27 mars 2006

BALI - KUTA- JOURNÉE DE DÉTENTE

Je me leve plus tot que d'habitude, vers 9h00, car j'ai encore la mobilette pour toute la matinée et il serait dommage de ne pas en profiter. Je donne mon linge a laver comme ca je n'aurai que des affaires propres pour le bateau. Je vais vendre mon guide de Sydney qui ne me servira plus dans un magasin d'échange de livres. Le vendeur me le rachete 20 000 RPH, a peine 10% du prix que je l'ai acheté en Nouvelle-Zélande. Mais il le revendra pour beaucoup moins cher aussi, donc je prend l'argent qu'il me propose. Ca me payera un diner. JLe vendeur a aussi des Lonely Planet Indonesie que j'ai payé une fortune en dollars, je n'ose pas regarder le prix qu'il coute ici, surement 10 fois moins cher .... Je discute avec un couple de francais dans la librairie. Ca faisait longtemps que je n'en avais pas rencontré, tiens ! Vraiment, carton rouge aux francais en matiere de voyage. Si je comptabilise les nationalités des voyageurs que j'ai croisé depuis quasiment 1 an, les francais sont sacrément a la traine. Le cliché du franchouillard qui ne sort pas de son pays n'est pas pret de cesser ! Dommage, les voyages forment la jeunesse et ouvrent l'esprit sur pleins de problemes de notre monde moderne.

Je vais ensuite mettre de l'essence dans la mobilette avant de la rendre, je vais retirer de l'argent au distributeur automatique car dans les iles pour lesquelles je pars demain, les banques vont se faire rares et les distributeurs automatiques n'existent quasiment pas. Me voila pret pour profiter de l'apres-midi en faisant... rien.

Je tente aussi de mettre a jour le blog, mais pour le 2eme jour consécutif l'acces a la plateforme est impossible. J'essaye de me connecter a plusieurs reprises dans la journée mais ca ne fonctionnera pas plus.

Mon déjeuner fini, je vais marcher dans les rues de Kuta. J'achete un DVD pirate de Munich. Je le regardrai ce soir je pense.

De retour  ma chambre, je prend un livre et je vais squatter un transat au bord de la piscine dans le Masa Inn Hotel, ou j'ai dormi la premiere nuit en arrivant a Bali. Personne ne fait attention a moi, et je peux donc en profiter tranquillement une bonne partie de l'apres-midi en alternant lecture et baignade. Je ressorts de la avec un bon coup de soleil sur le nez (ca faisait longtemps !), et je

J'apprend enfin pourquoi les gens construisent ces grandes statues de démons en carton-pate, partout a travers l'ile. C'est pour le festival de Nyepi qui célebre la fin de l'année. La veille de Nyepi, des cérémonie sont tenues dans toute l'ile. Les villageois en costume traditionel se réunissent dans un grand lieu public et font des offrandes au démon en carton-pate appellé ogoh-ogoh, pendant que les hommes jouent d'instruments eux aussi traditionnels. Ensuite, le ogoh-ogoh est transporté pour faire plusieurs fois le tour du village en une longue procession. A la tombée de la nuit, les mauvais esprits sont chassés par tous les moyens possibles qui permettent de faire du bruit, et le ogoh-ogoh est enflammé. Quand je pense que je vais louper ca... les grosses boules !!!


Par contre, le jour meme de Nyepi, il ne fait pas bon d'etre un touriste a Bali. En effet, absolument toute activité est interdite pendant 24 heures dans toute l'ile, y compris de parler en dehors de chez soi, et encore ... a voix basse. Les touristes sont confinés dans leur hotel (la police patrouille pour s'en assurer), et doivent faire des provisions de nourriture la veille car aucun restaurant, aucun supermarché ne sera ouvert. La raison de ce couvre-feu ? Quand les mauvais esprits descendent sur l'ile, ils croient qu'elle est inhabitée et la laissent donc tranquille pour une année supplémentaire. Moi, je serai déja loin de Bali.

Je me fais une pizza dans un restaurant sans prétention, et je vais me coucher tot car je me leve demain a 5h00 pour prendre le ferry qui m'emmene a l'ile de Lombok.

26 mars 2006

BALI - VISITE DE LA PRESQU'ILE SUD EN MOBILETTE, A LA RENCONTRE DES BALINAIS

Apres une journée sportive qui m'a bien crevé, j'ai décidé d'enchainer sur une journée détente pour visiter la presqu'ile au sud de Kuta en mobilette. Je trouve en quelques minutes un indonésien dans la rue qui me loue la mobilette typique de l'ile pour 45 000 RPH (4 euros) les 24 heures. Je me prend mes marques et me voila au guidon de mon bolide dans les rues congestionnées de Kuta. J'essaye de me diriger immédiatement vers le Sud mais le systeme de rues a sens unique est une vraie galere pour aller droit au but, et je tourne en rond pendant 20 minutes avant de me mettre sur les rails. La route a double voie bordée de magasins et d'entreprises longe l'aéroport puis se dirige vers Nusa Dua.


Cette enclave pour tourisme de luxe nichée le long d'une immense et belle plage a éte construite dans le but unique de rassembler les immenses complexes hoteliers et ainsi limiter les répercussions sur l'environnement causées par le tourisme de masse. Un poste de garde controle les entrées de tous les véhicules pour assurer la sécurité. Ce n'est pas clairement pas le bon endroit pour découvrir le Bali authentique, mais les riches clients de Nusa Dua ne sont pas la pour ca.


Je m'arrete a la plage située entre 2 petites presqu'iles qui abritent chacune un temple. Au début de la plage, un nouveau point de controle filtre les vendeurs ambulants pour éviter qu'ils n'aillent ennuyer les touristes qui font la crepe au soleil. En ce Dimanche, le gazon ombragé est envahie par les familles balinaises qui viennent pique-niquer dans ce petit paradis loin du bruit et de l'agitation de Kuta. Je marche jusqu'a la pointe de la premiere presqu'ile d'ou la vue permet d'apprécier la superbe plage et la taille démesurée des complexes hoteliers. Des pecheurs sont en plein travail, chacun avec une technique particuliere. Certains ont lancé leur hamecon depuis le haut des falaises basaltiques, d'autres sont dans l'eau avec leur masque et tuba en train de poser des pieges a poisson traditionnels.



Je me rend ensuite a la deuxieme presqu'ile ou un panneau m'interpelle : "Pour préserver la beauté du temple, il est interdit aux femmes qui ont leur menstruation de pénétrer dans l'enceinte du temple." Ca ne rigole pas ... alors que le temple en question est une ruine déserte avec quelques parasols.

Je retourne dégoulinant de sueur a ma mobilette, et je reprend la route vers le nord pour aller au bout de la bande de terre. La petite route est vraiment agréable. Le niveau d'essence baisse rapidement et je commence a m'inquieter car je n'ai vu aucune station essence depuis que je suis parti de Kuta. En fait, je soupconne un systeme similaire a celui que j'avais vu au Vietnam, ou le ravitaillement se fait aupres des échoppes sur le bord de route, et qui vendent le précieux liquide dans des simples bouteilles en verre. J'en repere une et je m'arrete pour voir. Je demande le plein, j'ouvre la selle en dessous de laquelle se trouve l'acces au réservoir, et un ptit bonhomme prend son entonnoir pour vider l'une des bouteilles au liquide jaunatre. C'était bien ca. Le litre coute 5 000 RPH. Je repars l'esprit plus tranquille car je me rend compte qu'il est quasiment impossible de tomber en panne vue la quantité de ces stations essences locales. Au moins une tous les kilometres !


J'arrive au village de Benoua, et je m'arrete a un croisement pour acheter a manger. Surtout, il y a la tout pleins de balinais en tenue traditionelle qui s'emploient a fabriquer une sorte d'abris en bambou dans d'enceinte d'un temple. Une aubaine ! Je demande a l'un d'entre eux si je peux prendre des photos et il me donne son accord avec un grand sourire.


Je reste a les regarder pendant que je mange mon sandwich puis je repars jusqu'a un cul-de-sac en face de la mer ou une autre aubaine m'attend. Des dizaines de femmes en sarang sont regroupées dans un temple, ou elles confectionnent des paniers avec des offrandes et de la nourriture. Elles portent toutes une jupe longue a motifs et un haut en dentelle souvent transparente, colorée. Une ceinture en tissus d'une couleur encore différente vient completer la panoplie. Quand elles sont toutes regroupées, ca crée un superbe patchwork de couleurs pastels. Un pick-up arrive, elles chargent les panier dedans et s'en vont toutes petit a petit. Je suis tenté de les suivre, mais je crains d'etre un peu trop dérangeant. J'ai déja pris avec leur accord des dizaines de photos, ca suffira pour cette fois.



Je fais la route en sens inverse et repars vers le Sud sans etre tout a fait sur du chemin pour atteindre la cote. Je m'arrete a un carrefour pour prendre en photo une petite fille avec son frere absolument a-do-rable. C'est ca qu'il me manquait depuis quelques semaines : de la simplicité et de la curiosité dans les yeux des gens. De l'exotisme aussi. Et pour ca, la Nouvelle-zélande, comme l'Australie sont loin d'etre des destinations intéressantes.


Je me perd dans des petites routes de campagne serpentant dans la végétation tropicale, et qui finissent en cul-de-sac. L'une d'entre elle mene a un temple au bord d'une falaise d'ou un escalier mene a une plage completement déserte. Des rouleaux parfaits se brisent au loin. L'eau est tiede, ca donne trop envie de piquer une tete. Depuis ce matin, je remarque des groupes de jeunes occuppé a construire ou peindre de grandes statues de démons fantastiques. Il semblerait qu'une grande fete se prépare, et que chaque cortege doit defiler avec son oeuvre. Je suis sur que je serai sur le bateau a ce moment la, et j'ai le sentiment que je vais rater quelque chose de grandiose.


Je continue a déambuler au hasard des intersections tout en gardant le cap vers Kuta afin de ne pas trop m'éloigner. J'arrive au bout de la péninsule ou se trouve le site sacré de Pura Luhur Uta Watu, un ensemble de temples hindous perchés sur une falaise qui plonge a pic dans la mer.


L'entrée coute 3000 RPH et on me met un sarang violet autour de la taille avec une ceinture orange, car étant en short, l'acces ne m'est pas autorisé. Les temples n'ont rien d'exceptionnel, mais une colonie de singes habite les lieux et ils font le spectacle a eux seuls. Alors que je monte un escalier derriere une fille asiatique, un singe lui saute dans le dos et s'accroche a son filet de peche qui fait office de débardeur. Elle pousse un hurlement, et son copain arrive a la rescousse pour mettre maladroitement un coup de sac a main au singe. Mais il est déja parti, et ce débile qui a oublier d'enlever son appareil photo du sac, le fracasse par terre en bonne et due forme, pour rien !


L'autre intéret du temple est le spectacle de danse balinaise qui se tient tous les soirs au coucher du soleil. Il est réputé pour etre un des meilleurs dans le genre, mais comme la lumiere n'est pas bonne, je préfere me le garder pour quand je repasserais par Bali dans quelques semaines. Je reviens facilement a Kuta, a nouveau épuisé par le soleil qui m'a tapé dessus toute la journée. Une douche, un stack de thon, je met a jour le blog, et je vais me coucher illico-presto.

25 mars 2006

BALI - KUTA - JOURNÉE DE SURF

Je me leve assez tard, mais je vais quand meme prendre un bon petit-déjeuner suivit d'un déjeuner a peine 1 heure plus tard. Les vagues régulieres et pas trop grosses de la plage de Kuta sont idéales pour un débutant comme moi. Je decide donc de louer un surf pour l'apres-midi dans une échoppe (20 000 RPH = 1,8 euros) juste a coté de l'hotel. La derniere fois que j'en ai fait, c'était avec Mick et Tim, 2 autraliens rencontrés en Afrique du Sud, il y a presque 1 an. J'ai pas beaucoup progessé mais j'arrive un peu a tenir debout sur la planche.
Je fais une pause au bout d'une heure et demi et je m'apercois que j'ai cassé un aileron. Heureusement, ca ne va pas me couter trop cher selon les termes du contrat de location. 70 000 RPH pour le remplacer. A tout hasard, je vais me renseigner aupres des loueurs de surf sur la plage, et la, j'hallucine : le gars demande 100 000 RPH pour l'apres-midi de location, soit 5 fois plus que ce que j'ai payé. Et pour changer un aileron, il réclame 150 000 RPH. Ils me prennent vraiment pour une truffe ! Je demande a un autre indonésien, mais il essaye de m'arnaquer autant. Je retourne donc au magasin faire changer l'aileron, je vais acheter a boire, et je repars a la plage continuer mon apprentissage du surf. C'est déja plus simple, et j'arrive a faire quelques bonnes longueurs.

Au bout d'une heure, je suis claqué, j'ai mal aux épaules a force de pagayer. Je me repose donc sur la plage, et 5 minutes plus tard, une jeune indonésienne musulmane (elle porte donc un voile noir) m'aborde et nous commencons a discuter. Elle embraye assez vite sur le coté "petit copain" et "mariage" car, bien sur, elle est célibataire... Je lui hote tout espoir assez vite, mais je la trouve gonflée pour son age (22 ans). Du coup, nous discutons de pleins d'autres choses interessantes, y compris de sa condition de jeune femme musulmane. Elle est super ouverte d'esprit, car meme quand j'aborde des sujets délicats pour elle, elle sourit et me répond tout de meme sans rougir ou paraitre choquée. Une belle rencontre, vraiment, j'espere qu'elle ira loin cette petite. Nous restons sur la plage jusqu'au coucher de soleil, et je m'en vais rendre ma planche de surf a 18h00.

Je prend une douche et je suis tenté de faire une sieste, mais comme il commence a faire nuit, je risque de ne pas me réveiller avant demain matin. Je sors diner et je croise a nouveau Neil en train de boire un verre dans un bar-restaurant. Nous prennons un verre, je commande une pizza en plus. Un couple d'amis texan le rejoint un peu plus tard. Ils travaille pour la meme compagnie pétroliere, sauf qu'eux habitent a Jakarta, et non en Sibérie comme Neil. Je vais prendre un dernier verre avec eux dans un autre bar et je rentre me coucher. Je croise en route les suédoises en train de retourner a leur nouvel hotel ou elles ont trouvé une piscine. Etre a Bali et scotcher toute la journée a la piscine de son hotel, c'est vraiment dommage, mais bon ...

24 mars 2006

BALI - KUTA, ORGANISATION POUR ALLER A FLORES ET LA VIE SUR LA PLAGE

Le décalage horaire a fait son effet et je me réveille vers 5h00 sans pouvoir me rendormir. Je me leve avant les autres pour prendre mon petit déjeuner, et je réalise que nous sommes dans un sacré bel endroit. Les murs extérieur de la chambre sont dans un pur style architectural indonésien, si bien que j'ai l'impression d'avoir dormi dans un temple. Il fait largement déja 30° C et, depuis la balcon, la piscine a l'eau parfaitement claire donne sacrément envie.




Je descend pour aller prendre mon detit-déjeuner. La, je rencontre Neil, un américain d'origine indonésienne de plus de la quarantaine je dirais, qui travaille en Russie dans une compagnie pétroliere américaine. Il connais tres bien l'Indonésie et nous sympathisons tout de suite. Les filles me rejoignent un peu plus tard, et nous partons ensembles a la recherche d'un endroit moins cher pour les prochains jours. En effet, elles ont un budget serré, et malgré le rapport qualité-prix fabuleux du Masa Inn, elles ne peuvent pas se permettre d'y rester.

Nous faisons tous les hotels de la rue mais les chambres bon marchés a moins de 50 000 RPH sont assez glauques, voire sales. Et des qu'il y a une piscine dans l'hotel, les prix s'envolent. Je trouve quand meme, juste pour moi, une chambre simple dans une pension sans prétention. Malheureusement, il n'y a pas de place pour les filles donc elles vont s'installer ailleurs. Nous revenons prendre nos affaires et j'apercois un hotel juste en face du notre, dont l'entrée est quasiment invisible : le Diana House. Nous jettons un coup d'oeil au cas ou ... C'est un enchevetrement de petits bungalows noyés dans la végétation, avec des petits temples et des statues religieuses partout. Ca donne une impression de bordel géneral, mais l'ensemble est propre, il y a de la place pour tous les quatre, et surtout, une chambre simple ne coutent que 45 RPS. Vendu ! J'emménage sans les attendre, et je pars en ville commencer mon organisation pour les prochains jours.

Au fur et a mesure que je marche dans la rue, la premiere chose qui m'interpelle est le petit récipient en feuille de bananier, rempli d'offrandes et brulant de l'encens, posé a meme le sol en face d'absolument tous les magasins. Ca diffuse une odeur agréable dans la rue, mais difficile de ne pas en écraser au moins un en marchant dans la rue.


La rue Popa Lane ou se touve l'hotel est une traverse étroite ou les voitures ne peuvent pas circuler. Par contre, il y a une multitude de motocyclettes qui passent a toute allure. Lorsque j'arrive sur une artere principale, il y en a encore plus. Enfin, il y a des petits autels religieux tronant a tous les coins de rue. Meme les carrefours giratoires sont en fait des autels. Je suis bien arrivé en Asie, il n'y a aucun doute !



Mon objectif est de prendre un bateau pour aller sur l'ile de Flores, mais qui permet de s'arreter en cours de route a plusieurs endroits intéressants, dont la fameuse ile de Komodo pour aller voir les "dragons", les plus gros varans sur terre. D'apres mes renseignements, c'est un voyage de 4 jours organisable au départ de Bali. Je vais dans quelques agences, mais je trouve mon bonheur directement aupres de la compagnie Perama qui organise ce type de croisiere pour aventuriers. Ca ne coute que 1,5 millions RPH (148 euros) et tout est inclus pendant les 4 jours de transport. Je réserve ma place pour le prochain départ, le 29 mars. Je récupére aussi les horaires et couts des avions pour revenir sur Bali depuis Flores (il y en a 3 par semaine), et me voila tranquille pour les prochains jours.

Je vais déjeuner en prenant un bon steak de thon dans un restaurant local, puis je vais a la plage. Je croise les suédoises qui en revienne, énervées. Elles y ont passé 2 heures, harcelées par les vendeurs ambulants, les masseurs, les manucures, et compagnies. Elles avaient au total une dizaine de personnes autours d'elles, si bien qu'elles ont craqué, et sont parties.

J'arrive sur un long bord de mer planté d'arbres locaux qui crées de l'ombre. Une bonne centaine de loueurs de surfs sont alignés a perte de vue créant un mur de planches multicolores. Kuta est réputé pour etre un spot avec des bons rouleaux pour débuter. Comme a Hawai ou en Australie, le surf est le sport local, et ca se comprend aisement.  



Je longe la plage de sable gris qui est assez sale, et est réputé pour la plus moche de Bali. Malgré cela, des touristes y prennent le soleil, et résistent courageusement a la horde de vendeurs ambulants que les suédoises m'ont décrit.


En fait, en marchant un dizaine de minutes, il y a des coins tout a fait tranquilles, mais les gens semblent trop feignants pour y aller. Je retourne en ville, et alors que je discute avec un indonésien dans la rue, Neil me tombe dessus par hasard. Il me propose d'aller boire un verre, ce qui ne se refuse pas par cette chaleur. Il m'emmene sur une terrasse en bord de plage d'ou l'on peut voir le coucher de soleil. Ce Neil est un personnage pas commun. Il mene une vie assez speciale via son travail, et a voyager dans plus de 45 pays. Il a presque tout vu, excepté l'Antarctique et qund je lui dit que j'en reviens, il m'assome de question pour savoir comment y aller. Il connait Paris, ou il a séjourné au Crillon ... Nous discutons jusqu'a 19h00 ou je rentre a mon hotel pour me pr´parer a aller diner. Il me donne sa carte de visite, et je cours prendre une douche froide dont je reve depuis des heures. Les suédoises sont aussi rentrées mais je n'ai pas envie d'aller diner avec elles, le courant ne passe pas spécialement en fait. Je vais donc manger un sandwich rapidement, et je longe la plage pour voir ce qu'il s'y passe le soir. Les restaurants de plage sont tous desert, séquelle des attentats d'il y a 2 ans. Avant, c'était envahi d'australiens, mais ils ne sont pas revenu depuis. Je passe devant une discotheque ou a lieu un concert d'un artiste local. La foule qui afflue me laisse penser que c'est une grosse pointure, donc je prend un billet pour aller le voir. Goeslaw est un groupe dont la chanteuse, bien en chair, a adopté un look punk plutot raté. Quand la musique commence, je comprend que j'ai fait une erreur... Les mélodies vocales a la Chantal Goya sur des riffs de guitares saturées plutot chiants me font rire 10 minutes, pas plus ! J'ai beau essayé de positiver en me disant : "t'es quand meme a Bali gros veinard, oublie pas ca, a Bali bordel !!", je craque au bout de 30 minutes. En plus, un travesti a commencé a tapé la discution avec moi en me faisant les yeux doux, donc je n'ai pas beaucoup hésité a rentrer me coucher.