04 mai 2006

JAVA - YOGYAKARTA- BECAK STORY ET L'ARTISANAT SUR JALAN MALIOBORO

Décu par le fait de ne pas avoir pu aller au Plateau de Dieng, je n'ai pas envie de rester a rien faire de la journée. Je décide donc de partir en "expédition photo" pour la journée. J'ai un super oeil aujourd'hui, je vois pleins de scenes et de détails intéressants de la vie quotidienne que j'avais tous les jours sous le nez, mais que je n'avais jamais percu jusqu'alors. C'est bon signe !

Je commence avec la vie des becaks, ces cyclo-pousses qui pullulent dans Yogyakarta plus que dans n'importe quelle autre ville d'Indonésie. Ils sont garés partout, en rang d'oignon ou de maniere completement anarchique. Ils sont a tous les coins de rues, a toutes les sorties de ruelles ou de centre commerciaux, devant tous les batiments ou les allers et venus sont importants.

On peut monter seul dedans, ou a 4 en meme temps, ca ne leur fait pas peur. Ils vous emmenent lentement mais surement dans le moindre recoin de la ville, a la seule force des mollets. Et leurs mollets sont rarement plus gros que mon avant-bras. Quel est donc leur secret ?

 

 

Les proprietaires de becaks vivent dans leur becak, souvent décoré de maniere personalisée via une petite fresque peinte sur les garde-boues. Ils y dorment une grande partie de la journée dans l'attente d'un client potentiel, ils lisent dedans, discutent avec leur voisin becak. Ils regardent l'activité de la ville se dérouler devant leur roues, en helant de temps en temps quelqu'un qui pourrait avoir besoin de leur service. En tant que touriste, heuuu ...non.... en tant que voyageur, je suis une cible privilégiée, et il est impossible de marcher 100 metres sans entendre un "Hello Mister ! Becak ?"

 

 

Jalan Malioboro est une des rues principale de Yogyakarta et réunit une grande quantité de becaks le long du couloir qui est spécialement destiné a leur circulation.

 

 

Tout du long de ses arcades s'alignent une quantité impressionante d'étals et de magasins de vetements batik, d'artisanat en tout genre. Je m'y promene appareil photo en main, essayant de faire un panel représentatif de ce que j'ai sous les yeux.

Des vetements au motifs locaux.

 


Pour avoir la tenue locale complete, il ne faut pas oublier les sandales assorties.

 

 


Les vetement, c'est plus confortable quand on dort dessus que dedans.

 

Les masques traditionnels javanais sont haut en couleurs, mais bien moins beaux que ceux de Bali.

 


Les bijoux a base de graines et autres matieres premieres naturelles sont particulierement bien fait.

 

Cet abat-jour en osier tressé représente un fantastique travail d'artisanat.

Il y a aussi des objets de moins bon gout tels ces cendriers humains. Notez celui en forme de bouche ouverte particulierement réussi. Pas une seule carrie !

 

Alors que je fais une pause, un groupe de 7 adolescentes voilées, tout sourire, me saute dessus. "S'il vous plait Monsieur, nous faisons une interview pour l'école, est ce que vous pouvez répondre a nos questions ?". C'est classique ici : pour faire pratiquer l'anglais a leurs étudiants, les professeurs les envoient en commando dans les quartiers touristiques pour parler avec les étrangers. Le questionnaire est vraiment basique et je dois répondre dans un microphone car la conversation est enregistrée. Une photo pour clore le tout et me voila a nouveau libre.

 

Suite de la journée dans l'article :
Java - Yogyakarta - Dans les entrailles du marché local