21 décembre 2004

OUGANDA - TRAJET EN BUS DE KAMAPALA JUSQU'À NAIROBI (KENYA)

Le moment de la separation d'avec Craig approche. Je pars cet apres-midi pour Nairobi, et lui va continuer en Ouganda, pour aller voir les derniers gorilles des montagnes, a la frontiere avec le Congo.

Nous partons en ville, moi avec mon gros sac. Une fois arrivee, je m'apercois que j'ai oublie ma veste polaire au Blue Mango, sur la corde a secher le linge.
Fallait que ca arrive maintenant ! Je laisse donc mon sac avec Craig dans un cyber cafe, et je prend un taxi-moto pour l'hotel. Sauf que le chauffeur ne sait absolument pas ou ca se trouve, et prend la direction inverse. J'ai beau lui demander, s'il est sur de lui pour le chemin, et lui repeter le nom de l'hotel, il continue en m'affirmant qu'il connait. Et comme prevu, je me retrouve devant le Backpacker Hostel ou nous avons passe notre premiere nuit a Kamapla. J'en etais sur!  Il est completement perdu, et me faire perdre du temps avec ses conneries. Je lui demande de me ramener au point de depart, enerve, je choppe le guide de Craig et lui montre sur le plan ou ca se trouve. On repart, et cette fois, il trouve l'endroit.

De retour en ville, je retire de l'argent que je vais convertir dans un bureau de change, et le reste a Nairobi. Je me fais une derniere grosse pizza avec Craig, et j'en prend une pour la route. il ne reste plus qu'a trouver un bureau de change ouvert ce dimanche... tout est ferme et la pluie arrive. En 5 mn, un vrai deluge s'abat sur la ville, transformant les rues en torrents d'eau ocre. Le centre de Kampala etant situe sur une colline, toute l'eau ruisselle dans les bas quartiers (les quartiers pauvres), et innonde les routes et les maisons en quelques minutes. Je suis oblige de prendre un taxi pour faire les 500 metres qui me separe de la gare routiere.

Les adieux sont rapides car on ne s'eternise pas sous la pluie, et je saute dans le bus de la compagnie Gateway qui stationne a 20 metres. L'interieur est pourri, les siege non inclinables, et l'eau ruisselle par les fenetres, parfois sur les sieges. Et je suis le seul touriste dedans bien sur. Le bus pars a 15h00, franchit la frontiere a 21h00, suis une route cahoteuse pendant 3 heures, et je m'endors enfin.

 

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20 décembre 2004

OUGANDA -JOURNÉE DE RAFTING SUR LE NIL

La pluie a matraqué le toit de notre bungalow-dortoir toute la nuit, m'empêchant de bien dormir. Et ce matin, c'est pareil. Le Nil est devenu une riviere boueuse et tumultueuse, là ou l'eau était calme hier, et le niveau a bien augmente. J'imagine que le rafting va etre annule... mais non ! Dès 9h00, des groupes commencent à arriver, et a 10h00, nous sommes une cinquantaine, en maillot de bain, avec notre gilet de sauvetage, notre casque, et notre pagaie, sous une fine pluie.



Je suis dans le raft avec Craig et 6 jeunes anglaises et irlandaises qui n'ont pas froid aux yeux (mais elles vont moins faire les malines dans 45 mn ...).
Le premier rapide est de niveau 4 (le niveau maximun authorise est 5), mais avec l'orage, il est presque passe au niveau 5. On passe sans soucis, mais nous sommes bien secoués et nous prennons pas mal d'eau dans la figure.



Nous pagayons sur 1 km, et un grondement de chute d'eau commence a se faire entendre au loin. Le rapide est un niveau 5, mais il a pris un peu de puissance depuis hier ... Ca commence avec une petite descente, puis c'est un bouillon total sur 150 metres. On se lance, on passe une premiere grosse vague, puis un mur d'eau nous scotche sur place. Je m'accroche comme je peux, mais le raft est balaye et je suis obliger de lacher la corde, sous peine de me casserle bras tellement le courant est fort. Je me sens aspire, impossible de faire surface pendant 10 seonde qui semble une eternite. Qund est ce que je vais pouvoir respirer ? J'essaye une fois, mais ce n'etais pas le bon moment ... Je commence a me faire une petite frayeur, mais le rapide se termine, et je peux enfin faire surface et m'accrocher au cayak de securite. Il me sort des remous et je peux rejoindre a la nage un raft.
Apres avoir recupere tous l'equipage, nous reprennons la route vers le rapide suivant, de niveau 5 lui aussi, a plusieurs kilometres de là. Mais le débit est devenu trop dangereux, et nous passons donc facilement par une voie secondaire, ou l'eau est plus calme, juste a cote d'un saut de plus de 5 metres ... il ne valait mieux pas se tromper de chemin !
Le dernier rapide de la matinee de niveau 4 est franchi sans probleme, et nous pagayons pendant 20 mn pour attendre une petite ile ou nous accostons pour le déjeuner. La pluie qui s'etait arrêtée reprend.

Nous reprennons avec deux rapides de niveau 4, et un petit de niveau 3 avant d'arriver au dernier de la journee. Chaque rapide est tres distant de l'autre, et j'en ai marre de ramer sous la pluie.
Le dernier s'appelle "The bad Place". Pas pour rien. Tous le monde accoste avant le rapide, et nous grimpons une petite colline qui le surplombe, pour voir l'etat de la rivière. C'est un enfer bouillonant sur 300 metres, avec des creux de 3-4 metres qui broieraient n'importe quel raft. Effrayant ... Le guide demande qui est volontaire pour le descendre, sachant que nous allons commencer a la moitie seulement (avec 50% de chance de se retourner), car la premiere partie est tous simplement mortelle. Nous ne sommes plus que 15 volontaires sur 50. Craig et moi en faisont parti. Les filles ont toutes démissionnés depuis longtemps.
On embarque, le raft glisse dans l'eau, et en 2 secondes, nous sommes au milieu de remous impressionnants. Tous le monde s'accroche en lachant les pagaies dans l'eau, on prend  une premiere vague de plein fouet, puis une autre, j'ouvre les yeux, toujours cramponné à la corde, et ... nous sommes passés ! On fait le cri de guerre "No fear", on récupère les pagaies, et nous nous dirigeons tranquillement vers la sortie, 2 km plus loin en aval. Les boissons nous attendent, ainsi que le bus qui nous ramène directement a Kampala. Une sacrée journée !

Nous descendons au Blue Mango, un hotel-backpacker en retrait du centre-ville. Ambiance cool, et tres conviale, bar et restaurant tres bons, superbe piscine, logement bon marche, et internet gratuit (pour de vraie cette fois). Un endroit que je recommande chaudement.


Au final, vaut-il mieux faire du rafting sur le Zambeze ou sur le Nil ? Les deux se targuent d'etre des musts mondiaux en la matiere. En faisant un rapide comparatif :

Le Zambeze offre :
- des rapides beaucoup plus proches les uns des autres que ceux du Nil,
- des rapides moins agressifs que ceux du Nil, donc moins de fun potentiel pour les amateurs de sensations fortes,
- un decor naturel epoustouflant (Gorges des Chutes Victoria),
- une meteo globale plus clemente, donc plus agreable quand on aime pas etre mouille en permanence.

Le Nil offre :

- des rapides vraiment tumultueux, et plus longs, qui peuvent donner des sueurs froides,
- des rapides assez eloignes les uns des autres (on pagaye beaucoup)
- Un decor naturel basique de vegetation equatoriale,
- un potentiel de bonne meteo plus faible que le Zambeze.

Faites votre choix !

 

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19 décembre 2004

OUGANDA - DE KAMPALA A JINJA, PETITE VILLE ENDORMIE À LA SOURCE DU NIL

Nous partons ce matin pour Jinja, a  60 km de Kampala pour organiser une journee de rafting sur le Nil, qui prend sa source dans le Lac Victoria. Je profite de notre passage en ville pour acheter mon ticket de bus (20 dollars) pour le retour a Nairobi. enfin, nous essayons de trouver un appareil photo jetable etanche pour avoir un souvenir du rafting, mais après avoir fait 10 magasins de photos sans succès, nous abandonnons.

Nous nous rendons à pied avec nos gros sacs a dos au départ des taxis collectifs un peu en dehors de la ville. Nous arrivons à Jinja vers 15h00. C'est une tranquille bourgade de province avec une grande communauté indienne car la légende veut qu'une partie des cendres de Ghandi ai été dispersées précisement à la source du Nil.



Les rues sont paisibles, peu de voitures, mais beaucoup de vélo-taxis, des batiments poussiereux, dont quelques uns dans le style colonial anglais.



Nous réservons une journee de rafting avec la societe Adrift qui jouit d'une bonne reputation à l'unanimité. Puis nous prenons une moto-taxi pour rejoindre le camp de Nile High, ou nous allons loger pour ce soir, dans un dortoir. 



Le camp est situe en hauteur, en bordure du Nil et sert de point de depart pour le rafting. La vue sur la riviere est superbe depuis le bar.



C'est juste un peu éloigné de la civilisation. On est censé avoir internet gratuitement, mais une fois de plus, ca ne fonctionne pas ... Nous retournons en ville pour diner, mais a 19h30, tout est déjà fermé ! On parvours la ville en long et en large pour trouver un endroit correct, mais on ne trouve rien d'autre que de la cuisine de rue, que mon estomac ne supporte plus. Du coup, on va faire les courses au supermarché du coin, ou les étagères sont presques vides, et on rentre au camp se faire des sandwichs.

Le ciel s'est couvert, et des éclairs commencent à silloner le ciel toutes les minutes. Et enfin, le déluge arrive. S'il fait ce temps la demain, c'est mal parti pour le rafting ...

 

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18 décembre 2004

OUGANDA - ITINERAIRE DE 1 SEMAINE DE VOYAGE


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OUGANDA - KAMPALA, UNE CAPITALE MODERNE ET AGRÉABLE

La route vers Kampala traverse un paysage a la végétation luxuriante . Nous sommes a quelques kilomètres de l'équateur et cela se voit.  A l'approche de l'agglomération de Kampala, le standard supérieur des infrastructures est flagrant : routes en bonne état, maisons de briques a l'européenne, beaucoups de voitures, et  les embouteillages qui vont avec.



Le centre de Kampala est un mélange de ville africaine typique, avec ses rues poussiereuses, mais avec une touche de modernité occidentale via les tours en verre flambant neuves, et quelques chaines de restauration sud-africaines.
La cuisine ougandaise est reputée pour être l'une des meilleures d'Afrique, et la capitale, comme l'une des plus sûre d'Afrique en matiere de criminalité. A la vue des nombreux agents de sécurité qui se promenent avec leur mitrailleuse AK47 ou leur fusil à pompe à canon court, dans la main, ce n'est pas tres étonnant !  L'epoque de la dictature et de la terreur est belle bien finie. L'Ouganda est un pays tres prometteur, un exemple de redressement économique dans toute l'Afrique.







Nous prenons un taxi pour le Backpacker Hostel à l'ecart du centre-ville, mais on est décu par l'endroit. Ce n'est pas un vrai backpacker, car on ne peut pas faire notre propre cuisine, les prix sont plutot élevés, et la soit-disante connection internet gratuite pour les clients est en fait limitée a 30 mn par jour, quand elle fonctionne ...

Apres 3 mois en Afrique, le temps est venu de faire un bilan medical avant de bientot changer de continent. Je prend donc la direction de l'Hopital International de Kampala, avec Craig, pour faire faire des examens. Tout est bon, à part une petite fatigue générale.

Nous nous promenons dans la ville le reste de l'après-midi, avant de rentrer à l'hotel, dans un taxi qui tombe en panne 100 mètres avant l'arrivée. Et pour bien finir la journee, il n'y a plus de courant à l'hotel en raison d'une coupure globale ...

 

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