05 juillet 2006
SINGAPOUR - LES DERNIERES HEURES DE MON TOUR DU MONDE
Apres le long épisode des Ipods, nous allons déjeuner a notre restaurant indiens, puis allons nous assoir sur la terrasse du backpacker. Nous faisons connaisance avec une groupe de Sri lankais qui est en voyage d'affaire, faisant du Marketing Network, plus communement appelé Vente Pyramidale. Je discute avec l'un deux qui essaye de me recruter, mais je m'amuse avec lui en démontant sa théorie en permanence. Ceci dit, il s'accroche bien et part au bout de 30 minutes.
Megan, une australienne qui voyage seule s'incruste a notre table. Elle a passé 6 mois en Europe de l'Est et est sur le chemin du retour. Nous allons prendre un verre dans un bar et discutons une grande partie de l'après-midi. Ca me va bien comme activité aujourd'hui, car je me sens fatigué, je n'ai envie de rien faire, juste profiter des dernieres heures de mon reve en prennant conscience que le monde qui m'entoure n'est bientot plus le mien, et que je dois maintenant apprécier chaque seconde qui passe. Ce que je fais, grace a Alex et Megan qui sont vraiment 2 personnes intéressantes. 
Nous allons ensuite diner dans un boui-boui chinois, et l'heure de partir pour l'aéroport approche. Je prend une derniere douche. Avec Alex qui est dans le meme avion que moi, nous disons au revoir a Megan et prenons la direction du métro. Derniers pas dans Little India, dernier inspiration de cet air parfumé rempli d'encens qui me rappelle tant l'Inde, dernier trajet avec le métro singapourien, dernier regard sur Singapour by night. Chaque personne que je vois, chaque geste banal que j'accompli, tout ce que je fais a déjà un arrière-gout de nostalgie. Je rentre ... merde, je rentre ... Suspendu dans le hall de l'aéroport, un immense panneau digital des vols au départ affiche probablement le mien pour Londres, mais je ne le vois pas, consciemment. Je ne lis que des Bangkok, Beijing, Sydney, Bali, Mumbai, Delhi, Moscou, Tokyo, Santiago, Cape Town, San Francisco, Nairobi, Dubai, etc ... C'est comme si j'étais revenu 367 jours en arriere, j'ai l'impression que c'était hier, que je pars maintenant pour 1 an a la découverte du monde.
Lorsque nous arrivons a l'enregistrement des bagages, je demande a ce que nous ayons une place ensemble. Ca va etre compliqué car le vol a été largement surbooké. Ce n'est meme pas sur que nous allons pouvoir partir ce soir. Clin d'oeil du destin pour m'accorder un petit répit ? L'agent s'absente pour essayer d'arranger le "probleme", et revient au bout de 15 minutes. Il nous a obtenu 2 places en classe supérieure. Je pars quand même, mais au moins, ca sera dans des bonnes conditions !
Il ne nous reste plus qu'a courrir a comptoir pour nous faire rembourser la taxe, et a redépenser aussitot l'argent dans les magasins. Je voulais acheter une clé USB de 1 Go, mais je n'ai pas assez d'argent. Je prend donc un accessoire pour écouter mon Ipod dans la voiture via la radio, et un gros paquet de DVD vierges.
Nous embarquons dans la foulée en file prioritaire (pas eu le temps de profiter du VIP Lounge), et nous voila assis au milieu d'hommes d'affaires et autres riches touristes. A 23h15, je quitte le sol d'un continent ou j'ai encore beaucoup a faire et a voir. Alex commande rapidement 2 bouteilles de vin car le champagne n'a pas l'air bon du tout, et je trinque avec mon dernier compagnon écossais de voyage a une vie future pleine de succes.
Les 14 heures suivantes vont me paraitre tres longues : je ne dors presque pas, et c'est a moitié KO que j'entame la descente sur Londres dans un épais brouillard. Je dis au revoir a Alex dans le couloir du terminal de transit, et je m'envole 40 minutes plus pour Paris.
A 8h15 , l'avion atterit à Paris-CDG, et ce lundi 15 mai 2006 a 8h45, je pose a nouveau le pied en France : fin du Tour du Monde.
Voila... la boucle est bouclée. Je suis parti d'un coté et je suis revenu de l'autre, 368 jours plus tard . C'était comme si c'était hier, j'ai du faire un rêve ... mais non, car quand je repense a ce que j'ai fait cette année, j'ai des milliers de souvenirs merveilleux du monde entier au lieu d'un simple trajet a l'aéroport.
Fin de l'aventure, une nouvelle vie commence.
15:04 Publié dans Singapour | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note
14 mai 2006
SINGAPOUR - MODE D'EMPLOI POUR ACHETER UN IPOD MOINS CHER QU'EN FRANCE
La mission du jour consiste acheter des lecteur MP3 pour Alexander et moi car Singapour permet de les avoir pour moins cher qu'en France. La grande inconnue qui subsiste est : beaucoup moins cher ou légerement mois cher ? Tout va dépendre de notre capacité a marchander, et par exprérience, je sais que les asiatique sont redoutables pour ca.
Je prend avec moi la liste des prix européens, que j'ai établi hier soir en allant sur Internet, pour les divers produits qui nous interessent : Ipod, Ipod Nano, autres marques de lecteur MP3, clés USB, cartes mémoires pour mon appareil photo. Cela va nous servir de premiere référence pour savoir si nous faisons une affaire ou non en achetant ici. Et bien sur, il faut garder en tete le taux de change : 1 euro correspond a 2 dollars singapouriens.
Le dernier Ipod 30 Go coute 325 euros (650 SGD) sur le site d'Apple, trouvable a 310 euros (620 SGD) sur un site de commerce électronique.
Alex et moi prennons la route de Sim Li Square, un centre commercial dédíe au matériel hi-tech. On y trouve de tout sur plus de 6 étages : des lecteurs MP3, des appareils photo et camescopes, des téléphones mobiles, des ordinateurs et tous types de périphériques possibles et imaginables. Il n'est que 9h30 ce Dimanche et peu de magasins sont déja ouverts.
Nous allons voir les premiers ouverts, tous situés au rez-de-chaussée. Le prix moyen pour un Ipod 30 Go est de 515 SGD (258 euros). Sans meme marchander, cela fait déja une différence de 67 euros avec le prix officiel en France ! Lorsque nous expliquons aux vendeurs que nous voulons en acheter 2 chacun, voire plus s'il nous donne un bon prix, et nous arrivons a obtenir un prix unitaire de 490 SGD (245 euros).
Les magasins des étages commencent a ouvrir et je vais y faire un tour pendant qu'Alex va chercher sa carte de crédit au backpacker car il se rend compte qu'il n'aura pas assez d'argent pour payer cash. Je rencontre un vendeur qui me propose 440 SGD (220 euros) si nous achetons 4 Ipod. Je suis sont premier client de la journée et il me fait une "faveur" ... Une regle qui se vérifie toujours : ne jamais acheter dans les premiers magasins que l'on trouve s'il y en a d'autres derrieres. Il est pressé de me faire acheter, mais je préfere attendre qu'Alex soit la. Et de maniere génerale, ce genre d'attitude cache quelque chose. Je continue ma tournée, et trouve encore moins cher : 430 SGD (215 euros).
Quand Alex arrive, je lui propose de continuer a monter les étages pour vérifier si la regle "plus haut, moins cher" se vérifie, mais il n'y a plus de magasins qui vendent d'Ipod apres. Nous retournons donc a celui qui nous a proposé le meilleur prix, nous réjouissant déja de la bonne affaire que nous allons faire. Cruelle désillusion : le gars n'en a qu'un en stock, celui de la vitrine.
- "Mais pourquoi tu nous donnes un super prix pour en acheter 4 si tu sais que tu n'en a pas assez ici ??
- si si, mais il faut revenir demain.
- Non, il nous les faut maintenant, car nous partons ce soir.
- Désolé je ne pourrai pas les avoir"
Nous retournons donc voir le gars qui nous a proposé le second meilleur tarif. Nous nous assurons immédiatement qu'il en a 4 en stock, et c'est OK. Nous essayons de marchander encore plus mais rien a faire. 1ere surprise avec lui, nous apprennons qu'il faut aussi acheter un chargeur car celui des anciens IPod n'est pas compatible avec les nouveaux. Je regarde la prise, elle a l'air d'etre identique. Bizarre... mais ce genre de mauvaise surprise colle tout a fait a la strategie marketing d'Apple qui fait tout pour pousser a la consommation de péripheriques additionnels. Ca pourrai etre aussi une ruse du vendeur... A cela il faut aussi ajouter une housse de protection car l'objet est fragile, il se raye vite. Le chargeur coute 45 SGD et la housse 20 SGD de plus. Merde, nous perdons tous le bénéfice de la négociaton ! Nous lui demandons de nous donner le prix total incluant tout, et nouvelle surprise, nous nous apercevons qu'il ajoute la taxe de 10% (recupérable a l'áéroport), et une commission de 5% car je souhaite payer avec ma carte bancaire. Hors, je suis certain que la taxe est de 5% seulement et la commission de 3 %. Ce gars est train de nous entuber profondement, et de maniere tres malhonnete, j'en suis certain. Je sors ma calculatrice pour retourner les chiffres dans tous les sens, je fais un clin d'oeil a Alex, et j'annonce au vendeur que je dois aller chercher ma carte bancaire car ca fait plus cher que ce que j'avais prévu. Il s'énerve : "Pourquoi tu achetes pas maintenant ? ca fait une heure qu'on discute et maintenant tu pars, tu me fais perdre mon temps !" J'explique a Alex le probleme, et effectivement, nous avons confirmation 2 minutes plus tard que le vendeur veut nous arnaquer. Dans une brochure officielle sur les Duty Free Shops que j'avais récupére hier, il est écrit noir sur blanc que l'unique taxe gouvernementale est de 5%. Lorsque nous allons voir d'autres magasins, ils vendent le chargeur pour Ipod pour 20 SGD seulement et leur commission sur la carte bancaire est bien de 3% ... Malin le gars, mais pas assez pour nous. Il a été trop gourmand.
Nous allons retirer de l'argent, nous retournons au backpacker faire nos sacs car le checkout est a midi, et nous retournons a Sim Li Square pour conclure la vente, mais en n'achetant que 2 Ipods chacun, en lui faisant mettre la taxe a 5%, et en payant cash. Le vendeur va probablement faire une sale tete ! ;-) J'arrive tout sourire a son comptoir lui annoncant que nous avons l'argent pour le mettre en confiance, et lui annonce le deal.
- "Quoi ?? Non non non, si vous ne prenez pas le chargeur, je ne vend pas."
- Fais nous un meilleur prix alors, car il est 2 fois plus cher que partout ailleurs.
- c'est bon, j'en ai assez de vous, allez-vous en ! Je ne veux rien vous vendre."
J'hallucine, quel enfoiré... et je reste poli. Nous avons passé 3 heures pour dénicher le meilleur prix et nous voila revenu a la case départ.
Il reste 1 magasin que nous n'avons pas été voir, et nous nous y rendons sans espoir. Le vendeur nous propose directement l'Ipod a 475 SGD taxe incluse, et le meme chargeur que l'autre gars pour 18 SGD, soit un toal de 986 SGD. Je vais ensuite récuperer la taxe de 5% a l'aéroport, soit un cout par Ipod de 235 euros ! Une économie de 90 euros par rapport a la France, soit un prix inférieur de 28 %. Mais quelle histoire pour en arriver la !
Je vais ensuite acheter une carte mémoire pour mon appareil photo (1 Go coute 25 euros ici au lieu de 55 euros en France ...), une housse de protection pour l'Ipod, et nous voila de retour vers le backpacker satisfaits d'etre victorieusement sorti de l'enfer Hi-tech de Sim Li Square.
15:02 Publié dans Singapour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13 mai 2006
SINGAPOUR - VISITE DE LITTLE INDIA ET DU CENTRE-VILLE
J'ai retrouvé les charmes du dortoir cette nuit : voisin arrivant en pleine nuit, ronflements, et particularité de Singapour, la climatisation qui m'a transformée en glacon au milieu de la nuit.
Des le réveil, je jette un oeil dehors : ciel gris, pas tres encourageant pour sortir. Mais je n'ai que 2 jours pour découvrir Singapour donc je prend ma douche et je déboule dans les rues de Little India, appareil photo en main.
L'architecture et la propreté du quartier n´ont qu'un lointain rapport avec celle des villes indiennes : l'Inde est sale et souvent malodorante, les batiments sont souvent délabrés, les facades décrépies, alors qu'ici, tout est trop propre, parfaitement peint et en bonne état. Le symptome singapourien ...
Pourtant, l'ambiance qui regne dans les rues me transporte instantanément a des milliers de kilometres de Singapour. L'odeur de l'encens emplit délicieusement l'atmosphere, invitant a la méditation. 
Les jeunes femmes en saari sont belles comme des princesses des Milles Et Une Nuits, et les vieilles femmes drapées dans des tissus aux broderies dorées ne sont pas en reste non plus. Les rues sont aussi remplies d'indiens avec leur sacro-sainte moustache qui les rends reconnaissables partout sur Terre.
Au détour d'une rue, je tombe sur une maison colorée bien typique qui égaye un peu cette matinée grisatre. Elle se trouve presque au milieu d'immeubles dont les fenetres sont bardées de linge pendu au bout d'une perche.

Je repasse a mon backpacker pour prendre une nouvelle douche car l'humidité ambiante m'a déja fait trop suer. J'en profite aussi pour essayer de joindre la belle-mere de mon copain qui est marie avec une singapourienne. Il m'a renvoyé par emailun numéro de télephone qui fonctionne cette fois. J'ai donc rendez-vous avec Jenny ce soir a 18h30 pour aller diner ensemble. Malheureusement, il est trop tard pour que je puisse déménager mes affaires chez elle ce soir car l'heure du check-out du backpacker est passée et ils vont me demander de payer la chambre, que je parte ou que je reste. J'avais prévu d'aller diner avec Alex ce soir, voire d'aller faire un tour dans une discotheque locale, mais ca sera pour une autre fois.
Je prend ensuite la direction du centre-ville en longeant une avenue au bout de laquelle se trouve des batiments style HLM colorés, et je bifurque dans une rue piétonniere ou se trouve 2 temples hindous majeurs.
Les gens se pressent devant l'entrée, portant des batons d'encens a leur front et priant en s'inclinant rapidement pendant une trentaine de secondes.

L'immeuble opposé au temple possede des balcons auxquels il est possible d'accéder. Je monte donc au 3 eme étage pour avoir une meilleure vue sur le spectacle de la rue, et je me rend compte que je peux prendre l'ascenceur pour aller jusqu'au 28eme étage. Il doit y avoir une belle vue la haut, donc j'y vais. Lorsque la porte s'ouvre, je me retrouve sur un palier venteux avec le vide devant moi. La seule protection qui m'empeche de pouvoir sauter est un muret ornée de plantes vertes qui m'arrive a la hauteur du bassin. Je n'ai pas le vertige mais c'est assez impressionnant d'etre aussi haut sans avoir une paroie de verre devant soi.
Je fais quelques photos "aériennes" des environs et je redescends au 5 eme étage pour faire des photos de la rue, puis je continue dans la direction du quartiers des affaires.
Tout le long du chemin, les rues de Singapour sont d'une propreté absolue, les facades des batiments donnent toujours l'impression qu'ils viennent d'etre repeint. Singapour ressemble a une ville flambant neuve. Je passe derriere le Raffle Hotel, un hotel de luxe datant de l'époque coloniale ayant inventé le fameux cocktail du meme nom. Aujourd'hui encore, ce palace figure parmi les plus beaus et luxueux de toute l'Asie.
Alors que je marche tranquillement, je croise Alex qui a aussi passé la journée a errer dans la ville. il est claqué et rentre au backpacker. Je continue vers un stade de football au bout duquel se trouve un panorama fantastique sur le quartier des affaires et ses grattes-ciel vertigineux, collés les uns aux autres.
Sur l'un des coté du terrain se trouve le Palais de Justice, et la Mairie dont le toit émerge au dessus des batiments tel une soucoupe volante venant d'atterir.
Je traverse le stade et atteint le bord de la riviere Singapour ou se trouve le fameux théatre dont le toit a éte concu pour ressembler a un durian (le fruit exotique qui pue ...). Comme l'Opéra de Sydney, ce batiment figure maintenant parmi les symboles architecturaux de la ville. 
Je traverse le pont ou de nombreux singapouriens se promenent car la superbe vue sur la ville qu'il offre en fait un lieu tres appreciable pour flaner. Vers 17h00, la lumiere commence a baisser donc je prend le chemin du retour vers le backpacker.
Je prend ma troisieme douche de la journée et vais attendre Jenny dans le lobby. Elle arrive pile poil a 18h30, avec son fils CJ, frere de Shing (la femme de mon copain). Elle ressemble a sa fille comme 2 gouttes d'eaux (ou plutot l'inverse). Apres les retrouvailles, elle m'explique qu'elle souhaitait m'emmener dans l'un des plus chic restaurant de Singapour situé au 88eme étage d'une tour, mais qu'en raison de la Fete des Meres, tous les bons restaurant sont bookés ce soir. On essayera quand meme d'y faire un tour plus tard dans la soirée.
Nous prennons la voiture et CJ nous conduit vers le quartier des affaires. Nous nous garons dans le parking souterrain d'un immeuble et continuons a pied vers une place ou se trouve une sorte de halle de style colonial qui abrite des dizaines de stands de nourriture, essentiellement des produits de la mer. Nous nous installons a une table a l'extérieur et Jenny commande toutes sortes de choses sans que je sache vraiment ce que c'est.
Nous commencons avec des mini-brochettes de poulet, d'agneau et de boeuf grillées dans une délicieuse sauce de soja. Un plat de molusques arrive, et la, je fais moins le malin. C'est délicat de refuser donc je tire le truc visqueux et immonde de sa coquille : beuuuurk, je vais vomir si je met ca dans ma bouche, c'est sur ! Allez, on y va ! Qu'est-ce qu'il faut pas faire pour etre poli !!! Sans regarder, je l'avale tout rond pour le sentir le moins possible sur ma langue. Ca passe ... J'esquisse un petit sourire de satisaction forcée, et je prétexte que c'est trop épicé pour moi pour ne pas avoir a me farcir toute l'assiette (Jol, je sais que t'es mort de rire mais le repette pas a Jenny stp ... ).
Arrive ensuite un énoOOOoorme Crabe au Poivre Noir, cassé en plusieurs parties. Ca me va déja mieux comme plat. Je me saisie d'une pince et me démene comme un diable pour aller extirper la délicieuse chair, en cassant tout au passage. C'est bon, mais ca se mérite !
Je suis déja repu mais il faut encore finir un plat de poisson frit, des tranches de canard, des nouilles aux légumes cuit a la vapeur et vider un demi-litre de jus de canne. Jenny me voit galérer un peu et m'explique que les singapouriens adorent manger, c'est un de leur passe-temps favori. Malheureusement, peu d'entre eux ont la chance d'avoir une cuisine équipée, ou alors juste pour la frime, donc ils se ruent sur les restaurant tous les soirs. La nourriture étant bon marché et souvent de tres bonne qualité, ils auraient tort de se priver.
A coté de ca, les filles sont minces comme des top-modeles. Heuuu... faut m'expliquer le truc la, je peux devenir millionnaire de retour en France.
J'arrive a finir tant bien que mal mes 5 plats, et nous repartons pour l'un des plus haute tour de Singapour qui abrite le fameux restaurant au 88eme étage. Effectivement la vue sur Singapour "by night" est magnifique, mais de vaut pas celle de New-York. Les singapouriens sont soucieux de ne pas gaspiller l'électricité et ne laisse pas les lumieres allumée dans les bureaux en dehors des heures de travail comme a New-York. Les tours sont donc moins lumineuses, mais le spectacle vaut toujours le coup d'oeil. Nous essayons d'aller au bar mais ici aussi, c'est plein.
Jenny m'emmene ensuite dans le quartier des bars et boites de nuits qui se trouve le long d'un quai amménagé. C'est le haut lieu de la vie nocturne a Singapour, mais plutot pour les touristes et les expatriés que pour les locaux car les prix y sont plus chers qu'ailleurs. En tous cas, ca bouge bien en ce samedi soir, il y a une musique d'enfer et ca donne envie de faire la fete.
Nous prennons ensuite le métro, et je fais connaissance avec une autre facette de Singapour. J'avais déja souligné le coté propre de la ville, mais lorsque je descend dans la station de métro, c'est encore y un niveau au dessus. J'ai l'impression d'etre dans un hopital ou dans la salle blanche d'un laboratoire tellement tout est aseptisé ici. J'ai du mal a croire que je suis en Asie.
Jenny paye mon ticket, je n'ai pas le droit de dépenser un seul centime avec elle ! Le métro est ultra-moderne, completement automatique.
Nous descendons a la station de Chinatown, pour une visite rapide. Je suis un peu décu par l'endroit car je m'attendais a un Chinatown authentique, un peu dans l'esprit de celui de San Francisco ou New-York, mais ici, tout semble neuf, refait pour les touristes.
Nous rentrons vers 22h00 a nos maison respectives. Je la remercie chaudement pour le diner et tout le reste, et continu seul jusqu'a la station Little India. Je retrouve Alex qui prend un jus d'orange sur la terrasse du backpacker, mais il est crevé, moi aussi, et nous allons nous coucher peu de temps apres.
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12 mai 2006
DE JAKARTA A SINGAPOUR - MAUVAIS DEBUT ...
J'ai bien fait d'aller acheter un réveil pour etre sur de me réveiller ce matin car personne n'est venu frapper a ma porte a 5h00. Je quitte ma chambre sans regrets bien que ce soit ma derniere chambre en Indonésie, pays qui fut sans nul doute LA révélation de ce voyage.
La porte de l'hotel est fermée a clé, ce qui signifie que je ne peux pas sortir, et que la francaise qui est de l'autre coté ne peut pas entrer. Elle attends dehors depuis plus d'une heure ! Je pose mon sac a dos, et essaye de trouver le propriétaire ou le gardien de nuit, mais il n'y a personne dans le hall et les parties communes, et je ne me vois pas frapper a toutes les portes pour trouver mon interlocuteur. J'ouvre la fenetre qui me permet a peine de passer, et la francaise fait de meme en sens inverse.
Je suis surpris de trouver un peu d'animation dans la rue a cette heure matinale, notamment 3 touristes, encore des francais je pense, qui discutent avec des locaux assis sur le trottoir. Je demande a un taxi stationné devant moi le prix de la course pour m'emmener a la gare d'ou partent les bus pour l'aéroport. Ce n'est pas loin, 15 minutes a pied, mais dans la nuit, je ne préfere pas prendre de risque car le quartier ne me semble pas sur. Il me sort un tarif prohibitif, je lui fais comprendre que je sias ou se trouve al gar et que ce n'est pas si loin pour justifier un tel tarif, mais il ne demord pas. Un des francais vient me voir. Il parle indonésien et se propose de négocier la course pour moi. Rien a faire, le chauffeur ne veut pas baisser son prix. Cette feignasse préfere ne pas prendre la course plutot que de perdre la face ! Je prend donc un taxi-triporteur, une sorte de mobilette a trois roues, appelée rickshaw en Inde. La course me revient a 10 000 RPH et je me fais déposer devant le bus plein qui part aussitot. Je me suis trouvé un place sur les marches a coté du chauffeur.
Le trajet dure plus d'une demi-heure sur une route déserte. Il prend surement 2 heures aux heures de pointe. L'enregistrement pour aller a Batam n'est pas encore ouvert donc je patiente en admirant les "Adam's Angels" qui défilent sous mes yeux. C'est le nom des hotesses de la compagnie Adam Air, toutes vetues en uniforme vert-orange flashy qui se compose d'une mini-jupe, d'un haut plutot tres moulant et de chaussures a talon haut. Meme en France on n'a plus ca ! Je me croirais a un défilé de mode sexy plutot que dans un pays ou l'on essaye de couvrir les femmes de la pointe des cheveux jusqu'aux orteils.
L'avion décolle avec un petit peu de retard, et bientot, la couche de pollution grisatre qui pese sur Jakarta n'est plus qu'un mauvais souvenir. Je dors la majeure partie du trajet et ne me réveille qu'avant l'atterissage. Nous sommes au dessus d'un groupe d'iles défigurées par un développement économique sauvage. Je savais que Batam était hideuse, mais pas a ce point. Je récupère mon sac a dos et j'achète directement à l'aéroport mon billet de ferry pour Singapour à un petit comptoir avant la sortie. Je fais une économie de 4 dollars singapouriens (SGD) par rapport au prix normal (16 SGD) si je l'avais acheté au port. Un taxi m'emmène au Batam Center d'ou partent les ferries pour la somme de 70 000 RPH. Impossible de négocier ici. Le paysage lors du trajet me confirme la laideur de l'endroit.
Je dépense mes derniers roupiahs au self-service. Les serveuses sont sympas car elles me donnent une assiette de Nasi Goreng en plus de ce que j'ai commandé pour ne pas avoir a me rendre la monnaie. Le passage de l'immigration est un jeu d'enfant et a 14h30, je quitte définitivement le sol d'Indonésie. En route vers Singapour, 18eme et dernier "pays" de mon voyage. Pour la premiere fois depuis que je suis parti, je repasse dans l'hémisphere Nord. Tout un symbole.
Le ferry est un bateau rapide d'une centaine de personnes, a moitié rempli. Au fur et a mesure que nous approchons de Singapour, d'immenses pétroliers, portes-containers, et autres monstres des océans apparaissent. La skyline devient de plus en plus perceptible a travers une sorte de brume permanente qui pourrait etre de la pollution. De loin, ca pourrait etre Manhattan. 
La densité des navires devient impressionnante lorsque nous passons le port industriel : je n'en avais jamais autant, aussi grands.
Nous débarquons a coté d'un paquebot de croisiere, sous une chaleur assomante.
Dans un genre plus local, un bateau de croisiere pour touristes contraste avec les immenses infrastructures du port industriel.
Il ne reste plus que le passage de l'immigration. J'arrive devant l'agent des Douanes qui scanne mon passeport. Il le feuillete pour trouver une page libre ou apposer son tampon (héhéhé, ca devient difficile...), s'arrete sur celle ou se trouve en plein milieu celui de l'Antarctique, et ... NOOONNNNNN ... VLAN !!! Je n'ai pas eu le temps d'hurler. Cet abruti a foutu son tampon pourri sur mon magnifique macaron d'Antarctique alors qu'il avait 3 pages vierges juste apres !!! Je le hais ! Tres mauvais début a Singapour... Je maugré tout seul pendant 5 minutes avant de commencer a penser a la suite.
Je dois téléphoner au beau-frere singapourien de mon pote Jerome qui m'a arrangé un appartement ici. Seulement, je n'ai pas de téléphone mobile donc je dois trouver une cabine publique. Et a Singapour, ce n'est pas une chose aisée. J'en trouve une apres avoir tourné pendant 15 minutes dans le centre commercial, mais celle-ci ne prend que les cartes téléphoniques. Et bien sur, personne ne sait ou je peux acheter ca : "une quoi ? Une carte SIM tu veux dire ?" Je commense déja a détester Singapour...
Je décide de prendre un taxi pour me rendre en ville, dans un hotel recommandé dont j'ai trouvé l'adresse sur un forum : Lee Traveller's Club. Le chauffeur m'indique une allée lugubre derriere un grand batiment. C'est la, mais je ne vois rien qui minspire confiance. Je sors quand meme du taxi et demande a un boui-boui confirmation de l'adresse. Oui, c'est bien la, au 7e eme étage. J'ai l'impression d'etre dans une cage d'escalier d'un HLM d'une cité de banlieue. C'est donc comme ca a Singapour ?? J'arrive au 7eme étage et demande dans un appartement dont la porte ouverte le Lee Traveller's Club a une fille qui regarde la télévision. "C'est plus bas" qu'elle me dit. Je descend jusqu'au 4 eme, redemande mon chemin, et on me dit que c'est au 7eme. OK ... Je remonte voir la fille, et elle me dit que c'est la ! Elle se fout de ma gueule ou quoi ?!?
- Le patron est la ? Je voudrai voir une chambre simple.
- Il est parti, il revient dans 5 minutes.
- Et toi, tu peux pas m'en montrer une ?
- Non, je n'ai pas le droit.
C'est ca... dis plutot que tu préferes regarder la télévision... Je m'apercois qu'il y a un téléphone a pieces juste a l'entrée. Cool, j'appelle mon contact, mais personne ne répond donc je laisse un message. J'attend 5 minutes le retour de M. Lee, puis 10 minutes, 25 minutes passent, personne ne vient.
- Tu veux pas aller chercher ton patron pour lui dire qu'il y a un client ?
- Non, je dois rester la.
- Ok... bon, tu sais ou je peux acheter une carte téléphonique ?
- Non.
- Et un plan de Singapour, tu as ca ?
Elle cherche 30 secondes dans le bordel du bureau.
- non.
- Bon ... tu sais ou je peux en acheter une a coté ? Tu connais une librairie ou une grande surface ou je peux trouver ca ?
- Non, je ne sors jamais.
Bon sang, mais qui m'a foutu une demeurée pareille ?!?! Je lui explique que je laisse mon sac la, je vais faire un tour en ville.
Il s'est mis a pleuvoir. Je cherche un centre commercial ce qui n'est pas tres difficile a trouver ici. Malheureusement, il n'y a que des restaurant chinois dedans, des herboristeries traditionnelles, des centres de beauté, de relaxation, et au détour d'un couloir, une rangée de Massage Parlours ou les "masseuses" en mini-jupe sur le pas de la porte me font des grands sourires... Ce n'est pas ici que je vais trouver ce dont j'ai besoin. J'en ai ras le bol de Singapour !
Je laisse tomber le plan de la ville, je me mets en quete d'un Cafe Internet pour prendre une adresse d'hotel correct et me poser enfin. Ca me prend encore une demi-heure, mais j'ai trouvé un backpacker pas tres loin dans Little India qui correspond a ce que j'ai l'habitude d'avoir. De retour chez Lee, le monsieur est la. Je n'ai meme pas le temps de lui demander quoique ce soir qu'il me tend la carte de visite d'un autre hotel, ou je serai "plus a ma place" me fait-il comprendre. J'avais entendu dire que les chinois étaient un peu xénophobes sur les bords, ca se confirme.
Je prend un taxi pour ma future nouvelle adresse qui se révele tres bonne. Le quartier est super, central, et l'hotel est propre, fréquenté par d'autres voyageurs. Par contre, il n'y a que des dortoirs de 6. Jusqu'au bout, je serai un backpacker ! Je fais la connaissance d'Alexander, un écossais de 28 ans qui prend le meme avion que moi pour Londres dans 2 jours. Nous allons prendre une verre dans un bar, et nous discutons d'art pendant 2 heures car il est sculpteur. Nous allons ensuite diner dans un restaurant indien, genre fast-food qui ne paye pas de mine, mais je retrouve avec bonheur les meilleurs Nans et Raitas depuis que j'ai quitté l'Inde il y a 7 ans. Je le quitte pour aller sur Internet ou je trouve un email de mon copain Jérome qui m'explique que le numéro de téléphone que j'ai pour l'appartement n'est peut-etre plus bon. J'avais remarqué ...
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ITINERAIRE DE VOYAGE A SINGAPOUR
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