10 octobre 2005

FORTALEZA - LE MARCHÉ CENTRAL ET LE PONTON DÉSERT

Ce lundi, Fortaleza reprend vie, et nous pouvons organiser notre départ pour Jericoacoara ce soir.
Je vais acheter mon ticket de bus dans une agence de voyage du centre-ville, qui est à la fois un point de départ pour le bus, ce qui m'évite de retourner à la gare routière et de perdre du temps. Ceci fait, j'ai toute la journée à occuper. Je passe mon heure traditionnelle sur Internet, je vais déjeuner, puis je prend la direction du marché central.

C'est un immense hall en forme d'ovale dont l'architecture intérieure m'a paru intéressante. Les petites échoppes vendant exclusivement des articles en tissus (vêtements,hamacs, broderies) sont accolées sur 4 niveaux, ouverts sur un immense espace central, où de longues passerelles serpentant dans l'air crées un enchevêtrement architectural inattendu dans un tel endroit.

 

Autours du marché, d'autres échoppes vendants des articles bon marché sont installées, à la sauvette, sur le trottoir. Une voiture avec son coffre ouvert fait office de petite boutique, et même un bus stationné avec ses soutes ouvertes a été reconverti. C'est le paradis du string flashy et du t-shirt de football. Deux symboles du Brésil dans toute leur splendeur.

 

Je reprend la direction de la plage en longeant une zone quasi déserte, juste après un cimetière de carcasses de bateaux rouillées. Un ponton en béton à moitié détruit est devenu le lieu de villégiature d'un pêcheur qui s'est installé à l'extrémité pour recoudre patiemment son filet. Une immense épave de pétrolier rouille au large. Il y a une atmosphère spéciale ici, silence total, à part le bruit du vent et des vagues, comme si ce pêcheur et moi étions les seuls survivants d'un guerre nucléaire qui a tout anéanti sur Terre.



 

L'heure du départ approche : je retourne à l'hôtel prendre mon sac, puis je rejoins l'agence de voyage avec Sylvia pour prendre notre bus de 17h30. Nous ne sommes que 4 au départ, mais le bus fait le tour des gares routières et 30 minutes plus tard, toutes les places sont occupées. J'essaye de dormir, sans succès comme d'habitude, en raison des cahots de la route. A 1 heure, le bus s'arrête dans le village de Jijoca car il ne peut pas aller plus loin. La route est maintenant une piste sablonneuse, que seul un camion aménagé pour transporter des passagers peut emprunter. Nous embarquons dans celui qui nous attend, et longeons de nuit la plage pendant 1 heure jusqu'à Jericoacoara, où des propriétaires de pousadas attendent les nouveaux arrivants. Nous en visitons trois entre 3 et 5 euros la chambre, et choisissons celle a 4 euros qui propose le meilleur petit déjeuner. Demain, ce sera la surprise de la découverte du lieu ou nous avons atterri.