13 décembre 2005
DE BUENOS AIRES À USHUAÏA EN AVION
Je me réveille tôt pour terminer de préparer mon sac, et je prend la direction de l'aéroport en taxi. Comme d'habitude, je tombe sur un fou qui se prend pour un pilote de Formule 1 mais ça a le mérite de me faire arriver vite. Il y a encore des traces de la grève des pilotes d'Aerolineas Argentinas qui a paralysée le trafic aérien pendant plusieurs semaines : un stand avec des banderoles se tient en face des guichets. Au milieu, deux grévistes qui campent dans une tente prennent le café.
J'ai demandé une place près du hublot et dès que l'avion quitte le sol, je ne regrette pas d'avoir pensé à ça. La vue sur Buenos Aires est superbe. L'immense Avenue 9 de Julio et son Obelisque prend toute son ampleur vue du ciel. Elle est tout simplement impressionnante par son gigantisme.

Le découpage urbain est surprenant aussi : le quadrillage parfaitement rectiligne des rues forme une immense trame qui ressemble à une ville de Légo, puis au fur et à mesure que l'on s'éloigne et prend de la hauteur, les maillons se resserrent et ne forment plus qu'un fond gris.
Les nuages, projetant leur ombre sur le sol, apparaissent et parsèment le ciel tel une flotte d'OVNI prête à envahir la Terre.

Petit à petit, les nuages s'étendent et le sol n'est plus qu'un tapis blanc jusqu'à l'horizon. Je profite des 3 heures de vol pour sortir mon ordinateur et écrire les articles en retard.
A 14H30, l'hôtesse me fait signe de ranger mon ordinateur car nous amorçons la descente sur Ushuaia. L'avion crève la couche de nuages et une vision magique apparait. Une multitude de pics de montagnes blanchies par la neige s'étend à perte de vue, uniquement interrompus par les lagunes aux eaux d'un bleu profond, et le Canal de Beagle. L'avion amorce un virage à 90 degrés et Ushuaia apparaît nichée dans une petite baie. Dans quelques minutes, je vais toucher terre, plus proche que jamais de l'Antarctique. L'aéroport est sur une presqu'île juste en face de la ville et jusqu'à ce qu'on atterrisse, la vue est superbe.

Quelques touristes débarquent en tongs et en t-shirt, mais ils sortent vite fait des affaires chaudes quand ils récupèrent leur sac. Moi aussi d'ailleurs. La température extérieure n'est pas désagréable mais le fond de l'air est frais. Un froid spécial, pas celui d'un hiver parisien, mais un froid pur, un froid qui vient d'au delà l'Océan, là ou des kilomètres de glace recouvrent la terre... La magie d'Ushuaia est en train d'opérer.
Je prend une navette pour le centre-ville avec d'autres voyageurs, qui me dépose au Backpacker Cruz del Sur dans la rue principale. Le lit en dortoir coûte 25 pesos. L'endroit n'est pas spécialement confortable et tranquille mais l'ambiance est sympa, et le contact avec les autres voyageurs est facile. Je pose mon sac et je me demande ce que je vais faire maintenant. Une idée dingue me passe par la tête, mais j'ai peu d'espoir de la réaliser : je demande au propriétaire s'il y a des bateaux du genre ravitaillement de mission scientifique qui partent pour l'Antarctique en ce moment. Il m'indique alors une agence à 30 mètres qui commercialise carrément des croisières. Je n'en demandais pas tant ! Je m'y rend et demande des informations. Un bateau part le 18 décembre pour 10 jours. Le prix est astronomique, quasiment 2900 euros et il ne reste que 5 places. Mais est-ce que je peux laisser passer ça ??? Est ce que je vais revenir à Ushuaia un jour ? La question mérite réflexion. Je sors de l'agence un peu abasourdi. L'Antarctique ... c'est un rêve que je ne pensais pas pouvoir réaliser ... et je suis là, à quelques centaines de kilomètres de la banquise ... je peux sentir l'air qui en vient ...
Je me dirige vers le port pour prendre des renseignement sur une mini-croisisère de 4 heures dans la baie et les îles aux alentours. Je discute avec un des vendeurs et une vendeuse qui m'apprennent que je peux avoir un billet bradé à moins de 1000 dollars si j'arrive à trouver une place de libre le jour du départ. Il faut de la chance, mais c'est envisageable. Si le Père-Noël veut me faire un beau cadeau, c'est maintenant ou jamais !
Je me fais un rapide passage sur Internet pour vérifier l'état de mon compte en banque (au cas ou ...), et je vais me promener un peu en ville pour m'imprégner de l'ambiance du Bout du Monde. Puis je rentre à l'hôtel pour étudier mon itinéraire et les conséquences d'une croisière de 10 jours non prévus sur mon planning. Il est 20h30 mais il fait encore jour comme au milieu de l'après-midi. C'est l'été austral. Le soleil se couche vers 23h00, et se lève vers 5h00, ce qui fait des journées très longues. C'est mon appareil photo qui est content !
Je vais au supermarché m'acheter une pizza surgelée, que je laisse brûler dans le four pendant que je suis sur Internet. Ca enfume toute la cuisine mais personne ne m'en veut. Je discute une partie de la soirée avec une israélienne et une française et je vais me coucher vers minuit
00:00 Publié dans Argentine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : argentine, buenos aires, ushuaïa, pnaorama, avion
12 décembre 2005
BUENOS AIRES - LE QUARTIER ARTISTIQUE (ET TRÈS TOURISTIQUE) DE LA BOCA
La Boca, c'est un quartier mythique à Buenos Aires. Quartier populaire situé près des docks (donc pas très fréquentable dès que l'on sort des artères principales), les fondations de Buenos Aires à l'époque des premiers immigrants génois se trouvent ici. Mais surtout, dominant tout le quartier, le stade de football qui a vu grandir la star, que dis-je, le dieu du football Diego Maradonna est au centre de la vie locale.
Je prend donc un taxi avec Ute qui nous dépose au début de la rue pavée qui figure sur toute les cartes postales. Les maisons de tôle ondulée, typique du quartier, qui alternent avec des bâtiments de style colonial, ont été peint de toutes les couleurs, créant un patchwork artistique magnifique. Ca respire la bonne humeur, ça donne envie de faire la fête.
![]() | ![]() | |
![]() | ![]() |
Je pensais que le quartier serait tranquille car réputé pas très fréquentable, mais au bout 30 secondes, je comprend que j'ai mis les pieds dans l'une des zones les plus touristique de Buenos Aires. Toute la panoplie des activités plume-touristes s'est déployée devant moi : couples qui dansent le Tango et qui font payer cher la photo, peintres, photographes, oeuvres caritatives plus ou moins bidons qui ne me demandent pas mon avis pour me scotcher un pin's sur le t-shirt en échange d'une généreuse contribution, restaurants aux prix astronomiques, mendiants, etc ... Ca contribue à l'ambiance des lieux.



En tout cas, je me régale au niveau des photos. Le côté artistique du quartier déborde partout, les couleurs pètent dans tous les sens, sur les murs, les fenêtres, les lampadaires, les bancs, l'artisanat, et même sur les gens. C'est comme ça dans une zone de 2-3 blocks autours de la rue principale.
Mais dès que je sors un peu des sentiers battus, un autre visage du quartier apparaît. Les maisons ne sont plus peintes cette fois. La tôle grise des façades de maison est laissé à nue et révèle la pauvreté du quartier (mais rien à voir avec une favela non plus). Les trottoirs défoncés accueillent plus de détritus à l'abandon que de touristes. Mais il y a une vie plus authentique, plus vraie, avec ses marchands de légumes, ses brocanteurs, ses veilles voitures déglinguées, et les drapeaux de Boca Junior, l'équipe de football locale et l'une des meilleure d'Amérique du sud, qui flottent un peu partout.



Le stade est à 3 pâtés de maisons à peine, et domine le quartier de ses immenses gradins bleus et jaunes. Les soirs de match, quand l'équipe gagne, c'est-à-dire souvent, ça doit être une fiesta terrible.

Moi, je préfère ça plutôt que les rues touristiques de La Boca qui parfois ressemblent vraiment à Disneyland et ses décors en carton-pâte.
Nous restons jusqu'à 13h00 dans le coin, puis nous prenons à nouveau la direction du centre pour trouver un endroit où déjeuner. Quand nous montons dans le bus, je m'aperçois que je n'ai pas de pièces, juste des billets, pour payer les tickets. J'ai beau tendre un billet de 2 pesos (le trajet coûte 1,80 pesos) au chauffeur sans lui demander de me rendre la monnaie, il n'en veut pas. Nous devons mettre des pièces dans la machine ou descendre au prochain arrêt. Cet enfoiré nous largue en plein quartier qui craint ... Je range immédiatement mon appareil photo dans mon sac à dos, et nous nous mettons à la recherche d'un magasin pour acheter une bricole et faire ainsi de la monnaie pour remonter aussitôt dans le prochain bus. Il nous faut quand même faire 500 mètres avant de trouver notre bonheur.
Nous allons déjeuner dans un fast-food en plein milieu du quartier des affaires qui est toujours noir de monde à l'heure du déjeuner, puis je fait un passage par la banque pour retirer une dernière fois de l'argent, avant de partir demain pour la Patagonie. Le reste de l'après-midi est consacré au shopping. Nous prenons le métro pour le quartier de Palermo. Après un court passage sans intérêt dans les rues de Palermo Viejo, haut lieu des sorties nocturnes à Buenos Aires, nous allons dans un grand centre commercial. Je m'achète des chaussures de sport un peu plus relax que mes chaussures de trekking, puis retour à l'hôtel pour les préparatifs de départ.
Dernier dîner avec Ute, en Argentine en tout cas, car nous allons sûrement de nous croiser à nouveau en Nouvelle-Zelande d'ici 2 mois.
00:00 Publié dans Argentine | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : argentine, buenos aires, la boca, tango
07 décembre 2005
BUENOS AIRES - LE QUARTIER DE RECOLETA ET SON CIMETIERE OU EST ENTERRÉE EVA PERON
J'ai rendez-vous avec Frédéric (que j'ai rencontré à Salta) ce midi. Nous nous sommes mis d'accord par email pour se rejoindre sur la Place du Congrès, sauf que, grâce à la super carte de Buenos Aires du Petit Futé où rien n'est indiqué, j'ai confondu la Place du Congres avec la Place du 25 de Mayo qui se trouve à l'opposée de la ville. Heureusement, Fred a compris dans mon dernier email que je n'étais pas au bon endroit, et il me rejoint en traversant le centre-ville en métro.

Nous allons déjeuner avec Ute dans le quartier financier qui s'est transformé en véritable fourmilière, puis nous prenons la direction de Recoletata, le quartier huppé de Buenos Aires.
Nous nous arrêtons en route chez British Airways car je dois faire changer les dates de certains de mes vols et faire imprimer mes nouveaux billets d'avion.
Compte-tenu du retard que j'ai pris sur l'itinéraire du projet initial, j'ai dû me rendre à l'évidence que je n'arriverai jamais en Inde à temps pour prendre mon avion de retour vers la France. Avec, en plus, des pays comme le Népal, l'Australie, ou la Nouvelle-Zelande sur la route, je ne suis pas prêt de rattraper ce retard, ça serai même plutôt l'inverse... J'ai donc pris la décision de consacrer plus de temps à la Patagonie, à la Nouvelle-Zelande (que je comptais vraiment survoler au départ) et à l'Indonésie qui me semblent vraiment valoir le coup. Par contre, je ne vais plus faire l'Australie, je passe juste à Sydney une petite semaine, car c'est sur la route de l'Indonésie. Je prendrai plus de temps pour me faire l'Australie à fond une prochaine fois. Enfin, j'ai décidé de repartir pour la France depuis Bangkok à la place de Madras en Inde. Les changements de date ne posent pas de problème, c'est inclus dans la prestation de mon billet Tour du Monde, mais je dois payer un supplément de 75 dollars pour changer les destinations.
Ceci fait, nous arrivons dans le quartier de Recoleta. Il y a comme un air de déjà vu ici ... avec ses immeubles neufs où s'empilent les appartement de standing, parfois dans un style haussmanien, ses rues ombragées avec des platanes, ses espaces verts, ses magasins chics, ses trottoirs propres, et ses grand-mères. Ca ressemble au 16ème arrondissement de Paris. On s'y croirait. Je croise même un dog-sitter assis sous un arbre avec une dizaine de chiens dans chaque main. S'ils décident de tous tirer dans la même direction, ça promet une bonne rigolade, mais les chiens sont calmes et ne bougent pas. Dommage.


La rue débouche sur une place dans le prolongement de laquelle se trouve le fameux Cimetière de la Recoleta ou sont enterrés quelques illustres hommes d'états, artistes, et la célébrissime Eva Perón.
Le cimetière est composé uniquement de caveaux, tous plus spectaculaires les uns que les autres.
Parfois, on se croirait plus en face d'un temple Romain que d'une tombe.


Les cercueils sont juste derrière les portes des chapelles, visibles par tous à travers les vitres envahies de toiles d'araignées pour la plupart.

Le cercueil d'Eva Perón est dans le caveau de sa famille. C'est loin d'être le plus beau mais, de loin le plus visité.

Fred nous quitte car il a un rendez-vous avant de prendre son avion pour les Etats-Unis, et je continue la visite avec Ute.
Nous longeons les avenues commerçantes dans la direction du retour vers notre Hôtel, mais la route est vraiment longue, donc nous prenons le taxi. Le trafic est complètement bouchés en raison de manifestations qui ont lieu depuis ce midi. L'une partait de la Place 9 de Mayo quand nous avons retrouvé Fred. Les mères des 30 000 disparus sous les différentes dictatures de 1973 au début des années 80, lorsque les gens du peuple étaient enlevés, torturés et éliminés pour ne pas suivre les idées du régime militaire, se rassemblent tous les jeudi sur cette place, et demandent aux politiciens actuels de faire justice. Le peuple argentin n'oublie pas ses enfants, l´Etat par contre ....
00:00 Publié dans Argentine | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : argentine, buenos aires, cimetière, recoleta, eva peron
05 décembre 2005
BUENOS AIRES - A LA DÉCOUVERTE DU CENTRO
Soleil radieux ce matin sur Buenos Aires. Je serai bien parti au quart de tour visiter le centre-ville si je n'avais 3 problèmes a régler :
- la chambre pour ce soir. L'hôtel me garanti un lit en dortoir pour ce soir, c'est déjà ça. Si une chambre se libère, la réceptionniste me la garde. Ca sera la surprise en rentrant ce soir.
- encore et toujours, obtenir plus de 500 pesos avec ma CB au guichet d'une banque. je me dirige vers le quartier des affaires plein d'espoir. Je suis quand même dans la capitale financière d'Amérique Latine, je vais bien trouver une gentille banque efficace qui va me donner mes 2000 pesos d'un coup.
- trouver un magasin qui vend des bonnes chaussures de trekking, car le miennes baillent de la semelle et sentent du bec. Je ne leur donne pas 48 heures de plus.
Obtenir de l'argent (plus de 500 pesos) à Buenos Aires avec sa CB : mode d'emploi.
J'essaye le distributeur automatique au cas où il aurait changer d'avis depuis la dernière fois, mais pas de chance, il refuse toute mes requêtes supérieures à 500 pesos. Je demande au bureau des information si je peux avoir plus, la fille m'indique les guichets au premier étage. Là, on me dit que ce n'est pas possible ici, il faut que j'essaye ailleurs.
Je traverse la rue et m'engouffre dans la banque à l'angle. Le distributeur donne le même résultat que son copain à 100 mètres. Je fais donc la queue au guichet avec, cette fois, un changement de stratégie : je ne demande pas si c'est possible d'avoir 2000 pesos, je dis "Je veux 2000 pesos" en tendant ma CB et mon passeport. Le guichetier me répond qu'il ne peux pas pour l'instant, car le système central est hors service. Ca marchera peut-être dans 1 heure, voire 2 heures... Y'a du progrès dans la forme (le monsieur a bien appris a élégamment mentir pour ne jamais dire que sa banque ne pouvait pas fournir un service) mais le résultat est le même pour moi. Je tente une troisième banque en face, mais je ne fais pas mieux.
J'ai essayé 3 banques sud-américaines, je me dis que je vais aller voir du côté des banques internationales qui saurons être plus compréhensives. Je trouve donc la HSBC et ses distributeurs de dollars. Le distributeur automatique ne donne rien alors je commence à faire la queue mon passeport à la main, lorsqu'une charmante hôtesse vient me voir pour me demander en anglais si je souhaite un service. Tout de suite, on voit le changement de stature de la banque ! Sauf que quand je ressors, je suis toujours pauvre, mais ... j'ai l'adresse du centre VISA qui est le seul dans toute la ville a faire des avances de plus de 500 pesos sur CB. Fallait le savoir ! L'adresse en poche (c'est pas à côté), je remonte l'immense Avenida Corientes avec Ute qui me suit depuis le départ. Je vois bien qu'elle en a ras-le -bol, mais elle est cool, elle ne dit rien. J'arrive au numéro 534, pas de pancarte VISA mais l'entrée d'un immeuble. Je demande à la réception le centre VISA, et la dame, me tend un papier avec l'en-tête VISA, 5 adresses dessus, et me souligne la plus proche. Je crois comprendre ... ARGHHHHH !! Il est bientôt midi et je n'ai pas avancé d'un pesos dans mon porte-monnaie. C'est reparti pour un tour.
Je trouve l'adresse indiqué qui est celle de la Banco Union de Argentina. Je fais la queue à nouveau, quand un employé vient me voir. Pour les avances sur CB, je dois d'abord passer par lui, sauf que le maximum est de 1000 pesos par jour... Sans commission. Que je suis heureux de payer une CB VISA Premium qui ne me permet même pas de retirer plus de 200 euros d'un coup à Buenos Aires. J'ai plus qu'à revenir demain pour le reste.
Entre-temps, seul point positif de la matinée, j'ai réussi à passer par hasard devant un magasin d'équipement pour la montagne où j'ai acheté mes chaussures. Ute m'a avancé l'argent pour ne pas avoir à y retourner.
Enfin, après un poulet-pommes de terres sautées dégueulasse dans une brasserie au début de la Plaza de Congresso, nous remontons jusqu'au Congrès et la promenade touristique commence.


Buenos Aires a des grosses ressemblances avec New-York parfois. Notamment ces nuées de taxi jaunes et noir qui se suivent en un flot continu, ou ces étroites rues venteuses entourées de bâtiments si hauts et si serrées que les rayons du soleil ne touchent le sol qu'aux alentours de midi.
![]() | ![]() |

Nous longeons l'une des artères principales où les businessmen se mêlent avec les femmes ultra-fashions qui sortent de leur travail. Nous débouchons sur l'immense Obélisque blanc de l'Avenida 9 de Julio, emblème de la ville. La semaine dernière, lors de la journée du Sida, il a été recouvert du plus grand préservatif du monde : 70 mètres de long ... L'avenida 9 de Julio coupe la capitale en deux. Elle est l'une des plus larges avenues du monde avec ses 150 mètres d'un trottoir à l'autre. 2 routes de 6 voies la sillonnent.



Nous continuons en descendant une large avenue commerçante. Nous faisons un passage éclair au 45ème étage du Sheraton Palace pour admirer la vue panoramique sur Buenos Aires.

Nous continuons jusqu'au port où se trouve le départ des bateaux pour l'Uruguay. Nous achetons 2 billets pour faire une excursion d'une journée de l'autre coté du Rio Mar del Plata vendredi prochain. Nous longeons ensuite les digues du port qui composent le quartier flambant neuf de Puerto Madero, avec ses immeubles design et ses restaurants huppés qui s'alignent sur 1 kilomètre.
De retour à l'hôtel, je suis claqué par les kilometres de marche que j´ai fait aujourd´hui. Nous prenons possession de notre dortoir car comme il fallait s'y attendre, il n'y a pas de chambre double libre pour ce soir. Denier challenge de la journée, trouver un restaurant ouvert, pas trop loin de l'hôtel, mais ceux que nous connaissons sont fermé. Il n'est que 21h30 pourtant. Je comprend pas comment leurs horaires fonctionnent ici. J'ai trop la flemme de marcher, donc je vais acheter des pâtes et de la sauce dans un supermarché, et je fais une plâtrée pour Ute et moi.
00:00 Publié dans Argentine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : argentine, buenos aires, centro
04 décembre 2005
BUENOS AIRES - LA FOIRE DE SAN TELMO ET LA FERIA DE MATADEROS
Je me lève à 9h00, prêt pour une journée que je veux efficace, car le pote de mon appareil photo, Mister Soleil, est enfin au rendez-vous.
Sauf que, petit imprévu, ma chambre a été louée, et je dois déguerpir ce matin. Ok, je n'avais réservé qu'une nuit, mais ils auraient pu me demander si je voulais rester un peu plus avant de la filer à quelqu'un d'autre. Et bien sûr, pas d'autres chambres disponibles, ils sont archi-complets ! Ca m'énerve de perdre mon temps à devoir chercher un autre hôtel maintenant. Je prend mon guide et demande à la Réception s'ils peuvent appeler d'autres hôtels pour moi. Le 1er est plein, le 2nd aussi, le 3ème, le 4ème, et le 5ème aussi. Je commence à halluciner... Le 6ème n'a plus que des dortoirs libres, j'en ai marre des dortoirs, je veux une chambre pour moi. Je regarde dans un autre quartier plus éloigné, le 7ème hôtel est aussi complet, idem pour le 8ème, le 9ème, ... RIEN ! Mais c'est quoi ce délire ?? Je me demande si le gars passe vraiment les appels.
Du coup, je fais mon sac, le laisse en dépôt, et je vais voir moi-même, à un hôtel pas trop loin, ce que ça donne. Pas, plus de chance, mais le gars balance 5 ou 6 messages via MSN Messsenger à tout ses copains réceptionnistes et 1 minutes plus tard, il me donne une adresse d'hôtel ou il a fait réserver une chambre. En plus, c'est à 50 mètres d'où j'étais donc pas besoin de me trimballer mon sac pendant des heures. Vive Internet !
En revenant, je traverse la Foire de San Telmo, sorte de marché d'artisanat local, où les touristes déboulent le Dimanche. Malgré le côté "ciblé", il est vraiment agréable de s'y promener. Les rues pavés me rappellent un peu Paris, mais les quelques bâtiments coloniaux sont là pour me rappeller que je suis bien ailleurs. Surtout, l'endroit est rempli d'artistes de rue. Un couple fait une démonstration de tango torride. Le regard de braise qu'il s'échange tout au long de la danse donne une sensualité incroyable à la chorégraphie.

Un peu plus loin, un marionnettiste s'agite autours de sa valise, puis un échassier fait la joie des enfants.

Mon nouvel hotel est un bâtiment moderne, donc l'intérieur est étonnant. Un designer a manifestement travaillé ici. Tout est blanc et minimaliste mais aménagé avec bon goût. L'hôtel est organisé autour d'un grand vide central, que des passerelles transparentes traversent sur plusieurs niveaux pour accéder aux chambres. Aussitôt mes affaires installées, je pars avec Ute à la Feria de Mataderos, un marché d'artisanat populaire, situé à une demi-heure de bus dans l'ancien quartier des abattoirs. Surtout, c'est une fête traditionnelle où les gauchos, les cow-boys argentins de la Pampa, se réunissent.
Je mange dans le bus la pizza que j'avais pris hier au restaurant mais que je n'ai même pas pu commencer après le plateau de fromage. La féria se tient autours d'une place entourée d'un bâtiment colonial aux arcades délabrées peintes en vieux rose. Il y a un vrai charme d'une autre époque ici.


Les gens sont en majorité des argentins qui viennent ici pour découvrir la culture de leur pays, ou pour manger dans les restaurants typiques et les boui-bouis des alentours. Des rangées d'étals se succèdent avec de l'artisanat local souvent à base de cuir, Et les fameux gauchos sont là avec leur habit traditionnel !




Une scène a été aménagée au milieu de la place et des artistes se succèdent sans cesse. Les gens dansent dans la rue, notamment cette fameuse danse , la Zamba, où les partenaires se tournent autours en agitant un foulard au dessus de leur tête.

Un vieux monsieur alpague Ute qui n'ose pas danser, et elle m'appelle à la rescousse pour discuter avec lui et faire diversion. C'est un retraité qui vient ici pour s'amuser, et draguer les minettes. Il est excellent, et nous emmène goûter des spécialités locales, puis à un autre stand qui fabrique des sortes de pipes à thé, là encore typique d'Argentine, puis il nous indique où aller ensuite pour écouter de la bonne musique et danser. Le temps passe vite et il est déjà 18h00. Nous aurions pu rester plus longtemps, mais ne connaissant pas le quartier, je ne préfère pas prendre de risque à rester ici de nuit. Mais bon, ça y'est, j'adore l'Argentine !!
00:00 Publié dans Argentine | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : argentine, buenos aires, san telmo, foire, mataderos, tango
30 novembre 2005
BUENOS AIRES - LE QUARTIER DE PALERMO
La journée d'hier à Colonia d'où je suis rentré à 23h00 m'a fatigué au point que j'ai la flemme de me lever ce matin. Mais je me force. Je dois passer à un hôtel du coté de la Plaza San Martin déposer un cd-rom de photographies pour l'un des gars qui était avec moi en Bolivie dans le sud Lipez et Le Salar de Uyuni. Il m'a donné un contact dans l'hôtel, mais quand le réceptionniste commence a chercher dans son ordinateur, il ne trouve rien, et il ne veut prendre aucun colis pour quelqu'un qui n'est pas client de l'hôtel. Du temps perdu. Je repars avec le cd-rom en poche, et je vais lui envoyer un email plus tard pour le prévenir.
Je dois encore repasser à la banque retirer mes 1000 pesos d'avance en prévision de la Patagonie où je sais que les distributeurs automatiques ne vont pas courir les rues. Ute passe à la Lufthansa confirmer son vol de retour, et nous pouvons partir pour le quartier de Palermo que nous avons décider de visiter. Palermo est divisé en plusieurs zones :
- Palermo Viejo au nord, qui est une zone plutôt résidentielle, mais qui accueille les bars et discothèques les plus branchés de la capitale, et est de ce fait le haut-lieu de la nuit argentine.
- Palermo Chico, tout au sud, du côté de Recoleta, qui est un pâté de tours de haut standing ou les richissimes familles de Buenos Aires habitent.
- Palermo Bajo, au centre, qui est plutôt un ensemble d'espaces verts, poumon de la ville, avec notamment le Jardin Botanique.
Nous traversons ce dernier, qui est agréable avec ses bassins, ses "très charmantes" statues italiennes, et sa serre à cactus. C'est un endroit de repos apprécié des "cols blancs" à la pause du déjeuner, aussi bien que des amoureux. Malheureusement, la météo tourne à la pluie, et il nous faut laisser tomber la tournée des parcs rapidement.



Il nous reste la traditionnelle option "Musée" dans ce cas là. Ca tombe bien, celui consacré à Eva Peron est juste à côté. Mais pourquoi la femme du Président est-elle plus célèbre que le Président lui-même ? Si elle a eu les plus grandes funérailles en terme de mobilisation du peuple de l'histoire de l'Argentine, c'est qu'il doit y avoir une bonne raison. Comme je dois avouer un manque de connaissance sur le personnage et le véritable culte qui lui est dédié en Argentine, le Musée est donc l'occasion de remettre les pendules à l'heure.
1 heure plus tard, j'ai tout compris : une ambition dévorante dès son plus jeunes âge, une ascension fulgurante en tant qu'actrice (il faut dire qu'elle a quand même couché avec la moitié des producteurs de la radio et du cinéma argentin ...), la rencontre avec le Général Juan Perron qui est élu Président quelques années plus tard grâce sa participation plus qu'active dans la campagne électorale, puis elle fait mettre en place le droit de vote pour les femmes en Argentine, fait réformer les instances sociales pour les rendre plus efficaces et accessibles aux pauvres, lancé de nombreux programmes d'aide sociale, on dit que c'est elle en fait qui gouvernait réellement le pays, et finalement, elle meurt d'un cancer à l'âge de 33 ans. Bref, tout pour faire une saga hollywoodienne digne de ce nom. Elle a préfiguré ce que devait être une femme de Président moderne, comme l'ont été plus tard sur son modèle Jacky Kennedy ou Hillary Clinton.
Le temps ne s'est pas tellement amélioré à la sortie du musée, donc nous rentrons tranquillement à l'hôtel en nous perdant un peu dans les rues de Palermo.
A propos de l'hôtel, pour ceux qui cherche un bon plan logement à Buenos Aire dans le quartier de San Telmo, mon hôtel devrait en faire halluciner quelques uns. C'est un backpacker retapé par un designer, avec tout le confort et les services de ce type d'établissement. Tout est moderne-design, ultra fonctionnel, cuisine équipée à disposition, terrasse avec barbecue possible, Internet gratuit, bibliothèque bien fournie, personnel ultra sympa, espace de vie commun super agréable, bar-restaurant avec concert relié à l'hôtel, un personnel très sympathique, et des prix dans le bas de la fourchette pour les chambres/dortoirs. Ci-dessous la vue depuis ma chambre au dernier étage.
![]() | ![]() |
Hôtel Ostinato Buenos Aires
Avenida Chile, à l'angle avec l'Avenida Chacabuco.
00:00 Publié dans Argentine | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : argentine, buenos aires, palermo










