20 avril 2008
AU COEUR DE L'AMAZONIE BOLIVIENNE
Après avoir traversée l'Amazonie brésilienne, nous voici dans le Parc National Madidi, au coeur de l'amazonie bolivienne. Avec 2 guides et une cusininière autochtone, nous partons 4 jours en trekking découvrir la vie dans la fôret. Nous faisons un pause avant la tombée de la nuit. Les insectes commencent à se régaler de notre peau fraiche, il ne fait pas bon de trainer sur la rive...
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06 novembre 2005
TREK DANS LE PARC MADIDI - 1ER JOUR DANS LA JUNGLE
Notre groupe de 4 embarque ce matin pour essayer de vivre pendant ces 4 jours dans la jungle une expérience amazonienne unique. Nous sommes accompagné de Simon, notre guide indigène pour la pampa. C'est un ptit bonhomme à la tête joviale qui nous a bien fait rire. il y a aussi Jeni, notre cuisinière, et Juan le deuxième guide, plus discret mais qui saura être là quand il faut.
La barque remonte le courant avec difficulté car le courant est vraiment fort. A certains endroits le niveau de l'eau est si faible que nous devons descendre de la barque pour l'alléger et lui permettre de continuer, en nous récupérant plus loin.



Au bout de 3 heures, nous débarquons sur une berge au milieu de nulle part. Un petit chemin s'enfonce dans la forêt, et nous débouchons 200 mètres plus loin dans une clairière en friche ou 2 grandes cabanes ont été construites. L'une des cabanes abrite nos lits, rustiques, avec leurs matelas en paille. Des bruits d'animaux en tout genre se font entendre ça et là, et surtout, nos amis les moustiques sont sur le pied de guerre. Voilà donc notre camp.
Jeni s'active aussitôt pour nous préparer le déjeuner dans sa marmite noircie sur un feu de bois.

A 15h00, nous partons faire une marche dans la jungle jusqu'à une paroi rocheuse ou des grands et beaux perroquets rouges, verts et bleu ont élu domicile. Des nuées d'autres perroquets verts et jaunes sillonnent le ciel et piaillent sans cesse.
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En route, Simon nous a expliqué les différents types de forêt que nous allons voir, de la Primaire (la plus ancienne, la plus dense et la plus haute) à la Tertiaire qui à moins de 200 ans. Nous apprenons aussi à reconnaître des plantes médicinales. Il y a aussi pas mal d'insectes multicolores louches. Plus c'est beau, plus, c'est venimeux ...
Nous passons ensuite au dessus de la paroi d'où nous avons une vue panoramique sur la jungle, et le fleuve qui serpente au milieu, et les montagnes verdoyantes au loin.

Simon nous fait goûter une racine anesthésiante dont l'effet est immédiat : je l'ai à peine posé sur ma langue que je ne sens plus rien. Nous mâchons aussi des feuilles de coca pour voir ce que ça fait. Le goût n'est pas terrible, juste une légère sensation anesthésiante.
De retour au camp après cette ballade de 3 heures, nous allons nous laver dans la rivière, puis le dîner arrive. L'unique bougie qui nous éclaire attire toute sorte de papillons et d'insectes bizarres dont cet "insecte bâton", cousin de la mante religieuse, dont le camouflage en brindille est parfait.

A 20h00, nous partons pour une marche de nuit car les animaux sortent plus souvent. Nous avons beau avoir des torches, la physionomie de la forêt change complètement et devient vraiment inquiétante. Qui sait ce qui va me tomber dessus ? Je ne vois plus les insectes venir et ramper sur moi. Finalement, nous n'apercevons rien de plus malgré un circuit d'une heure.
De retour au camp, nous installons les moustiquaires, et c'est parti pour une nuit au milieu du plus grand écosystème du monde.
15:27 Publié dans Bolivie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bolivie, rurrenabaque, parc madidi, camping, jungle, amazonie, trek
03 novembre 2005
RURRENABAQUE - 3 JOURS DANS LA PAMPA
Nous avons rendez-vous à 9h30 à l'agence pour partir 3 jours à la découverte de la pampa. Sylvia est à nouveau malade ce matin, et décide de ne pas partir aujourd'hui. Cela risque de poser un problème car le tour n'est pas possible pour 2 personnes seulement. Heureusement, le gars de l'agence se débrouille pour nous faire rejoindre un autre groupe.
Il ne reste plus qu'à payer ... La banque est ouverte, et je peux enfin obtenir de l'argent via ma carte VISA. il était temps car je n'avais plus que 2 euros en poche, même pas de quoi payer l'hôtel. Je prend le strict minimum pour 3 jours, et je laisse mon gros sac à dos à l'agence de voyage. Un 4X4 nous attend devant l'agence, et nous nous entassons à l'arrière, avec 2 guides. Je me retrouve donc avec Isabella, 2 anglais (Simon et Chloe), 2 irlandais (Gary et Colin), 1 autrichien (Thomas), et 1 allemande (Monica).
Il faut 2 heures de voiture sur une piste poussiéreuse pour atteindre la rivière qui va nous permettre de nous enfoncer dans la pampa et atteindre notre camp. Nous chargeons les bagages dans une longue barque, je me badigeonne d'anti-moustique et partons sillonner les méandres du Rio Yacumba pendant 3 heures sous un soleil de plomb. L'eau est aussi marron que le Rio Amazonas. Les berges de la rivière regorgent de vie.

Des centaines de tortues, faisant jusqu'à plus d'un mètre, profitent du soleil en s'installant sur les nombreux tronc d'arbres ou branches qui émergent de l'eau.

Des crocodiles et caïmans paressent sur les berges, et plongent dans l'eau dès que nous nous approchons d'un peu trop près.
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Une multitude d'oiseaux (échassiers, aigrettes, martin-pecheurs, etc ...) observent notre passage depuis les arbres. Nous apercevons même un toucan avec son magnifique bec orange démesuré par rapport à la taille de son corps. Cela ne le déséquilibre pas pour voler car le bec est fait d'une matière creuse très légère.
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Les dauphins roses apparaissent au bout d'une heure à quelques mètres devant notre barque. Cette catégorie de dauphins ne vit qu'en eau douce dans le lit des rivières de la forêt amazonienne entre autre. Ils sont moins espiègles que leur compatriotes marins, mais aussi peu farouches. Surtout, ils sécurisent la zone ou nous trouvons en éloignant les piranhas, crocodiles et autres animaux dangereux afin de nous permettre de nous baigner dans la rivière. Etant donné la chaleur ambiante, je ne me fait pas prier pour piquer une tête dans l'eau, malgré sa couleur peu engageante.

Nous arrivons au camp en fin de journée. Il est installé en bordure de rivière, et se compose de 2 grandes baraques en filet de moustiquaire. L'une nous sert de dortoir, l'autre de salle à manger/cuisine. Le coin est infesté de moustique.
Le deuxième jour, nous partons faire une marche dans la pampa, dont l'objectif principal est de voir des anacondas. La pampa est une immense plaine marécageuse, recouverte d'herbes hautes. Il faut s'équiper de bottes pour pouvoir marcher dedans.
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Mais ce jour là, nous n'aurons pas la chance d'apercevoir plus qu'un oeuf d'anaconda et des crocodiles, malgré une marche de plus de 3 heures sous une chaleur accablante.

Nous nous reposons l'après-midi, et reprenons le bateau pour aller nager avec les dauphins.
Le troisième jour, nous allons à la pêche aux piranhas. Armé d'un simple fil, d'un crochet et d'un morceaux de viande, je lance ma ligne depuis la barque. Ca mort instantanément, mais je ne retire pas assez vite ma ligne pour piéger le poisson. Au bout de 5 tentatives, les poissons ont mangé tout mon appât. Heureusement, nos guides sont aguerris a cette technique de pêche et nous attrapent 2 piranhas, un rouge, le plus gros et le plus vorace, un jaune, plus petit et moins agressif.

Notre cuisinier nous les prépare au déjeuner mais il n'y a pas grand chose à manger dessus. Au moins j'aurai goûté du piranha.
Le trajet de retour prend tous l'après-midi. Aussitôt arrivé à Rurrenabaque, je confirme mon départ pour le trek de 4 jours dans la jungle pour le lendemain, avec Isabella, Simon et Chloe. Il faut absolument que je me coupe les cheveux, et je me rend donc au premier salon de coiffure ouvert. Je me suis préparé psychologiquement à me retrouver avec la boule à zéro une fois de plus, mais la coiffeuse se débrouille plutôt bien, et je ressort assez satisfait du résultat. Tout notre groupe dîne ensemble, nous allons nous faire une partie de billard, et je vais me coucher vers 23h00.
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01 novembre 2005
RIBERALTA - SANS ARGENT EN BOLIVIE
A 8h00, je suis au garde-a-vous devant le poste d'immigration. Les formalités prennent 5 minutes, j'ai un visa de 90 jours. Par contre, aucune banque à Guayaramerim ne permet de retirer de l'argent avec une carte VISA, il faut donc tenter notre chance à Riberalta, la plus grosse ville à l'extrême Nord de Bolivie. Avec plus 60 000 habitants, il doit bien y avoir un distributeurs automatique la-bas ! Je change mes derniers Reals brésiliens contres des bolivianos, ainsi que quelques dollars, par sécurité.
L'objectif initial était d'aller directement à Rurrenabaque pour faire un trek de plusieurs jours dans la jungle, mais nous avons raté l'unique bus de la journée qui part à 8h00. De toute façon, avec moins de 30 euros en tout sur moi, je ne vais pas aller loin pour toute la semaine. Donc je prend la direction de la gare routière avec Sylvia et Isabella, une suisse rencontré en chemin dans la même situation financière que nous, pour se rendre à Riberalta.
Le prochain bus part à 14h45 et il n'est que 10h15. Pas question de perdre plus de temps, donc nous prenons un taxi collectif qui coûte le même prix que le bus (30 Bol) mais qui ne met que 2 heures pour y aller au lieu de 3 en bus. La voiture est complètement délabrée, plus aucun circuit électrique ne fonctionne, les vitres sont bloquées en position ouverte, le pare-brise est fendu de partout, la ceinture de sécurité est cassée, une poussière rouge à envahi la voiture, etc ...

Bref, nous partons dans une épave roulante sur une piste de latérite qui traverse la forêt amazonienne, d'une ligne droite jusqu'à Riberalta. Le trajet n'a rien d'extraordinaire : on manque de se faire mettre dans le décor par un bus qui nous double à moins de 20 centimètres, et on franchit une rivière sur une barge.



Nous arrivons à Riberalta à 12h30. Sans poser nos sacs à dos, nous arpentons le centre-ville à la recherche d'un distributeur, en demandant à tous le monde. Impossible d'avoir 2 versions identiques. Un coup c'est "oui", un coup c'est "non". Au final, nous allons de de déception en déception. il n'y a rien non plus ici. Ca commence à devenir grave. Une lueur d'espoir naît quand un agent de sécurité de la Banco Mercantil nous dit que nous pouvons avoir une avance sur notre Carte VISA ici. Il y a déjà 15 personnes qui font la queue à l'extérieur, nous en rajoutons 3 de plus. La banque ferme à 16h00, il est 14h00.
Le système de queue est assez particulier ici : les clients rentrent dans la banque par groupe de 7, et il faut attendre que la banque soit vidée du groupe précédent pour en faire entrer un nouveau. Autre règle importante, les personnes âgées de 60 ans et plus ont la priorité, et peuvent donc rentrer quand elles le veulent. Au bout d'une heure, nous n'avons pas avancé d'un centimètre, des personnes sont sortis, mais entre-temps, pleins de personnes âgées sont arrivées, prenant directement notre place au guichet. Et je ne parle même pas de l'efficacité des employés de la banque ! Au bout d'une heure et demi, un nouveau groupe entre enfin. Au prochain, c'est notre tour. A 15h50, nous sommes toujours devant la porte... et à chaque fois qu'une personne sort, une vieille passe devant tous le monde, retardant encore notre échéance. Je n'en peux plus de ce système à la con qui va nous obliger à rester ici cette nuit pour refaire la queue demain matin. Je demande à l'agent s'il pense qu'on pourra passer quand même. Il ne sait pas trop, mais il va demander à l'intérieur. Quand il revient, la réponse n'est pas celle que nous attendions : la banque ne fait pas d'avance sur les cartes de crédit internationales ! Je souffle un grand coup, Isabella sourit nerveusement, Sylvia craque ...
Nous venons d'apprendre une chose très importante sur les boliviens : quand ils ne connaissent pas la réponse à une question, ils préfèrent donner une fausse réponse, plutôt que de montrer leur ignorance. Ca va nous aider dans notre voyage ça !
Nous allons à l'hôtel le plus proche pour faire le point et permettre à Sylvia de se reposer. Nous n'avons pas d'autre choix que de dormir ici cette nuit car le prochain bus pour Rurrenabaque part demain main à 11h30. Il n'y a plus qu'à prier pour que nous puissions payer le trek la-bas avec nos cartes de crédit.
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31 octobre 2005
TREK DANS LE PARC MADIDI - 3EME JOUR DANS LA JUNGLE
Une pluie diluvienne s'abat sur notre camp de fortune dès 5h00, et elle ne s'arrêtera que vers 10h30. Jeni a quand même réussit a nous faire un petit déjeuner digne de ce nom. Du coup, nous restons sous la bâche en attendant que ça se calme, puis nous repartons dans la jungle trempée. Là, c'est vraiment l'aventure ! Le minuscule sentier est devenu boueux, et les passages de ruisseaux sont plus acrobatiques que jamais car la terre est devenu très glissante.
En cours de route, nous apercevons une biche (hé oui, il y en a aussi dans la jungle!), et une tortue terrestre d'environs 1 mètre de diamètre, un spécimen rare.
Au bout de 2 heures de marche, nous arrivons dans une clairière où 2 cabanes en bois ont été construites. 2 familles indigènes vivent ici depuis des générations, et l'une d'entre elle va nous accueillir pour cette nuit.


Le père revient tout juste de la chasse et rapporte un cochon sauvage. Il le dépèce sous nos yeux, vide les entrailles, et le découpe méticuleusement. Il ne veut pas que je prenne des photos car la chasse est officiellement interdite dans le Parc National Madidi. Si je prend une photo, il craint que quelqu'un d'extérieur au Parc la voit et que cela lui attire des ennuis. Officieusement, les autorités du Parc le laisse chasser 2 cochons sauvages par mois, car il habite dans le Parc bien avant sa création. Surtout, elles savent que cela fait parti de son mode de vie, et que de toute façon, il n'a pas les moyens d'aller en ville acheter de la viande pour sa famille. Cela reviendrait à détruire son mode de vie et a condamner cette famille indigène. En réalité, il en chasse quasiment 1 par semaine...
Une rivière limoneuse mais à l'eau presque claire, coule en bas de la cabane, et je vais m'y laver avec Simon et Isabella.

Le reste de l'après-midi est consacré à la confection d'artisanat à partir de fruits et graines trouvés dans la foret. Le guide nous montre comment fabriquer des colliers et des bagues. J'ai jamais porté de bijoux, ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer, mais là, c'est intéressant, et de toute façon, il n'y a rien d'autre à faire.

Nous installons nos moustiquaire dans un coin de la cabane, et nous allons tous nous coucher après le dîner, fatigués par nos 2 dernières courtes nuits de sommeil.

22:30 Publié dans Bolivie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bolivie, rurrenabaque, parc madidi, jungle, amazonie, trek, tarentule
TREK DANS LE PARC MADIDI - 4EME JOUR DANS LA JUNGLE
C'était encore le déluge cette nuit. La rivière s'est transformée en torrent de boue et il n'est plus question de s'y laver ce matin. Il n'y a pas vraiment d'activité ce matin, nous marchons aux alentours, nous peaufinons nos bijoux en bois. Dès que le déjeuner est fini, nous préparons nos sacs, remercions la famille qui nous a accueillie, et le départ est lancée.
Il faut traverser la rivière et grimper sur un talus glissant pour rejoindre le sentier. Ca sent le plan foireux... Comme je ne veux pas risquer de mouiller mes chaussures, je mets mes tongs pour franchir la rivière et garde mes chaussures de trek à la main. Les guides passent en premier, les autres suivent, puis je me lance a mon tour. Je passe la rivière, prend soigneusement mes appuis pour grimper le talus, mais les semelles de mes tongs sont tellement lisses que je glisse et me rétame dans la boue. J'arrive a m'arrêter juste avant de me retrouver dans l'eau. Il fallait que ça arrive ...
Après 5 minutes pour me nettoyer, nous repartons et arrivons 10 minutes plus tard au bord de la rivière où la barque du retour nous attend déjà. Il y a les 2 anglaises qui nous avaient rejoint pour une nuit dans le premier camp. Nous embarquons. Cette fois nous sommes dans le sens du courant, et comme la pluie a fait monter le niveau de l'eau, nous allons a toute allure. Le soleil tape fort et il fait vraiment chaud, au point que Simon (le guide) nous propose de faire un arrêt pour se baigner. Il nous passe des gilets de sauvetage pour nous permettre de flotter et se laisser emporter par le courant quelques minutes, pendant que la barque nous suit. Simon (l'anglais) et Isabella y vont, moi je décline l'offre. Les 2 anglaises ont l'air passablement agacées car j'ai l'impression qu'elle sont impatientes de rentrer, et nous leur faisons perdre du temps. nous récupérons nos 3 nageurs au bout de 10 minutes et la barque repart de plus belle.

Sauf que nous faisons un nouvel arrêt au village de la communauté indigène, à notre demande, pour pouvoir acheter des bières. Et là, les anglaises sont à 2 doigts de péter un plomb. Nous l'avons tous remarquer mais ça nous faire rire. Elles n'ont pas l'air aventurières pour un sous, nous nous demandons vraiment ce qu'elles font là.
Enfin, à 16h00, nous débarquons sur les rives de Rurrenabaque. Ces 4 jours ensembles ont été tellement bien que nous proposons à nos guides de nous rejoindre ce soir pour prendre un verre ensemble. Entre-temps, il me faut trouver un nouvel hôtel avec Isabella, acheter un billet d'avion pour La Paz pour dès demain matin (avec la TAM, 40 dollars, qui dit mieux ???) et enfin, aller dîner.

Le rendez-vous a été fixé à 7h30 car nous sommes tous fatigués et ne voulons pas sortir trop tard. Jeni est la première, puis nous retrouvons par hasard le cuisinier de notre tour dans la pampa. Il se joint à nous, puis Juan arrive, et ils nous emmènent dans un karaoké local. L'endroit un bar typique, c'est-à-dire avec des tables et des chaises de jardin en plastique, avec une décoration minimaliste peinte directement sur les murs légèrement fissurées.
Les bières s'enchaînent, Simon (le guide) arrive, nous dansons, mais l'ambiance a été longue a démarrer. Maintenant que nous ne sommes plus dans la jungle, leur travail est fini, et il n'y a plus grand chose à se dire.
La bière continue de couler, et je m'assure auprès de Simon (l'anglais) qui commande à tous va qu'il a assez d'argent pour payer l'addition car elle commence a être lourde. "J'ai ce qu'il faut" qu'il me répond ...
Petite anecdote : A force de boire, j'ai envie d'aller aux toilettes, ce que je fais. Elles sont assez sales, avec des grosses toiles d'araignée au plafond. J'y vais une deuxième fois, une troisième trois, tout se passe bien... Quand j'en sort la quatrième, un "truc" au sol file entre mes jambes, il fait trop sombre pour bien voir. Je m'approche, me penche, et là, j'aperçois une araignée noire et poilue grosse comme ma main. J'ai une petite idée de son nom, mais je préfère courir chercher Simon pour être sûr. Là, il débourre aussitôt, et me fait " Tarentula ! Tarentula ! Una Tarentula !". Ca c'est la meilleure !!! Je passe 4 jours dans la jungle sans en voir une seule, je vais au WC à Rurrenabaque en pleine ville, et paf, la voilà !!! Je cours à l'hôtel (à 50 mètres) chercher mon appareil photo pour immortaliser la bête.

Retour à la soirée. Il se fait tard et Jeni est partie, puis Juan. Chloé fatiguée est rentré aussi. Nous demandons donc l'addition. nous avons bu à 8 quasiment 3 caisses, que le serveur nous apporte. Seulement, Simon le guide et notre ex-cuistôt n'ont pas d'argent avec eux, comme par hasard, ce qui fait que nous nous ne sommes que 3 pour tout payer. Et bien sûr Simon (l'anglais) n'a pas assez d'argent non plus... Je suis obligé de faire le complément avec mes derniers dollars. J'ai plus un rond pour payer la navette pour l'aéroport. Simon non plus. Il demande à nos guides de participer un peu, mais rien à faire, ils veulent se faire inviter sans nous donner le choix ! C'est décevant comme attitude après les bons moments que nous avons passés ensemble. Cela nous rappelle à la triste réalité que nous ne sommes pour eux que des touristes friqués. Dommage ...
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DE PORTO VELHO A GUAYARAMERIM (BOLIVIE)
Je suis sur le sentier de guerre dès 6h30, pour prendre le premier bus à destination de la Bolivie. Nous devons d'abord nous rendre à Guajara-Merim, ville frontière à 4 heures de bus de Porto Velho, puis traverser le Rio Mamoré en barque pour atteindre Guayaramerim en Bolivie. Si le temps nous l'autorise, nous tenterons d'aller jusqu'à Riberalta, à 3 heures de bus supplémentaire.
Comme à l'accoutumée, nous découvrons que les horaires de bus ont changé. Le bus de 8h0 pour Guajara-Merim, le premier de la journée, pour lequel nous nous sommes dépêchés, part finalement à 9h00. Cela nous laisse le temps de prendre un petit-déjeuner à la gare routière. Le bus est en retard et part finalement de la gare à 9h30. Mais comme la climatisation du bus ne marche plus, au lieu de prendre la route, nous sommes acheminés vers le dépôt de la compagnie, pour en changer, ce qui nous fait perdre encore du temps. Enfin, à 10h30, nous sommes sur le bon chemin.
La route à moitié goudronnée traverse la forêt amazonienne mais il est difficile de l'apercevoir. Après la pollution des fleuves qui sillonnent l'Amazonie, je prend conscience du danger qui pèse sur la forêt elle-même. Tout a été défriché aux alentours via la méthode du brûlis, et il ne reste plus de part et d'autre de la route qu'une plaine verdoyante. Parfois, quelques troncs calcinés trônent tristement au beau milieu d'un périmètre noirci. A l'horizon, quelques colonnes de fumée rejoignant les nuages grisâtres indiquent que la forêt continue de mourir.
Le bus fait le plein de personnes en cours de route. Toutes portent les traces de la pauvreté : t-shirt ou chemise troués, pantalon d'occasion trop grand. Et sur le visage des hommes, marqués par les brûlures du soleil (ou de la foret qui part en fumée), une barbe de plusieurs jours négligée. Certain ressemblent presque à des bandits de grand chemin.
Le bus arrive à Guajara-Merim, côté Brésil à 15h00. Les taxis demandent une fortune pour rejoindre le centre-ville donc nous attaquons la route à pied. Mais devant l'inexactitude aberrante du plan de la ville dans mon guide de voyage, nous nous résignons à en prendre un taxi quand même.
Nous arrivons dans une nouvelle ville-fantôme. Pas une âme qui vive dehors, pas un bruit dans la rue. Il faut d'abord aller au Bureau de la Police Fédérale pour obtenir le tampon de sortie. Quand nous arrivons devant le bâtiment, tout est fermé. Un homme attend devant et nous apprend que ce n'est pas ouvert le Dimanche. Bon sang ... Dimanche ... une fois de plus ! Mais pourquoi nous arrivons toujours dans une nouvelle ville un dimanche ? Je ne m'imagine pas bloqué dans cette ville pourrie pour la nuit, donc je frappe à la porte, j'appelle quelqu'un à travers la fenêtre, et une minute plus tard, un officier nous ouvre. Après de multiples formules de politesse, nous avons notre tampon. Ma bonne étoile ne nous a pas entièrement abandonné.
Nous fonçons au port qui se trouve au bout de la rue déserte. En face de nous, sur l'autre rive, c'est la Bolivie. Enfin !

Je ne m'imaginais pas quitter le Brésil dans un tel endroit, et dans de telles conditions. C'est assez glauque. La barque pour traverser le Rio Mamoré part une fois que 10 personnes ont été réunies. Nous attendons 15 minutes, juste le temps pour moi d'aller faire des photos de la fameuse ligne de chemin de fer inachevée qui devait relier le Brésil à la Bolivie, et l'embarquement commence. Ciao Brésil, Bolivie j'arrive !


La ville de Guayaramerim est un peu plus animée que sa jumelle brésilienne, mais notre chance s'arrête là. Le Service d'Immigration est fermé pour de bon, et il ne fera pas exception pour nous cette fois. De plus, il n'y a aucun distributeur automatique d'argent en ville. Je n'ai pas de monnaie bolivienne d'avance, et les banques sont toutes fermées. Là, je me fais la promesse de ne plus jamais traversée une frontière, ou d'arriver dans une nouvelle ville un Dimanche.
Bref, impossible d'aller plus loin sans visa d'entrée, ni argent, donc nous sommes contraint de dormir ici ce soir, en attendant l'ouverture des commerces demain à 8h00. Ce qui va nous faire rater notre bus pour Rurrenabaque censé être à la même heure. Le voyage en Bolivie commence bien ...
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29 octobre 2005
DE MANAUS À PORTO VELHO - CROISIÈRE AU COEUR DE L'AMAZONIE
Le Donna Lili n'est plus au port officiel quand nous nous y rendons à 15h00. Il s'est déplacé jusqu'au dock non officiel, ce qui nous permet d'embarquer sans avoir besoin d'attendre le gars auquel nous avons acheté les billets (de toute façon, il n'est pas là), ni de prendre une barque pour rejoindre le bateau en fraude.


Nos hamacs sont toujours là. Il nous reste 2 heures avant de partir, donc je vais faire des provisions de nourriture. J'achète le nécessaire pour faire des caipirinhas pendant plusieurs jours, une bouteille de vin pour fêter notre embarquement réussit, des ananas et des oranges. Le bateau se met en route à 18h00, juste au moment du coucher de soleil. Nous sommes les seuls étrangers à bord. C'est parti pour 4 jours de croisière sur le Rio Madeiras à vivre dans un hamac.

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Après 2 mois de vadrouille ininterrompue, je vais en profiter pour me reposer, pour lire, pour préparer les prochaines semaines en Bolivie, et bien sûr, observer la vie sur les rives de la forêt amazonienne.
Le dîner est servi immédiatement. C'est une soupe de légume avec des morceaux de viande grasse flottant dedans. Pas d'entrée, ni de dessert... Je ne dit rien, mais je crains le pire pour les jours suivants. A 20h00, toutes les lumières du bateaux sont déjà éteintes, tous le monde est dans son hamac, prêt a dormir. La nuit est fraîche en raison du vent. Je suis obligé de sortir mon duvet, chose que je n'imaginais pas faisable ici. Et le bruit perpétuel du moteur du bateau, combinée au confort relatif de mon hamac, font que la nuit n'a pas été très reposante finalement.
Le petit déjeuner est servi à 5h00, à l'aube, ce qui me vaut de le louper, car je n'ai pas le courage de me lever. Heureusement, un "délicieux" déjeuner est servit dès 10h30 : une assiette de riz, des spaghettis, et des morceaux de poulet baignant dans une sauce aux flageolets. Et ça va être comme ça pendant tout le trajet ! Au bout du deuxième jour, je n'en peux plus de ce régime de bagnard.
Le bateau longe la rive à contre-courant, ce qui permet de voir les villages disséminés le long du fleuve. Le niveau de l'eau est si bas (plus de 5 mètres en moins) que cela provoque un effondrement des berges, donnant une vue immédiate de la végétation, comme si j'étais à l'intérieur de la forêt.


Des grandes plages fluviales sont apparues, laissant parfois des embarcations sur le sable, a plus de 100 mètres de la nouvelles rive du fleuve.

Le fleuve lui-meme ne manque pas de distractions. De nombreuses personnes vivent a proximité, et offre un spectacle permanent de la vie locale en Amazonie. Tel cet homme se lavant de bon matin dans l'eau boueuse, ou encore cette femme "travaillant" sur un charter fluvial de marchandises.


Il arrive de croiser de temps en temps des cabanes flottantes de chercheurs d'or. Le toit en paille abrite une puissante pompe qui drague le fond du fleuve. L'eau est filtrée sur un tapis roulant à 2 niveaux et rejetée dans le fleuve avec sûrement quelques substances chimiques en plus. Ils récoltent 15 grammes d'or par jour. Ca m'a l'air peu mais ici, c'est suffisant pour survivre.

Le bateau charge parfois des nouveaux passagers. Il ne fait pas tojours escale, mais envoi son canot à moteur récupérer les gens sur la rive. Ceux-ci doivent ensuite se débrouiller pour escalader la balustrade avec leurs bagages, tout en continuant d'avancer avec le bateau. Et il fallait que ça arrive : une nuit, un malheureux passager rate son lancer de bagages, et lorsque le "plouf" retentit, tous le monde se précipite à la balustrade croyant que c'est le nouveau venu lui-même qui est tombé à l'eau.



Au bout du 2ème jour, le bateau est plein. Il y a beaucoup de jeunes mères à bord avec 2 ou 3 enfants, et détail typique du Brésil, ce sont quasiment toutes des filles. La sur-représentation féminine n'est pas prête de s'arrêter ! Il n'y a presque plus de place entres les hamacs, et c'est la guerre pour pouvoir s'étendre complètement. Heureusement, j'arrive à trouver un autre emplacement que celui où j'étais initialement, avec de l'espace. La place que je laisse libre ne le reste pas longtemps : un gros brésilien s"y installe, coinçant Sylvia entre lui-même, et un joueur de football pot-de-colle à l'haleine fétide (dixit Sylvia).
Autre problème apparaissant avec la surpopulation du bateau : l'odeur. Les douches et les toilettes sont situées dans la même cabine, et elles deviennent de moins en moins fréquentables. Les chasses d'eaux sont toutes cassées, et l'odeur qui en émanent devient insupportable quand on s'en approche. Quelques hamacs sont suspendus juste en face ...
Quand la nuit tombe à nouveau, l'Amazonie révèle son vrai visage : celui d'une forêt sauvage peuplée d'insectes en tout genre. Sauterelles géantes hideuses avec des crochets, moustiques de la taille d'une mite, papillons de nuit gros comme ma main, coléoptères à gogo, et bien sûr des araignées qui se régalent de ce petit monde. Une horde de ces charmants autochtones s'abat sur le bateau, attiré par les quelques lumières restantes. Impossible de rester plus de 5 minutes sur le pont sans qu'un insecte volant non identifié me heurte le visage ou le corps. Hier, nous avions été épargné grâce au vent qui soufflait trop fort pour leur permettre d'atterrir sur le bateau.
Le troisième matin, je me lève à 5h00 pour admirer le lever de soleil. Sur le pont, des centaines d'insectes sont morts, englués dans la rosée matinale. Le ciel se drape d'un violet-orange, qui se reflète dans l'eau, avant qu'un grosse boule rouge n'apparaissent derrière les arbres. Une fine bande de brume coupe l'horizon en deux. Ce spectacle magique, je l'ai vu des dizaines de fois, mais je ne m'en lasse jamais. Du coup, je me lève tous les matins suivants pour y assister seul sur le pont supérieur du bateau.
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Je me rend compte à quel point les brésiliens n'ont que faire du respect de l'environnement. J'ai l'impression que c'est une préoccupation de riche occidental, que je suis. Dans les villes, les gens ne prennent pas la peine de faire les 10 mètres qui les séparent d'un poubelle publique, quand il ont besoin de jeter quelques chose. Le trottoir où le caniveau font parfaitement l'affaire pour s'en débarrasser. Sur le bateau, c'est pire, et ça me révolte encore plus. Tous les détritus passent par dessus bord : chaussures usagées, canettes de bière, gobelets en plastique, mégots de cigarette, etc ... Ca me met hors de moi à chaque fois que j'assiste à ces scènes pathétiques. Et ça ne sert à rien de leur dire, car dans l'énervement je ne peux pas aligner trois mots de portugais.
Le bateau arrive à Porto Velho à 17h30, le quatrième jour. Un ciel noir et menaçant nous accueille. Nous avons à peine le temps de débarquer qu'un orage éclate. Nous attendons 30 minutes, mais ça ne se calme pas. Il nous faut encore trouver notre hôtel, aller manger, et se renseigner sur les bus pour demain matin, ce qui ne nous permet pas de nous attarder à l'abri dans le port. Nous utilisons donc nos sacs poubelles géants pour envelopper les sacs, je me fais un joli t-shirt en plastique, et nous voilas parti sous la pluie, dans les rues sombres de Porto Velho. La route qui mène au centre-ville est inondés et je patauge dedans avec mes tongs. Nous passons juste la nuit ici, et repartons dès demain en bus pour Guajara-Mirim où se trouve le poste de frontière avec la Bolivie.
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25 octobre 2005
MANAUS - PRÉPARATIFS POUR LE DÉPART EN BATEAU SUR LE RIO AMAZONAS
Le lundi est une journée morte. Tout est (encore!) fermé car c'est un jour férié. Impossible de rester dans la chambre sombre, chaude et humide de l'hôtel, donc je me force à sortir. Il y a quelques musées intéressants à voir, mais la culture fait aussi le pont. Donc, à part aller sur Internet dans le seul cybercafe ouvert, aucune raison d'errer dans la ville.
Ha si! Il y en a une bonne : trouver un distributeur d'argent qui fonctionne avec ma carte de crédit Visa ! Je n'ai plus un centime, et je dois encore payer le billet pour le bateau, l'hôtel, le dîner, etc ... J'essaye dans une dizaine d'endroits mais rien ne semble vouloir faire preuve de bonne volonté. Un jour férié même pour les distributeurs, c'est sacré ici ! Il n'y a plus qu'a prier pour qu'ils se remettent au travail demain.
Même trouver un endroit potable pour manger se révèle être une galère. Les seuls restaurants ouverts sont des boui-bouis peu avenants dans des rues désertes, sombres et parfois malodorantes. Ou en bordure de la route à 4 voies où les taxis et les bus pollueurs passent à toute allure. Nous finirons par choisir la rue sombre.
Heureusement, le lendemain est notre dernier jour à Manaus. Nous nous levons à 7h00 pour aller acheter notre billet de bateau dès l'ouverture du port. Il fait un temps pourri, une pluie diluvienne pour commencer la journée. Nous retrouvons au port le vendeur qui nous avait fait visiter le 2ème bateau pour Porto Velho. Il nous y emmène encore, en prenant une barque à moteur. Il faut escalader la rambarde pour monter à bord, puis nous suspendons nos hamacs au 2ème étage, loin des toilettes, loin des lumières qui attirent les moustique, à l'abris du vent et de la pluie.
Il ne reste plus qu'à payer. C'est là que la paranoïa de l'arnaque commence : en effet, nous contournons le système officiel en achetant notre billet à un vendeur de rue pour l'avoir moins cher (130 reals au lieu de 170). Du coup, nous ne pouvons pas embarquer par la passerelle officielle, et devons prendre une barque, depuis la rive à 300 mètres, pour atteindre l'arrière du bateau. Nous avons rendez-vous avec le vendeur à 15h00 pour embarquer définitivement. Mais s'il n'est pas là ? Le gars de la barque va nous demander une fortune pour nous emmener au bateau ? Et si le capitaine refuse de nous laisser monter à bord en prétendant que nos tickets ne sont pas valables ? Maintenant que nous avons payé, tous les coups sont permis ...
En attendant, il nous faut préparer le voyage. Comme je m'y attendais, j'arrive à retire de l'argent au premier distributeur (ouf!), j'achète des grands sacs en plastique pour protéger mon sac à dos de la pluie et de l'humidité, de l'anti-moustique, du papier-toilette, de l'eau minérale et de la nourriture en complément des repas inclus à bord. J'ai échangé des nouveaux livres avec des voyageurs français. Je suis prêt pour l'aventure amazonienne.
Rendez-vous dans 1 semaine pour savoir si je suis bien passé en Bolivie, via Guajara-Mirim.
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23 octobre 2005
MANAUS - PROMENADE SUR LE RIO AMAZONAS, À LA RENCONTRE DES EAUX
Après une nuit de folie à danser non-stop, le réveil est plutôt difficile. Nous arrivons tout de même à partir pour le sud de la ville afin d'y prendre un bateau. L'objectif est d'observer la fameuse Encontradas dos Aguas (Rencontre des eaux), point de contact entre le Rio Negro et le Rio Solimoes, qui forment le mythique fleuve Rio Amazonas. Le bus nous emmène au port situé à 13 kilomètres au sud de la ville d'où nous prenons un petit bateau qui nous fait traverser le fleuve. Un arc en ciel m'accueille pour mon premier contact avec Le Rio Amazonas.

L'eau du fleuve est noire, puis apparaît à l'horizon une tache jaunâtre. Au fur et à mesure que nous nous approchons, une ligne de démarcation nette se confirme. Les eaux ne semble pas vouloir se mélanger. Le bateau franchi la ligne, et nous voici sur l'autre fleuve.
Nous débarquons dans un village qui n'est qu'un lieu de transit pour aller dans les environs. Nous y restons 1 heure le temps de faire quelques photos, puis nous reprenons le chemin inverse pour arriver à notre hôtel le plus vite possible.





Je veux retourner au Sambadrome ce soir pour faire des photos, mais la fatigue l'emporte sur la motivation du Reportage, et après une pizza fade, je vais me coucher.
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