03 octobre 2008

ILE DE PÂQUES - LE CRATÈRE SACRÉ RANO KAU

Le cratère Rano Kau marque la pointe Sud de l'ile. La piste monte jusqu'au bord du cratère, puis continue vers le village d'Orango. L'intérieur du cratère ressemble à celui de Rano Maraku, mais les paroies sont plus abruptes et le lieu est plus impressionant.

Lire aussi l'article avec ses photos :
ILE DE PAQUES - A LA DECOUVERTE DES MYSTERIEUX MOAIS

17 mars 2008

TANZANIE - PANORAMA DU CRATERE NGORONGORO

Le Parc National du Ngorongoro est un cratère de plus de 20 km de diamètre, aux flancs relativement escarpés. La concentration en vie animale sauvage y est la plus importante du monde grâce à un microclimat qui attire les animaux, et tout ça offre un panorama fantastique depuis le camp situé au bord du cratère. La tache blanche est un lac de sel asséché qui attire les flamands roses.



Lire aussi l'article avec ses photos :
TANZANIE - SAFARI DANS LE CRATERE NGORONGORO

15 mars 2008

TANZANIE - CAMP DU CRATERE NGORONGORO - UN ELEPHANT AFFAME

De retour du safari au Parc Serengeti, nous installons nos tentes dans un camp au sommet du cratère Ngorongoro, d'où la vue est impressionante. Mais pour le moment, le spectacle est ailleurs, juste derrière nous. Alors que l'heure du déjeuner approche et que tout le monde déballe sa nourriture, un éléphant pas farouche vient fouiller dans les cartons des touristes et englouti tout ce qu'il trouve, en se servant sur le toit des 4X4 et sur les table dressées.

14 avril 2006

BALI - ASCENSION DU VOLCAN GUNUNG BATUR ET LA ROUTE POUR AMED

Un employé de l'hotel frappe a ma porte a 4h00, comme prévu. Je m'habille en vitesse, prend un sweat-shirt et mon coupe-vent imperméable au cas ou il fait froid au sommet, et je sors dans la nuit a la recherche des autres participants pour l'ascension du Gunung Batur. Personne. Le gars de l'hotel a disparu, et personne ne m'attend au restaurant, ni a l'accueil, pour m'emmener ailleurs. Je fais le tour de l'hotel mais tout est fermé. J'attend 5 mn devant le portail, toujours rien. Qu'est ce que c'est que cette organisation de merde ?!? Le gars qui a a frappé a ma porte aurait pu au moin m'attendre ou me dire ce qu'il fallait faire ! Je vais frapper plusieurs fois a la porte de la récéption mais personne ne me répond. Je redescend devant le portail. Il y a de la lumiere a l'hotel a coté, et j'entend des gens qui parlent, un gros groupe apparement.

Au bout de 5 minutes, un indonésien arrive de cet hotel et me demande si je vais pour le tour. Je dois payer maintenant les 200 000 RPH. Je lui propose 50% maintenant et 50% au retour mais il refuse catégoriquement, donc je paye tout. Il m'emmene a l'hotel qui se trouve etre le lieu de rendez-vous de tous les groupes. Il y a une trentaine d'étudiants norvégiens et un groupe de 6 francais avec lesquel je vais aller. On me sert un thé avec un pancake et nous nous entassons dans le mini-bus pour aller jusqu'au bureau des guides que j'ai été voir hier.

De la, nous partons dans la nuit, un guide devant et un guide derriere. La lumiere pale de la Pleine Lune nous permet d'apercevoir clairement le volcan et son sommet noyé dans les nuages.J'espere que ca va se dégager le temps de l'ascencion qui doit durer 2 heures, mais rien n'est moins sur. Le chemin est facile et seuls les 300 derniers metres montent un peu. Mais c'est franchement de la rigolade a coté de tous les autres treks fait jusqu'a maintenant. Nous sommes meme tous surpris d'etre arrivé aussi vite. La montée aura duré a peine 1 heure. Je suis trempé car il fait déja largement 20 degrés, meme dans la nuit. Le groupe de norvégiens et deja la et met de l'ambiance. Ce sont des etudiant(e)s en programme d'échange pour 3 mois a Bali. Sympa les études ... 

En attendant le lever de soleil, nous sommes toujours dans la brume. Le ciel s'éclaircit indiquant que le soleil est déja levé mais nous ne voyons rien. Finalement, au bout d'une demi-heure, les nuages daignent s'écarter l'espace de 10 secondes maximum, a quelques minutes d'intervalle, offrant les seules possibilités de photos dans une étroite fenetre a travers la brume. C'est un genre spécial de lever de soleil que je n'avais jamais eu et qui a son charme. C'est meme mystique.

Le jour enfin levé, nous repartons pour longer la crete du cratere qui continue de monter et nous permet de passer au dessus de la couche de nuage. Dans le cratere, c'est le top : la vapeur blanche qui innonde la cuvette et remonte vers les pentes donne l'impression que l'on domine une marmite bouillonnante.


La réfraction de mon ombre sur cet écran de fumée donne lieu a un étrange phémomene : un halo lumineux tel un double arc-en-ciel entoure ma tete. Je suis loin d'etre un saint pourtant !  ;-)

 

Le guide nous monte des fumerolles ou une vapeur a plus de 150° C rend possible la cuissons d'oeuf durs en quelques minutes. C'est le grand truc des guides au petit-déjeuner pour impresionner les touristes. Cette route sur la crete est vraiment belle, car elle est cerné d'un précipice de part et d'autre qui offre des superbes panoramas sur le cratere intérieur, mais aussi sur les parois du cratere géant dans lequel le volcan et le lac se trouvent eux-meme.

 

 



Nous descendons vers le second cratere ou le guide nous montre d'autres fumerolles. Il suffit de creuser un peu le sol et on peut extraire des pierres brulantes qui l'on entend crépiter lorsque l'on approche son oreille. Nous continuons la decente vers un troisieme cratere duquel part une immense coulée de lave noire fraiche que la végétation n'a pas encore recouverte. c'est ici qu'a eu lieu la derniere éruption. Nous prenons un piste de cendre dans laquelle je peux courir et rejoignons le chemin par lequel nous avons commencé l'ascension.



Il est 9h30, apres avoir donné un pourboire au guide, nous retournons a l'hotel pour prendre une douche bien méritée. Je me fais servir le petit-déjeuner pendant que je fais mon sac, et j'enfourche ma mobilette sous un beau ciel bleu, pressé d'arriver a ma prochaine destination.

 

Je reprend la route qui longe le cratere en passant par Kintamani pour ensuite descendre sur la cote de l'autre coté du volcan. La route est completement bloquée 2 kilometres avant d'arriver au temple, en raison des dizaines de bus de pelerins qui stationnent sur la file de gauche, ne laissant plus qu'une voie pour la circulation a double sens. Les policiers qui sont la pour réguler le trafic sont d'une inefficacité totale. Je dois attendre a plusieurs reprises en plein milieu des gaz d'échappements, si bien que ca me soule et je grille tout le monde en passant sur le bas coté de la file opposée. Une autre mobilette fais al course avec moi car nous n'arretons pas de nous doubler mutuellement et quand je crois l'avoir laissé derriere, le gars réapparait et se fend fierement d'un "Hello mister" en rigolant !

Une fois le temple passé, le trafic redevient normal et je peux reprendre une vitesse de croisiere pour entamer la descente. La route est raide et serpente au milieu de la végétation. Je m'amuse en laissant  la mobilette en roue libre et voir jusqu'ou je peux aller sans mettre un coup d'accélérateur. Je traverse des charmant petits villages de paysans dont les maisons aux toits de tole rouillée se sont collées les une aux autre sur les parois du volcan. Au fur-et-a-mesure que je descend, la variation de temperature et d'humidité de l'air devient perceptible.

 

La route pour Amed est une ligne droite au milieu des cocotiers qui longe la cote et traverse des petits villages. Je fais un détour pour aller voir les plus hautes chutes d'eau de Bali, mais il faut payer une "contribution" et marcher quelques kilometres dans la foret. Avec mon gros sac a dos, ca ne va pas etre évident, et j'ai déja assez chaud comme ca. Je laisse tombe et je repars vers Amed.

J'arrive a Tulamben, le haut lieu de la plongée a Bali. Les clubs de plongée s'alignent le long de la route et je m'arrete dans l'un d'eux qui fait Café Internet pas la meme occasion. Ca n'ouvre qu'a 14h00 donc je vais déjeuner dans le boui-boui a coté en attendant. Je me remseigne pour faire la plongée dans l'épave du bateau de guerre américain. Un package de 2 plongées coute 50 USD mais le gars me les fait a 45 USD. C'est le meilleur tarif que j'ai jamais eu depuis que je sillone les spots de plongée dans le monde. Le rendez-vous est a 7h30, encore une grasse matinée qui part en fumée ...

Amed est un charmant bled coincé entre les rizieres et une longue plage de galets noirs ou s'alignent les bateaux de peche locaux. Je trouve une tres belle chambre (60 000 RPH) de style colonial au Amed Café, un hotel qui se classe lui meme "petit budget" mais avec un sacré standing au niveau du confort et de l'environnement. Une chambre pareille en Polynésie Francaise couterai au bas mot 200 USD !

Je me met en maillot de bain, prend mes lunettes de natation et fonce a la plage qui n'est pas paradisiaque, mais le vrai interet est ailleurs. A quelques metres de la plage des coraux et des beaux poissons offrent un snorkelling interessant dans une eau a 27° C. Puis je me détends dans un transat en lisant un vieux VSD que j'ai trouvé a l'hotel. Le soleil se couche derriere le volcan Gunug Agung, créant un immense cone en ombre chinoise a l'horizon.


Je vais diner au restaurant de l'hotel qui est rempli de francais : des couples en vacance. Je sors mon Lonely Planet et commence a étudier en profondeur un éventuel parcours a Borneo. Si ca se fait, ca va etre une sacré aventure pour terminer en beauté ce Tour du Monde.

 

13 avril 2006

BALI - CEREMONIE AU TEMPLE DE KINTAMANI

A cause de la pleine lune, les centaines de chiens errants de la ville ont hurler a la mort toute la nuit. Si j'avais eu un fusil, je me serai fait un plaisir de les dégommer un par un. Je pars a 7h30 de l'hotel sous un beau ciel bleu en ayant laissé 2 gros sacs et mon matelat de treking pneumatique au gérant.

Comme en venant de Kuta, la route est un alignement ininterrompu de magasins d'artisanat dont les oeuvres s'exposent en facade. Il y des choses splendides mais je ne m'arrete pas, je prendrai des photos au retour. La brume matinale qui estompent les palmiers, avec la silouhette du Gunung Agung qui se découpe en ombre chinoise a l'horizon, donne une atmosphere mystique.

Je fais quelques arrets pour voir le panorama, et je me rend compte que des rizieres en terrrasse, les plus belles que j'ai vu jusqu'ici, gisent dans l'ombre. Il faut absolument que je revienne dans 3 jours pour prendre des photos. La route monte lentement et au bout d'une heure, j'arrive enfin a Batur, un hameau perché sur le bord du volcan. La crete circulaire est clairement dessinée, et au centre du cratere se trouve le Gunung Batur avec son lac de 5 km de long gisant a ses pieds. La vue est magnifique.

Je me met tout de suite en quete d'un hotel en longeant le cratere vers Kintamani. Plus je me rapproche du village, et plus les routes sont encombrés de bus remplis d'indonésiens en tenue traditionnelle. Il y a un temple important vers lequel convergent des centaines de pelerins avec des paniers d'offrandes sur la tete. Ca va etre fabuleux ici dans quelques heures, il faut que je me dépeche de larguer mon gros sac a dos.


 Je traverse Kintamani a 2 reprises mais aucun hotel n'est indiqué. La seule guesthouse que je trouve est completement vide. Je reviens sur mes pas et continue jusqu'a Kedisan, village au bord du lac dans le cratere. Je trouve immediatement une chambre qui me convient (60 000 RPH avec eau chaude et vue sur le lac et le volcan) a l'hotel Surya. Le principal business ici, c'est l'ascension du Gunung Batur. Des guides harcelent les touristes a tous les coins de rue pour louer leurs services. Il y en a meme un qui me suit presque jusqu'a ma chambre. Je demande a l'hotel qui organise aussi le trek combien ca coute avec eux : 350 000 RPH pour 4 heures ! en 5 minutes, le prix tombe a 250 000, mais c'est toujours cher pour ce que c'est. Surtout que je peux aisement le faire tout seul. Je prendrai ma décision plus tard, je dois d'abord comparer les offres.

 

Pour l'instant, j'enfourche ma mobilette et je fonce au temple de Kintamani pour ne pas louper la cérémonie. Je gare ma mobilette juste en face et je dois payer un droit de garde de 2000 RPH :  autant dire que c'est comme si je faisais une offrande, car le garde n'est la que pour demander de l'argent, pas pour surveiller mon véhicule. D'ailleur, quand je repartirai, personne ne sera la pour vérifier que je prend bien la bonne mobilette. Comment pourrait-il le faire dans cette cohue ? Comme les fois précédentes, je dois louer un sarong car personne ne m'empretera. Une femme me poursuit pour que je lui en loue un a 10 000 RPH, mais j'en trouve une autre qui me le fait a 5000 RPH.

Je fais d'abord le tour du temple principal pour voir les temples satellites qui se ressemblent tous. Par contre, comme ils sont construit au bord meme du cratere, la vue sur le centre serait divine si le ciel ne commencait a se couvrir sérieusement. Je me hate de contourner l'enceinte et je reviens devant le temple principal ou les échoppes envahissent le trottoir. La foule s'est encore accrue et la rue est maintenant envahie de balinais en costume traditionnel, portant leur offrande. Ca va du simple petit panier de riz en feuille de palmier, a la piece montée de fruits et cuisses de poulet grillées sur un plateau d'argent. Il y a de quoi faire un festin, mais d'ici quelques jours, tout cela ira dans une décharge juste derriere le temple. Quel gachis monumental !

J'entre dans la premiere cours ou se trouve une grande porte centrale décorée d'art végétal. Toutes les guirlandes, les fanions tressés, la moindre petite fioriture est faite a partir de feuilles. Qund je pensais ce matin que les balinais sont de artisans fabuleux, ils en apportent encore la preuve avec cette créativité sans bornes.


Les pélerins envahissent petit a petit le temple par toutes les portes existantes. Mais comme elle sont étroites, une file d'attente se forme a l'entrée de la troisieme enceinte réservée a la priere, et donc interdite pour moi.



Comme hier, je peux assister au spectacle en regardant par dessus le muret. C'est encore plus impressionant qu'hier car le temple est plus grand.



 

Je circule entre les 2 enceintes pendant 1 heure afin de prendre le maximum de photos, puis je m'incruste dans les batiments annexes. Quelle bonne idée j'ai eu la ! Une rangée de tetes de cochon farcie fraichement préparées m'attend pour la photo de famille. Des morceaux de boyaux ont éte plantés au bout de batons, histoire de compléter la décoration, Beuuuurk !


Une chevre grillée a subit le meme sort un peu plus loin. Je n'ose croire que quelqu'un va manger ca... C'est juste pour faire une offrande hein ??? Pas sur ... A coté, des plateaux de riz, légumes et brochettes ont éte soigneusement disposés sur le sol. Quelques minutes plus tard, un groupe d'hommes vétu de maniere identique vient s'assoir et commence a manger. Je m'en vais avant de voir ce que je ne veux pas voir.

 

Je fais un dernier tour du temple, je rend mon sarong, et je retourne a ma mobilette juste au moment ou la pluie se met a tomber. Tous le monde part aussi, s'entassant dans des camions réquisitionnés pour l'occasion.



Les journées se suivent et se ressemblent ... Je patiente 10 minutes sous un abris, puis je pars emmitouflé dans mon ciré encore mouillé de la veille. La pluie redouble et je dois m'arreter encore 10 minutes devant un restaurant pour m'abriter. La route est devenue glissante, surtout lorsque j'aborde le dernier troncon qui descend dans le cratere. Il ne pleut pas autours du lac, et je déjeune dans le restaurant de l'hotel. Je prend  une salade de légume bouillie dans du lait de coco, servie avec une sauce a base beurre de cacahuette. Etrange, mais c'est bon.

 

Des rayons de soleil font leur apparition donc je décide de repartir explorer les environs du lac, et de passer a l'Association des Guides du Gunung Batur pour voir les tarifs pratiqués. Pour faire un trek de 4h00, le prix est de 300 000 RPH avec un maximum de 4 participants, soit 75 000 RPH/personne seulement. Ils se foutent bien de la gueule des touristes a l'hotel ! Le probleme, c'est que je suis seul donc je dois payer pour tout un groupe. Je vais mettre le gars de l'hotel devant le fait accompli et voir ce qu'il propose avant de prendre une décision, mais ca ne me donne pas envie d'aller avec lui.

Je continue ma ballade jusqu'au village en bordure du lac, mais rien de vraiment intéressant. La route est sympa, le paysage me fait un peu penser a l'Ile de Paques avec ses champs de lave noire envahis par les hautes herbes. Je fais demi-tour, m'arrete au temple de Pura Jati completement déserté, voire abandonné a en juger par les immenses toiles d'araignées qui passent d'un autel a un autre.

Je rentre a l'hotel et commence a discuter du trek. Ca les met dans l'embarras, ils sont incapables de justifier leur différence de prix. Tu m'étonnes ... Finalement, leur seule défense devient "Si tu veux aller avec un autre guide, vas-y, je ne fais pas ce prix la. 250 000 RPH, pas moins." Donc pour moi, soit je vais seul avec un guide demain et ca me coute potentiellement 300 000 RPH si je suis tout seul, soit je vais avec lui et tout seul ou non, ca me coute de toute facon 250 000 RPH. Quelle arnaque !! Je tente un "200 000 ? OK ?" et il me fais signe que c'est OK en allant chercher son registre d'inscription. Il est 16h00, j'ai la flemme de bouger a nouveau donc je me repose sur la terrasse en profitant de la vue sur le lac. Je lis mon guide en dinant pour commencer a me documenter sur le Sulawesi et Bornéo, 2 iles d'Indonésie, grandes comme la France, que je souhaite explorer. Je me couche tot étant donné que je me leve a 3h30.

24 janvier 2006

ILE DE PAQUES - LA VISITE CONTINUE EN VELO

J'ai décidé de louer un vélo pour aller voir les sites manquants a mon palmares, puis de retourner a Rano Raraku, la carriere de fabrication des Moais. La location du vélo tout-terrain coute 7000 pesos pour la journée. Je passe ensuite a la banque changer 100 euros car je suis a sec et je dois encore payer 2 nuits dans ma guesthouse, et peut-etre la plongée sous-marine de demain.
Je vais sur Internet mettre en ligne a toute allure les 2 premier articles sur l'Ile de Paques, je passe au supermarché Kai Nene acheter du thon et du pain, puis je repasse a la guesthouse car j'ai oublié de prendre la mayonnaise pour les sandwiches. A 11h00, je suis enfin pret pour la journée.

La route longe l'immense piste d'aterrisage, puis je bifurque sur un chemin de terre qui mene jusqu'aux falaises de la cote. Le 1er Ahu que j'atteints, Hanga Poukura, fait face a la mer, et se compose de 3 moais a terre, face au sol et a moitie ensevelis. Le mur de l'autel est compose de grosses pierres qui s'imbriquent parfaitement entre elles, a la manieres des murs Incas du cote de Cusco (Perou). Cette architecture particuliere a d'ailleurs laisse penser que les Pascuans etaient originaires du Perou, mais cette theorie a vite ete dementie.

L'Ahu suivant se trouve sur le site Vaihu. Les restes de la révolte des Pascuans au 17eme siecle sont encore la bien visibles : 8 grands Moais sont alignés par terre, et leurs Pukaos sont dispersés un peu plus loin dans les herbes hautes.

 



La route, légerement vallonnée, continue de suivre la cote en serpentant dans un paysage de prairies sauvages, dont les bords déchiquetés sont éclaboussés par de grosses vagues. Des cones volcaniques plus ou moins grands sont toujours visibles a l'horizon, et de nombreux chevaux en liberté galopent a tout va de part et d'autre de la route. Cette ile est un vrai paradis pour eux.


J'arrive a l'Ahu Anga Tetenga, ou se trouve un immense Moai, seul, brisé en 4 morceaux. Apparament, il se serait cassé au moment de sa mise en place sur l'ahu.

 

A 13h30, j'arrive enfin a la carriere des Moais. Il fait un soleil de plomb et je commence a transpirer séverement. Je dois résister pour ne pas boire toute ma bouteille d'eau d'un coup. Je laisse mon vélo a l'entrée du site, ou a peine une dizaine de touristes déambulent entre les Moais. Je refais quelques photos, histoire d'etre sur de n´avoir rien raté, puis je me dirige vers les bords du cratere, que j'escalade jusqu'au sommet.



Voila, je suis seul, je peux enfin m'installer pour déjeuner ! Par contre, il n'y a pas un seul coin d'ombre, et je suis obligé de me réfugier sous un promontoire pour avoir juste les épaules protégées du soleil. Je remets aussi les jambes de mon pantalons pour ne pas me bruler les mollets qui sont deja tout rouges. Je profite pleinement du panaorama fabuleux devant et derriere moi pendant 1 heure, puis je redescents en m'assurant que je n'ai rien oublié de voir.

 

 

Mon vélo est toujours la, et je me dirige vers le site de Tongariki avant de revenir sur Hanga Roa. Encore vide ! J'ai presque l'impression d'etre seul sur cette ile ! Ha non, un groupe de 6 filles arrive. Ca va ... je me sens mieux. J'ai deja fait une dizaine de photos ici avec Yannis, mais je ne peux pas m'empecher d'en prendre d'autres.


 

A 16h00, je dis adieu aux 15 Moais impertubables qui fixent l'horizon de leurs yeux vides, et me revoila sur la route. Je suis presser d'etre arrivé car j'ai fini ma bouteille d'eau, et je dégouline de sueur. J'ai remis mon t-shirt pour ne pas etre rouge comme une écrevisse ce soir, et je pédale a fond dans les pentes pour me faire du vent (et pour remonter plus vite aussi). A 5 kilometres de la ville, une pente m'acheve : je descend du velo pour la terminer, mais heureusement, une bonne descente m'attend ensuite jusqu'a la ville.

Aussitot arrive, je fonce prendre une douche froide, et je me detend dans ma chambre. Je bois 1 litre d'eau sans m'arreter, et dans les heures qui suivent, j'ai bien du en boire encore 3-4 litres. Il etaient temps que je rentre. Je vais rendre le vélo, je passe au centre de plongee réserver ma place dans le bateau pour demain matin, je fais des photos de l'église dont les motifs polynésiens sont superbement eclairés par le soleil sur le déclin, puis je me dirige vers le village Tahai, tel un rituel de fin de journée, pour admirer le coucher de soleil.  Les répétitions de la grande fete qui aura lieu dans quelques semaines continuent et les villageois qui affluent ici tous les soirs concourrent a l'ambiance particuliere du lieu.




J'en suis a mon 4eme coucher de soleil en 4 jours, mais je ne m'en lasse toujours pas de cette merveille de la nature, aussi simple soit-elle. Par contre, il y a un monde dingue ce soir, au point qu'il faut presque se battre pour avoir la bonne place, avec le bon angle, pour prendre la photo qui tue. Heureusement, j'ai un peu plus de pratique qu'eux ici, et je peux faire ce que je veux. D'ailleurs quelques photographes me regardent, dubitatifs, en se demandant ce que je peux bien faire comme bonne photo en étant a l'écart ? S'il voyaient ... dommage pour eux ! ;-)

 

23 janvier 2006

ILE DE PAQUES - LA VISITE CONTINUE A PIED

Yannis repart aujourd'hui pour le continent. Nous allons donc graver un cd-rom de photos (1750 pesos avant son depart. Il est content car ca lui fait des belles photos, et moi, je sais que j'ai une copie de securite a Athene s'il m'arrive encore une tuile. De retour a la chambre, je lui dit au revoir, j'enfile mes chaussures de trekking, et je pars seul pour le Nord de l'ile, partie que nous n'avons pas explore en voiture car la route n'etait pas praticable.

Je longe la cote pendant une bonne heure, jusqu'a un promontoire de basalte avec une belle vue. Le contraste entre la roche noire qui compose l'ile, l'herbe verte-jaune, les fleurs, le ciel bleu et l'ocean, cree un tableau naturel superbe.

 

Je fais demi-tour et bifurque ves l'interieur de l'ile pour aller voir l'unique Ahu ou les Moais sont tournes vers la mer. Le chemin n'est pas indique et le plan de mon guide Petit Fute est merdique, comme d'habitude. Je demande donc la direction a un chauffeur de taxi qui me confirme que je suis sur le bon chemin. La route s'enfonce dans une belle campagne. Avec  2 montagnes volcaniques a ma droite dont les flancs verts laissent apparaitre un sol rouge, la ou il y a eu un effondrement.


 Au bout d'une heure, je ne vois toujours rien, et aucune indication ne me laisse esperer d'etre a proximite. Et je n'ai aucune idee de l'endroit ou je suis. Il a peut de chance de se perdre sur l'ile, mais ca me gonfle de marcher pour rien donc je fais demi-tour, et je me retrouve a la case depart, devant les Moais a la sortie de la ville. Comme il est 14h00, je fais ici ma pause dejeuner, avant de revenir en ville.

 

Je fais des courses pour demain, un ananas, du lait. Je passe aussi au marche d'artisanat. Les creation locales sont bien sur des reproductions de Moais en pierre ou en bois, il y a aussi des bijoux en coquillages et pierre semi-precieuses, des pareos avec les motifs a fleur polynesiens, et des t-shirts. Je me serai bien achete un Moai mais il faut le porter ensuite pendant 4 mois ! Et l'envoyer par la Poste depuis Tahiti reviendrai surement tres cher compte tenu du poids. Dommage, j'ai vraiment envie d'un Moai chez moi.


Un tatouage polynesien en souvenir de mon Tour du Monde est aussi une idee qui me titille. Seul probleme, il faut ensuite le proteger du soleil et de l'eau pendant 1 mois, et quand on va passer 3 semaines en Polynesie, c'est pas la meilleure maniere de profiter de ce paradis.

 

Je rentre a la guesthouse a 16h00. Je demande a Sandra si je peux me servir de son ordinateur pour ecrire mes textes du blog, et elle est d'accord. Ca, c'est cool, je vais economiser une fortune, au lieu d'aller tout ecrire dans un café Internet. Ca me prend 2 heures pour ecrire les 3 derniers jours, et je m'apprete a tout sauvegarder sur ma cle USB. C'est Windows XP, donc il ne devrai pas y avoir de soucis ... mais non ... l'ordinateur ne reconnait pas ma cle USB ! Il n'y a pas de connection internet pour m'envoyer le texte, ni de graveur de cd-rom donc je n'ai aucun moyen de transferer mon travail. Pfff.. tout ca pour rien ... ca me gonfle. J'essaye de faire marcher ma cle USB pendant 1 heure mais rien a faire. Tant pis, j'abandonne et je vais voir le coucher de soleil qui s'annonce bien.

Je suis en retard donc je cours. Il y a beaucoup de monde ce soir. Les nuages sont en rendez-vous, et une fois de plus le spectacle est magique.


Il faut vraiment que je fasse un reportage photo sur le blog « special coucher de soleil a l'Ile de Paques ». Mon ordinateur me manque ! Alors que je rentre, j'ai une idee lumineuse pour recuperer mon texte : je vais essayer d'utiliser la carte memoire de mon appareil photo comme un disque dur externe. Et ca marche, yes !!!

Je me prepare un diner pates-sauce tomate pour continuer mon regime financier (merci l'Antarctique ! Si j'avais su, j'aurai ramene 10 kilos de pingouin en conserve). Tiens, en parlant d'Antarctique, c'est marrant de se dire que j'y etait il y a exactement 1 mois, qu'il faisait -10 degres, et que 1 mois plus tard, je suis sur une ile paradisiaque ou il fait 35 degres. C'est beau le voyage, non ?

 

22 janvier 2006

ILE DE PAQUES - LA VIE AU RYTHME DES PASCUANS

Apres la journee bien remplie d'hier, je m'accorde une grasse matinee en me levant a 9h30. Ca fait du bien. C'est Dimanche, tout est surement ferme sur l'ile, donc pas de precipitation aujourd'hui.

Avec Yannis, nous allons faire un tour a l'eglise dans l'espoir d'assister a une messe particuliere, emprunte de quelques coutumes locales. Miais il n'y a rien de tout ca. Les gens ont sorti leur costume du dimanche, mais rien d'exotique, et la messe est en espagnol. Seuls quelques chants semblent teinte d'une sonorite polynesienne. Nous restons 10 minutes, puis nous partons pour le musee.

Il est situe en retrait de la ville. C'est un petit batiment moderne dans lequel est expose sous forme de panneaux muraux l'histoire geologique et humaine de l'ile de Paques. Les explications en espagnols sont claires. Il y a aussi des Moais en bois et des outils d'epoque. Surtout, le musee explique comment les geants de pierre ont ete fabriques et transportes sur les differents sites de l'Ile. Le mystere n'est pas encore totalement eclairci, il y a toujours une polemique sur le moyen de les deplacer. A priori, les pascuans auraient utilises une sorte de systeme de bascule en utilisant le ventre arrondi des Moais.

Nous revenons en ville en passant par le site de Tahai, ou je prend encore quelques photos champetres.



Puis je m'arrete au cimetiere pour quelques cliches supplementaires et je m'apercois que je n'ai plus le capuchon de protection de l'objectif. J'ai du le perdre sur la route. Apres la baterie de rechange, encore un autre truc a racheter. Je suis fatigue, il est vraiment temps que je me repose un peu.

 

C'est la galere pour trouver un restaurant pas trop cher. Il y a bien quelques adresses dans mon guide Petit Fute, mais il n'y a pas de plan d'Hanga Roa pour les situer en ville. Et pour corser le tout, aucune rue n'est indiquee sur place, donc trouver une adresse avec juste le numero et le nom de la rue releve de l'exploit. Finalement, fatigue de tourner en rond, nous nous installons dnas un restaurant en face du port. Le filet de thon avec des frites est a 6000 pesos et la biere a 1500 pesos. Ca fait cher le repas, mais c'est le prix minimum sur l'ile. Au moins, nous avons le ventre bien rempli.

Il y a pas mal d'activite sur le port, car il semble qu'une course se prepare. Des barques polynesiennes, longues et tres minces, avec un unique flotteur sur la gauche sont sur la plage, et des equipes de 6 sont en train de se former. Il leu faut 30 minutes pour se decider a partir vers le large, mais une fois sur place, ca rame dur !


Les surfeurs sont aussi au rendez-vous malgre les petites vagues. Les coins d'ombre sont pris d'assaut par les familles qui s'installent dans l'herbe pour pique-niquer. Un match de footbal est aussi organise sur le terrain municipal qui sert aussi au chevaux pour brouter l'herbe. Ca doit etre sympa de jouer dans les crotins qui parsement le terrain ...sans parler de l'odeur.

 

Je me separe de Yannis pour retourner sur la route du musee car je veux essayer de retrouver le capuchon de mon appareil photo. J'ai beau me rappeler precisement ou je me suis arrete a plusieurs reprises, je ne trouve rien. J'en ai ras-le bol, je suis fatigue avec cette chaleur assomante, donc je rentre a la guesthouse pour me faire une sieste. C'est decide, je vais adopter le rythme de vie polynesien, cool ... Je me reveille a 18h00 pour ecrire dans mon carnet de voyage. Retour a la bonne vielle methode ! Ceci dit, il y a un ordinateur dans le salon, mais je n'ai jamais vu personne l'utiliser. Ca m'arrangerai bien qu'il y ai Word et un port USB pour que je puisse sauvegarder mes textes sur ma cle USB. Je vais demander a Sandra des que je peux. Je me detend dans les fauteils du patio en attendant d'aller voir le coucher de soleil vers 21h00 avec Yannis. Il est moins bien qu'hier car les nuages masquent le soleil au dernier moment, mais je reussi tout de meme quelques belles photos.

 

21 janvier 2006

ILE DE PAQUES - A LA DECOUVERTE DES MYSTERIEUX MOAIS

Yannis et moi nous reveillons a 8h00. Le ciel est couvert de nuages mais en l'espace de 30 minutes, un superbe soleil apparait. Je me fais un bon petit-dejeuner avec les cereales que j'ai « importe » de Santiago, et nous attendons notre voiture de  location. Elle arrive a 9h30 a notre domicile. C'est un petit 4X4 Suzuki, le plus repandu sur l'ile. Le gars ne nous demande pas de permis de conduire, ni de caution. En fait, il n'y a pas de systeme d'assurance sur l'ile, donc si nous nous plantons, nous payons la voiture. Gloups ... Avec ma chance des derniers jours, ce n'est pas tres rassurant. Je prend rapidement la voiture en main, elle est facile a conduire, nous prennons nos provisions de nourriture, et nous retournons au site historique d'hier soir, appele Village de Tahai pour photographier les Moais (statue) sur leur Ahu (autel ceremonial. Le chapeau de basalte rouge s'appelle un Pukao. Il y a aussi les vestiges d'une Hare-Penga (maison-bateau) appelee ainsi en raison de sa forme elliptique qui rappelle la forme d'un bateau vue du dessus.
Quand l'ile a ete decouverte par les premiers explorateurs europeens, tous les Moais etaient couches. Une guerre des clans a mene les peres de ces statues geantes a les renier et les renverser. Une petite quantite de moais seulement a ete redressee et restauree par les expeditions scientifiques qui se sont succedees sur l'ile depuis 60 ans.

Nous traversons Hango Roa, et prenons la route vers le Nord apres l'aeroport, en direction de la plage d'Anakena. Nous avons decide de faire le tour de l'ile en sens inverse des agence (donc dans le sens des auguilles d'une montre pour nous) afin d'etre seul sur les sites. Et ce fut une strategie gagnante.

Nous nous arretons rapidement au Moai a Quatre mains, isole sur son promontoire, peu apres la sortie de la ville.

 

 

La route sillonne un paysage verdoyant et vallonne, compose de vieux volcans erodes et recouverts de cette herbes caracteristique de l'ile. Il n'y a pesonne sur la route, c'est un plaisir de conduire ici.

La plage d'Anakena est une magnifique langue de sable blanc situe dans une baie a l'eau turquoise et cristalline. Quelques palmiers font une ombre appreciable par cette chaleur. Et bien sur, l'endroit est absolument desert !


L'Ahu Nau Nau est surmonte de 7 Moais, tous dos a la mer et en tres bon etat, car ils ont fait l'objet d'une restauration soignee. 5 d'entre eux ont leur chapeau sur la tete, et l'effet cree par ces geants de pierre au visage allonge  et au regard impenetrable est indescriptible. J'ai vu cette image tant de fois dans les livres, a la television, sur des cartes postales ... et me voila devant ! Ca rend le moment encore plus intense.



Yannis va sur la plage, et je grimpe sur la colline pour avoir la vue panoramique sur la baie. Un peu plus loin, il y a un autre Moai, le plus large de l'ile, isole sur son promontoire qui domine la plage. Je rejoins Yannis sur la plage, et je ne resiste pas a l'envie de piquer une tete dans l'ocean Pacifique. Je n'ai pas pris mon maillot de bain. Pas grave, j'y vais en calecon, je vais secher en 5 minutes avec le vent et le soleil. Entre 2 plongeons dans l'eau tiede et cristalline, je me dis qu'on est en plein mois de janvier quand meme... c'est jouissif ! Avant de reprendre la voiture, nous degustons 2 petits ananas tres savoureux car nous commencons a avoir faim.

 

Le site suivant est accessible en suivant en route de terre en assez mauvais etat, mais notre petit 4X4 passe aisement. Nous sommes maintenant dans un paysage sauvage, une cote dechiquetee de roche volcanique noire, ou les vagues viennent s'ecraser dans de grandes gerbes d'ecumes balayees par le vent. De nombreux chevaux en liberte cavalent dans la plaine.



 L'Ahu Te Pito Kaura se trouve la, en bord de mer. Une grande plateforme, a cote de laquelle le plus grand Moai erige (12 metres) git sur le sol. Son chapeau est quasiment aussi grand que moi. Mais comment ont-ils fait pour deplacer et mettre debout cette statue de plusieurs dizaines de tonnes ?
Nous decidons de dejeuner ici, mais un pascuans arrive et nous deloge, car nous sommes trop pres de la plateforme ceremoniale. Nous discutons avec lui, il parle bien francais car il a travaille 4 ans a Tahiti dans une agence de voyage. Les francais sont d'ailleurs les touristes les plus presents sur l'ile, grace a la proximite de la Polynesie (4000 km tout de meme ...). Je laisse Yannis parler avec lui pendant que je vais faire des photos.

 

La piste continue de longer la cote en se raprochant de la montagne Poike, le volcan qui marque la 2eme extremite de l'ile, dont les bords sont des falaises abruptes au couleurs rouges et jaunes. Sur sa pente, 2 petites cones ressemblant a des cornes, sont visibles. Nous faisons un rapide arret pour la photo, puis nous repartons sur la piste qui redevient goudronnee et qui bifurque vers l'interieur de l'ile.

 

Nous arrivons a l'Ahu Tongariki, sans aucun doute le plus impressionnant de tous. Encore un endroit fabuleux ! Devant nous, une rangee de 15 Moais sur une centaine de metres. Cet Ahu a ete restaure par une entreprise japonaise suite au raz-de-maree qui a balaye le site en 1960. J'aurai pu reste des heures a regarder l'alignement parfait de ces ventres arrondis et de ces profils au menton demesure. Une fois de plus nous sommes seuls, et je peux courrir dans tous les sens pour admirer le spectacle sous tous ses angles.



Place a l'ecart, un Moai plus petit et parfaitement conserve arbore dans son dos de superbes petroglyphes. En repartant, je m'apercois qu'il me manque la baterie de secours de mon appareil photo. A force de rentrer et sortir l'appareil de la sacoche, elle a du tomber par terre. Bon ... j'ai toujours la baterie principale avec la meilleure autonomie, mais il va falloir que j'en rachete une autre a Tahiti, au cas ou. Encore une depense dont je me serai bien passe.

 

Que peut-on encore voir d'impressionnant apres cela ? Je me demande. Il nous reste la carriere des Moais gisant sur les flancs du volcan Rano Raraku. Le clou du spectacle...
Des tetes geantes sont dispersees un peu partout, penchant de tous les cotes, donnant l'impression qu'elles ont pousse a meme le sol. Le flanc du volcan est entaille de nombreuses cavites rectangulaires qui se superposent, et qui marquent l'emplacement d'un Moai retire de la roche. De nombreuses statues sont encore dans leur carquant de roche, presque terminees, ou a peine commencees. Elles sont placees dans tous les sens, comme pour exploiter au maximum l'espace de la montagne. C'est un vrai jeu de deviner combien de « pre-Moais » sont visibles dans un espace delimite.

 
Un chemin monte vers le sommet. Yannis me rejoint et me dit d'y aller. C'est la direction du cratere. Je grimpe les marches 4 a 4, et 5 minutes plus tard, me voila devant un autre spectacle fascinant, naturel cette fois. Debout sur la crete du volcan, je contemple 200 metres plus bas un cratere au paroie rouge-oranges, dont le centre est rempli d'eau. Une abondante vegetation qui ressemble a des roseaux s'y est developpe, creant un marais verdoyant, et ne laissant apparaitre l'eau que sous forme de taches dispersees. Et toujours, des Moais sur les pentes. Je grimpe au sommet de la crete, et je me retourne pour voir l'ile. Indescriptible ...


Yannis redescend pour m'attendre a l'ombre, et je continu ma promenade pendant une vingtaine de minutes avant de le rejoindre. Je veux etre sur d'avoir tout vu avant de partir. Je vais prendre des photos qui ne sont que des cartes postales. C'est trop facile.

 



Nous reprenons la route qui retourne sur Hanga Roa. Il y a encore quelques Ahus sur le parcours, mais apres ce que nous venons de voir, cela ne nous semble pas tres interessant. Nous faisons tout de meme quelques arrets pour le panorama sur la cote, et pour manger des ananas.

 

Notre derniere etape de la journee se trouve a proximite d'Hanga Roa. Le cratere Rano Kau marque la pointe Sud de l'ile. La piste monte jusq'au bord du cratere, puis continue vers le village d'Orango. L'interieur du cratere ressemble a celui de Rano Maraku, mais les parois sont plus abruptes et le lieu est plus impressionant. Un vent violent soufle en permanence, et il m'arrache des mains le capuchon de mon appareil photo. J'ai mis 10 minutes pour le retrouver dans l'herbe haute. J'ai deja perdu une baterie, c'est suffisant pour aujourd'hui.

 

Le village d'Orongo se trouve sur la crete du cratere. C'est ici qu'il faut payer les 5000 pesos d'entree pour le Parc National Rapui Nui, qui englobe toute l'Ile de Paques. Pour une fois, il n'y a pas de Moais. Ce sont surtout des maisons typiques de l'epoque avec leur architecture particuliere, a demi-enfouie dan le sol. Des petroglyphes bien conserves sont visibles, et l'histoire de ce village ceremonial decrite dans la brochure que nous avons eu a l'entree est interressante.


Il y a un groupe de retraites americains (je devrai plutot dire de momies, je me demande comment ils ont reussit a grimper jusqu'ici) sur le site. Une femme vient me voir pour me demander d'ou je viens. Elle est ahurie par le fait que je sache ou se trouve l'Oregon et que Portland en est la capitale (les americains et la culture generale ....). elle me dit qu'ils reviennent d'Antarctique, et qu'il faut absolument que j'y aille. Comme si c'etait donne a tout le monde. « Je sais, j'y etais a Noel ». La, ca la scotche definitivement et elle repart dans son groupe.

Nous sommes de retour a notre guesthouse a 20h00, apres avoir remis de l'essence dans la voiture. Quelle journee ! Je suis claque, mais il reste encore une chose a faire : foncer aux Moais au Nord de la ville pour admirer le coucher de soleil. L'un des plus beaux que j'ai eu depuis 8 mois.


Nous rentrons enfin definitivement pour aller manger. Comme je dois faire des economies, nous achetons juste des empanadas et je cuisine des pates a la maison.

20 janvier 2006

ILE DE PAQUES - PREMIER CONTACT AVEC UNE ILE DE LEGENDE

Yannis, un voyageur grec qui est dans ma chambre me reveille a 6h30 pour partir ensemble a l'aeroport car il prend le meme avion que moi pour l'ile de Paques. Je paresse dans mon lit jusqu'a  7h30, puis je fais mon sac, et le rejoints a la reception. Je donne mes guides de voyage sur l'Argentine et la Patagonie au backpacker en leur demandant de les proposer  a des francais.

Un bus pour l'aeroport (1100 pesos) passe toutes les 10 minutes sur l'avenue O higgins, avenue principale de Santiago qui coupe la ville en deux. Mes dernieres heures en Amerique du Sud sont desormais comptees. Ca me fait bizarre. Malgre les deboires des 10 derniers jours, un sentiment de tristesse m'envahi le temps du trajet pour l'aeroport. Ce continent est vraiment attachant, et pourtant je n'en ai parcouru qu'un tiers, surement moins, en l'espace de 4 mois. Et je n'ai presque rien vu du Chili. Il faudra que je revienne. Heureusement, je ne rentre pas encore en France, ce qui m'attend dans les prochaines semaines promet des moments exceptionnels, et l'Ile de Paques va etre un des must de ce voyage, j'en suis sur.

Nous arrivons dans un aéroport flambant neuf dont je n'avais vu que la partie des entrepots hier. Il y a une longue file d'attente pour l'enregistrement. Merde, autant de gens que je vais retrouver en train de deambuler sur l'Ile. Heureusement qu'il n'y a que 3 vols par semaines. Derriere nous, il y a 2 anglais qui etaient au backpacker, et qui y retournent ensuite. Ca tombe bien car, dans ma hate, je suis parti avec la cle de la chambre. Donc je leur donne en leur demandant de la rendre pour moi. L'entergistrement termine, je vais acheter 2 muffins car je n'ai pas eu le temp de prendre un petit-déjeuner, et je suis certain que le repas à bord va être ridicule.

A 9h30, je m'installe dans mon siege de la rangee du milieu. J'avais demande un hublot pour ne pas louper la vue aerienne a l'approche de l'ile... il y a des pascuans dnas l'avion et on les remarque tout de suite : cheveux longs et noirs, peau mate, collier de surfeur, et tatougaes sur leurs bras muscles. Et pour les femmes, l'inevitable pareo a fleurs blanches sur fond uni. Ca met dans l'ambiance.
Au bout d'une demi-heure, l'avion n'a toujours pas quitte le sol. Le Commandant de Bord nous informe qu'un probleme hydrolique nous empeche de partir,  mais les ingenieurs sont en train de travailler dessus et nous devons attendre 45 minutes de plus. Finalement, un second message a l'issue des 45 minutes nous demande de debarquer car l'avion n'est pas en mesure de decoller. Super, la serie noire continue ! Aucune hotesse n'est en mesure de nous dire combien de temps nous allons attendre, et ce que la compagnie compte faire. Nous avons droit a un sandwich et une boisson gratuite a la cafeteria, mais ce ne me cale pas. Les pascuans, eux, se la jouent cool. Ils se sont installes sur la moquette du hall d'attente comme s'ils etaient a la plage. Les femmes sont a plat-ventre pour discuter, pendant que les hommes ont sorti les guitares et le ukulele. Ils se mettent a jouer et chanter de la musique traditionnelle, un vrai concert en plein milieu de l'aeroport a moitie vide ! Ca met une bonne ambiance, et tres vite, un attroupement se cree pour les ecouter.



J'essaye de m'incruster dans un salon VIP pour utiliser Internet, mais je me fais refouler a l'entree. Ah si j'avais mon ordinateur ! Avec le Wi-Fi, c'etait dans la poche...

Apres  1 heure d'attente, le rappel des troupes sonne enfin et nous embarquons dans le meme avion. Pas tres rassurant, mais le decollage est reussit et je m'envole enfin pour l'Ile de Paques.


Le vol dure 5 heures. A l'arrivee, le temps est nuageux et nous ne pouvons rien voir de ce qu'il se passe dehors  jusqu'a ce que nous touchions le sol. La piste d'atterrissage est l'une des plus longue du monde. Elle a ete financee par les USA en echange du droit de l'utiliser en cas d'urgence pour leur navette spaciale.é è

Des que je debarque sur le tarmac, je sens tout de suite une difference d'air. Il fait plus chaud et plus humide ici. L'aeroport se resume a un simple batiment d'accueil et une tour de controle. Les gens qui ont reserve un hotel sont accueillit par leur hote a la maniere polynesienne, c'est-a-dire, ,avec un colier de fleurs. Je trouve ca sympa comme tradtion, ca met tout de suite dans un bon etat d'esprit en arrivant. Mais il n'y en a pas pour moi car personne ne m'attend. Yannis a fait une reservation, donc je demande a la proprietaire de la guesthouse si elle a une place pour moi. Peut-etre, mais pas sur, il faut verifier sur place. Mon sac a dos arrive en dernier (petit  stress, car vu l'isolement de l'ile, la recuperation de mes affaires aurait pu s'averer plus que laborieuse...) et nous embarquons dans le pickup de Sandra. Sa maison "Janet Y Sandra" se trouve sur la rue principale, a 5 minutes a pied du centre d'Hanga Roa, unique ville de l'ile. J'ai une chambre (lit double et salle de bain privee) qui donne sur un patio fleuri ou se trouve de confortables fauteuils. Parfait pour la detente, et cela ne me coute que 10 000 pesos par jour car comme je reste 5 nuits, j'ai negocie un bon tarif. Aussitot installe, je pars en ville avec Yannis pour organiser nos activites des prochains jours. C'est pas donne mais je m'y attendais:
- Location de voiture 4X4 = 25 000 pesos la journee
- Location de moto = 25 000 pesos aussi (???)
- Location de VTT= 7000 pesos
- Plongee sous marine (1 sortie) = 25 000 pesos
- Internet = 3 000 pesos pour 1 heure , soit 10 fois plus cher qu'a Santiago
Nous decidons de louer une voiture, car c'est le plus pratique pour parcourir l'ile rapidement, et ainsi profiter plus longuement des sites.

Malgre le temps nuageux, je suis impatient d'aller voir les Moais. Il y en a justement quelques un a la sortie de la ville, apres le cimetiere. Nous nous y rendons a pied, en longeant la cote de roche noire sur laquelle pousse une herbe verte en abondance.



La premiere vision de cette rangee de 5 statues alignees est magique. Les Moais ne sont pas en tres bon etat, 2 tetes sont cassees, mais c'est impressionant quand meme. Un peu plus loin se trouvent 2 autres Moais isoles dont l'un porte son chapeau de basalte rouge et ses yeux de corail blanc. Il fait trop gris pour prendre des photos, mais je suis heureux, tout simplement.



Un peu plus haut se trouve une grande cabane avec de la musique locale.  De nombreux pascuans sont la en train de danser une choregraphie. Ils repetent pour la grande fete qui va avoir lieux dans 2 semaines.


La nuit tombant, nous retournons en ville pour alle diner dans un boui-boui. Nous essayons de choisir quelque chose de bourratif et pas trop cher, mais ici, c'est difficile. Notre choix se porte sur une grande pizza, mais quand la serveuse l'apporte, elle fait a peine la taille de mon assiette. C'est ca la taille large ? "Oui, oui" nous affirme la serveuse. En plus, la pate n'est pas cuite et le fromage n'est pas fondu. Bizarre, j'ai l'impression d'etre en train de me faire arnaquer, mais bon ... tant pis, je me ferai des pates a la guesthouse. Quand nous passons a la caisse, elle nous fait payer le prix de la petite pizza ! J'en etais sur ! Tout ca pour ne pas avouer qu'elle s'est trompee dans la commande ! Ca m'enerve, mais au moins elle est honete au final.

Je me prend une douche et je me glisse dans les draps de mon grand lit, seul dans ma chambre. Que ca fait du bien de quitter les dortoirs des backpackers pour quelques jours ! Une bonne nuit en perspective.