20 avril 2008
ARRIVÉE AERIENNE SUR LA PAZ - BOLIVIE
Le survol des andes boliviennes et l'arrivée au dessus de La Paz depuis le cockpit d'un vieil avion de l'armée recyclé en avion de ligne est un moment magique. Comment ai-je fais pour me retrouver dans cette situation ?
18:15 Publié dans Tour du Monde en vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bolivie, la paz, panorama, avion, cockpit
13 décembre 2005
DE BUENOS AIRES À USHUAÏA EN AVION
Je me réveille tôt pour terminer de préparer mon sac, et je prend la direction de l'aéroport en taxi. Comme d'habitude, je tombe sur un fou qui se prend pour un pilote de Formule 1 mais ça a le mérite de me faire arriver vite. Il y a encore des traces de la grève des pilotes d'Aerolineas Argentinas qui a paralysée le trafic aérien pendant plusieurs semaines : un stand avec des banderoles se tient en face des guichets. Au milieu, deux grévistes qui campent dans une tente prennent le café.
J'ai demandé une place près du hublot et dès que l'avion quitte le sol, je ne regrette pas d'avoir pensé à ça. La vue sur Buenos Aires est superbe. L'immense Avenue 9 de Julio et son Obelisque prend toute son ampleur vue du ciel. Elle est tout simplement impressionnante par son gigantisme.

Le découpage urbain est surprenant aussi : le quadrillage parfaitement rectiligne des rues forme une immense trame qui ressemble à une ville de Légo, puis au fur et à mesure que l'on s'éloigne et prend de la hauteur, les maillons se resserrent et ne forment plus qu'un fond gris.
Les nuages, projetant leur ombre sur le sol, apparaissent et parsèment le ciel tel une flotte d'OVNI prête à envahir la Terre.

Petit à petit, les nuages s'étendent et le sol n'est plus qu'un tapis blanc jusqu'à l'horizon. Je profite des 3 heures de vol pour sortir mon ordinateur et écrire les articles en retard.
A 14H30, l'hôtesse me fait signe de ranger mon ordinateur car nous amorçons la descente sur Ushuaia. L'avion crève la couche de nuages et une vision magique apparait. Une multitude de pics de montagnes blanchies par la neige s'étend à perte de vue, uniquement interrompus par les lagunes aux eaux d'un bleu profond, et le Canal de Beagle. L'avion amorce un virage à 90 degrés et Ushuaia apparaît nichée dans une petite baie. Dans quelques minutes, je vais toucher terre, plus proche que jamais de l'Antarctique. L'aéroport est sur une presqu'île juste en face de la ville et jusqu'à ce qu'on atterrisse, la vue est superbe.

Quelques touristes débarquent en tongs et en t-shirt, mais ils sortent vite fait des affaires chaudes quand ils récupèrent leur sac. Moi aussi d'ailleurs. La température extérieure n'est pas désagréable mais le fond de l'air est frais. Un froid spécial, pas celui d'un hiver parisien, mais un froid pur, un froid qui vient d'au delà l'Océan, là ou des kilomètres de glace recouvrent la terre... La magie d'Ushuaia est en train d'opérer.
Je prend une navette pour le centre-ville avec d'autres voyageurs, qui me dépose au Backpacker Cruz del Sur dans la rue principale. Le lit en dortoir coûte 25 pesos. L'endroit n'est pas spécialement confortable et tranquille mais l'ambiance est sympa, et le contact avec les autres voyageurs est facile. Je pose mon sac et je me demande ce que je vais faire maintenant. Une idée dingue me passe par la tête, mais j'ai peu d'espoir de la réaliser : je demande au propriétaire s'il y a des bateaux du genre ravitaillement de mission scientifique qui partent pour l'Antarctique en ce moment. Il m'indique alors une agence à 30 mètres qui commercialise carrément des croisières. Je n'en demandais pas tant ! Je m'y rend et demande des informations. Un bateau part le 18 décembre pour 10 jours. Le prix est astronomique, quasiment 2900 euros et il ne reste que 5 places. Mais est-ce que je peux laisser passer ça ??? Est ce que je vais revenir à Ushuaia un jour ? La question mérite réflexion. Je sors de l'agence un peu abasourdi. L'Antarctique ... c'est un rêve que je ne pensais pas pouvoir réaliser ... et je suis là, à quelques centaines de kilomètres de la banquise ... je peux sentir l'air qui en vient ...
Je me dirige vers le port pour prendre des renseignement sur une mini-croisisère de 4 heures dans la baie et les îles aux alentours. Je discute avec un des vendeurs et une vendeuse qui m'apprennent que je peux avoir un billet bradé à moins de 1000 dollars si j'arrive à trouver une place de libre le jour du départ. Il faut de la chance, mais c'est envisageable. Si le Père-Noël veut me faire un beau cadeau, c'est maintenant ou jamais !
Je me fais un rapide passage sur Internet pour vérifier l'état de mon compte en banque (au cas ou ...), et je vais me promener un peu en ville pour m'imprégner de l'ambiance du Bout du Monde. Puis je rentre à l'hôtel pour étudier mon itinéraire et les conséquences d'une croisière de 10 jours non prévus sur mon planning. Il est 20h30 mais il fait encore jour comme au milieu de l'après-midi. C'est l'été austral. Le soleil se couche vers 23h00, et se lève vers 5h00, ce qui fait des journées très longues. C'est mon appareil photo qui est content !
Je vais au supermarché m'acheter une pizza surgelée, que je laisse brûler dans le four pendant que je suis sur Internet. Ca enfume toute la cuisine mais personne ne m'en veut. Je discute une partie de la soirée avec une israélienne et une française et je vais me coucher vers minuit
00:00 Publié dans Argentine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : argentine, buenos aires, ushuaïa, pnaorama, avion
10 novembre 2005
VOYAGE DANS LE COCKPIT DE L'AVION POUR LA PAZ
Le rendez-vous pour prendre l'avion est à 7h00 devant l'agence TAM. J'enregistre mon bagage, et récupère mon billet d'avion définitif. Je dois payer 5 bolivianos de sur-poids de bagage, plus la taxe d'aéroport (15 Bols), plus la navette pour l'aéroport (5 Bols). Je n'ai plus que 20 bolivianos avec moi, donc l'officier me fait une fleur. Arrivée à l'aéroport, il faut encore payer encore 15 bols de taxe touristique, alors que je quitte la ville. Ils ne savent plus quoi ,inventer pour soutirer de l'argent aux touristes. N'ayant plus d'argent sur moi, j'emprunte 100 bolivianos à Isabella.
L'aéroport se résume à une simple piste de gazon avec une baraque sur le coté ou nous attendons l'embarquement. C'est rustique à souhait, j'espère que l'avion ne va pas l'être autant. Un ronronnement se fait entendre au loin, puis se transforme en bruit assourdissant : un Fokker à hélice de 1979 (j'ai lu la plaque d'identification par la suite) atterrit, puis s'immobilise devant nous. Les passager descendent, et je fonce faire la queue pour être dans les premiers, et choisir ma place près du hublot. Un officier arrive et m'appelle. Merde, qu'est-ce que j'ai fait ? J'espère qu'il ne va pas m'annoncer une mauvaise nouvelle.
" Il n'y a plus de place, donc tu vas faire le vol dans le cockpit du pilote" me crie t-il dans l'oreille. J'adore la manière des militaires pour résoudre un problème ;-) J'embarque donc en premier, et me retrouve dans le compartiment juste derrière le cockpit, grand ouvert. Il n'y a pas de véritable siège, juste des sangles tendues contre la carlingue pour s'asseoir, pas de ceinture de sécurité non plus. Ca promet d'être un vol épique ! Isabella me rejoint car elle n'a pas de place non plus. Simon et Chloe restent dans la cabine des passagers.
J'apprend que le pilote est en formation, et son instructeur est juste à coté de lui. Il prend un journal et se met à lire alors que l'avion faut vrombir ses moteurs, et se dirige vers le bout de la piste. Rassurant...

L'avion fait demi-tour, et s'élance aussitôt. Je passe une tête dans le cockpit pour voir le décollage en face. La piste défile à toute allure, la fin approche de plus en plus vite, je commence à stresser, mais au dernier moment, l'avion s'arrache du gazon en douceur et rase les arbres.
Le vol dure 1 heure, au cours duquel je filme le paysage. La jungle s'arrête brusquement contre une chaîne de montagne, qui en quelques minutes révèle des sommets enneigés.
L'arrivée sur La Paz est fabuleuse. La plus haute capitale du monde (3600 mètres), se situe dans une cuvette bordée pas l'Illimani, magnifique montagne culminant à 65OO mètres et le Huyna Potosi (6040 mètres). Dans 1 semaine, j'aurai gravit l'une des deux.


L'atterrissage se passe sans heurt à part pour l'apprenti pilote qui se prend une engueulade de l'instructeur.

3 ans après avoir foulé le sol de La Paz l'espace de 3 jours seulement, et m'être juré de revenir, je descend de l'avion sourire aux lèvres. Notre petit groupe récupère ses bagages, nous prenons un taxi à l'extérieur de l'aéroport pour le centre-ville (30 bols). L'Illimani immaculé de neige surplombe la ville. C'est un vision presque hypnotisante, comme s'il me défiait.
Commence alors une journée d'organisation dès que nous sommes installé à l'hôtel. Ma première mission est de faire une lessive. La jungle à fini d'achever ma garde-robe en répandant une odeur de moisissure humide dans tous mon sac. La deuxième mission consiste à trouver de l'argent, et là, c'est un jeux d'enfant. Nous allons déjeuner, et je vais m'inscrire dans une agence pour descendre la mythique Route de la Mort en VTT avec mes 3 compères.
La Paz n'a pas changé en 3 ans, si ce n'est que les cafés Internet ont fleurit un peu partout. La présence policière s'est accrue dans les rues. La forte tradition de revendication sociale n'a pas fléchit : un cortège de boliviennes typiques défile dans l'avenue principale au moment ou j'arrive.

Je me renseigne aussi pour l'escalade de l'Illimani et du Huyna Potosi. Les 2 sommets sont techniques, avec des crampons obligatoire, et des passages en escalade sur des parois glaciaires avec piolets et tous le bordel. J'ai quelques jours pour me décider.
Je vais aussi sur Internet, et une surprise m'attend. J'ai un message des éditions Lonely Planet m'annonçant que mon blog a été sélectionné pour figurer dans un nouveau guide sur les sites de voyage à paraître en janvier 2006.
Je rejoins les autres en fin de journée pour dîner. Nous sommes tous fatigué de notre périple dans la jungle, donc nous rentrons tôt à l'hôtel, et regardons tranquilement un DVD sur mon ordinateur.
00:00 Publié dans Bolivie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : bolivie, la paz, avion, panorama, montagnes, cockpit, manifestation


