05 mai 2006

JAVA - TRAJET EN BUS DE YOGYAKARTA A PANGANDARAN

J'ai eu à peine 3 heures de sommeil mais l'excitation du départ m'aider a fonce sous la douche pour me réveiller. J'engloutis mon pancake a la banane en 1 minute, je paye l'hotel et je me rend au bureau de l'agence de voyage a 50 metres dans la ruelle. Le gars se souvient de moi, et me fait assoir pour attendre le bus. A 7h30, il me fait signe qu'il arrive et je me leve pour aller sur la rue principale, mais c'est un fausse alerte. Je reste a patienter sur le trottoir, assis sur mon sac a dos. 8H00 passe, heure prévue du départ, mais toujours pas de bus en vue. Il devait deja passer me prendre 7h30... Ca s'annonce mal. Je me vois déja en train de raler pour demander le remboursement du billet, et de monter dans un taxi pour aller a la gare routiere et attraper le premier bus pour Pangadaran. 8h15 passe, 8H30 arrive, et le gars de l'agence s'agite quand un bemo tout pourri, peint en rose approche. Ca, c'est pour moi. Gagné! Il se gare. Pour le prix que j'ai payé, je m'attendais a un bus privé de luxe, dans le genre de celui pour aller a Semarang. Cruelle désillusion. Il n'´y a que 2 personnes a l'interieur en plus de moi, donc j'ai de la place a l'arriere. L'essentiel est que j'Arrive a temps a Cilacap pour avoir le ferry de 13h00 qui va a Majinklak, d'ou je prendrai un bus local pour Pangandaran.

Nous partons de suite sans récupérer d'autres personnes au passage, ce qui m'arrange car je suis déja assez en retard et je ne veux pas stresser pendant 4 heures. La chaleur est étouffante par cette belle journée, ca ne m'aide pas pour m'endormir. En plus, l'indonésien de devant, passe derriere et commence a vouloir discuter avec moi. Je me prete au jeu l'espace d'une demi-heure, mais mon envie de dormir l'emporte rapidement. A 11h00, nous faisons un premier arret de 15 minutes dans une gare routiere que j'identifie comme étant dans un bled a mi-chemin de Cilacap. Le timimg va etre court. Je ne me rendors pas, j'essaye de voir comment nous progressons sur la carte de la région du Lonely Planet mais celle-ci n'est pas assez détaillée. Jusqu'a ce que je vois enfin un panneau "Cilacap - 31 km", je n'ai aucune idée d'ou nous sommes. Il est alors 12h30. A raison d'1 kilometre par minute, ca devrai le faire. Sauf que bien sur, on commence par faire un détour par des petites rues pour déposer l'indonésien a son domicile, puis nous faisons un nouvel arret pour déposer un colis, puis les feux rouges s'y mettent. Je m'assure que le chauffeur a bien compris que je veux aller au port d'embarquement de ferries pour prendre celui de 13h00 et qu'il ferait mieux de se dépecher car il est 12h59 ! Il ne conprend pas l'anglais, ca sent de plus en plus le roussi ...

Nous arrivons a l'entrée d'un port : je saute du van, fais signe au chauffeur d'attendre, et je vais demander a un agent au poste de sécurité si c'est bien ici pour le ferry qui va a Majinklak. Non, c'est ailleurs et il donne la direction au chauffeur. C'est reparti pour un tour, il est maintenant 13h10. Nous arrivons a 13h20 devant un ponton d'embarquement avec un bateau sur lequel est écrit "Indonesian Ferry". YES !! Ca doit etre ca, il n'est pas encore parti. Et Il ne partira jamais ... L'agent portuaire explique que le service de ferry est interrompu depuis plus d'un an. La seule solution pour moi est d'affreter un bateau en bois, mais ca va couter une fortune. Tout ca pour ca ! Je ne passerai pas par le chenal avec les backwaters, mais au moins j'ai tenté le coup, c'est sans regrets.

Je remonte donc dans mon bemo privé et il ne me reste plus qu'a aller a la gare routiere pour prendre un bus direct pour Pangandaran. Le prochain part dans 20 minutes, c'est un mini-bus assez déglingué car il sert transporter tout et n'importe quoi. Je demande le prix et on m'annonce "Three thousand roupiahs". Pas cher pour 3 heures de trajet ! Ca m'étonne un peu mais je vais bien voir. Je mets mon sac a l'arriere, et m'aprette a aller chercher a manger, mais le moteur demarre. C'est plus dans 20 minutes le départ ? J'embarque, je creve  de faim. Lorsqu'il faut payer, je prépare mes 3000 RPH, et quand je les tend au gars, il me regarde d'un drole d'air et me les rend. Bah quoi ? T'en veux pas ? Un vieux a coté rigole et me fais comprendre qu'il veut 3 billets de 10 000 RPH et non pas de 1000 RPH. J'en étais sur : le gars a confond "three thousand" et "thirty thousand". Je paye, et j'essaye de m'endormir, blasé. La route est ultra cahotique et je fais parfois des bonds 15 cm sur mon siege. Pourvu que ca ne soit pas comme ca pendant 3 heures. Ca me rapelle le bus pour Dar-es-Salaam en Tanzanie (lien hypertexte): une des pires route que j'ai eu, pendant 8 heures, avec une diarhée a gérer... Ca me semble hier et pourtant, c'était il y a plus de 8 mois.

Le temps est long, j'ai hate d'arriver maintenant, mais la carte géographique de mon guide fait toujours défaut. Je regarde donc le paysage défiler sous mes yeux et me dit en souriant ironiquement que dans quelques semaines, je serai pret a payer cher pour etre a nouveau dans ce bus pourri. En attendant, je vais glandouiller quelques jours au bord de la mer, histoire de bien me relaxer une derniere fois avant de plonger dans le tumulte urbain de Jakarta, puis Singapour, et Paris.

A 16h30, la mer apparait enfin et j'arrive a Pangandaran. Il aura fallu 8 heures pour faire 200 kilometres (a vol d'oiseau). Je parcours a pied le dernier kilometre qui me sépare de l'hotel Puri Sakura que j'ai choisi, a 100 metres de la plage dans une petite allée. La chambre est propre, bien décorée, avec une vrai douche (eau froide), et un lit confortable. Je négocie le prix de 65 000 a 55 000 RPH, et je pose enfin mon sac. Je suis arrivé ! Je sirote mon thé de bienvenue en discutant avec un local qui fait office de guide touristique, puis je vais faire un tour pour avoir un premier apercu de la ville. C'est tres calme, pas un touriste étranger a part moi, exactement ce qu'il me fallait ! Je rentre prendre une douche, puis je vais diner au Café Bambou ou les premiers touristes apparaissent. Des allemandes, dont l'une tres typée indonésiennes. Si elles sont la pour le week-end, je mets ma main a couper qu'on va vite se recroiser. Je n'ai qu'une envie apres m'etre bien rempli le ventre, c'est d'aller dormir. Malgré le fait d'etre vendredi soir, et qu'il pourrait y avoir un peu d'animation, je ne resiste pas a l'appel de la couette et je vais me coucher a 22h00.

01 novembre 2005

TRAJET EN BUS POUR RURRENABAQUE

Le trajet en bus en Bolivie vont me faire regretter le Brésil, je m'y attendais un peu. Après un rapide tour aux environs de l'hôtel, je prend la direction du Marché d'où part le bus pour Rurrenabaque (120 Bol).





Les immenses et glauques gares routières du Brésil ne sont plus qu'un (mauvais ?) souvenir. Ici, le guichet pour acheter ses billets est une baraque en bois, et le bus se contente de stationner devant. Le bus est aussi adapté au pays : plus court et doté du confort minimum à l'intérieur, il est monté sur un châssis ultra-élevé qui doit lui permettre de franchir quelques obstacles, tels que des trous dans la piste (je ne peux pas parler de route dans le cas présent), ou des marécages, s'il pleut. Enfin, Le couloir est classiquement encombré de gens qui n'ont pas eu de places assises. Après l'expérience de la banque, c'est toujours le service minimum !

 

La piste rouge est en ligne droite sur plus de 95 % du trajet. Nous traversons d'abord la forêt, puis à mi chemin, la végétation se fait moins dense, pour se transformer petit à petit en pampa. Impossible de savoir si cette pampa est naturelle, ou si elle a été crée par la déforestation, mais j'ai ma petite idée en apercevant quelques colonnes de fumée au loin. Le sol est envahi de monticules qui ressemble à des souches d'arbres. Ce sont des fourmilières géantes.





La route est cahoteuse à souhait, plus de 12 heures durant, l'un des pire trajet que j'ai eu a faire depuis 6 mois. La classique panne qui arrive à mi-chemin a été une vraie aubaine pour me dégourdir les jambes et prendre quelques photos.



Je m'attendais a un pneu crevé, mais c'est un problème d'embrayage. Heureusement, ici, les chauffeurs sont aussi mécaniciens, donc nous repartons au bout de  30 minutes.

 

Nous faisons un dernier arrêt pour dîner, dans un boui-boui ou il faut traverser la marre aux cochons pour aller se laver les mains aux toilettes. Enfin, nous arrivons à Rurrenabaque à minuit et demi. Après s'être fait déposés en taxi-moto au centre du village, nous faisons quelques hôtels avant d'en trouver un qui ne soit pas complet.
Demain la chasse aux bolivianos continue. Avec un paramètre qui ne va pas nous aider : c'est un jour de Fête Nationale ...

17 août 2005

TRAJET EN BUS D'ARUSHA (TANZANIE) A KAMPALA, CAPITALE DE L'OUGANDA

Au debut, je comptais passe ma derniere semaine a Nairobi, d'ou je dois prendre mon avion pour Paris, puis le Bresil, mais les nombreux echos negatifs sur la dangerosite de la ville et son peu d'interet m'ont convaincu de continuer la route jusqu'a Kampala en Ouganda, ou de nombreuses activites sont possibles, dont du rafting sur la source du Nil.

Je prend donc mon billet de bus (30 USD avec Scandinavian) avec Craig, grave le CD des photos de Tanzanie, depense mes derniers shillings tanzanien en achetant des nouvelles tongs, et c'est parti pour l'Ouganda.


Le bus arrive avec 1 heure de retard, pas bien grave. La route longe le Mont Meru, 2eme plus haute montagne d'Afrique, et nous arrivons vers 21h00, a la frontière Kenyane.

Vue du Mont Meru depuis la route vers Nairobi


Le visa de transit (valable 1 journée uniquement), juste pour avoir le droit de traverser le pays coûte 20 dollars. Un policier essaye d'extorquer de l'argent aàCraig car il n''a pas avec lui son carnet de vaccination, mais Craig lui fait comprendre gentiment de ne pas insister. La frontiere Kenyane ressemble a un un centre commercial tellement il y a d'echoppes de nourriture et de souvenirs le long de la route. Du coté, Tanzanien, c'était le désert total.

A 5h00, nous arrivons au poste de frontière de l'Ouganda, ou un sympathique fonctionnaire des douanes nous accueille. Tout de suite, on sent un changement de standard dans le niveau de vie du pays : belles routes goudronnées, batiment moderne et propre, agent de douane parfaitement billingue. Le visa coûte 30 dollars. Les formalités prennent 30 minutes, et me voila dans un nouveau pays.

03 août 2005

TRAJET EN BUS DE DAR ES SALAAM A ARUSHA






 

07 juillet 2005

TRAJET EN BUS DE LUSAKA (ZAMBIE) A LILONGWE (MALAWI)

Après avoir fait quelques provisions de nourriture, je me dirige vers la gare routière pour prendre mon bus pour le Malawi. Le départ est a 12h00 mais je me pointe 1 heure avant pour avoir les meilleures places, celles du front ou l'on peut étendre ses jambes. Avec plus de 12 heures de voyage, ca risque d'être appréciable !

La gare est bondée, les bus en partance klaxonnent à un niveau de décibels surement pas légal en Europe, des porteurs chargés comme des mules avec des cartons, des sacs de grain, des couvertures, s'agitent entre chaques bus.



Ca crie de partout "Chipata ! Zomba ! Livingstone ! Kasama !", les noms des villes où il reste des places dans les bus. Je patiente à mon stand en discutant avec 3 jeunes Zambiens, donc l'un prend le bus avec moi.



A 13h00, le bus n'est pas là. Je demande au vendeur de tickets toute les 20 minutes ce qu'il se passe, et il me répond invariablement "Le bus arrive ....". A 14h30, effectivement le bus arrive. Et tous les sièges sont déjà réservés avec un sac en plastique dessus,  un gilet, ou un chiffon. Il reste quelques places à l'arrière. Bien que le bus soit de qualité, les sièges sont exigües, et la place pour les jambes réduite. Chaque espace vide est rempli par un carton, un sac, une valise, y compris l'espace sous mon siége, de telle sorte que mon espace vital, deja restreint, devient vraiment minime. Mais ça fait partie du charme du voyage en Afrique.  

Je suis à côté d'un étudiant en théologie qui veut devenir Prêtre, un gars très sympa.
Des clip musiquaux d'un artiste local passent en boucle sur l'écran TV. C'est à mourir de rire :  en plus de la dégaine fabuleuses des musiciens (le chanteur est un noir dodu avec les cheveux décolorés en blond, et il porte un costume à rayure noire et blanche), le clip est réalisé en amateur dans un jardin public de Lusaka. Les cadrages sont a côté de la plaque, l'image bouge dans tous les sens, Un régal pour se poiler. Par contre apres 3 clips ou la musique à base de ukulélé est identique, je commence à moins rigoler, car ça me tape sur le système. Au bout du  5èmeclip, c'est devenu une torture pour mes oreilles ....

Le trajet se passe bien, et nous arrivons a 23h00 à la frontière. Je tend mon passeport au douanier, et 2 mn plus tard un coup de tampon retenti dans toute la pièce. Ouf, mon information était bonne !

Nous arrivons a Lilongwe, capitale du Malawi à 2h30. Comme il est trop tard pour aller à l'hôtel, une dizaine de passagers dorment dans le bus stationné et je fais de même en attendant le lever du jour.

Aux premières lueurs, le bus se vide. Nous sommes a proximité d'un marche aux poissons typique. Je pensais enchainer directement avec un bus pour Monkey Bay, sur les rives du Lac Malawi, à 6h00, mais je me rend compte que j'ai besoin de passer à la banque, et il me faut mon visa pour la Tanzanie d'abord. Je prend donc à pied le chemin du Kiboko Camp, une sympathique et reposante guesthouse à proximite du centre-ville.