une certaine maladresse car je n'arrive pas &amp;agrave; coincer la nourriture entre mes doigt et le morceau de pain. Pour ma d&amp;eacute;fense, il faut dire, c'est tr&amp;egrave;s chaud tout &amp;ccedil;a ! Quand le plat est vide, je suis plein &amp;agrave; craquer. Tarik me demande si je veux faire la sieste et je dis oui afin de ne pas &amp;agrave; avoir &amp;agrave; me creuser le cerveau pour trouver des sujets de discussion tout l'apr&amp;egrave;s-midi. C'est &amp;ccedil;a ma grande crainte : ne plus savoir de quoi parler. Nous nous installons sur un tapis dans une pi&amp;egrave;ce voisine et apr&amp;egrave;s une discussion sur les relations entre juifs et arabes, nous essayons de dormir. Je pense encore &amp;agrave; la mani&amp;egrave;re dont je vais pouvoir partir si je m'ennuie trop. Dans tout les cas, je n'ai plus le temps d'aller &amp;agrave; Chefchaouen alors que j'ai pris le billet de bus. J'ai perdu 40 DH. Je r&amp;eacute;ussi &amp;agrave; somnoler malgr&amp;eacute; la chaleur. En fait, il fait plus chaud dans la maison que dehors ou il y a des nuages et un petit vent frais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Tarik, se r&amp;eacute;veille, nous allons faire un tour dans les champs environnants. C'est banal, mais tr&amp;egrave;s agr&amp;eacute;able. Sur le chemin du retour, nous croisons une fille &amp;agrave; laquelle Tarik demande de l'eau. Nous vidons sa bouteille. En France, nous aurions &amp;agrave; peine eu droit &amp;agrave; une gorg&amp;eacute;e chacun, mais pas ici. Elle repart en nous souriant, contente de nous avoir rendu service. Je cherche les WC dans la maison. La chasse d'eau est un sceau rempli, ce qui veut dire qu'il n'y a pas l'eau courante. Pour la douche, c'est r&amp;acirc;p&amp;eacute; ! Le couscous est pr&amp;ecirc;t vers 21 heures et il est &amp;eacute;norme. Il y en a pour 10 alors que nous sommes 4 ! Il va falloir se forcer et j'ai &amp;agrave; peine dig&amp;eacute;rer le repas de ce midi. Au bout d'une demi heure, il en reste encore un paquet alors la m&amp;egrave;re de Tarik pousse les morceaux de viande vers mon cot&amp;eacute; pour que je finisse. Moi, je les enterre discr&amp;egrave;tement sous la semoule pour faire croire que je les ai mang&amp;eacute;. Finalement, Tarik cale et je peux m'arr&amp;ecirc;ter &amp;agrave; mon tour. Nous discutons encore un peu et sa m&amp;egrave;re installe un drap dans la salle ou nous avons fait la sieste. Ce soir, je dors encore par terre mais &amp;ccedil;a ne me d&amp;eacute;range pas. La journ&amp;eacute;e est finie et s'est mieux pass&amp;eacute; que ce que je craignais. Je suis dans la peau d'un marocain, dans sa famille, dans sa maison et c'est une exp&amp;eacute;rience tr&amp;egrave;s enrichissante. J'esp&amp;egrave;re que demain sera aussi bien, voire mieux.
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                <guid isPermaLink="true">http://globetrotter.hautetfort.com/archive/1999/05/13/maroc-la-rencontre-de-tarick.html</guid>
                <title>MAROC - LA RENCONTRE DE TARICK</title>
                <link>http://globetrotter.hautetfort.com/archive/1999/05/13/maroc-la-rencontre-de-tarick.html</link>
                <author>noreply@ (Ludovic)</author>
                                                <category>Maroc</category>
                                                <pubDate>Thu, 13 May 1999 00:00:00 +0200</pubDate>
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                    J'ai mieux dormi car j'ai mis des boules Qui&amp;egrave;s. Un accessoire indispensable en voyage auquel on pense tr&amp;egrave;s rarement. Ce matin, direction le hammam pour un d&amp;eacute;crassage complet. L'entr&amp;eacute;e co&amp;ucirc;te 4 DH, puis 2 DH pour faire garder ses affaires, puis 2 DH pour le savon . Le massage est n&amp;eacute;gociable (s&amp;ucirc;rement &amp;agrave; mon d&amp;eacute;savantage). Je me met en slip et on m'emm&amp;egrave;ne par la main dans une salle ou le sol en pierre chauffante est en permanence arros&amp;eacute; de mani&amp;egrave;re &amp;agrave; produire de la vapeur. Il n'y a que moi et un autre marocain. Je m'assois par terre et l'employ&amp;eacute; me ram&amp;egrave;ne un baquet d'eau chaude qu'il me verse sur la t&amp;ecirc;te. Je m'allonge sur la brique br&amp;ucirc;lante (et gluante) sans bouger pendant 10 minutes afin de bien transpirer puis le masseur, un vieil homme, arrive. L&amp;agrave;, les choses se corsent. Il commence par me masser le dos puis me fait faire des &amp;eacute;tirements. Certains sont assez douloureux. Je m'accroche &amp;agrave; son coup (il est derri&amp;egrave;re moi) et me bascule sur le dos. Je dois alors faire des abdominaux en montant et descendant les jambes lentement. A la fin, il me fait faire un salto arri&amp;egrave;re pour que je retombe sur mes jambes. Puis il me frotte avec un gant et du savon, tout en me faisant un discours sur la g&amp;eacute;n&amp;eacute;rosit&amp;eacute; des touristes fran&amp;ccedil;ais. Les plus g&amp;eacute;n&amp;eacute;reux lui ont donn&amp;eacute; 200 DH. Je le vois venir. C'est exactement la m&amp;ecirc;me situation que le massage sur les ghats de Varanasi. Finalement, les techniques d'arnaque &amp;agrave; touristes ne varient pas beaucoup d'un continent &amp;agrave; un autre. Je lui donne 35 DH, il r&amp;acirc;le un peu et je m'en vais en pleine forme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prend la direction du Tombeau des M&amp;eacute;rinides qui se trouve sur une colline &amp;agrave; l'ext&amp;eacute;rieur des remparts.. c'est compl&amp;egrave;tement en ruine mais il y a une belle vue sur la ville ancienne. Je m'installe au soleil pour lire et bronzer en m&amp;ecirc;me temps. Un homme arrive, discute 5 minutes avec moi et fini par sortir sa marchandise. Je savait bien qu'il allait me proposer quelque chose! Il ne peux pas la vendre en ville car il n'a pas d'autorisation. Ceux qui le font, comme les marchands ambulants de fruits, payent un bakchich &amp;agrave; la police pour ne pas se faire tabasser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retourne en ville quand je commence &amp;agrave; avoir faim. A nouveau, je me fait saluer par 2 personnes et &amp;agrave; chaque fois, c'est pour me vendre quelque chose ou pour demander de l'argent. Ici, ce n'est pas comme dans le d&amp;eacute;sert : les gens sympathiques le sont par pur int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t. Dans le restaurant ou je vais manger, une dispute &amp;eacute;clate entre le cuisinier et le patron. Ils crient super fort. Un torchon vole. C'est marrant de les entendre hurler en arabe. Ca fait parti de l'ambiance du pays. Quand je demande &amp;agrave; mon voisin ce qui se passe, il se contente de me dire qu'ici, un rien se transforme vite en grosse dispute. J'avais remarqu&amp;eacute;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je repart sans avoir d'id&amp;eacute;e sur ce que je vais faire cet apr&amp;egrave;s-midi alors je prend la direction du souk. Toutes les &amp;eacute;choppes sont ferm&amp;eacute;es. Ca fait bizarre de voir un endroit comme &amp;ccedil;a aussi calme mais c'est une ambiance que je pr&amp;eacute;f&amp;egrave;re largement &amp;agrave; celle d'hier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le temps ne passe pas vite, je vais au cyber-club que j'ai rep&amp;eacute;r&amp;eacute; hier en face du Palais Royal. C'est 20 DH l'heure de connexion, ce qui n'est pas cher. J'ai un e-mail de Paul tr&amp;egrave;s court et tr&amp;egrave;s &amp;eacute;nigmatique, un de Thierry sur son nouveau boulot et un de Jol sur le colis surprise de Thierry. A cot&amp;eacute; de moi, se trouve un marocain qui semble avoir du mal &amp;agrave; se servir d'internet. Il veut envoyer un e-mail mais ne poss&amp;egrave;de pas lui m&amp;ecirc;me de boite &amp;eacute;lectronique. Du, dur dans ces conditions. Je lui promet de l'aider d&amp;egrave;s que j'ai fini ce que je fais. En fait, les ordinateurs sont tellement lents que ma d&amp;eacute;marche reste sans succ&amp;egrave;s. On commence &amp;agrave; discuter et il je le trouve assez sympathique. Il prend le m&amp;ecirc;me chemin que moi pour rentrer chez lui et je lui propose de prendre un verre. Il s'appelle Tarik, a 19 ans et s'appr&amp;ecirc;te &amp;agrave; devenir instituteur apr&amp;egrave;s des &amp;eacute;tudes d'&amp;eacute;lectronique. Ou est le rapport ? Aucun, il va seulement l&amp;agrave; ou il y a du travail... il me dresse un bilan &amp;eacute;conomique du Maroc tr&amp;egrave;s noir. Il n'a pas d'avenir pour lui ici et donc il va tenter d'&amp;eacute;tudier en France, ce que je lui souhaite de r&amp;eacute;ussir. Il me montre le logement qu'il partage avec 2 amis. C'est minuscule et il y a juste la place de mettre leur matelas et une t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision. Il m'invite aussi &amp;agrave; manger (il a d&amp;eacute;j&amp;agrave; pay&amp;eacute; le pot &amp;agrave; ma place) puis me propose de venir passer le week-end chez ses parents &amp;agrave; 60 kilom&amp;egrave;tre de F&amp;egrave;s. J'h&amp;eacute;site, puis je me dit que c'est une opportunit&amp;eacute; &amp;agrave; saisir pour mieux comprendre la vie ici. Nous allons donc &amp;agrave; la gare pour faire changer mon billet puis nous reprenons notre discussion, tout en d&amp;eacute;ambulant dans les rues, sur la Famille Royale, les filles marocaines, ses ambitions, ... etc. Tarik est un marocain particulier, plus intelligent que les autres pour son &amp;acirc;ge, il me semble. Nous nous fixons un rendez-vous demain &amp;agrave; 7h30 &amp;agrave; mon h&amp;ocirc;tel pour le d&amp;eacute;part et nous nous quittons.
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                <guid isPermaLink="true">http://globetrotter.hautetfort.com/archive/1999/05/12/maroc-fes.html</guid>
                <title>MAROC - FÈS</title>
                <link>http://globetrotter.hautetfort.com/archive/1999/05/12/maroc-fes.html</link>
                <author>noreply@ (Ludovic)</author>
                                                <category>Maroc</category>
                                                <pubDate>Wed, 12 May 1999 00:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Le bruit a &amp;eacute;t&amp;eacute; infernal jusqu'&amp;agrave; tr&amp;egrave;s tard dans la nuit et a repris d&amp;egrave;s qu'il a commenc&amp;eacute; &amp;agrave; faire jour, vers 5 heures. Comme dans ma chambre donne en plein sur la rue ... J'ai l'impression de retrouver l'agitation perp&amp;eacute;tuelle des villes indiennes. L'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t de F&amp;egrave;s, c'est sa m&amp;eacute;dina (vieille ville) qui est une des plus authentique du Maroc. Je tente d'&amp;eacute;tablir un parcours pour visiter les plus beaux endroits, mais c'est un tel labyrinthe de ruelles que je laisse tomber et que je me contente de marcher au hasard. Comme j'ai d&amp;eacute;j&amp;agrave; pu le constater en Inde, les souks sont r&amp;eacute;partis par sp&amp;eacute;cialit&amp;eacute; : Le cuir, la c&amp;eacute;ramique, le cuivre et l'&amp;eacute;tain, les v&amp;ecirc;tement, etc. C'est assez pratique pour faire du shopping, car on sait tout de suite ou aller pour trouver ce qu'on veut. Par contre, pour les commer&amp;ccedil;ants, la concurrence est &amp;acirc;pre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier monument que je croise est une M&amp;eacute;dersa. C'est une &amp;eacute;cole th&amp;eacute;ologique ancienne dont l'ornementation toute en zelige (des carreaux de c&amp;eacute;ramique multicolore tressant des motifs complexes) est plut&amp;ocirc;t impressionnante. Celle ci est en restauration et la visite qui co&amp;ucirc;te 10 DH se limite &amp;agrave; la cour int&amp;eacute;rieur avec une fontaine au milieu. Avec en prime un groupe de 50 italiens r&amp;eacute;partis sur 50m&amp;sup2;, je suis oblig&amp;eacute; d'attendre 25 minutes pour faire ma photo tranquille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cot&amp;eacute; se trouve, la mosqu&amp;eacute;e Karaouine qui est la plus renomm&amp;eacute; du pays. Comme toutes les mosqu&amp;eacute;e, l'acc&amp;egrave;s en est interdit aux non musulmans. Comme en Inde avec les temples hindous. C'est chiant car l'int&amp;eacute;rieur, que j'ai pu apercevoir &amp;agrave; travers quelques portes, est superbe. Ce qui m'&amp;eacute;tonne, c'est que l&amp;agrave;-bas, les mosqu&amp;eacute;e sont accessibles par tout le monde alors que la religion musulmanes repr&amp;eacute;sente 30 % du pays. Pourquoi cette s&amp;eacute;gr&amp;eacute;gation religieuse ? Les lieux de culte occidentaux sont ouverts &amp;agrave; tout le monde que je sache ! Le seul moyen de faire des photos, c'est de monter sur une terrasse &amp;agrave; proximit&amp;eacute; qui permetde voir par dessus l'enceinte. Celle d'un magasin de tapis est accessible mais je vais devoir me taper la visite des ateliers et tout l'argumentaire de vente au passage. Je ne bronche pas et quand le vendeur comprend qu'il n'arrivera &amp;agrave; rien me vendre, il s'en va. Je fais quand m&amp;ecirc;me un don de 2 DH pour la visite qui &amp;eacute;tait int&amp;eacute;ressante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je continue d'errer dans les ruelles jusqu'&amp;agrave; ce qu'une odeur tr&amp;egrave;s agressive de fasse sentir. Ca veut dire que j'approche des tanneries, une des attraction majeure de F&amp;egrave;s. Un gamin me propose l'acc&amp;egrave;s &amp;agrave; la meilleure terrasse pour 2 DH. Bien sur, il faut passer par un magasin de cuir et d'objet artisanaux. Mais le point de vue est parfait. En bas se trouve une cinquantaine de puits remplit de liquide. Des ouvriers travaillent dedans en pataugeant pieds nus, sans masques pour se prot&amp;eacute;ger des &amp;eacute;manations nocives.&lt;br /&gt;Les liquides en question sont, soit de la chaux pour s&amp;eacute;parer le cuir de la fourrure, soit des couleur dans les tons rouges.On obtient le bordeaux avec des essences de c&amp;egrave;dre, le jaune avec de l'urine de vache. Puis, les peaux sont &amp;eacute;tal&amp;eacute;s sur les toits dans de la fiente de pigeon qui contient de l'ammoniaque pour assouplir le cuir. Une fois s&amp;egrave;ches, les peaux sont travaill&amp;eacute;es. Je comprend mieux d'ou vient l'odeur naus&amp;eacute;abonde. Rien que pour &amp;ccedil;a, ce travail est tr&amp;egrave;s p&amp;eacute;nible. Je m'attarde un peu dans le magasin &amp;agrave; la recherche d'un cadeau pour mes parents mais rien ne convient. Une fois de plus, les vendeurs (ils se sont mis &amp;agrave; deux sur moi) sont tomb&amp;eacute;s sur un os.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apr&amp;egrave;s un d&amp;eacute;jeuner sur le pouce dans une &amp;eacute;choppe mis&amp;eacute;rable, je sors de la m&amp;eacute;dina pour aller au palais royal. C'est &amp;agrave; 1 kilom&amp;egrave;tre et la marche sous le soleil de 13h00 est &amp;eacute;puisante. J'arrive &amp;agrave; la premi&amp;egrave;re porte ou est post&amp;eacute; un garde. Apr&amp;egrave;s renseignement, j'apprend que le palais n'est pas ouvert au public. Il me demande aussi ou se trouve mon h&amp;ocirc;tel pour venir me rejoindre dans ma chambre et discuter ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me casse et fait le tour des murailles pour d&amp;eacute;boucher sur une grande place ou se trouve l'entr&amp;eacute;e principale du palais. Ce sont de lourdes portes en laiton sculpt&amp;eacute; avec tout autour de superbes ornementations en tuk. Magnifique exemple du savoir-faire marocain dans l'ornementation. Les bus de touristes d&amp;eacute;filent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je repars vers la m&amp;eacute;dina par un autre chemin. Un marocain juif m'aborde et me propose de me faire visiter le Mellah (ghetto en arabe, quartier juif de la ville). Il va me demander &amp;agrave; coup sur une contribution &amp;agrave; la fin. Effectivement, apr&amp;egrave;s un rapide tour, il m'emm&amp;egrave;ne dans un cul de sac, me demande un stylo pour que j'&amp;eacute;crive mon nom sur un papier et ainsi faire une donation. A qui ? Je lui donne 1 DH pour sa peine mais il fait la gueule. Il veut un cadeau en plus ! Je ne c&amp;egrave;de pas, alors il part en m'indiquant un mauvais chemin pour la sortie. Pas rancunier le mec ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je continue vers la m&amp;eacute;dina. En chemin, je passe devant plusieurs &amp;eacute;cole dont c'est la fin des cours. Plusieurs jeunes filles me lancent des &amp;laquo; bonjours &amp;raquo; avec un sourire. Je suis assez surpris de leur audace dans un pays aussi traditionaliste. Ca me fait plaisir, non pas pour moi, mais parceque je trouve &amp;ccedil;a bien que les jeunes se lib&amp;eacute;ralisent. Quand j'arrive &amp;agrave; l'h&amp;ocirc;tel, je suis crev&amp;eacute;, il est seulement 18h00 et je ne sais plus quoi faire alors je m'assois sur le trottoir et je regarde les gens passer. Un passe-temps typique des pays en voie de d&amp;eacute;veloppement. Je vais me coucher t&amp;ocirc;t car je tombe de sommeil.
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                <guid isPermaLink="true">http://globetrotter.hautetfort.com/archive/1999/05/11/maroc-je-continue-le-voyage-seul.html</guid>
                <title>MAROC - JE CONTINUE LE VOYAGE SEUL</title>
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                <author>noreply@ (Ludovic)</author>
                                                <category>Maroc</category>
                                                <pubDate>Tue, 11 May 1999 00:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    D&amp;egrave;s que le jour se l&amp;egrave;ve, nous levons le camp. Un ami de Mohamed profite de l'occasion pour se faire emmener &amp;agrave; Erfoud. Ca nous arrange, car il va nous guider &amp;agrave; travers les dizaines de pistes qui se croisent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois arriv&amp;eacute;, nous nous arr&amp;ecirc;tons pour prendre le petit d&amp;eacute;jeuner. Il y a des pains au chocolat qui se r&amp;eacute;v&amp;egrave;lent bien vite &amp;ecirc;tre une autre arnaque. Il y a juste deux petit morceau de chocolat de part et d'autre pour servir de leurre. Dedans, il n'y a rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je nettoie la voiture afin d'&amp;ocirc;ter toute les traces de notre aventure dans le d&amp;eacute;sert, pendant qu'Udy va faire des photocopies de mon guide et que Pierre-Eric va &amp;agrave; la banque. Il y a un r&amp;eacute;parateur de pneu &amp;agrave; cot&amp;eacute; alors je demande le prix &amp;agrave; tout hasard. C'est 35 DH &amp;agrave; comparer avec ma caution de 500 DH qui risque de sauter si nous faisons rien. Du coup, nous lui amenons la voiture. La r&amp;eacute;paration de la roue prend une heure car il y avait trois trous. J'en profite pour aller chercher mon ticket de bus pour F&amp;egrave;s.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; C'est le moment de dire au revoir &amp;agrave; Udy et Pierre-Eric. Ils retournent &amp;agrave; Ouarzazate pour rendre la voiture. Udy prendra ensuite le chemin de Marrakech et Pierre-Eric continuera seul aussi vers le sud. Bon voyage &amp;agrave; eux (j'apprendrai &amp;agrave; mon retour qu'Udy n'a pas telliment appr&amp;eacute;ci&amp;eacute; son trajet car Pierre-Eric qui l'a so&amp;ucirc;l&amp;eacute; pendant des heures).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi, une nouvelle aventure commence. Mon bus pr&amp;eacute;vu pour 11h00 part en retard. Le trajet durera entre 8 et 10 heures. Je dors pendant toute la partie dans le d&amp;eacute;sert puis je me r&amp;eacute;veille affam&amp;eacute;. N'ayant aucune&amp;nbsp; de l'heure , je mange presque toutes mes oranges, sans partager comme il est de coutume de le faire ici dans les bus. Le d&amp;eacute;sert laisse place &amp;agrave; la montagne puis &amp;agrave; des plateaux rocailleux. Petit &amp;agrave; petit, de arbres apparaissent ainsi que des p&amp;acirc;turages. Quand le bus arrive enfin &amp;agrave; F&amp;egrave;s, il est 21h30. Je suis crev&amp;eacute; alors je prend le premier h&amp;ocirc;tel avec une chambre &amp;agrave; 40 DH. Coup de chance, il se trouve dans la veille ville, de l'autre cot&amp;eacute; de la fortification, dans le meilleur quartier. D&amp;icirc;ner, douche et dodo.
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