01 décembre 2005
SALTA - JOURNÉE SANS INTÉRÊT
Je me suis réveillé avec un mal au ventre terrible et la diarrhée qui va avec. Ca faisait longtemps ! Je ne sais pas ce qu'ils ont mis dans le barbecue hier, mais manifestement, ça ne passe pas du tout ! En plus les israéliens sont revenus dans la chambre à 6h00 et ils n'ont pas été silencieux. Tout l'hôtel les a entendu.
Bref, je prend des cachets, un petit déjeuner léger (que je ne garde pas longtemps) et je descend dans le salon ou je discute avec des françaises qui montent en Bolivie. Je leur souffle quelques bonnes idées de parcours, et ils récupèrent en prime mon guide de Bolivie qui ne m'est plus d'aucune utilité.
Le temps est vraiment maussade, la pluie peut tomber à tout moment. Le genre de météo déprimante qui donne ne pas envie de se bouger. Je vais quand même au centre-ville pour aller sur Internet, puis je déjeune. Les crampes d'estomacs font toujours des siennes, donc je me limite à marcher dans les environs de la place centrale. Il n'y a que des magasins partout, et ça me gonfle assez vite, surtout que tous ferment à 14h00.
Et pour conclure en beauté, pas un Café Internet ne fonctionne cet après-midi car il y a une coupure générale dans toute la ville. Ce n'est vraiment pas ma journée...
Je m'oriente donc sur l'option "musée" avec la visite de la maison coloniale du Président argentin José Evariso Uriburu née à Salta. C'est une successions de pièces avec du mobilier d'époques, de la vaisselle, des photos, bref, pas transcendant. Je vais ensuite visiter la cathédrale dont l'intérieur dans le style néo-clasisque italien est bien chargé. A 18h00, les magasins ont ouvert à nouveau et l'invasion des argentines dans les rues piétonnières commence.
Je rentre à l'hôtel, me fait un diner rapide, et vais me coucher tôt.
00:00 Ecrit par Ludovic dans Argentine | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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30 novembre 2005
SALTA - VISITE DE LA VILLE
Le programme de la journée est plutôt relax aujourd'hui. Il fait chaud, un peu nuageux, je vais donc arpenter les rues de Salta avec Fred. Je peux enfin ressortir mes tongs après quasiment 1,5 mois de punition au fond de mon sac.
Je repars faire le tour des banques pour pouvoir retirer plus que 500 pesos, mais le résultat est le même que la veille, donc je me résigne a aller au distributeur automatique. Nous faisons un petit tour de la Plaza qui est vraiment agréable avec sa végétation et ses zones ombragées. Ca ne m'étonne pas qu'il y ai autant de gens qui viennent y flâner. Les traditionnels cireurs de chaussures sont bien là, et les étudiants en uniforme prennent le chemin de l'école après s'être retrouvé autours d'un banc.


Il y a aussi de très beaux bâtiments tout autours, telle cette église rose et jaune qui ressemble à une pièce montée tellement les étages sont chargée de motifs et de bas reliefs, ou cette arcade avec ses balcons coloniaux en bois.


Nous décidons d'aller faire un tour sur la colline qui domine la ville, à 20 minutes à pied. Nous passons devant l'Eglise San Francisco, immanquable avec sa couleur rouge et sa tour de 53 mètres. Une autre réussite avec ses faux rideaux en béton, et sa décoration intérieur du style "papier peint de la renaissance italienne". Un couvent y est accolé donc l'accès est possible via une superbe porte en ferronnerie. A noter que Jean Paul II est venu y faire un tour il y a une vingtaine d'année.
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Nous ne attardons pas ici et reprenons la route de la colline. Le parc automobile argentin est particulier pour nous, français : il y a une quantité incroyable de vieilles Renault des années 70, qui sont des pièces de collection pour nous, mais qui roulent toujours ici. La dernière Renault 12 a été produite en Argentine en 1994 alors que la production s'est arrêtée en France en 1977 ! Il y aussi quelques vieille Peugeot 104 et des américaines. Globalement, toutes ces voitures sont des épaves mais l'argentin de base est fier de sa voiture et la bichonnera jusqu'au bout de sa vie sud-américaine.
Nous allons déjeuner dans un restaurant classique, où je me prend un poulet à l'orange. S'il y a bien une chose qui me fait plaisir en Argentine, c'est la nourriture. Les plats en sauce sont de retour, et après 3 mois de salades sans vinaigrette au Brésil et en Bolivie, je peux vous dire c'est très appréciable. Et la viande est juste succulente.
Il faut prendre un téléphérique pour atteindre le sommet du Cerro San Bernardo (8 pesos aller-retour). C'est marrant car j'ai l'impression d'aller au ski à chaque fois que je monte dans ce genre de cabine.

A l'arrivée, un petit parc aménagé nous attend. Il y a un restaurant, des sentiers de promenade, et des petites cascades en béton. Le tour complet prend 15 minutes et la vue panoramique est jolie. Je pensais que Salta était une petite ville de province, mais en contemplant son étendue, je m'aperçois qu'il n'en est rien. Nous prenons une glace et redescendons.
De retour en ville, l'atmosphère a complètement changé par rapport à ce matin : les rues sont presque désertes, les magasins sont tous fermés. Il est pourtant 15h30. En regardant les horaires sur la porte d'une boutique, je comprend mieux. Ici, on vit au rythme méditerranéen : début du travail à 9h00, pause du déjeuner de 14h30 à 17h00, voire 18h00 pour certains (bonjour la sieste !), et la journée se termine à 20h00. Le parc, par contre, s'est rempli de gens qui se reposent, d'étudiants qui se bécotent. Bref, chacun occupe sa pause comme il peut.

Nous revenons à l'hôtel car Fred doit prendre son bus pour Iguaçu à 18h00. Je l'accompagne à la gare pour acheter mon billet de bus pour Buenos Aires (155 pesos, 15 heures), on se fait une dernière bière et nous essayons de gérer un rendez-vous à Buenos Aires dans quelques jours.
Il y a un barbecue ce soir, organisé par le backpacker, mais dans un autre endroit plus grand. Je m'y suis inscrit, ça commence à 22h30. A 20h00, il se met à pleuvoir, et une navette m'emmène avec un couple d'anglais. Il n'y a que des voyageurs autours des tables bien sûr, beaucoup de jeunes dans la vingtaine, et un groupe d'une quinzaine d'israéliens qui fait bande à part. Je me met à coté d'une anglaise, et d'un espagnol, en face le couple d'anglais qui est venu avec moi, et bien sûr, la discussion tourne autours du voyage. Il y a aussi un couple de Français sympathique que j'avais croisé à Potosi au petit-déjeuner. J'ai mis du temps a les re-situer tellement je rencontre de gens. Un groupe de musique folklorique vient aussi nous jouer des airs traditionnels de la régions. A 1h30, je rentre. Pas de feeling particulier avec qui que ce soit ici pour justifier de rester plus longtemps.
00:00 Ecrit par Ludovic dans Argentine | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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29 novembre 2005
TRAJET DE TUPIZA (BOLIVIE) À SALTA (ARGENTINE)
Je me réveille à 3h30 pour prendre le bus pour Villazon, ville frontière avec l'Argentine. Dehors, de la musique raisonne encore. Je parcours les 300 mètres qui me séparent de la gare routière dans une rue déserte, pas très rassuré, mais le gars de l'accueil à l'hôtel m'a dit que ça ne posait pas de problème, le quartier est sûr.
Il y a déjà plusieurs personnes qui attendent le bus, dont un groupe de 4 voyageurs israéliens. Le trajet jusqu'à Villazon dure 2 heures et demi. Juste avant l'entrée dans la ville, un barrage de la douane nous immobilise. Les agents fouillent la soute et en extirpe rapidement 3 cartons qu'ils ouvrent, et ils arrêtent aussitôt la fouille. Je n'arrive pas à voir ce qu'il y a dedans, mais le propriétaire sort immédiatement du bus, parle avec les agents, signe un papier, et il repart sans ses cartons. De la contrebande à coup sûr.
Dès la sortie du bus, des rabatteurs pour assurer le transport jusqu'à Salta en Argentine me tombent dessus. Je préfère passer la frontière à pied, et prendre un bus depuis le Coté Argentin. Question de principe, je veux prendre mon temps pour vivre mes dernières minutes en Bolivie, et passer la frontière à pied. Je parcoure les derniers 500 mètres, change mes bolivianos en pesos au passage, et arrive sur le pont qui marque la limite entre les deux pays. L'argentine est devant moi. Alors que je prend une photo souvenir, l'hymne national retentît et tout le monde s'arrête de marcher : les soldats boliviens sont en train de hisser le drapeau. Dès que c'est fini, les gens repartent. J'avance sur le pont et la même scène commence du coté argentin. On me fait signe de ne pas bouger, je m'exécute. Quand le drapeau flotte au sommet du mat, les militaires prennent leur poste et je peux enfin passer au bureau de l'immigration. Les formalités prennent 3 minutes.

Je me retourne une dernière fois vers la Bolivie où je ne suis déjà plus : je reviendrai, j'ai une montagne à finir ... Un petit signe de la main, discret, et je repars.

La différence avec la Bolivie se fait tout de suite sentir. Les gens n'ont pas la même tête, les rues sont propres, goudronnées. Je prend un taxi pour la gare routière, une vieille peugeot 5O4 qui sent le vomi à l'intérieur. Le bus pour Salta coûte 32 pesos et le trajet dure 8 heures. J'ai une place panoramique, c'est à dire juste devant la baie vitrée, au 2ème étage. Ca tombe bien car la route est, parait-il, très belle. Je me retrouve à coté de Frédéric, un français qui vit au Danemark depuis 20 ans, du genre "mode de vie alternatif", et qui travaille sur plusieurs projets d'aide à l'agriculture, et pour les enfants de la rue au Pérou : http://www.solensboern.dk
Le bus part, et la route traverse effectivement de très beaux paysages, des montagnes colorées, aux forment étranges sculptées par l'érosion. Venant de Tupiza et du sud Lipez, ça ne m'étonne plus, mais j'apprécie quand même le spectacle.




Par contre, une grosse différence, c'est la température. Il fait un soleil de plomb, la température atteint facilement les 30°C, et il n'y a pas de climatisation dans le bus. Pour corser le tout, nous avons droit à un film de kung-fu des années 80 qui me gave avec sa bande son de cris stupides pendant les sempiternelles et interminables scènes de combat.
Nous arrivons à un poste de contrôle et le douanier fait signe de s'arrêter. Le bus se gare devant le poste, et tout le monde commence à descendre. Encore un contrôle douanier ... pas de chance aujourd'hui. Il faut prendre son sac, son passeport, et aller se faire fouiller. J'ai un peu peur que le douanier, en voyant le matériel électronique dans mon sac (ordinateur Ibook, lecteur MP3 Ipod, appareil photo numérique), ne veuille essayer de s'en garder un peu pour lui, sous un prétexte bidon. Je pose mon sac sur la table, l'ouvre la mort dans l'âme, et commence a tout déballer. Il m'arrête, fouille dedans pour vérifier s'il n'y a pas des doubles couture, il regarde mon passeport, et me fait signe de la tête que c'est OK. Un agent a aussi fouillé le bus, mais il n'a rien trouvé, et nous pouvons repartir.

Au bout de 4 heures, la route se transforme en autoroute, et le paysage ressemble à s'y méprendre à ceux du Sud de la France en descendant sur Marseille par l'autoroute du Soleil. Ca me fait bizarre. A ce moment, je crains de ne pas aimer l'Argentine, car pas assez dépaysante, trop moderne et occidentale.

Le bus arrive à Salta à 16h00, et aussitôt, un homme du Backpacker's Hostel, où nous voulions justement aller, nous alpague. Il offre un transport gratuit. c'est pas de refus. Il nous montre où est stationné son minibus, et on s'installe en attendant qu'il récupère d'autres voyageurs. 15 minutes plus tard, il revient avec l'australienne et la norvégienne qui étaient avec nous dans le bus.
Aussitôt installé dans notre dortoir (15 pesos), Fred et moi partons à la découverte de Salta. Ma première mission est de retirer de l'argent. Je trouve pleins de distributeurs automatiques, mais aucun n'accepte de me donne le montant que je veux, soit un peu plus de 300 euros. Le plafond est d'à peine 500 pesos, soit moins de 150 euros. Ca va me coûter cher en commissions de retrait à l'étranger si je ne trouve pas mieux ! Je laisse tomber pour aujourd'hui, et nous allons prendre une bière sur la place principale entourées d'arcades dans le style colonial, et occupé en son centre par un jardin public où se mêlent cocotiers et conifères.
Au bout d'une heure, l'australienne et la norvégienne arrivent, et s'installent juste derrière nous. Nous commandons une pizza. Assis en terrasse, bien en vue, nous sommes souvent sollicités par des cireurs de chaussure, des mendiants, ou autres vendeurs de rues. Frédéric se laisse convaincre par un marchand de bracelets, mais il n'a que 100 pesos pour payer un objet qui en vaut 5. Le vendeur prend le billet et nous dit qu'il va faire de la monnaie. Il nous laisse son tubes avec tous les autres bracelet et s'en va. 5 minutes passent ... 10 minutes ...le gars n'est toujours pas revenu. Là, on commence a réfléchir un peu : si un bracelet coûte 5 pesos, il nous a laissé en "garantie" l'équivalent de 45 pesos en bracelets. Mais il a un billet de 100 pesos dans la main. Pourquoi reviendrait-il ??? Fred commence à rire jaune, il y a 50% de chance pour revoir un jour le vendeur. 5 minutes passent encore. Fred commence à se faire une raison sur sa monnaie, il vient de se faire rouler comme un débutant. Sauf que ... le vendeur arrive essoufflé, s'excuse d'avoir été long, et lui rend sa monnaie. Moi même je n'y crois pas. Nous avons été complètement mauvaise langue, les mendiants sont honnêtes (en tout cas, celui là), et ça fait plaisir à voir.
La soirée continue en distribuant les parts de pizza qu'ils nous restent aux enfants qui viennent mendier, puis nous prenons la route de l'hôtel vers 22h30. Lorsque nous arrivons dans notre chambre/dortoir, Fred s'aperçoit alors qu'il lui manque 200 pesos. Il pense les avoir mis à coté de sa poche après avoir payé son dîner... Drôle d'épilogue de soirée !
00:00 Ecrit par Ludovic dans Argentine | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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