06 mars 2008

ZAMBIE - LIVINGSTONE - LES CHUTES VICTORIA

A la frontière de la Zambie et du Zimbabwe, le tranquille Zambeze se jette dans une faille gigantesque pour former les majestueuses Chutes Victoria. L'eau vaporisée sur plus d'un kilomètre de long et à plus de 50 mètres au dessus des chutes, crée un rideau de pluie permanent où se forme un arc-en-ciel. Impossible de ne pas être mouillé en les visitant.
Avec les Chutes d'Iguaçu à la frontière brésilo-argentine, elles sont incontestablement parmi les plus belles du monde. Et le rafting en bas, l'un des meilleurs !

07 juillet 2005

TRAJET EN BUS DE LUSAKA (ZAMBIE) A LILONGWE (MALAWI)

Après avoir fait quelques provisions de nourriture, je me dirige vers la gare routière pour prendre mon bus pour le Malawi. Le départ est a 12h00 mais je me pointe 1 heure avant pour avoir les meilleures places, celles du front ou l'on peut étendre ses jambes. Avec plus de 12 heures de voyage, ca risque d'être appréciable !

La gare est bondée, les bus en partance klaxonnent à un niveau de décibels surement pas légal en Europe, des porteurs chargés comme des mules avec des cartons, des sacs de grain, des couvertures, s'agitent entre chaques bus.



Ca crie de partout "Chipata ! Zomba ! Livingstone ! Kasama !", les noms des villes où il reste des places dans les bus. Je patiente à mon stand en discutant avec 3 jeunes Zambiens, donc l'un prend le bus avec moi.



A 13h00, le bus n'est pas là. Je demande au vendeur de tickets toute les 20 minutes ce qu'il se passe, et il me répond invariablement "Le bus arrive ....". A 14h30, effectivement le bus arrive. Et tous les sièges sont déjà réservés avec un sac en plastique dessus,  un gilet, ou un chiffon. Il reste quelques places à l'arrière. Bien que le bus soit de qualité, les sièges sont exigües, et la place pour les jambes réduite. Chaque espace vide est rempli par un carton, un sac, une valise, y compris l'espace sous mon siége, de telle sorte que mon espace vital, deja restreint, devient vraiment minime. Mais ça fait partie du charme du voyage en Afrique.  

Je suis à côté d'un étudiant en théologie qui veut devenir Prêtre, un gars très sympa.
Des clip musiquaux d'un artiste local passent en boucle sur l'écran TV. C'est à mourir de rire :  en plus de la dégaine fabuleuses des musiciens (le chanteur est un noir dodu avec les cheveux décolorés en blond, et il porte un costume à rayure noire et blanche), le clip est réalisé en amateur dans un jardin public de Lusaka. Les cadrages sont a côté de la plaque, l'image bouge dans tous les sens, Un régal pour se poiler. Par contre apres 3 clips ou la musique à base de ukulélé est identique, je commence à moins rigoler, car ça me tape sur le système. Au bout du  5èmeclip, c'est devenu une torture pour mes oreilles ....

Le trajet se passe bien, et nous arrivons a 23h00 à la frontière. Je tend mon passeport au douanier, et 2 mn plus tard un coup de tampon retenti dans toute la pièce. Ouf, mon information était bonne !

Nous arrivons a Lilongwe, capitale du Malawi à 2h30. Comme il est trop tard pour aller à l'hôtel, une dizaine de passagers dorment dans le bus stationné et je fais de même en attendant le lever du jour.

Aux premières lueurs, le bus se vide. Nous sommes a proximité d'un marche aux poissons typique. Je pensais enchainer directement avec un bus pour Monkey Bay, sur les rives du Lac Malawi, à 6h00, mais je me rend compte que j'ai besoin de passer à la banque, et il me faut mon visa pour la Tanzanie d'abord. Je prend donc à pied le chemin du Kiboko Camp, une sympathique et reposante guesthouse à proximite du centre-ville.

06 juillet 2005

LUSAKA - BESOIN D'UN VISA POUR LE MALAWI

Mon premier travail de la journee est d'obtenir ce foutu visa pour le Malawi. J'essaye d'appeler avant mais les 3 numeros que j'ai sont coupes. La facture n'a pas ete payee .... Je prend donc un taxi pour m'y rendre des 9h00. La porte est ouverte, j'entre, et le gardien m'apprend que l'Ambassade est fermee car c'est un jour ferie au Malawi, donc pour tous les malawien en Zambie aussi ... normal ... je m'y attendais un peu. Ca ne m'arrange pas, encore 1 journee de perdue.

Je vais donc passer ma journee sur internet. A tout hasard, je regarde les formalites sur les visas, et impossible de trouver 2 sites qui disent la meme chose concernant le Malawi. Un coup il faut le visa, un coup il ne le faut pas. Qui croire ? Je trouve la page du Ministere des Affaires Etrangeres Francais et la verite surgit. Pas besoin de visa ! 
J'espere que leur information est a jour car je fonce acheter mon billet a la gare pour partir avec le premier bus des demain midi. Si je ne passe pas la frontiere, je suis bon pour faire 10 heures de route en sens inverse ... RV dans quelques jours pour le denouement.

05 juillet 2005

DE LIVINGSTONE A LUSAKA, CAPITALE ININTERESSANTE DE LA ZAMBIE

Départ du bus à 7h00 pour Lusaka, capitale de la Zambie. 30 mn avant le départ, le bus est déjà bondé et la seule place qui reste est la mienne. J'arrive a 13h00 après avoir traversé un paysage monotone composé d'un mélange de savane et d'arbres verts, et quelques rares villages on l'on prend des passagers supplémentaires qui s'installent dans l'allée entre les sièges.

Une fois à Lusaka,  le premier backpacker (Chachacha Backpacker) que je trouve est plein. Dommage, l'endroit est super sympa. Le second aussi, mais je m'arrange avec le propriétaire pour avoir un matelat dans une chambre commune.

Le seul but de ma visite à Lusaka est de faire faire un visa pour le Malawi. Malheureusement, nous sommes un jour férié et l'Ambassade est fermée. Je dois donc attendre demain avec le risque que l'Ambassade soir encore fermée car c'est encore un jour férié, mais pour le Malawi cette fois. Et les fonctionnaires du coin ne sont pas du genre à louper ce type d'aubaine. Au total, je vais perdre 2 jours mais, ca va me permettre de me poser un peu, et de mettre le blog à jour.

Je vais donc faire un tour en ville, qui est typique des capitales africaines : larges rues bordées de batiments laids en béton, souvent des administrations, et des échoppes tous le long, bardées de publicités peintes à la main sur la facade. 







La ville semble endormie car tout est fermé. Le seul endroit animé de la ville est la gare routière, à laquelle j'accède en traversant le chemin de fer, puis un terrain vague.





J'y fais un saut pour me renseigner sur mon bus pour le Malawi, et les premiers renseignements laisse augurer que ca ne va pas être une partie de plaisir. Trajet long (+ de 10 heures), pas de bus directs tous les jours, horaires approximatifs ....

Le seul point positif de la journée, est que j'ai pu enfin prendre un bon bain d'eau bouillante pour la première fois depuis que je suis parti !

 

04 juillet 2005

LIVINGSTONE - ORGANISATION ET RETOUR AUX CHUTES VICTORIA

Je quite le tour organisé avec Wild Dog Safari ce matin pour retourner à ma vie de voyageur solitaire. Les autres rentrent à Windhoek en Namibie, en 2 jours de route. Je me fais déposer au Fawlty Tower, un établissement sympathique que m'a recommandé un voyageur que j'ai croisé à Windhoek, puis à Etosha.

La matinée est consacrée à l'organisation des prochains jours : retrait d'argent, achat de mon ticket de bus pour aller à Lusaka demain matin (50 000 kwachas zambiens, soit moins de 10 euros pour faire 540 km).

J'en profite aussi pour aller chez le coiffeur : sympathique expérience ! Le salon est un local de 3 mètres carrés avec une chaise de jardin en plastique bleu, en face d'un grand miroir. J'explique ce que je veux, je montre la photo de mon passeport pour être sur que le gars a bien compris, et je lui demande une coupe avec des ciseaux. Puis il prend son rasoir élèctrique avec un sabot court, et attaque un côté, sans ménagement. Ok ... le gars n' a rien compris mais c'est trop tard... Ou plutôt, il a tout compris mais la seule chose qu'il sait faire, c'est des boules à zéro, alors il a fait genre de comprendre, pour que je reste. Je suis vert ! Du coup, je lui fait tous égaliser, et je me retrouve avec ma coupe d'il y a 8 ans, quand je sortais de l'armée ... En plus, je dois négocier pour ne pas me faire arnaquer ! Ca me coute  10 000 K, soit un peu moins de 2 euros. Pour ce prix, je ne peux pas faire le difficile.



Je retourne l'après-midi aux Chutes Victoria, histoire de bien imprimer cette merveille de la nature dans ma tête, déjà pleine de souvenirs fabuleux.


 

03 juillet 2005

LIVINGSTONE - JOURNEE DE RAFTING SUR LE ZAMBEZE

Nous sommes un groupe d'une cinquantaine de personnes a partir faire du rafting ce matin. Apres un petit dejeuner commun, et une seance d'explication des manoeuvres, tous le monde prend son gilet de sauvetage, son casque, sa paguaie, et on embarque dans un camion qui nous emmene au point de depart. La route est cahoteuse, ca secoue bien.

L'acces au depart, 100 metre plus bas, se fait via un chemin vertigineux qui permet d'avoir un superbe panorama de la gorge qui serpente, et surtout un apercu des rapides qui nous attendent ... Le Zambeze est l'un des meilleurs endroits au monde pour faire du rafting, et je commence a comprendre pourquoi. 

Avec Ute, nous constituons une equipe de 6 avec 4 americains bien costauds. Notre guide Petrus, un Zambien filiforme nous entraine aux manoeuvres pendant 30 mn puis nous prenons la direction des premiers rapides sous son commandement.

Le premier rapide nous secoue bien, on se prend pas mal d'eau mais le passage est relativement facile. On fait les malins avec notre cri de guerre, lorsque l'on passe devant le cameraman en kayak qui nous accompagne.
Le deuxieme rapide approche, les autres canots sont deja passe, on y va... On part un peu de cote, une vague nous percute de plein fouet et nous retourne comme une crepe! Chacun s'accroche comme il peut a la corde qui longe le canot, on est ballote dans tous les sens. Petrus remet le canot a l'endroit, puis nous remonte a bord au bout de 30 secondes, mais j'ai eu l'impression que ca a dure une eternite ... Un des americains (le plus costaud) est mort de trouille car il a ete emporte par le rapide et s'est fait recupere par un autre canot plus aval. Il est calme pour le reste de la journee. Moi je suis toujours a fond, deja pret a en decoudre avec les rapides suivants.

Nous enchainons au total 11 rapides en 4 heures, sans le moindre incident, dans un decor qui vaut lui aussi le detour. On s'arrete pour faire des sauts depuis des hauts rochers, parfois on plonge dans le courant avec notre gilet, et on se laisse deriver a toute vitesse quand le rapide n'est pas trop fort.  Le dejeuner a lieu sur une petite plage de sable blanc en plein soleil.

Une superbe journee riche en emotions, et en paysages. De retour au camp, nous avons un diner de groupe et surtout, nous visualisons la video de la journee. Fou rire garanti.

02 juillet 2005

ITINERAIRE DE VOYAGE D'1 SEMAINE EN ZAMBIE

DE CHOBE A LIVINGSTONE - PASSAGE DE LA FRONTIERE BOTSWANA /ZAMBIE, ARRIVEE AUX MAJESTUEUSES CHUTES VICTORIA

Nous devons prendre le ferry pour atteindre ce matin Livingstone en Zambie. Le fleuve marque la frontière et représente un point de passage important. Il faut parfois attendre des heures pour pouvoir embarquer. Après avoir passé le poste de frontière Botswanais, nous arrivons sur la rive poussiéreuse du fleuve où un dizaine de voitures et de camions attendent déjà. Ca devrait aller vite.



Le ferry est une simple barge avec deux ponts levants, qui accoste sur les berges, à même le sol boueux, à l'africaine ... En 1 heure, nous sommes sur le ferry, et 5 mn plus tard, nous mettons les pied sur le sol Zambien.





Il ne reste plus qu'a passer le poste de frontière, mais là, ça se complique. Le fax de confirmation pour nos visas n'est pas arrivé, signifiant que nous ne pouvons pas entrer en Zambie... Le guide essaye de gérer la situation avec les douaniers, et après 1 heure d'attente, nous pouvons enfin pénétrer en terre zambienne.

 

Notre camp (le Zambezi Waterfront) est situé en bordure du Zambeze, a 1000 mètres des Chutes Victorias dont le grondement se fait faiblement entendre, et dont un nuage d'eau au dessus de l'horizon marque l'emplacement exact des cataractes.

A 15h00, nous sommes devant les chutes. Un grand moment. L'excitation est à son comble. Devant moi, une fissure de 500 mètres fait plonger le fleuve, tel un immense mur d'eau, plus de 100 mètres en contrebas dans un fracas assourdissant.







L'eau vaporisé remonte alors la paroie opposée de la gorge (celle ou je me trouve) et est projettéé à plus de 100 mètres d'altitude, pour finalement retomber sur nous, en une pluie naturelle permanente.



Et pour couronner le tout, le soleil se reflète dans les gouttes, qui crées un arc-en-ciel au dessus de nous.



En bas, il est presque impossible de voir le fond des chutes tellement le brouillard est épais. On distingue à peine le bouillonement de l'eau, c'est l'enfer la-dessous !



Un chemin glissant longe la falaise, puis nous empruntons une passerelle vertigineuse couverte de mousse verte gluante, entre 2 falaises, au dessus du fleuve qui se reforme un peu plus loin dans la gorge. La falaise s'arrête à nouveau 200 mètres plus loin. Elle ne reprend que du cote du Zimbabwe, ou il faut à nouveau franchir la frontière.



Apres 1 heure passé devant cette merveille de la nature, je suis trempé de la tête aux pieds. C'est très difficile de prendre des photos en raison de la pluie permanente qui brouille le panorama. Les Chutes Victoria ne se photographient pas, elles s'admirent en direct...

 

Avec Ute, nous décidons de sortir du Parc et de tenter de passer au Zimbabwe pour 2 heures afin d'admirer les chutes sous un autres angle. Le passage du poste de frontière zambien se passe bien, nous marchons 2 km pour rejoindre le poste de frontiere Zimbabween, en passant sur l'un des plus haut pont du monde, centenaire, le Zambeze Bridge, haut lieu mondial du saut à l'élastique.



Le visa coûte 30 dollars, mais on économise l'entrée des chutes grâce à un grand sourire au garde du parc. C'est parti pour 1 heure de rush photographique avant de reprendre le chemin de la Zambie au coucher du soleil, pour rejoindre le groupe.