07 décembre 2004
CURITIBA -TRAJET EN TRAIN POUR PARANAGUA
Le trajet en bus depuis Foz do Iguacu s'est bien passé, à part un contrôle de la douane routière qui nous a immobilisé 1 heure et demi. Un passager brésilien a eu la bonne idée d'emmener avec lui plus de 200 cartouches de cigarettes qu'il a acheté au Paraguay. Et bien sûr, il avait oublié de tout déclarer ...
J'arrive à Curitiba, ville capitale de son état, d'où part le train qui rejoint Paranagua sur la côte. Le trajet est considéré comme l'un des plus passionnant du Brésil car il franchit sur ces 110 km, dont la moitié le long de pentes abruptes dans un décor de jungle, 13 tunnels et 67 ponts. Le temps est couvert voire pluvieux ce qui risque de gâcher le voyage, mais il n'y a pas grand chose à faire dans cette ville moderne, encore moins un jour férié ou tout est fermé. J'achète donc mon billet de bus pour Rio de Janeiro à 20h00 le soir même, je vais prendre mon ticket de train dans la foulée (15 euros), et j'embarque avec d'autres touristes dans un train aux wagons multicolores, dont l'intérieur n'a rien d'authentique.
Nous quittons la ville à 8h15 et très vite, nous arrivons dans des collines verdoyantes, puis la forêt tropicale apparaît. Le chemin de fer serpente dans la végétation humide, et tellement dense qu'on ne peut pas voir grand chose au début.

Nous arrivons dans les montagnes et petit a petit la vue se dégage, si bien que je peux apercevoir le précipice au pied des rails, et les nombreuses montagnes à moitié cachées dans la brume. A chaque tunnel, tous le monde crie aux fenêtres ouvertes, on se croirait à Disneyland ... Lorsque l'on passe sur un pont, le train ralenti pour nous permettre de bien profiter de la vue.
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Au bout de 3 heures, nous arrivons à Morretes, petite cité coloniale paisible au milieu d'un végétation côtière luxuriante.

Enfin vers 13H00, le train arrive dans la plaine et nous traversons la zone industrielle de Paranagua, l'un des principaux port de l'état, avant de nous immobilisé à la gare. Le centre-ville est endormi, tout est fermé. Je parcours les 500 mètres qui me sépare du port, dans le quartier colonial, ou je m'installe à un restaurant local. Je vais acheter mon billet de retour en bus pour Curitiba pour 16h15, et je m'installe dans une auberge de jeunesse pour écrire quelques articles sur mon ordinateur.
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A 16h00, je suis à la gare routière, mais je fais la queue pour le mauvais bus ... J'étais persuadé d'avoir lu "plateforme 3" et je n'ai pas prêté attention au bus quasiment vide un peu plus loin, qui était le bon. Quand le bon bus part, j'ai un éclair de lucidité et je demande où va le bus pour lequel je fais la queue. Panique à bord, je vais au guichet, il ne veulent pas me transférer le ticket sur le bus suivant qui part dans 1 heure (je dois en racheter un autre), et je risque surtout de louper mon bus pour Rio de Janeiro. Une seule seule solution : je saute dans un taxi et je demande au chauffeur de rattraper le bus pour Curitiba. Je compte bien sur l'âme d'Ayrton Senna qui sommeille en lui pour réussir. Il double toutes les voitures en double file, prend les tournants à fond la caisse, et nous débouchons sur le début de l'autoroute. Le bus est à 200 mètres et arrive vers nous ... Nous lui faisons des grands signes, il s'arrête et me revoila parti pour Curitiba. Je commence vraiment à être fatigué avec ces nuits de trajet en bus, il est temps que j'arrive a Rio pour me reposer quelques jours.
00:00 Publié dans Brésil | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : brésil, paranagua, curitiba


























