24 décembre 2005
ANTARCTIQUE - PUERTO FOYN - PROMENADE EN ZODIAC DANS LA BAIE
Le bateau s'est stationné dans une nouvelle baie entourée de montagnes magnifiques, et de glaciers aux bords fissurés, à deux doigts de s'effondrer dans l'eau. Notre "Ice captain" a soigneusement choisi l'endroit.
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Un premier groupe part en Zodiac à 14h30, puis à 15h30, c'est notre tour. Nous nous dirigeons d'abord sur une île où des chasseurs de baleines ont abandonné des tonneaux de poudre, puis nous faisons un stop sur une autre île où un phoque dors sur les galets du rivage. Nous attendons 10 minutes dans le froid que ce gros paresseux daigne bouger un peu pour prendre une photo, mais à part la narine droite qui s'ouvre de temps en temps, il n'esquisse pas l'ombre d'un mouvement.


Nous repartons et nous rapprochons d'un petit iceberg bleu, magnifiquement sculpté par le vent et l'eau. Le Zodiac le contourne pour l'admirer sous plusieurs perspectives, et à chaque fois, c'est une nouvelle oeuvre d'art qui se présente devant nous. La nature est un artiste qui fait des merveilles. Je le constate depuis plus de 7 mois maintenant. Nous renouvelons l'expérience un peu plus loin avec un autre iceberg, et le spectacle est toujours au rendez-vous. Christophe réussit même a décrocher un morceau de glace que nous ramenons à bord.



Le Zodiac se dirige ensuite vers une épave de bateau rouillée dont la proue pointée vers le ciel donne un caractère dramatique à la scène. Le naufrage a eu lieu en 1950. C'est un bateau norvégien qui transportait de l'huile de baleine qui à pris feu. Il a brûlé pendant plus de 3 jours, mais le capitaine a réussit à sauver tout son équipage. Nous accostons l'épave pour passer une tête par les hublots et la rambarde.

Nous revenons à l'Ushuaïa au bout d'une heure. Un buffet de nougat, chocolat, fruits sec et des gâteaux aux fruits nous attend, pour enchaîner sur le débriefing de la journée. C'est l'anniversaire d'une touriste et les organisateurs nous font chanter "Bon anniversaire" dans toutes les langues. Les versions chinoises et israéliennes sont sympathiques. Ensuite, les préparatifs pour Noël commencent.
00:00 Publié dans Antarctique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : antarctique, croisière, pingouins, glacier, épave, iceberg, glace
23 décembre 2005
ANTARCTIQUE - PLENAU ISLAND - LES PINGOUINS FONT DE LA LUGE
Le bateau s'arrête à la sortie du canal devant une petite île d'1 kilomètre, au pied d'une montagne. L'île de Pléneau, du nom de son découvreur français, est un cailloux recouvert de neige qui, pour faire dans l'originalité, abrite une colonie de pingouins Gentoo. Le ciel est couvert d'un épais manteau nuageux, ce n'est pas terrible pour les photos. En plus, je suis encore à moitié endormi, et je ne suis pas tellement motivé pour une sortie. J'enfile quand même ma combinaison, je me fais un café à toute allure, et me voilà dans le sas des Zodiac.


Aussitôt le pied à terre, j'entame la marche dans la neige pour aller de l'autre coté, d'où la vue est censée être superbe. Avec les bottes en caoutchouc, ce n'est pas très pratique, mais surtout mes pieds sont gelés au bout de 10 minutes. Le paysage de désolation avec sa glace à perte de vue donne toujours cette impression d'être au bout du monde. C'est la réalité en fait, mais je ne me rend toujours pas compte je pense.
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Je traverse aussi le champ de neige et j'arrive sur un promontoire d'où la vue panoramique vaut le coup d'oeil. L'eau aux alentours de l'île est limpide et permet de voir les fonds marins avec leurs dégradé de couleurs. Ca me fait penser aux photos aériennes des îles paradisiaques entourées de coraux, sauf que là, il fait 0°C.

Je fais faire des photos de moi dans la neige, en marchant un peu et en m'enfonçant jusqu'à la taille. Forcément, dès que les autres voient ça, ils veulent faire la même. Et bientôt, tout le monde se retrouve avec de la neige jusqu'à la taille en train de faire les cons dans toutes les positions. L'idée était donc bonne ! ;-)

Je retourne vers les Zodiacs à 19h00, en dernier, comme souvent. On enchaîne sur le dîner où on se fend la poire. On fait un super trio avec Christophe et Audrey. Et même avec Marité, une retraitée Française que nous avons commencé à connaître il y a 2 jours. Je suis content de les avoir avec moi en expédition et de passer Noël avec eux.
Pour finir la journée en beauté, le bateau repasse par le canal de Lemaire pour le chemin du retour. Cette fois, je suis sur le pont, paré à mitrailler. Le canal est très étroit et longe une chaîne de montagnes aux parois vertigineuses blanchies par la glace. On se sent tout petit ici. Et comme nous sommes protégés du vent, le bateau navigue sur une mer d'huile qui reflète parfaitement le paysage. Audrey avait raison, c'est fabuleux. Le canal s'élargit petit à petit et le vent revient cassant le miroir de l'eau.

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Le dîner est servit donc je me met à table, mais prêt à bondir dehors si j'aperçois quelque chose qui vaut une photo. Le bateau stationne pour toute la soirée dans une baie, à proximité d'une station polaire chilienne que nous ne pouvons pas apercevoir. Une brume dense est apparue après le dîner, puis la neige s'est mise à tomber. Je peux tranquillement écrire pour le blog toute la soirée, pendant que les autres vont au cours de tango donné dans le salon.
00:00 Publié dans Antarctique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : antarctique, plenau island, iceberg, pingouins, zodiac
22 décembre 2005
ANTARCTIQUE - DECEPTION ISLAND - DES PAYSAGES SURRÉALISTES
Les traditionnels icebergs nous accompagnent jusqu'à Deception Island que nous atteignons à 15h00. L'île volcanique est en fait une caldeira d'effondrement. Les montagnes recouvertes partiellement de neige forment un anneau de 2 kilomètres de diamètre dont le centre est submergé par la mer. L'entrée dans la caldeira se fait pas un étroit passage devant lequel des hauts et étroits pitons rocheux semblent faire la sentinelle. De l'extérieur, la côte nous offre de somptueuses formations rocheuse colorées.
L'île fut utilisée comme une base de chasseurs de baleine dès 1918, puis repris par les anglais après la seconde guerre mondiale pour en faire une base scientifique. Une éruption volcanique en 1967 les forcent a abandonner l'île. Ils reviennent l'année suivante, mais abandonne la station définitivement suite à 2ème éruption en 1963 qui la détruit entièrement. Aujourd'hui, les vestiges de la station sont classés Monument Historique de l'Antarctique. Ce sont des cabanes en bois éventrées ou recouvertes de cendre, ainsi que d'immenses réservoirs d'essence rouillés et vides, ainsi que quelques autres vieilleries métalliques.
Le bateau jette l'encre au milieu de l'île et les Zodiacs nous débarquent sur la plage de sable noir. De la fumée émane du sol car des geysers réchauffent l'eau du lac. Sur plusieurs mètres, un nuage de brume chaude nous enveloppe et crée une atmosphère mystique. On se croirait sur un autre monde. Je marche en longeant la plage (ça me permet de me réchauffer les pieds!) en admirant un paysage de désolation, sûrement crée par la dernière éruption volcanique.

Des barques de l'époque des baleiniers à moitié recouvertes de cendre, et des os de baleines traînent sur la plage. Quelques petits icebergs flottent a 2 mètres de la rive. L'un d'eux, superbement sculpté par l'eau et les vents s'est échoué. Il y a aussi quelques pingouins esseulés qui renforce cette impression de bout du monde. Je ne sais pas ce qu'ils contemplent, mais ca a l'air intéressant, vu le temps qu'ils y passent !



Une cabane de tôle est restée debout au loin dans un champs désertique, mais il n'y a plus de fond, ce qui permet de voir le reste du paysage à travers la porte. Arrivé au bout de la plage, je grimpe sur montagne dont la pente est un champ de cendres orange où sont parsemées des rochers. Ca me rappelle le Sud Lipez en Bolivie, avec ses paysages dignes de tableaux de Salvador Dali. Bref, cette île est un paradis pour faire des photographies d'ambiance surréalistes.
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Je redescend vers la plage en empruntant un chemin qui longe la pente de la montagne mais un membre organisateur de l'expédition me fait des grands signes au loin pour me dire de rebrousser chemin et reprendre le même chemin par lequel je suis monté. Les déplacements sur l'île sont ultra réglementés, il y a des zones interdites, et bien sûr, il faut toujours que j'y mette les pieds...
Je rejoint les organisateurs qui se sont postés au bout de la plage pour nous empêcher d'aller plus loin. En effet, un bébé phoque avec sa fourrure grise dort sur le sable. De retour vers le groupe, des téméraires touristes sont en train de se baigner dans l'eau chaude fumante. J'y serai bien allé aussi mais je n'ai pas pensé a prendre mon maillot de bain et il me reste des choses à voir sur l'île.

Je vais visiter rapidement les installations en ruine de la base, et je reviens juste à temps pour prendre le dernier Zodiac de la journée.
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Je suis claqué ce soir. J'ai les yeux explosés à cause de la forte luminosité, et ici les UV sont plus forts que n'importe où ailleurs sur Terre en raison de la finesse de l'atmosphère aux pôles, et bien sûr, du trou dans la couche d'ozone. Heureusement, il pas de grand spectacle sur la mer ce soir et je peux aller me coucher à minuit. Encore une journée fabuleuse qui s'achève.
20:51 Publié dans Antarctique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : antarctique, croisière, deception island, pingouins, glacier, iceberg, glace
21 décembre 2005
ANTARCTIQUE - PAULET ISLAND - LA PLUS GRANDE COLONIE DE MANCHOTS ADELIES AU MONDE
Je me lève à 4h30 pour admirer le passage du bateau dans le détroit de Bransfield. Je passe prendre Audrey en chemin, et je fonce sur le pont pour voir ce que ça donne. Le spectacle est encore montée en grade : le bateau navigue au milieu d'une mer de morceaux de glace qui se sont agglutinés et qui dérivent. Des gros icebergs sculptés par le vent et l'eau de mer crées un véritable labyrinthe dans lequel le bateau doit se faufiler.


Les plus vieux ont une couleur bleue translucide due à la densité de la glace qui est plus forte que sur les icebergs plus récents. Nous avançons à allure réduite et les 3 officiers du bateaux sont sur le pont, les yeux rivées aux jumelles. Souvent, j'ai l'impression que nous fonçons droit sur un iceberg, mais au denier moment, un passage apparaît et nous passons parfois avec à peine 5 mètres de distance entre la coque et l'obstacle.
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Je photographie comme un dingue, grimpant dans tous les sens les différents niveaux de passerelles pour trouver le bon angle et la bonne lumière. C'est absolument fabuleux, et je ne suis pas le seul à le penser : à 6h00, la moitié des passagers se trouve sur le pont, caméras et appareils photo en main !
Les premiers pingouins apparaissent. Tout mignons, ils semblent abandonnés sur leur morceau de glace flottant. Dès que le bateau approche, ils se regardent, comme pour se dire "bon les gars, il faut y aller maintenant, suivez moi, c'est par là", puis ils se dandinent maladroitement vers le rebord, et disparaissent dans l'eau à la queue leuleu. Souvent, il en reste quelques un sur la banquises qui semble rechigner à plonger alors qu'ils avaient pris de l'élan, mais ils hésitent en faisant des mimiques, comme si l'eau était trop froide pour eux. Ces petites bêtes sont vraiment adorables.
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Nous arrivons à 8h00 à l'île de Paulet, de l'autre côté de la Péninsule Antarctique. L'île, un volcan éteint à la roche noire qui contraste avec le paysage de glace aux alentours, accueille la plus grande colonie de pingouins Adelie au monde. Effectivement, en regardant la côte avec les jumelles, je peux facilement distinguer des milliers de petits points noirs et blancs.

Et nous allons y débarquer ... après le petit déjeuner. Je retourne à ma cabine enfiler 2 couches supplémentaires de vêtements (5 au total), mon sur-pantalon étanche, ainsi que ma veste, et 2 paires de chaussette. Je cherche pendant 15 minutes la cagoule en polaire que je m'étais acheté exprès pour l'expédition, mais impossible de mettre la main dessus, donc je me résigne à me geler le crâne. J'enfile mes bottes en caoutchouc, et me voilà fin prêt pour affronter le froid de l'Antarctique. Tout le monde se rassemble dans le hall, puis nous descendons vers le pont où nous devons préalablement à l'embarquement dans les Zodiacs, passer nos bottes dans un liquide désinfectant.
A 8h45, je touche le sol de l'Antarctique. Mais ça ne compte pas vraiment à mes yeux car nous ne sommes pas sur le continent lui même. Le guide nous apprend que c'est la première fois cette année qu'une expédition réussit à atteindre l'île, car jusqu'à présent, le détroit était infranchissable en raison de l'accumulation de la glace. Ma chance légendaire ... Le premier contact odorant n'est pas des plus agréable... les rochers sont recouverts de fientes de pingouin. Nous avons la consigne de ne pas approcher les ptites bêtes à moins de 5 mètres. Chaque mètre carré de l'île est recouvert d'un pingouin. Ils restent souvent immobiles, hurlent en pointant le bec en l'air, ou trop occuper à nourrir leur progéniture car nous sommes en pleine période de nidification.


Je m'attarde sur la côte ou des groupes se sont installés sur la glace flottante, en attente d'un plongeon, ou de pingouins qui regagnent la terre ferme.

Je marche vers l'intérieur de l'île jusqu'à un promontoire qui domine un lac volcanique gelé. Les pingouins ont aussi colonisé l'endroit et déambulent sur la patinoire que représente le lac, en faisant des glissages sur le ventre pour avancer plus vite. Je reste 15 minutes à essayer de photographier un couple de bébés à la fourrure grise qui passe son temps fourré entre les jambes de sa mère, puis je redescent vers la côte, où je regarde les pingouins nager et venir sur la plage.
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Je fais pas mal de vidéos des pingouins car c'est plus adéquat pour se rappeler de leur démarche amusante. La température est d'environ 0 °c mais avec le vent, elle devient inférieur. J'ai les pieds gelés dans mes bottes. Au bout de 2h00 sur l'île, le ballet des zodiacs reprend pour nous ramener sur le bateau, qui se met aussitôt en route vers notre prochaine destination : la base antarctique Argentine "Esperanza".
00:00 Publié dans Antarctique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : antarctique, croisière, paulet island, pingouins, glacier, iceberg, glace
06 juin 2005
CAPE TOWN - VISITE DE LA PENINSULE, DE LA MEILLEURE CAVE SUD AFRICAINE JUSQU'AU CAP DE BONNE ESPERANCE
J'ai loue une voiture pour la journee, et je pars avec Shauna pour visiter la peninsule du Cap qui ne manque pas d'endroits dignes d'interets.
La route longe la côte puis nous revenons vers l'intérieur des terres pour visiter le Groot Peninsula, le plus ancien domaine viticole d'Afrique et du Sud, et aussi le meilleur.


Les batiments sont dans le plus pur style hollandais du debut du siecle, et le domaine git au pied des montagnes, dans un decor superbe. La visite est interessante, mais la degustation l'est encore plus : les vins francais ont du soucis a se faire.



Nous suivons la cote, et nous arretons sur une portion de route qui est un lieu de reproduction des pingouins. Il sont bien la, avec leur demarche maladroite. C'est marrant a voir.


Nous continuons vers le Cap de Bonne Esperance, point le plus au Sud de toute l'Afrique. Le Pole Sud n'est qu'a 6200 km. La cote est, la encore superbe, sauvage. La vegetation est particuliere, car ce sont d'inombrables arbustes en boule, de toutes les nuances de vert, tres rapproches qui donnent l'impression de rouler au milieu d'un fond marin, sans l'eau.





Retour a Cape Town avec le coucher de Soleil en longeant la cote, sur une route sinueuse de toute beaute avec des vues panoramiques sur les falaises, les plages et les criques.

Je pars demain a 10h00 pour la Namibie. 18 heures de bus, ca va etre long ...
00:00 Publié dans Afrique du Sud | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : afrique du sud, cape town, cap de bonne esperance, cave, pingouins, phare









































