13 mai 2008
VISITE DU CIMETIÈRE DE LA PAZ - BOLIVIE
Les cimetières boliviens ne ressemblent en rien à ceux d'Europe. Les défunts sont mis en boite, passent au crématorium, puis l'urne funéraire est mise dans un casier à la vitre transparente. Le cimetière est ainsi uniquement composé de longs murs avec des milliers de cases, dont la taille et la décoration reflète la richesse et le rang social de la famille du défunt.
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07 décembre 2005
BUENOS AIRES - LE QUARTIER DE RECOLETA ET SON CIMETIERE OU EST ENTERRÉE EVA PERON
J'ai rendez-vous avec Frédéric (que j'ai rencontré à Salta) ce midi. Nous nous sommes mis d'accord par email pour se rejoindre sur la Place du Congrès, sauf que, grâce à la super carte de Buenos Aires du Petit Futé où rien n'est indiqué, j'ai confondu la Place du Congres avec la Place du 25 de Mayo qui se trouve à l'opposée de la ville. Heureusement, Fred a compris dans mon dernier email que je n'étais pas au bon endroit, et il me rejoint en traversant le centre-ville en métro.

Nous allons déjeuner avec Ute dans le quartier financier qui s'est transformé en véritable fourmilière, puis nous prenons la direction de Recoletata, le quartier huppé de Buenos Aires.
Nous nous arrêtons en route chez British Airways car je dois faire changer les dates de certains de mes vols et faire imprimer mes nouveaux billets d'avion.
Compte-tenu du retard que j'ai pris sur l'itinéraire du projet initial, j'ai dû me rendre à l'évidence que je n'arriverai jamais en Inde à temps pour prendre mon avion de retour vers la France. Avec, en plus, des pays comme le Népal, l'Australie, ou la Nouvelle-Zelande sur la route, je ne suis pas prêt de rattraper ce retard, ça serai même plutôt l'inverse... J'ai donc pris la décision de consacrer plus de temps à la Patagonie, à la Nouvelle-Zelande (que je comptais vraiment survoler au départ) et à l'Indonésie qui me semblent vraiment valoir le coup. Par contre, je ne vais plus faire l'Australie, je passe juste à Sydney une petite semaine, car c'est sur la route de l'Indonésie. Je prendrai plus de temps pour me faire l'Australie à fond une prochaine fois. Enfin, j'ai décidé de repartir pour la France depuis Bangkok à la place de Madras en Inde. Les changements de date ne posent pas de problème, c'est inclus dans la prestation de mon billet Tour du Monde, mais je dois payer un supplément de 75 dollars pour changer les destinations.
Ceci fait, nous arrivons dans le quartier de Recoleta. Il y a comme un air de déjà vu ici ... avec ses immeubles neufs où s'empilent les appartement de standing, parfois dans un style haussmanien, ses rues ombragées avec des platanes, ses espaces verts, ses magasins chics, ses trottoirs propres, et ses grand-mères. Ca ressemble au 16ème arrondissement de Paris. On s'y croirait. Je croise même un dog-sitter assis sous un arbre avec une dizaine de chiens dans chaque main. S'ils décident de tous tirer dans la même direction, ça promet une bonne rigolade, mais les chiens sont calmes et ne bougent pas. Dommage.


La rue débouche sur une place dans le prolongement de laquelle se trouve le fameux Cimetière de la Recoleta ou sont enterrés quelques illustres hommes d'états, artistes, et la célébrissime Eva Perón.
Le cimetière est composé uniquement de caveaux, tous plus spectaculaires les uns que les autres.
Parfois, on se croirait plus en face d'un temple Romain que d'une tombe.


Les cercueils sont juste derrière les portes des chapelles, visibles par tous à travers les vitres envahies de toiles d'araignées pour la plupart.

Le cercueil d'Eva Perón est dans le caveau de sa famille. C'est loin d'être le plus beau mais, de loin le plus visité.

Fred nous quitte car il a un rendez-vous avant de prendre son avion pour les Etats-Unis, et je continue la visite avec Ute.
Nous longeons les avenues commerçantes dans la direction du retour vers notre Hôtel, mais la route est vraiment longue, donc nous prenons le taxi. Le trafic est complètement bouchés en raison de manifestations qui ont lieu depuis ce midi. L'une partait de la Place 9 de Mayo quand nous avons retrouvé Fred. Les mères des 30 000 disparus sous les différentes dictatures de 1973 au début des années 80, lorsque les gens du peuple étaient enlevés, torturés et éliminés pour ne pas suivre les idées du régime militaire, se rassemblent tous les jeudi sur cette place, et demandent aux politiciens actuels de faire justice. Le peuple argentin n'oublie pas ses enfants, l´Etat par contre ....
00:00 Publié dans Argentine | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : argentine, buenos aires, cimetière, recoleta, eva peron
02 novembre 2005
RURRENABAQUE - LA FETE DES MORTS
L'objectif de la journée est de réserver mon trekking dans la jungle du Parc National Madidi avec une agence, mais surtout de trouver de l'argent frais. En ce jour de la Fête des Morts (jour férié), cela ne va pas s'avérer être une mission aisée. La plupart des commerces sont censés être fermés aujourd'hui, mais les restaurants, les agences de voyage, les minimarkets et bien d'autres commerces (sauf la banque, comme par hasard ...) sont ouverts. Le seul distributeur d'argent de la ville n'accepte pas la carte VISA, mais la banque fait des avances sur les cartes de crédit. Je suis sauvé, il faut juste encore attendre demain.
Après un bon petit déjeuner, où pour la première fois depuis que je suis en Amérique du Sud, je déguste un muesli digne de ce nom, je donne tout mon linge à laver, puis nous changeons d'hôtel pour aller dans un moins cher. Enfin vers midi, nous partons faire la tourné des agences de trekking. Nous en rencontrons 3, dont 2 qui sont dans le guide Lonely Planet. Les 3 nous proposent le même tour de 2 jours dans la Pampa et 4 jours dans la jungle pour le même prix quotidien (20 USD en basse saison, 30 USD en haute saison). Notre choix final se porte sur l'agence qui n'est pas dans le Lonely Planet car c'est la seule dont le guide est un indigène qui connaît la région par coeur. Il est très concerné par la conservation de l'environnement, de son patrimoine culturel, et il utilise l'argent des touristes pour la communauté des indigènes. Quand nous lui annonçons la bonne nouvelle, il ne cache pas sa joie et nous explique pourquoi : il y a un racisme local envers les indigènes (qui sont pourtant les habitants de la région) de la part des grosses agences dont les propriétaires viennent de La Paz. Du coup, il est difficile pour lui de profiter du tourisme en fort développement, comme le font les autres. Cela me conforte dans ma décision de partir avec lui.
Il ne reste plus qu'à espérer que la banque ne va pas nous lâcher demain matin pour que nous puissions le payer et partir aussitôt.
Ceci fait, il est temps d'aller voir cette fameuse Fête des Morts. Ce jour là, les vivants rendent hommage à leurs ancêtres et parents défunts en allant au cimetière, pique-niquer sur leur tombe. Toutes les tombes sont décorées de fleurs, les gens se sont installés autours dans des chaises pliantes. Il règne dans le cimetière une ambiance de garden-party.

Chaque famille fait une offrande de nourriture et de boisson, et quelques tombes ressemblent a de véritables garde-manger. Les offrandes se composent de pain, de fruits, parfois de gâteaux confectionnés spécialement pour l'occasion, et de manière moins traditionnelle, de bouteilles de Coca-Cola local.

Le spectacle est étonnant pour qui est habitué à l'austérité des cimetières occidentaux.
00:00 Publié dans Bolivie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : bolivie, rurrenabaque, cimetière, fête des morts


