12 janvier 2006
BARILOCHE - VOL DE MON ORDINATEUR PORTABLE- MERCI A TOUS
Quelle surprise ce matin de voir tous vos messages et commentaires suite a mon dernier article. Ca m'a vraiment fait chaud au coeur de voir une telle solidarité se manifester, toutes vos propositions d'aide, vos recherches d'information pour faciliter mes démarches, etc ... Du coup, j'ai reussi a gérer l'envoi d'un chargeur pour la batterie de mon appareil photo a Santiago du Chili, ou je serai d'ici 3 jours. J'envisage donc mon périple a l'Ile de Paques avec un peu plus de sérénité qu'hier.
MERCI, merci a tous. J'ai lu vos messages, ne m'en veillez pas si je ne peux pas tous vous répondre personnellement.
Une pensée m'a fait sourire aujourd'hui : a chaque fois que je rencontre une nouvelle personne, la question classique apres le "tu viens d'ou?, c'est "tu voyages seul ?". Jusqu'a présent, je repondais souvent "oui" ou "oui, mais pas en ce moment, je suis avec des amis". Maintenant, je pense que je vais répondre "Pas vraiment, j'ai une colonie d'environ 300 specimens francophones dans mes valises... " ;-)
Sinon, il me reste encore quelques articles avec des photos a publier, mais apres, c'est bel et bien fini pour quelques semaines. Ca ne sera que du texte jusqu'a ce que je récupere, par un moyen que j'ignore encore, un ordinateur. Je pense que c'est l'affaire d'un mois si mon assurance ne déconne pas.
Encore merci, le moral est au beau fixe grace a vous, et ma volonté de réaliser ce Tour du Monde a ma maniere n'a pas subit une éraflure (peut-etre meme l'inverse). Voila... je laisse le clavier a Amichay.
Ludovic
Hello everybody, it is Amichay. I want to thank you all very much for your support. Ludo and I were amazed from all your comments, good to know that there are good peope in this world who are willing to help others.
Dont worry, I am OK, my body is safe and didnt got hurt. This is the most important thing that have no replace...
Tomorrow , we are separating, and I am heading to Buenos Aires to arrange all my things back...than to Punta-del-Este in Uruguay, and than to the Carnival in Brazil.
So thanks again, and keep on reading Ludo's best blog in the world
(NDLR : promis, c'est pas moi qui lui ai dit d'écrire ca !)
Amichay
22:57 Publié dans Argentine | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : argentine, bariloche
11 janvier 2006
BARILOCHE - ET LE PIRE ARRIVA ...
Voila ... je m'attendais à ce que ça arrive un jour : plus d'ordinateur portable, ni d'appareil photo. Envolés dans le cambriolage de l'appartement de location ou je logais. Flashback.
Le bus arrive à la gare routière de Bariloche à 8h00. Entretemps, il s'est arrêté en ville pour prendre 2 passagers, des membres d'un Office de Tourisme qui nous affirnent que tous les hôtels sont complets et qu'ils ont une sorte de centrale hotelière qui peut nous assister dans nos démarches de recherche logement en appelant les hôtels pour nous. Ca m'étonnerait fortement que tous soit complet, mais ca ne coûte rien, nous pouvons essayer. Nous prenons l'adresse en ville et sautons dans un taxi pou nous y rendre.
Bariloche se situe dans un cadre naturel superbe, au bord d'un lac entouré de montagne et de forets. La ville en elle mème ne presente pas tellement d'interet, si ce n'est les magasins de chocolats artisanaux tous les 200 metres et les meilleures glaces d'Argentines. C'est aussi le haut lieu de la Fiesta argentine avec, et quantite de jeunes Portenos fortunes (habitants de Buenos Aires) viennent juste y faire la fete. au niveau achitecture, la ville essemble a une sorte de grande station de ski avec ses nombreux batiments en bois naturel, style chalet de montagne. Un petit air de Suisse souffle ici.
Une fois a l'Agence de tourisme, les appels téléphoniques commencent, et au bout de 20 minutes, on nous annonce la "bonne nouvelle" qu'il y aurait peut-etre 4 lits de libre a 40 minutes de la ville en bus. Entretemps, j'ai été sur Internet pour récupérer un message de Daphna qui nous donne les coordonnées de son hotel a Bariloche ou elle se trouve en ce moment. Ca ne plait a personne d'habiter a 40 minutes du centre-ville donc nous laissons tomber et allons voir l'adresse de Daphna. L'hotel est en fait un grand appartement au dernier étage du plus grand immeuble de la ville : le 1004 dans le Bariloche Center. J'y retrouve Dahpna qui m'accueille a bras ouverts et fait connaissance avec Amichay et les autres, mais malheureusement, il n'y a pas de places disponibles ici. Elles nous indique qu'il y a des appartement a louer au 7eme, 3eme et 2 eme étage. Ca peut etre intéressant financierement, donc nous allons vérifier. Nous nous donnons rendez-vous pour le déjeuner.
Itay trouve le bureau de l'agence qui loue les appartements, Un gars nous emmene en visiter un. ce n'est pas tres propre, donc il nous en monte un autre que nous prenons sur le champ. 30 pesos chacun seulement, c'est trop le bon plan ! Nous nuos installons, prenons une bonne douche, et chacun vaque a ses occupations, la mienne etant d'aller sur Internet pour mettre a jour le blog. Amichay vient avec moi, nous allons déjeuner, nous reservons aussi 6 places pour le restaurant Don Alberto, l'un des meilleur d'Argentine, soit-disant. Puis nous nous separons car Amichay veut rentrer se reposer a l'hotel.
A 18h00, je rentre tranquillement a l'appartement. Quand je m'approche, la porte est ouverte, Amichay est assis sur une chaise la tête dans les mains, Itay et Elga me regardent d'un air bizarre, et Daphna qui loge 8 étages au dessus s'écarte du passage. Je m'avance dans l'apppartement et je découvre un bordel total. Amichay me demande si j'avais pris mon Ibook avec moi :
- "Non, pas cette fois ... "
Je regarde dans mon sac : rien. La sacoche avec les cables, le chargeur de l'ordinateur, et celui de mon appareil photo, a disparue aussi. Merde ... J'ai un noeud à l'estomac.
Je m'assois abasourdi et Amichay m'explique ce qu'il s'est passé. Il est rentré seul a l'appartement, et quelqu'un a frappé a la porte 10 minutes plus tard. Il demande "qui c'est ?", et on lui répond "Itay". Il ouvre donc sans méfiance, et 2 gars lui sautent dessus lui mettant un couteau sous la gorge et un autre dans le ventre. Ils le ligotent, le mettent à terre, et le menacent s'il ne dit pas où est l'argent. Puis ils lui couvrent la tete avec un drap, et dévalisent nos sacs. Ils repartent en le laissant comme ça pendant 1 heure jusqu'a ce que Itay arrive vraiment. La suite, c'est la Police, et puis moi.
Je prend Amichay dans mes bras. 8 mois de boulot disparu, ca me fait royalement chier (les photos je n'en parle même pas), mais ce n'est rien à coté d'un ami sain et sauf. Il est en état de choc, ils lui ont pris tout ses papiers, son argent, son téléphone mobile et son appareil photo numerique au passage. Je fouille les restes de mon sac. Mon matelas gonflable est toujours accroché à mon sac, je le prend et tate l'extremité. La bosse que j'esperai sentir est toujours là... c'est mon disque dur USB externe. Il y a une sauvegarde de toutes mes photos jusqu'en Antarctique dessus. Le Torres del Paine ainsi que le Fitz Roy sont toujours sur mes cartes mémoires que j'avais avec moi, et le blog est sur ma clé USB que j'ai aussi dans ma poche. Ouf !
Le pire a été évité mais il va etre difficile de garder la qualité du blog pendant quelques semaines, et il va falloir oublier les photos aussi. L'ordinateur etait assuré donc je devrai en récupérer un autre dans un délai encore inconnu. Plus chiant : le chargeur des batteries de mon appareil photo. Impossible d'en trouver un ici, donc sans jus, l'appareil est inutilisable. La, c'est cruel ... J'aurai préféré ne plus l'avoir, au moins, je ne me prendrai pas la tete comme maintenant.
Il faut maintenant prendre une décision car nous ne pouvons pas rester dans cet appartement. Ce n'est pas sur, meme si la propriétaire a deja fait changer la serrure. Il faut emmener Amichay ailleurs, la ou il se sentira plus en sécurité. Nous faisons nos sacs, je vais voir l'agence pour demander le remboursement de la nuit que nous avons payé, mais la propriétaire me fait comprendre que ce n'est pas possible. J'hallucine ... je tape un scandale en espagnol (la, je suis assez fier de moi), et elle me dit de revenir a 19h00, elle va voir ...
Je me rend au commissariat avec Amichay pour déclarer le vol, pendant que Itay et Elga vont chercher un nouvelle endroit pour dormir ce soir. Nous y passons une bonne partie de la soirée, puis nous allons diner vers minuit, en face de notre nouvel hotel. Comme quoi, il y a de la place partout !
A part ca, tout va bien, meme si le coup est très dur. J'avais beau m'y attendre, ca fait quand même bizarre quand ca me tombe dessus. Mais je ne vais pas laisser deux f... de p.... me gacher mon voyage. Il reste encore 5 mois de rêve ! L'aventure continue, d'une manière ou d'une autre, le blog aussi.
01:26 Publié dans Argentine | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : argentine, bariloche, ordinateur, cambriolage
06 janvier 2006
EL CALAFATE - LE GLACIER PERITO MORENO
Je me lève à 7h00 et prend ma douche dans une salle de bain commune digne d'un camping bas de gamme : douches et toilettes face à face. Nous prenons un petit-déjeuner sommaire avec du lait à la fraise au goût périmé. Nous allons passer la journée au Glacier Perito Moreno, le joyau touristique d'Argentine, avec les Chutes d'Iguaçu.
Le bus pour le glacier part à 8h30 de la gare routière. Il n'y a bien sûr que des touristes, dont la moitié d'israéliens. Le trajet dure 1h30, bien que sur une carte géographique, le glacier semble très proche. En fait, la route est goudronnée sur la moitié du trajet seulement, le reste est une piste cahoteuse qui serpente dans la montagne en suivant les rives du Lac Argentino. Je sors mon ordinateur dans le bus pour écrire les jours en retard. Je l'ai pris avec moi car l'hôtel ou nous sommes ne m'a pas inspiré confiance pour le laisser dans la chambre. L'entrée du Parc National des Glaciers coûte 30 pesos (environ 8 euros).
Nous arrivons sur un parking en hauteur où de nombreux bus sont déjà garés et ont déversé leur flot de touristes sur les passerelles en bois qui longent la façade du glacier. Le système est bien fait: la passerelle supérieure permet d'avoir une vue d'ensemble du glacier, et deux autres niveaux de passerelle permettent de se rapprocher de plus en plus. Au mieux, nous sommes à 100 mètres de la glace. Le Perito Moreno s'étend à perte de vue sur les montagnes au loin, et fini sa course dans le lac. Au milieu, il vient buter sur le promontoire ou nous nous trouvons. J'ai donc un mur de glace de 60 mètres de haut et 3 kilomètres de long à ma droite, et sensiblement la même chose à ma gauche.



Des craquements incessants se font entendre, et toutes les demi-heures au moins, un gros morceaux de glace tombe dans l'eau. A trois reprises dans la journée, c'est un pan entier du front qui s'est effondré dans un vacarme assourdissant, et en créant une grosse vague. La glace se morcelle alors dans l'eau, et crée une sorte d'auréole blanche à la surface du lac qui s'agrandit de plus en plus jusqu'à complètement disparaître en quelques heures. Le spectacle est impressionnant, et de nombreux touristes restent caméra au poing des heures durant au même endroit, dans l'attente de filmer un de ces effondrements spectaculaires. J'assiste à deux d'entre eux mais je ne suis pas assez rapide pour passer en mode vidéo et je dois me contenter d'apprécier de mes propres yeux.
![]() | ![]() |
Nous restons jusqu'à midi sur les passerelles, puis nous remontons prendre la navette qui nous emmène au port, pour prendre un bateau qui va nous emmener en face du front droit. nous avons juste le temps de préparer des sandwiches en attendant le prochain départ. La croisière coûte la bagatelle de 38 pesos pour 1 heure. En fait, c'est assez décevant car le bateau ne s'approche pas plus près du glacier que sur les passerelles (au mieux 300 mètres) pour des raisons de sécurité compréhensibles, et nous n'avons pas eu la chance d'assister à un effondrement, comme cela se passe dans 90% des cas. Au moins nous avons le beau temps avec nous.


Nous remontons ensuite sur les passerelles pour aller voir le côté gauche. Le soleil ayant bien bougé depuis ce matin, les éclairages sur la glace sont différent et renouvelle un peu le spectacle grâce à des effets de transparences bleues. A 15h00, nous avons fait le tour du propriétaire et remontons vers le bus pour nous mettre à l'ombre et discuter. Nous repartons pour El Calafate à 16h00.

Nous allons dîner dans une parilla bondée, puis je vais sur Internet voir les nouvelles concernant la fraude sur ma carte bancaire. Stand-by tant que ça n'apparaît pas officiellement dans mes comptes. Amichay a donné rendez-vous à son amie Dana à 23H00 à son backpacker qui est du genre "Réservé aux israéliens". Nous nous y rendons et je retrouve Yahil que j'avais croisé à Ushuaïa, puis il y a trois jours au Parc Torres Del Paine. Il voyage maintenant (et plus ...) avec une Sophia, une allemande. Comme c'est vendredi, tous le monde s'est mis a cuisiner pour faire un énorme repas. C'est très esprit de famille, et ils partagent le dessert (une salade de fruit dans un fondu de chocolat...miam!) et du vin avec nous. Comme je suis le français de la table, forcément, je dois me coller l'ouverture de la bouteille. Les fameux clichés nationaux ... ça mériterai un article spécifique d'ailleurs.
Par contre, comme ils parlent tous en hébreux, je ne comprend pas grand chose. Amichay me fait la traduction et certains m'adressent la parole en anglais, mais la langue nationale reprend vite le dessus. A 1h00, nous décidons de partir dans un bar avec de la musique. A El Calafate, il n'y en a pas cinquante ! Trois autres israéliens et nous accompagnent. Le bar est bien, l'ambiance au rendez-vous avec une piste de danse qui se rempli vers 2h00. Nous allons nous coucher à 4h00.
00:00 Publié dans Argentine | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : argentine, patagonie, el calafate, perito moreno, glacier
05 janvier 2006
EL CALAFATE - BON RETOUR EN ARGENTINE ...
Le bus pour El Calafate part à 8h30 depuis le centre-ville. Quand nous arrivons, il est déjà rempli. Je met mon sac dans la soute et monte dans le bus. Plus de places assises. C'est quoi ce bordel ? Je ne vias pas passer 4h00 debout dans un couloir de bus. Je sors pour demander à l'agence des explications et le chauffeur va expulser 2 touristes qui se sont trompé de bus. Cool ...
Nous empruntons le même chemin que pour aller au Torres del Paine, puis nous bifurquons vers la frontière. Le passage se fait rapidement, et me voilà de retour en Argentine. Le paysage est toujours typique de la Patagonie avec ses plaines à perte de vue.

Nous arrivons à El Calafate à 12h30 sous la pluie. Une vilel sans grand charme.



Le premier hôtel que nous allons voir est une usine à touristes où le réceptionniste ne daignent même pas nous jeter un regard alors que nous attendons depuis 5 minutes. Un deuxième employé arrive, répond au téléphone, et ne s'occupe plus de nous. Avant qu'il ait raccroché, nous quittons les lieux. Nous essayons un autre endroit, Los Dos Pinos, à l'accueil plus chaleureux, où nous avons une chambre dans un petit chalet en bois pour 20 pesos.
Débarrassé de nos gros sacs à dos, nous prenons notre linge sale, et nous nous mettons à la recherche d'une laverie ouverte, sans succès. Amichay va alors sur Internet car il a une amie qui est arrivée à El Calafate ce matin. Nous retrouvons son hôtel, une résidence de backpackers réservées aux israéliens. Et je retrouve Shira et son amie, que j'ai rencontré à deux reprises en Bolivie, la dernière fois au Salar de Uyuni. Nous repartons déjeuner avec Dana, l'amie d'Amichay. Elle ne parle pas très bien anglais, mais elle fait l'effort de ne pas trop parler hébreux avec Amichay. C'est sympa de sa part. Nous allons dans une pizzeria, puis je les laisse à 16h00 pour aller régler mon problème de fraude sur ma carte bancaire. Je dois d'abord retrouver avec quelle carte j'ai effectuer un paiement la première fois, puis j'appelle en France pour faire opposition. Mais rien n'est possible tant que le débit n'apparaît pas officiellement sur mon compte.
Je rejoint Amichay et Dana à notre chambre à 19h00. Amichay a géré notre excursion de demain au Glacier Perito Moreno pendant que j'étais sur Internet pour régler mon problème de carte bancaire. Nous avons les billets de bus et des provisions pour nous faire des sandwichs car il faut passer la journée sur place. nous allons dîner dans un restaurant "eat all you can" pas mauvais du tout, puis sur le chemin du retour nous rencontrons des amis de Dana qui la ramène à son backpacker. Du coup, nous n'avons pas besoin d'y aller aussi, et nous rentrons à notre hôtel. Une petite surprise nous attend arrivés la chambre : Lam loge dans la cabane juste à côté de la notre. Notre itinéraire commun continue, mais il a toujours un jour d'avance sur nous.
00:00 Publié dans Argentine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : argentine, patagonie, el calafate
31 décembre 2005
EL CHALTEN - TREK AUTOUR DU FITZ ROY
Amichay et Itay partent ce matin faire une randonnée en cheval à la Laguna Torres. Le temps est beau donc je vais faire le trek autours du Fitz Roy. Normalement, c'est un parcours de 2 jours mais je vais essayer de faire le circuit complet dans la journée.
A 9h00, je suis sur le sentier vers la Laguna Torres qui offre un point de vue sur le Cerro Torres, un pic granitique vertigineux considéré il y a encore 30 ans comme impossible à gravir. Ca monte dès le départ mais la suite est facile. Le chemin passe dans la forêt, puis longe un marais asséché que la végétation a envahit, avant d'arriver dans un champ de rochers typique des zones glaciaires. En 3 heures, je suis devant le lac, au pied du Cerro Torre : une muraille de pics tellement abruptes que la neige ne peux même pas s'y accrocher. Un glacier descend sur la gauche et termine sa course dans un petit lac qui s'écoule par une riviere tumultueuse. Le spectacle est magnifique. J'y passe une vingtaine de minutes, pas plus, si je veux réussir a boucler le trek dans la journée. Je reviens sur mes pas, et je croise Amichay et Itay sur leurs chevaux qui arrivent seulement. Ils hallucinent que je sois arrivé avant eux.
Je bifurque dans la foret ou je me fais une pause-déjeuner rapide. Le chemin longe ensuite 2 lacs a l'eau cristalline séparés par une petite langue de terre. Au fur et a mesure que j'avance, un bout de montagne apparait derrière celle qui borde les lacs : c'est le Fitz Roy. Tous les 100 mètres, je lève la tete pour en voir un peu plus, et au bout d'une heure, il est la, entier, et majestueux, en face de moi. Je m'y arrete une bonne demi-heure cette fois, pour encrer cette vision dans mes souvenirs. Dommage que je n'y campe pas, car le lever de soleil doit etre fabuleux ici.
Le chemin du retour a El Chalten dure 2 heures, tout le long en pente. Je suis content de l'avoir fait dans ce sens car je commence a avoir mal aux jambes. La panorama sur la vallée est superbe tout du long.
A 16h30, j'arrive a El Chalten. Durée du trek : 8 heures au lieu de 2 jours. Pas mal ! Je retrouve Amichay et Itay qui sont arrivés il y a 10 minutes a peine, sans etre passé par le Fitz Roy ...
Je vais prendre une bonne douche, puis je vais acheter une énoOOooorme glace artisanale que je dévore en 5 minutes. Il ne nous reste plus qu'a attendre le bus pour Bariloche qui passe a 2h30 du matin. Nous jouons aux cartes, discutons dans le salons de l'auberge.
A 23h00, le propriétaire de l'Auberge nous fait comprendre qu'il faut quitter les lieux car nous ne faisons plus parti des clients. il nous reste encore 3 heures a attendre... Nous prenons donc nos sacs et essayons de trouver un bar sympathique pour nous installer. Il y a un vent glacial et il nous faut traverser tout le village pour arriver à La Chocolateria, un bar aux allures de refuge de haute montagne. Des vielles photos d'alpinistes et d'expéditions sur le Fitz Roy sont accroché aux murs ainsi que quelques objets d'époques. Un VTT est accroché au plafond. Itay demande ce que ça fait là et le serveur nous raconte une histoire hallucinante : il a appartenu à un voyageur qui est arrivé là il y a 3 ans. Il est parti escalader le Fitz Roy avec un ami et a donc laisser ses affaires inutiles en ville comme cela se fait toujours. 5 jours plus tard, l'ami du voyageur revient au restaurant seul. Une chute mortelle... et le restaurant a gardé le VTT. Cet ami est revenu à El Chalten la semaine dernière, et le restaurant a décider de pendre le VTT dans la salle en la mémoire du voyageur disparu.
Nous commandons de la bière, du chocolat fait maison, et je sors mon jeu de cartes. Ca nous occupe jusqu'à 2H00, heure à laquelle nous prenons la direction de la station de bus, qui est en fait un simple point de rendez-vous en face d'un restaurant fermé. Il y a déjà 4 autres voyageurs qui attendent. Ca caille grave, donc j'espère que le bus ne va pas tarder, mais A 2h30, il n'y a rien. Nous sortons le jeu de cartes pour quelques parties mais le vent nous fait vite abandonner. Nous discutons donc jusqu'à 3h30. Des phares apparaissent enfin. Un bus basique, pour ne pas dire pourri, s'arrête devant nous. Je n'arrive pas à croire qu'au prix où est le billet, nous allons passer 24 heures la-dedans. Je monte, car il n'y a pas le choix : le prochain bus direct pour Bariloche est dans une semaine ...
00:00 Publié dans Argentine | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : argentine, el chalten, patagonie, fitz roy, montagne, trek
EL CHALTEN - JOURNÉE DE PLUIE
Comme toujours lorsque l'on veut partir en randonnée, la première chose que l'on fait en se réveillant est de regarder la couleur du ciel par la fenêtre. En l'occurrence, ce n'est pas fameux : gros nuages gris et une fine pluie fraîche, mais un morceau de ciel bleu au loin me laisse espérer que la situation devrait s'améliorer dans quelques heures.
Comme je n'aime pas l'auberge ou nous sommes, je motive Amichay et Itay pour trouve un endroit plus confortable et propre au niveau des espaces communs, surtout dans l'optique où nous devons rester enfermés à l'intérieur toute la journée si la pluie persiste. Je pars donc avec Amichay vérifier les disponibilités dans quelques adresses que nous avons dans nos guides. Tout est plein car personne ne part trekker à cause du mauvais temps, mais un gars nous indique une auberge qui me convient parfaitement et pas chère (25 pesos) juste en face de chez lui. Nous réservons 5 places, et retournons chercher nos sac à dos. Yahil et Sophia préfèrent rester, car ils ont pu avoir un lit double, alors au ce n'est pas le cas dans la nouvelle auberge. Nous leur donnons rendez-vous ce soir pour dîner ensemble.
La météo ne s'améliore pas vite. Le coin de ciel bleu grandit, mais il reste du mauvais côté. Tout le massif du Fitz Roy reste caché dans le brouillard. Je vais faire les courses pour le déjeuner : poulet sause fromage. Amichay fait une salade dont il a le secret, et comme d'habitude, on se regale.
A la fin du repas, Nathalie, une francaise que j'avais deja vu à El Calafate arrive dans l'auberge. Comme il il nous reste a manger, nous lui proposons. Nous faisons plus amplement connaissance. Toujours pas de soleil en vue, donc nous commencons une partie de carte et apprennons comment jouer au tarot à Amichay et Itay. Je fais5 parties, puis je vais ecrire les articles en retard pour mettre a jour le blog. Je ne pensais pas trouver une connection Internet ici, mais avec la connection satellite, c'est possible. C'est juste ultra chere et ultra lent. Je vais aussi faire des photos du village pendant qu'une eclairicie persiste car je trouve vraiment l'atmosphere magique.
![]() | ![]() | |
![]() | ![]() |


Le reste de l'aprè-midi passe tranquillement a discuter avec les autres voyageurs qui comme nous attendent le soleil.
Yahil et sophia arrivent a 18h30. Ils ont été faire les courses pour préparer un gros diner. On se régale de raviolis et de salade. On se fend la poire pendant des heures avec les histoires de Yahil lors de son service militaire (qui dure 3 ans en Israël) car il était responsable d'une caserne, puis c'est Itay qui s'y met, lorsqu'il était plongeur dans la marine (et l'est resté professionnellement avant de partir en voyage). Nous partons ensuite voir une projection gratuite de film sur grand écran dans un bar puis tout le monde rentre se coucher.
00:00 Publié dans Argentine | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : argentine, el chalten, patagonie, fitz roy, montagne, trek
28 décembre 2005
USHUAÏA - LE PLUS BEAU LEVER DE SOLEIL QUE J'AI VU DE MA VIE
Le bateau reprend sa route dans le Canal de Beagle dès le lever du soleil, si bien que lorsque je me réveille et vais sur le pont pour voir où nous sommes, le quai est juste en face de moi. Il fait un soleil radieux à Ushuaïa, et une température estivale de 16°C dès 7h00. Il y a une effervescence inhabituelle sur le port : il est rempli de bateaux de croisière, dont un énorme de plusieurs centaines de passagers (des retraités américains dans toute leur splendeur) qui débarquent. Il va y avoir du monde en Antarctique pour le Jour de l'An ! Ca me conforte encore plus dans mon choix d'avoir fait l'expédition maintenant. Il y a aussi un magnifique vieux gréement hollandais à 3 mats.

![]() | ![]() |
Je prend une dernière photo depuis le pont et je descend prendre mon petit-déjeuner. Le moment des adieux commencent, les passagers quittent le navire petit à petit. Je dis au revoir au capitaine Ezequiel Amas, au personnel de bord, et je vais récupérer mon sac à dos qui a été déchargé sur le quai. Marité part avec une amie franco-argentine, et je prend la direction de l'hôtel avec Christophe et Amichai. Audrey nous rejoindra un peu plus tard. La ville n'a pas changé si ce n'est que les rues sont remplies de gens en t-shirt. Quand je suis parti, il faisait à peine 5°C.
Le Free Style se trouve sur les hauteurs d'Ushuaïa, un hôtel neuf, propre et confortable dont le lit en dortoir de quatre personnes coûte 30 pesos avec petit-déjeuner inclus. Aussitôt débarrassé de mon sac à dos, je me sert d'Internet. J'ai plus de 50 emails qui m'attendent, je suis désespéré ... je vais devoir passé la journée scotché à l'ordinateur. En plus la connexion est super lente donc je vais en ville dans le plus grand café internet dont le gérant est un vieux con mal rasé, désagréable au possible, mais c'est le plus proche. Je retrouve quelques membres de l'équipage,et des touristes de l'expédition. A peine installé derrière mon écran que tout se bloque. Je vais lui dire et il tire sa tronche de mec blasé genre "tu me soûles". Il regarde l'ordinateur et me fait un bye-bye de la main avec son regard désagraéble qui m'énerve tant et qui veut dire "casse toi". Ca a le don de m'énerver, je lui scotcherai bien la porte de sa boutique à la super glue cette nuit ... Mais bon, pas de temps à perdre avec un con de commerçant mal luné, donc je me met à la recherche d'un café Internet qui ne soit pas plein, et je m'installe jusqu'à 12h30 pour répondre à mes messages.
Je rejoins ensuite Amichai et Christophe à l'hôtel pour aller déjeuner. Je lance une machine à laver avant de partir, et on se prend un hamburger dans un boui-boui. Puis je retourne sur internet pour commencer à mettre à jour le blog. 10 jours en Antarctique, ça fait du boulot ! J'y reste jusqu'à 17h00, heure à laquelle j'ai rendez-vouz avec Audrey et Xavier, l'espagnol avec nous en expédition. Mais en route, je trouve des super photographies a faire, donc je m'attarde et quand j'arrive, Amichai me dit qu'ils sont partis sur le port voir le départ des bateaux, dont le nôtre, qui à lieu à 18h00.


Nous allons ensemble les rejoindre, assister au début de l'invasion de l'Antarctique, puis nous allons prendre un verre dans un bar. J'apprend qu'il y a un dîner de groupe ce soir à 19h30. Je retourne à l'hôtel récupérer ma lessive et repars au lieu de rendez-vous. C'est en face de la station essence sur le port, où le couple de néo-zélandais qui voyage en camping car depuis 12 ans à élu domicile. Ils me font halluciner ces deux là. Je me demande si je serai capable de faire ça.
Nous sommes une vingtaine de l'expédition à se rejoindre, puis nous partons dîner dans une parilla. Ma dernière expérience dans ce type de restaurant à viandes n'avait pas été concluante, celle-là ne le sera pas plus. La viande est grasse, plein d'os, seul le poulet est bon. Qu'à cela ne tienne, ça me permet de me fendre encore bien la poire avec Christophe. Nouveau retour à l'hôtel pour faire mon sac à dos (mon bus pour le Chili est à 8h00 demain matin), et nous repartons prendre une bière dans un pub irlandais, qui va vite devenir enfumé par les fumeurs qui débarquent. Audrey est fatigué, donc elle rentre se coucher, et nous continuons la soirée dans un autre bar moins enfumé. A 4h00, nous décidons de partir, pour aller voir le lever de soleil qui commence.
Nous retournons prendre nos appareils photos à l'hôtel, Amichai va se coucher, et je repars avec Christophe sur le port. Les nuages commencent à s'éclaircir en prenant une teinte violette sur les pourtours et le ciel près de l'horizon devient orange. Petit à petit, le ciel prend feu, créant des reflets colorés magnifiques sur l'eau stagnante de la baie. Un des plus beau lever de soleil que j'ai vu jusqu'alors. Je suis content de voir qu'après l'Antarctique, j'arrive encore à m'émerveiller des choses de la nature les plus communes.

![]() | ![]() |

TRAJET EN BUS D'USHUAïA VERS PUNTA ARENAS (CHILI)
00:00 Publié dans Argentine | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : argentine, ushuaïa, terre de feu, lever de soleil
18 décembre 2005
ANTARCTIQUE - EMBARQUEMENT DEPUIS USHUAIA POUR LE DERNIER CONTINENT VIERGE
Après avoir passé la matinée à tourner en rond entre le backpacker et le café internet, à 15h00, je prend le chemin du port avec toutes mes affaires. Il fait un temps pourri mais j'ai le sourire au lèvre, jusqu'aux oreilles, et je commence a ressentir l'excitation du départ. Mon bateau, l'Ushuaia, d'un beau bleu marine et blanc, est visible au loin, amarré entre deux autres gros bateaux. Il est sous pavillon panaméen, mais affilié à la ville dont il porte le nom. Il semble flambant neuf, la peinture a été refaite récemment.
Je fais une photo souvenir devant le port avec le panneau de la ville "Fin del Mundo", et je prend la direction du ponton.

Il faut passer ses affaires dans un appareil à rayon X et me voilà en train de marcher sur la digue en béton. Je passe le premier bateau russe et rejoint un petit groupe qui attend devant le bateau. La montéee à bord n'est autorisée qu'à partir de 16h00, soit dans 15 minutes. Je pose mon sac, et vais faire un tour pour voir les autres bateaux. Deux navires russes semblent aussi partir pour des expéditions polaires.


Les deux énormes bateaux derrière le mien sont des navires de pêche. Le Centurion del Atlantico est en train de charger une cargaison de Surimi. Les marins se font un plaisir de poser pour mon objectif. Les marins russes sont plus concentrés sur leur travail.

Alors que je marche sur le ponton, je manque de prendre une moule sur la tête. Elle s'écrase sur le béton à 1 mètre de moi. Je lève la tête et j'aperçois une mouette qui descend, se pose, récupère la moule cassée et s'en va à nouveau. Dangereux de se promener sur le port ...
A 16h00, les organisateurs font leur apparition et passent voir chacun d'entre nous pour vérifier que nous sommes sur la liste de départ, puis je monte dans le bateau. Je montre mon billet et mon passeport (que l'organisateur garde) à un deuxième contrôle, puis une hôtesse m'emmène jusqu'à la chambre. Nous descendons un escalier, puis un deuxième. J'ai l'impression que je vais dormir dans la cale ! Cabine 512. C'est là. Il y a déjà mon compagnons de chambre dedans. Il s'appelle Lâm, 41 ans, et vient de Hong-Kong. Notre chambre, est assez spartiate, avec un lit superposé, une armoire, un lavabo, une petite table de travail avec une chaise, et un accès à une salle de bain commune. Après les présentations, je remonte sur le pont pour commencer la visite du bateau. C'est assez comique car tout les passagers font pareils : ils déambulent sur les ponts, l'air interrogateur, chacun se regarde, fait un bonjour timide, puis on continue a explorer chaque recoin comme si nous avions perdu quelque chose, en faisant une photo de temps en temps. Je fais connaissance avec Sam, un néo-zélandais qui voyage avec se femme depuis 12 ans avec leur camping car.
Le cocktail de bienvenue débute à 18h00. La majorité des passagers est plus vieille que moi, je dirais dans la quarantaine bien avancée. Je suis sûrement un des plus jeune, mais je m'y attendais. Une bonne dizaine de nationalité est représentée, l'anglais sera donc la langue officielle du voyage. A 18h00, l'Ushuaïa quitte le port lentement, suivi quelques minutes plus tard par un énorme bateau russe qui nous doublera rapidement.
Je sors sur le pont pour regarder le spectacle du Canal de Beagle. A gauche, c'est la terre de feu argentine, à droite le Chili. Nous passons le Phare des Eclaireurs, petite tour rouge et blanche seule sur son cailloux inhospitalier, puis nous passons devant Puerto Williams, la vraie ville la plus australe du monde du côté chilien, contrairement a ce que les argentins affirment pour faire la publicité d'Ushuaïa.
Le ciel est toujours menaçant, mais de temps à autre, un rayon de soleil perce l'épaisse couche de nuages grisâtres pour éclairer la surface de l'eau et créer une marre de lumière. L'atmosphère est mystique, j'ai l'impression d'avoir embarqué pour l'Au-delà.





Une présentation de l'équipage dans la salle de conférence s'enchaîne sur le cocktail. Le Capitaine est un ancien Commandant de brise-glace, nous avons à bord un naturaliste, un ornithologue, un spécialiste de de l'Antarctique, et le personnel hôtelier. A la fin de la présentation, nous devons faire un exercice de simulation d'évacuation. Tout le monde retourne dans sa chambre, et attend la sonnerie d'alarme. Il faut prendre son gilet de sauvetage, et se rendre sur le pont où se trouvent les canots. Moi, comme d'habitude, j'étais reparti faire des photos et je croise pour aller dans ma cabine tout le monde à contre-sens, en pleine évacuation.
L'exercice terminé, je retourne sur le pont et fait connaissance avec Xavier, un étudiant espagnol qui se promène avec une énorme caméra de reporter. Il est étudiant en cinéma et profite de l'expédition pour réaliser un projet de film documentaire. Le haut parleur annonce que le dîner est servi, et nous nous nous rendons dans la salle de restauration. Là, je fais connaissance avec Victoria et John, un couple australien, avec Audrey, une française qui a embarqué avec Stéphane qui est à une autre table. Nous sommes donc 3 français à bord, d'environ le même âge. Le repas est bon.
Aussitôt fini, je vais dans le salon pour écrire l'article du jour. Audrey et Stéphane me rejoignent, et nous faisons mieux connaissance jusqu'à minuit. Tout le bateau est déjà couché, et le roulis commence. Il fait super chaud dans la chambre, et je commence à avoir mal au coeur. De temps en temps, les portes du placard qui sont ouvertes claquent au gré du tangage. Le mal de mer empire et je suis obligé de prendre un cachet qui m'assomme au bout d'une heure.
23:39 Publié dans Antarctique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : argentine, ushuaia, terre de feu, antarctique, croisière, bateau
17 décembre 2005
USHUAÏA - DERNIERS PRÉPARATIFS AVANT LE DÉPART EN ANTARCTIQUE
Finalement, j'ai choisi l'option "réveil à 4h00" pour faire les photos du lever de soleil sur Ushuaïa, comme ça si le temps n'est pas bon, je retourne me coucher illico au lieu d'avoir attendu toute la nuit pour rien.
Mon alarme sonne, je jette un coup d'oeil par la fenêtre et, je comprend que j'ai bien fait de ne pas rester éveillé toute la nuit. Il fait un temps pourri, et cela va durer toute la journée. Quand je sors dehors, il fait à peine 5°C et une pluie glaciale tombe par intermittence toutes les heures. Je me réfugie donc au café Internet comme la majorité de la jeunesse de la ville qui ne jure plus que par les jeux en réseau, les messageries instantanées, et les webcam en ce samedi. Le premier où j'entre est complet, donc je suis obligé d'aller dans le plus grand de la ville. J'y passe la matinée a surfer sur les forums de voyage ou je récupère des informations, et en donne aussi.
De retour au Backpacker pour le déjeuner, je me fais mes pâtes rituelles, des tortelinis cette fois pour essayer de varier les plaisirs, mais comme la sauce est toujours aussi dégueulasse, je ne vois pas vraiment la différence. Vivement le self-service sur le bateau que je puisse me goinfrer sans vergogne !
Je récupère ma lessive, et je me demande ce que je vais faire cet-après-midi pour m'occuper. Je me rend compte que les places dans les bus pour le Chili sont assez prisées et que je ferai bien de réservé la mienne dès maintenant pour Puerto Natales, ma prochaine destination à l'entrée du fabuleux Parc Torres Del Paine. Il n'y a pas de gare routière à Ushuaïa. Il faut donc réserver via l'intermédiaire d'une agence de voyage. Je vais en voir une dans le centre, et j'hallucine sur le prix du trajet. Je vais dans celle où j'ai pris mon billet pour l'Antarctique qui me donne globalement le même tarif (110 pesos pour aller à Punta Arenas), mais un peu plus de souplesse dans la fréquence des départs. Je prend donc ma réservation pour partir le 29 décembre, le lendemain de mon retour d'Antarctique. Le propriétaire du backpacker m'avait mis la pression pour passer le Jour de l'An ici, mais ça va me mettre trop en retard sur mon planning (déjà que les 10 jours en Antarctique n'étaient pas prévus ...), donc je vais probablement le passer à Puerto Natales au Chili, voire carrément au milieu du Parc Torres del Paine, dans un refuge. Ca pourrai être sympa.
Il me reste un peu de temps avant que les magasins ne ferment (à 20h00) pour m'acheter un sweat-shirt à manches longues, puis je jette un oeil sur le port pour voir si bateau est là (mais pas encore), et je rentre. Le ciel se dégage pour la première fois de la journée, et laisse apparaître les montagnes qui ont blanchit. C'est magnifique.
Je passe la soirée à lire des vieux National Geographic, et à étudier mon itinéraire pour atteindre Santiago du Chili dans le temps record de 3 semaines, sans prendre d'avion. Je discute un peu avec les israéliens, un couple de français qui me cherchait "c'est toi qui va en Antarctique ?? (ça y'est je suis célèbre dans le backpacker), et je vais me coucher. Demain, c'est le grand jour.
ANTARCTIQUE - EMBARQUEMENT DEPUIS USHUAIA POUR LE DERNIER CONTINENT VIERGE
00:00 Publié dans Argentine | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : argentine, ushuaïa, terre de feu, préparatifs, antarctique
16 décembre 2005
USHUAÏA - JE FAIS PASSER LE TEMPS ...
Cette nuit, je me suis rappelé pourquoi j'en avais marre des dortoirs : il y a toujours un emmerdeur qui ronfle toute la nuit et m'empêche de dormir. J'avais envie de me lever pour secouer son lit comme un prunier, ou de lui balancer une chaussure dans la tête, mais bien sûr, comme souvent dans ces cas là, c'est un gros balèze ... Donc personne ne dit rien jusqu'au petit déjeuner.
Il fait 5°c ce matin, et un ciel gris qui ne donne pas envie de sortir de son lit. Mais je dois quand même aller dehors pour faire une lessive avant le départ, et continuer mes préparatifs. Mais la pluie arrive vite et je me réfugie dans un café Internet. Un autre truc m'énerve ce matin, c'est tous ces fumeurs qui s'allument une cigarette a côté de moi, au restaurant, au petit déjeuner ou au diner dans le backpacker, a l'aéroport, dans la gare routiere, et bien sur, dans le cafe Internet, sans demander si ca dérange quelqu'un. L'Argentine est un paradis pour eux car il n'y a semble-t-il aucune loi anti-tabac dans les lieux publics, et du coup ils sont vraiment sans-gene. Bref, des que le soleil revient, je repasse au backpacker car Daphna part pour Punta Arena (Chili) ce matin. Nous nous disons au revoir, et je repars.
Je réalise aussi que je vais passer 10 jours sur un bateau dans des conditions de navigation qui risquent d'être extrêmes. Des cachets contre le mal de mer ne seraient pas inutiles. J'ai aussi besoin de caleçons, et j'achète une carte postale pour les enfants d'une école à Dreux avec laquelle je correspond pour faire des leçons de "géographie interactive".
La pluie s'est arrêtés donc je vais me promener de l'autre côté de la baie en prenant la route qui mène à la presqu'île. La vue sur Ushuaïa et son port est superbe, il manque juste un petit rayon de soleil.


Un arc-en-ciel apparaît au loin, très bas sur l'horizon. Je n'en avais jamais vu des comme ça. Cela doit être dû à la latitude.

Il recommence à pleuvoir, donc je reviens vers la ville et un vent glacé me fouette le visage. J'ai beau me protéger, à la fin de la route, la moitié de mon visage est engourdi par le froid. C'est ça la météo de la Terre de Feu et de Patagonie : un ciel changeant perpétuellement. En l'espace d'une demi-heure, il peut passer d'un soleil radieux a un ciel gris menaçant. Mais il y a une constante, le vent glacée. Heureusement que c'est l'été ici car je n'ose pas imaginer ce que ça doit être en hiver.
Je passe au supermarché m'acheter mon paquet de pâtes quotidien ainsi qu'une pizza, puis je rentre au Backpacker. Pas mal de monde est parti donc c'est beaucoup plus calme que les jours précédents. J'apprécie un peu plus. Il ne reste plus que la smala des israéliens et 2 anglaises. Je grave des photos pour un des israélien avec mon ordinateur, ce qui me permet au passage de voir celles qu'il a fait du lever de soleil sur Ushuaïa. C'était le matin où ils sont rentrés bourrés. C'est décidé, je me lève à 4h00 demain ! Ou je ne me couche pas ...
00:00 Publié dans Argentine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : argentine, ushuaïa, terre de feu, arc-en-ciel












