23 mai 2005

DURBAN - ESCALADE AVEC TIM ET MICK

Nous récupérons la voiture de location ce matin. Tim est allé la chercher dès 8h00 et nous partons peu après.  La journée est consacrée à faire de l'escalade dans un parc national avec des belles paroies à 45 minues de Durban, en pleine nature, dans un beau canyon.


Tim est un fervent pratiquant et j'apprend qu'il est l'un des meilleurs grimpeur d'Australie. Effectivement, dans les heures qui vont suivre, je vais avoir droit à une démonstration impressionnante de son talent.


Nous garons la voiture à l'entrée du parc dont l'entrée coûte une dizaine de rands puis nous partons à pied à la recherche du sentier qui nous permet d'atteindre les parois d'escalade. Nous nous perdons dans les friches mais finissons par trouver le point de départ des ascencions au bout d'une heure. Nous commencons par déjeuner à l'abri du soleil, puis les choses sérieuses commencent.

Mick escalade en premier une paroi d'une cinquantaine de mètres de haut avec des passages en devers pas très confortables. OK ... lui aussi, il a le niveau ...

Je me lance à mon tour par sur la même voie, mais j'arrive à éviter les passages en force en usant de ma souplesse. J'arrive en haut déjà fatigué !


Tim se fait des parois ou il est en suspension totale et doit se hisser uniquement a la force des bras sur les rares prises qui lui sont offertes. Impressionnant le Tim !


Nous reprennons la direction de Durban vers 17h00 et croisons un camion citerne en feu sur le bord de la route. Une front de flamme avance sur la colline juste à coté, et pas de traces des pompiers.

De retour au Banana Backpacker,  nous récupérons nos affaires commençons à remplir le coffre de la voiture. Pendant que Mick et Tim s'occupent de caler leurs planches de surf sur le toit, je dis au revoir à Jeff le néo-zélandais, et Savi la finlandaise.  Tim conduit, Mick nous met la musique et moi, je me dis que j'ai eu du bol de tomber sur ces 2 gars vraiment cool.

Nous nous arrêtons à une centaine de kilomètres de Durban pour y camper. Nous trouvons en pleine nuit un terrain herbeux avec des emplacements disponibles, à 5 mètres de la plage. Le vent souffle fort et il ne fait pas très chaud. Je dors sous al tente avec Mick tandis que Tim reste dans la voiture. Là, le vrai voyage "à la roots" vient de commencer...

22 mai 2005

DURBAN - LE VOYAGE A FAILLI S'ARRETER SUR UN BANAL TROTTOIR ...

Les copains francais sont parti ce matin et je n'ai rien prévu à faire aujourd'hui. Je me retrouve avec Jeff , l'ami néo-zélandais rencontré hier, qui me parle d'une réserve à 200 km de Durban facilement accessible dans la journée. On pourrait y faire un safari.

J'essaye de louer une voiture avec Jeff pour la journée et nous nous rendons à pieds dans le quartier où les agences sont regroupées. Les rues sont désertes, c'est un peu glauque de se promener à Durban un dimanche matin,  et impossible de trouver une location de voiture abordable. On a fait une dizaine d'agences, la moitié étaient fermées, l'autre moitié n'avait plus que des voitures haut de gamme à louer. Trop cher pour nous...  :-(

En chemin, sur le trottoir, nous passons devant un énorme flaque de sang qui nous semble assez récente, d'hier soir ou de cette nuit, car le sang brillait encore un peu, témoignant de sa "fraicheur". Ca nous a bien refroidi ... Durban est une ville dangeureuse, je le savais, mais ca fait toujours un choc de voir les faits en face de soi.

Je me sépare de Jeff pour aller au marché au puce en centre-ville, car j'ai envie des faires des photos avant de rentrer glander à l'hôtel. J'essaye de faire des prises de vue axées "architecture".



Quand j'arrive a une sorte de marché aux puces en plein air, je me dis que je vais enfin voir des choses intéressantes.  Les marchandises en vente sont des copies de marques, ou n'ont que peu d'intéret pour moi. Masi ca fait un joyeux bordel où il est agréable de se perdre. Je faits constament attention a mon sac et à caque fois que je sors mon appareil pour faire une photo, j'essaye d'être le plus discret possible. J'ai toujours l'impression que des gens me regardent bizarement ...

A midi, je reprend tranquillement le chemin de mon backpacker en longeant une longue et large avenue. Une fois la zone du marché derrière moi, il n'y a plus personne dans la rue. Je marche à l'ombre, sous  les arcades des magasins qui longent toute la rue. 3 jeunes noirs trainent derrière moi en regardant les vitrines, j'aime aps ça ... Je m'arrête pour les laisser passer devant moi, histoire de les garder à l'oeil.  Je continue mais ils s'arretent tous les 20 mètres pour regarder les vitrines si bien que je repasse devant. Là, j'ai un mauvais préssentiment, je me dis que je ferai mieux de changer de trottoir, trop tard ...
Aussitôt dans mon dos, 2 d'entre eux m'attrappent les bras par derrière et le troisième me met un épais couteau avec une lame de 15 centimètres sur la gorge. Je le regarde dans les yeux. Il a l'air complètement drogué, super nerveux, les yeux injectés de sang, il hurle un truc du genre " Don't move!! Give me the money !!" pendant que ses potes me font les poches. J'ai mon appareil photo et mon billet d'avion dans mon sac, ma CB et mon passeport dans ma pochette ventrale sous mon t-shirt. Merde... s'ils prennent tout, ca sent la fin du voyage... Et si je résiste, je suis bon pour l'hôpital et un rapatriement direct pour la France, je le sens... il est trop flippé pour réfléchir aux conséquences de ses actes. Je suis comme paralysé l'espace de quelques secondes, incapable de me défendre, ni de penser.
Mais lorsque je sens une main fouiller dans la poche droite de mon pantalon, j'ai un éclair de lucidité.  Il y a  un petit porte-monnaie avec à peine 30 rands dedans, mais surtout, il est rempli de papiers (des notes griffonées) qui lui donne l'air d'être bien rembourré de billets. "No don't take that ! It's all my money,  I need it !! " lui dis-je en me débattant mollement.
Et le miracle que j'espérais arrive : ils se saisissent du porte-monnaie pensant avoir mis la main sur une fortune et partent en courant sans se retourner, me laissant abasourdi sur le trottoir avec toutes mes affaires. J'y crois pas... S'ils m'avaient pris mon sac à dos et ma pochette, ils auraient pu se faire une fortune, et  au lieu de  ca, ils n'ont même pas de quoi s'acheter une pizza !
Une voiture s'arrête au même moment. Le conducteur  qui a vu la scène me demande si je vais bien et me demande ou je vais. Il me reste 300 mètres à faire pour arriver au Backpacker, mais j'accepte de monter avec lui.

De retour au backpacker, je raconte ce qu'il s'est passé à Jeff, Mick et Tim. Ils hallucinent. Je suis content de les avoir avec moi car je vais pouvoir rester avec eux ce soir.

Finalement,  encore sous le choc, je décide de partir demain soir avec eux pour une semaine. Je ne me sens plus suffisament en confiance pour rester seul les prochains jours. Nous avons donc loué une voiture pour se rapprocher de Cape Town, et surtout pour faire du surf tout au long de la route cotière (ils ont des planches). L'Afrique du Sud est l'un des meilleurs endroit au monde pour en faire, donc ca devrai être sympathique ... ;-)

Nous finissons la soirée au bacpackerà lire et discuter avec un groupe de finlandaises qui vient juste d'arriver. Savi et ses amis étaient infirmières bénévoles au Mozambique depuis 6 mois pour éduquer les jeunes sur les moyens de contraception et sur le SIDA. Elles rentrent en Finlande dans 3 jours .

Pour finir, un petit tour du backpacker avec le dortoir et mon lit au premier plana gauche, et l'espace centrale ouvert qui sert de salle pour déjeuner.

 

 

 

 

21 mai 2005

DURBAN - JOURNEE DE DETENTE EN BORDURE DE MER

La principale activité ici, c'est de faire du surf, de lézarder sur la plage, ou marcher le long de l'immense promenade cotière. Je me plie donc à la règle et me dirige vers le ponton qui permet d'apercevoir les surfeurs locaux attraper les vagues.


Mais l'action se passe aussi sur le ponton. il y a beaucoup de pauvres à Durban et ils sont nombreux à tenter de se nourrir en pêchant.


Je continue ma promenade le long de la plage en suivant l'immense front de mer, lieu de prédilection des joggeurs matinaux et des touristes Ce matin, c'est plutôt désert.


A force d'aller tout droit, je sors du centre ville et continu sur la plage, presque déserte elle aussi. Ca me permet d'avoir un panorama  sur les tours au loin, majoritairement des hôtels appartenant à des chaines de luxe genre Hilton, Marriott, Holyday Inn.


Je reviens en ville et explore les larges rues bordée d'espaces verts.  Partout il y a des gens , uniquement des noirs qui dorment à même le sol. Ils on l'air mort ... qui sait ?



Pour faire quelques photos panoramiques, j'utilise la bonne vieille technique de la terrasse d'hôtel de luxe :
-  repérer l'hôtel le plus haut de la ville, qui a 99% de chance appartient à une grande chaine internationale, donc beaucoup de clients étrangers de passage.
- traverser le hall d'un pas sûr (comme un client qui retourne à sa chambre, et donc qui connait les lieux), direction les ascenceurs.
- Entrer dans l'ascenceur et appuyer sur le bouton du dernier étage (je monte au 30ème étage).
- Soit il y a un restaurant avec vue panoramique (il faut parfois prendre un verre pour ne pas se fiare jetter), soit c'est une piscine. Là, c'est une piscine avec un solarium ouvert, et il n'y a absolument personne. 
- je n'ai plus qu'à shooter ! Ca valait le coup, la vue est magnifique !




De retour sur la front de mer, je croise les amis francais. On va voir le match de football dans un bar entre Manchester et Arsenal, re-ballade, et retour au Banana Backpacker, ou nous commandons (encore) des pizzas (la nourriture ici est pire qu'aux USA, il n'y a que des fast-foods) en jouant au tarot avec nos potes australiens.