20 avril 2008
AU COEUR DE L'AMAZONIE BOLIVIENNE
Après avoir traversée l'Amazonie brésilienne, nous voici dans le Parc National Madidi, au coeur de l'amazonie bolivienne. Avec 2 guides et une cusininière autochtone, nous partons 4 jours en trekking découvrir la vie dans la fôret. Nous faisons un pause avant la tombée de la nuit. Les insectes commencent à se régaler de notre peau fraiche, il ne fait pas bon de trainer sur la rive...
18:10 Publié dans Tour du Monde en vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bolivie, rurrenabaque, jungle, amazonie, trek, fleuve, barque
06 novembre 2005
TREK DANS LE PARC MADIDI - 1ER JOUR DANS LA JUNGLE
Notre groupe de 4 embarque ce matin pour essayer de vivre pendant ces 4 jours dans la jungle une expérience amazonienne unique. Nous sommes accompagné de Simon, notre guide indigène pour la pampa. C'est un ptit bonhomme à la tête joviale qui nous a bien fait rire. il y a aussi Jeni, notre cuisinière, et Juan le deuxième guide, plus discret mais qui saura être là quand il faut.
La barque remonte le courant avec difficulté car le courant est vraiment fort. A certains endroits le niveau de l'eau est si faible que nous devons descendre de la barque pour l'alléger et lui permettre de continuer, en nous récupérant plus loin.



Au bout de 3 heures, nous débarquons sur une berge au milieu de nulle part. Un petit chemin s'enfonce dans la forêt, et nous débouchons 200 mètres plus loin dans une clairière en friche ou 2 grandes cabanes ont été construites. L'une des cabanes abrite nos lits, rustiques, avec leurs matelas en paille. Des bruits d'animaux en tout genre se font entendre ça et là, et surtout, nos amis les moustiques sont sur le pied de guerre. Voilà donc notre camp.
Jeni s'active aussitôt pour nous préparer le déjeuner dans sa marmite noircie sur un feu de bois.

A 15h00, nous partons faire une marche dans la jungle jusqu'à une paroi rocheuse ou des grands et beaux perroquets rouges, verts et bleu ont élu domicile. Des nuées d'autres perroquets verts et jaunes sillonnent le ciel et piaillent sans cesse.
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En route, Simon nous a expliqué les différents types de forêt que nous allons voir, de la Primaire (la plus ancienne, la plus dense et la plus haute) à la Tertiaire qui à moins de 200 ans. Nous apprenons aussi à reconnaître des plantes médicinales. Il y a aussi pas mal d'insectes multicolores louches. Plus c'est beau, plus, c'est venimeux ...
Nous passons ensuite au dessus de la paroi d'où nous avons une vue panoramique sur la jungle, et le fleuve qui serpente au milieu, et les montagnes verdoyantes au loin.

Simon nous fait goûter une racine anesthésiante dont l'effet est immédiat : je l'ai à peine posé sur ma langue que je ne sens plus rien. Nous mâchons aussi des feuilles de coca pour voir ce que ça fait. Le goût n'est pas terrible, juste une légère sensation anesthésiante.
De retour au camp après cette ballade de 3 heures, nous allons nous laver dans la rivière, puis le dîner arrive. L'unique bougie qui nous éclaire attire toute sorte de papillons et d'insectes bizarres dont cet "insecte bâton", cousin de la mante religieuse, dont le camouflage en brindille est parfait.

A 20h00, nous partons pour une marche de nuit car les animaux sortent plus souvent. Nous avons beau avoir des torches, la physionomie de la forêt change complètement et devient vraiment inquiétante. Qui sait ce qui va me tomber dessus ? Je ne vois plus les insectes venir et ramper sur moi. Finalement, nous n'apercevons rien de plus malgré un circuit d'une heure.
De retour au camp, nous installons les moustiquaires, et c'est parti pour une nuit au milieu du plus grand écosystème du monde.
15:27 Publié dans Bolivie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bolivie, rurrenabaque, parc madidi, camping, jungle, amazonie, trek
03 novembre 2005
RURRENABAQUE - 3 JOURS DANS LA PAMPA
Nous avons rendez-vous à 9h30 à l'agence pour partir 3 jours à la découverte de la pampa. Sylvia est à nouveau malade ce matin, et décide de ne pas partir aujourd'hui. Cela risque de poser un problème car le tour n'est pas possible pour 2 personnes seulement. Heureusement, le gars de l'agence se débrouille pour nous faire rejoindre un autre groupe.
Il ne reste plus qu'à payer ... La banque est ouverte, et je peux enfin obtenir de l'argent via ma carte VISA. il était temps car je n'avais plus que 2 euros en poche, même pas de quoi payer l'hôtel. Je prend le strict minimum pour 3 jours, et je laisse mon gros sac à dos à l'agence de voyage. Un 4X4 nous attend devant l'agence, et nous nous entassons à l'arrière, avec 2 guides. Je me retrouve donc avec Isabella, 2 anglais (Simon et Chloe), 2 irlandais (Gary et Colin), 1 autrichien (Thomas), et 1 allemande (Monica).
Il faut 2 heures de voiture sur une piste poussiéreuse pour atteindre la rivière qui va nous permettre de nous enfoncer dans la pampa et atteindre notre camp. Nous chargeons les bagages dans une longue barque, je me badigeonne d'anti-moustique et partons sillonner les méandres du Rio Yacumba pendant 3 heures sous un soleil de plomb. L'eau est aussi marron que le Rio Amazonas. Les berges de la rivière regorgent de vie.

Des centaines de tortues, faisant jusqu'à plus d'un mètre, profitent du soleil en s'installant sur les nombreux tronc d'arbres ou branches qui émergent de l'eau.

Des crocodiles et caïmans paressent sur les berges, et plongent dans l'eau dès que nous nous approchons d'un peu trop près.
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Une multitude d'oiseaux (échassiers, aigrettes, martin-pecheurs, etc ...) observent notre passage depuis les arbres. Nous apercevons même un toucan avec son magnifique bec orange démesuré par rapport à la taille de son corps. Cela ne le déséquilibre pas pour voler car le bec est fait d'une matière creuse très légère.
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Les dauphins roses apparaissent au bout d'une heure à quelques mètres devant notre barque. Cette catégorie de dauphins ne vit qu'en eau douce dans le lit des rivières de la forêt amazonienne entre autre. Ils sont moins espiègles que leur compatriotes marins, mais aussi peu farouches. Surtout, ils sécurisent la zone ou nous trouvons en éloignant les piranhas, crocodiles et autres animaux dangereux afin de nous permettre de nous baigner dans la rivière. Etant donné la chaleur ambiante, je ne me fait pas prier pour piquer une tête dans l'eau, malgré sa couleur peu engageante.

Nous arrivons au camp en fin de journée. Il est installé en bordure de rivière, et se compose de 2 grandes baraques en filet de moustiquaire. L'une nous sert de dortoir, l'autre de salle à manger/cuisine. Le coin est infesté de moustique.
Le deuxième jour, nous partons faire une marche dans la pampa, dont l'objectif principal est de voir des anacondas. La pampa est une immense plaine marécageuse, recouverte d'herbes hautes. Il faut s'équiper de bottes pour pouvoir marcher dedans.
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Mais ce jour là, nous n'aurons pas la chance d'apercevoir plus qu'un oeuf d'anaconda et des crocodiles, malgré une marche de plus de 3 heures sous une chaleur accablante.

Nous nous reposons l'après-midi, et reprenons le bateau pour aller nager avec les dauphins.
Le troisième jour, nous allons à la pêche aux piranhas. Armé d'un simple fil, d'un crochet et d'un morceaux de viande, je lance ma ligne depuis la barque. Ca mort instantanément, mais je ne retire pas assez vite ma ligne pour piéger le poisson. Au bout de 5 tentatives, les poissons ont mangé tout mon appât. Heureusement, nos guides sont aguerris a cette technique de pêche et nous attrapent 2 piranhas, un rouge, le plus gros et le plus vorace, un jaune, plus petit et moins agressif.

Notre cuisinier nous les prépare au déjeuner mais il n'y a pas grand chose à manger dessus. Au moins j'aurai goûté du piranha.
Le trajet de retour prend tous l'après-midi. Aussitôt arrivé à Rurrenabaque, je confirme mon départ pour le trek de 4 jours dans la jungle pour le lendemain, avec Isabella, Simon et Chloe. Il faut absolument que je me coupe les cheveux, et je me rend donc au premier salon de coiffure ouvert. Je me suis préparé psychologiquement à me retrouver avec la boule à zéro une fois de plus, mais la coiffeuse se débrouille plutôt bien, et je ressort assez satisfait du résultat. Tout notre groupe dîne ensemble, nous allons nous faire une partie de billard, et je vais me coucher vers 23h00.
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31 octobre 2005
TREK DANS LE PARC MADIDI - 3EME JOUR DANS LA JUNGLE
Une pluie diluvienne s'abat sur notre camp de fortune dès 5h00, et elle ne s'arrêtera que vers 10h30. Jeni a quand même réussit a nous faire un petit déjeuner digne de ce nom. Du coup, nous restons sous la bâche en attendant que ça se calme, puis nous repartons dans la jungle trempée. Là, c'est vraiment l'aventure ! Le minuscule sentier est devenu boueux, et les passages de ruisseaux sont plus acrobatiques que jamais car la terre est devenu très glissante.
En cours de route, nous apercevons une biche (hé oui, il y en a aussi dans la jungle!), et une tortue terrestre d'environs 1 mètre de diamètre, un spécimen rare.
Au bout de 2 heures de marche, nous arrivons dans une clairière où 2 cabanes en bois ont été construites. 2 familles indigènes vivent ici depuis des générations, et l'une d'entre elle va nous accueillir pour cette nuit.


Le père revient tout juste de la chasse et rapporte un cochon sauvage. Il le dépèce sous nos yeux, vide les entrailles, et le découpe méticuleusement. Il ne veut pas que je prenne des photos car la chasse est officiellement interdite dans le Parc National Madidi. Si je prend une photo, il craint que quelqu'un d'extérieur au Parc la voit et que cela lui attire des ennuis. Officieusement, les autorités du Parc le laisse chasser 2 cochons sauvages par mois, car il habite dans le Parc bien avant sa création. Surtout, elles savent que cela fait parti de son mode de vie, et que de toute façon, il n'a pas les moyens d'aller en ville acheter de la viande pour sa famille. Cela reviendrait à détruire son mode de vie et a condamner cette famille indigène. En réalité, il en chasse quasiment 1 par semaine...
Une rivière limoneuse mais à l'eau presque claire, coule en bas de la cabane, et je vais m'y laver avec Simon et Isabella.

Le reste de l'après-midi est consacré à la confection d'artisanat à partir de fruits et graines trouvés dans la foret. Le guide nous montre comment fabriquer des colliers et des bagues. J'ai jamais porté de bijoux, ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer, mais là, c'est intéressant, et de toute façon, il n'y a rien d'autre à faire.

Nous installons nos moustiquaire dans un coin de la cabane, et nous allons tous nous coucher après le dîner, fatigués par nos 2 dernières courtes nuits de sommeil.

22:30 Publié dans Bolivie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bolivie, rurrenabaque, parc madidi, jungle, amazonie, trek, tarentule
TREK DANS LE PARC MADIDI - 4EME JOUR DANS LA JUNGLE
C'était encore le déluge cette nuit. La rivière s'est transformée en torrent de boue et il n'est plus question de s'y laver ce matin. Il n'y a pas vraiment d'activité ce matin, nous marchons aux alentours, nous peaufinons nos bijoux en bois. Dès que le déjeuner est fini, nous préparons nos sacs, remercions la famille qui nous a accueillie, et le départ est lancée.
Il faut traverser la rivière et grimper sur un talus glissant pour rejoindre le sentier. Ca sent le plan foireux... Comme je ne veux pas risquer de mouiller mes chaussures, je mets mes tongs pour franchir la rivière et garde mes chaussures de trek à la main. Les guides passent en premier, les autres suivent, puis je me lance a mon tour. Je passe la rivière, prend soigneusement mes appuis pour grimper le talus, mais les semelles de mes tongs sont tellement lisses que je glisse et me rétame dans la boue. J'arrive a m'arrêter juste avant de me retrouver dans l'eau. Il fallait que ça arrive ...
Après 5 minutes pour me nettoyer, nous repartons et arrivons 10 minutes plus tard au bord de la rivière où la barque du retour nous attend déjà. Il y a les 2 anglaises qui nous avaient rejoint pour une nuit dans le premier camp. Nous embarquons. Cette fois nous sommes dans le sens du courant, et comme la pluie a fait monter le niveau de l'eau, nous allons a toute allure. Le soleil tape fort et il fait vraiment chaud, au point que Simon (le guide) nous propose de faire un arrêt pour se baigner. Il nous passe des gilets de sauvetage pour nous permettre de flotter et se laisser emporter par le courant quelques minutes, pendant que la barque nous suit. Simon (l'anglais) et Isabella y vont, moi je décline l'offre. Les 2 anglaises ont l'air passablement agacées car j'ai l'impression qu'elle sont impatientes de rentrer, et nous leur faisons perdre du temps. nous récupérons nos 3 nageurs au bout de 10 minutes et la barque repart de plus belle.

Sauf que nous faisons un nouvel arrêt au village de la communauté indigène, à notre demande, pour pouvoir acheter des bières. Et là, les anglaises sont à 2 doigts de péter un plomb. Nous l'avons tous remarquer mais ça nous faire rire. Elles n'ont pas l'air aventurières pour un sous, nous nous demandons vraiment ce qu'elles font là.
Enfin, à 16h00, nous débarquons sur les rives de Rurrenabaque. Ces 4 jours ensembles ont été tellement bien que nous proposons à nos guides de nous rejoindre ce soir pour prendre un verre ensemble. Entre-temps, il me faut trouver un nouvel hôtel avec Isabella, acheter un billet d'avion pour La Paz pour dès demain matin (avec la TAM, 40 dollars, qui dit mieux ???) et enfin, aller dîner.

Le rendez-vous a été fixé à 7h30 car nous sommes tous fatigués et ne voulons pas sortir trop tard. Jeni est la première, puis nous retrouvons par hasard le cuisinier de notre tour dans la pampa. Il se joint à nous, puis Juan arrive, et ils nous emmènent dans un karaoké local. L'endroit un bar typique, c'est-à-dire avec des tables et des chaises de jardin en plastique, avec une décoration minimaliste peinte directement sur les murs légèrement fissurées.
Les bières s'enchaînent, Simon (le guide) arrive, nous dansons, mais l'ambiance a été longue a démarrer. Maintenant que nous ne sommes plus dans la jungle, leur travail est fini, et il n'y a plus grand chose à se dire.
La bière continue de couler, et je m'assure auprès de Simon (l'anglais) qui commande à tous va qu'il a assez d'argent pour payer l'addition car elle commence a être lourde. "J'ai ce qu'il faut" qu'il me répond ...
Petite anecdote : A force de boire, j'ai envie d'aller aux toilettes, ce que je fais. Elles sont assez sales, avec des grosses toiles d'araignée au plafond. J'y vais une deuxième fois, une troisième trois, tout se passe bien... Quand j'en sort la quatrième, un "truc" au sol file entre mes jambes, il fait trop sombre pour bien voir. Je m'approche, me penche, et là, j'aperçois une araignée noire et poilue grosse comme ma main. J'ai une petite idée de son nom, mais je préfère courir chercher Simon pour être sûr. Là, il débourre aussitôt, et me fait " Tarentula ! Tarentula ! Una Tarentula !". Ca c'est la meilleure !!! Je passe 4 jours dans la jungle sans en voir une seule, je vais au WC à Rurrenabaque en pleine ville, et paf, la voilà !!! Je cours à l'hôtel (à 50 mètres) chercher mon appareil photo pour immortaliser la bête.

Retour à la soirée. Il se fait tard et Jeni est partie, puis Juan. Chloé fatiguée est rentré aussi. Nous demandons donc l'addition. nous avons bu à 8 quasiment 3 caisses, que le serveur nous apporte. Seulement, Simon le guide et notre ex-cuistôt n'ont pas d'argent avec eux, comme par hasard, ce qui fait que nous nous ne sommes que 3 pour tout payer. Et bien sûr Simon (l'anglais) n'a pas assez d'argent non plus... Je suis obligé de faire le complément avec mes derniers dollars. J'ai plus un rond pour payer la navette pour l'aéroport. Simon non plus. Il demande à nos guides de participer un peu, mais rien à faire, ils veulent se faire inviter sans nous donner le choix ! C'est décevant comme attitude après les bons moments que nous avons passés ensemble. Cela nous rappelle à la triste réalité que nous ne sommes pour eux que des touristes friqués. Dommage ...
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27 décembre 2004
TREK DANS LE PARC DE CHAPADA DIAMANTINA - JOUR 2

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Bref, nous nous amusons bien ! Enfin, le ciel apparaît, et nous nous retrouvons nez à nez avec une immense paroi parfaitement verticale de plus de 420 mètres de haut. Un mince filet d'eau s'élance du sommet et disparaît avec de toucher terre, vaporisé par les vents ascendants. Quand le vent s'arrête, le filet d'eau s'étire jusqu'au lac rouge qui se trouve à nos pieds, pour finir en une fine pluie glaciale. C'est spectaculaire.
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Nous déjeunons ici avant de retourner au camp pour 15h30, en suivant le même chemin. Nous nous détendons le reste de l'après-midi, installons notre camp de manière a dormir un peu plus confortablement que la nuit précédente. J'installe mon sac de couchage entre 2 rochers qui me protègent du vent.

J'apprend à Sylvia, David et Tiffany à jouer au tarot, nous dînons, et allons nous coucher à la belle étoile à 21h30. Et bien entendu, à 1h00, la pluie se met à tomber... Nous remballons à toute allure nos affaires et fonçons dans la grotte pour y passer le reste de la nuit au sec.
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TREK DANS LE PARC DE CHAPADA DIAMANTINA - JOUR 3
Départ à 8h00 sous la pluie pour le sommet de la Cachoeira de Fumaça. Le chemin attaque directement la paroi de la montagne ... sans pitié pour nos jambes. En plus, nous portons à nouveau nos sac, qui bien qu'allégés de quelques kilos de nourritures et d'eau, nous font bien sentir leur présence. Il faut s'aider des mains la plupart du temps, surtout que la pluie rend la roche et la terre glissante. après 1 heure de ce traitement, nous arrivons au sommet de la première montagne, et longeons la paroi pour attaquer la seconde montagne.

La pluie a cessé, mais avec la transpiration je suis tout aussi trempé que si elle continuait. Je m'arrête parfois pour photographier des sauterelles 2 fois plus grosse que mon pouce.

Enfin, à 11h30, nous arrivons sur un plateau où coule un paisible ruisseau, qui va bientôt s'élancer de plus de 400 mètres de haut. Nous arrivons au bord du plateau, et une sensation de vertige nous frappe tous quand nous commençons a apercevoir, pas après pas, le gouffre qui s'étend devant nous. La Cachoeira de Fumaça est un peu plus bas devant nous, mais il faut vraiment s'approcher à quelques centimètres du bord pour enfin apercevoir le lac qu'elle forme en bas, pas plus grand qu'une flaque d'eau d'où nous sommes.
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Une dalle de pierre en surplomb dans le vide permet d'avoir la meilleure vue, mais le vertige est telle que je ne peux que ramper pour pouvoir faire des photos et une vidéo.
tous le monde s'essaye au petit exercice de la dalle, mais Tiffany se force vraiment pour s'approcher, et Sylvia n'est pas au mieux de sa forme non plus.
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A notre arrivée au premier bar, nous fêtons cela autours d'une bière. Nous devons attendre un autre groupe afin de prendre un mini-bus qui va nous ramener à Lençois en passant par une dernière cascade.

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26 décembre 2004
TREK DANS LE PARC DE CHAPADA DIAMANTINA - JOUR 1
C'est parti pour 3 jours de trekking dans le superbe Parc de Chapada Diamantina, ex-haut lieu d'extraction du diamant au Brésil. Je ne prend que le strict nécessaire dans mon sac, car cette fois, il n'y a pas de porteurs prévus, à part ma propre personne. A 9h30, notre guide prend les commandes et nous grimpons lentement les rues escarpées de Lençois. Nous faisons un petit arrêt chez lui, le temps de dire au revoir à sa femme et ses enfants, puis nous prenons enfin la route des montagnes. Le chemin est assez simple au début, mais très vite, ça se corse. Nous montons sur une colline qui me semble sans fin, et au bout d'une heure et demi, je suis déjà trempé de sueur. J'ai l'impression que mon sac pèse 1 tonne ! Une fois au sommet, nous avons une belle vue sur la vallée, et Lençois au loin, qui fait vraiment figure de village de campagne.

Nous longeons la crête dans un fouillis dense d'herbes et arbustes, souvent plus hauts que nous, puis nous entamons la descente. En 5 minutes, nous avons encore changé de décor. Nous sommes maintenant dans la forêt tropicale et son cortège de moustiques autours de la rivière ou nous faisons une halte rafraîchissante.

La montée reprend pendant 2 heures, et nous déjeunons (léger ...) sous un énorme rocher solitaire, dont la base creusée nous sert d'abris. Depuis le sommet, je peux apercevoir un belle chute d'eau à double étage au loin, dont la rivière creuse la vallée.


Nous longeons ensuite un versant abrupte, parfois collés à la paroi avec 100 mètres de vide sous nos pieds, puis nous descendons vers la rivière pour arriver dans cirque, au milieu duquel une cascade d'eau plonge dans un lac d'eau rouge.

Au premier abord, ça peut paraître un peu sanglant, mais le phénomène est tout a fait naturel : la couleur rouge/orange de l'eau est crée par un micro-organisme, semblable a celui utilisé dans la fermentation de la bière, dont la présence est absolument inoffensive. Nous pouvons nous baigner dedans, et notre guide boit l'eau telle quelle. Je pique une tête dans le lac, nage jusqu'à la cascade, puis nous repartons au bout d'une demi-heure.
Nous descendons dans le lit de la rivière qui s'élargit et se transforme en immenses escaliers naturels, grâce au strates de roche mises à nue par l'érosion, pour enfin arriver à 16h00 à notre camp, au bord d'une magnifique série de piscines naturelles, dont la plus grande se trouve 50 mètres en contrebas..

Il fait nuit à 17h30, et il n'y a pas grand chose a faire à part attendre le dîner en discutant. Nous allons nous coucher à 20h00, épuisés par cette première journée. Nous dormons à même le sol, sous une énorme plaque de roche en surplomb, qui nous abrite d'une éventuelle pluie nocturne.
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