17 août 2005

TRAJET EN BUS D'ARUSHA (TANZANIE) A KAMPALA, CAPITALE DE L'OUGANDA

Au debut, je comptais passe ma derniere semaine a Nairobi, d'ou je dois prendre mon avion pour Paris, puis le Bresil, mais les nombreux echos negatifs sur la dangerosite de la ville et son peu d'interet m'ont convaincu de continuer la route jusqu'a Kampala en Ouganda, ou de nombreuses activites sont possibles, dont du rafting sur la source du Nil.

Je prend donc mon billet de bus (30 USD avec Scandinavian) avec Craig, grave le CD des photos de Tanzanie, depense mes derniers shillings tanzanien en achetant des nouvelles tongs, et c'est parti pour l'Ouganda.


Le bus arrive avec 1 heure de retard, pas bien grave. La route longe le Mont Meru, 2eme plus haute montagne d'Afrique, et nous arrivons vers 21h00, a la frontière Kenyane.

Vue du Mont Meru depuis la route vers Nairobi


Le visa de transit (valable 1 journée uniquement), juste pour avoir le droit de traverser le pays coûte 20 dollars. Un policier essaye d'extorquer de l'argent aàCraig car il n''a pas avec lui son carnet de vaccination, mais Craig lui fait comprendre gentiment de ne pas insister. La frontiere Kenyane ressemble a un un centre commercial tellement il y a d'echoppes de nourriture et de souvenirs le long de la route. Du coté, Tanzanien, c'était le désert total.

A 5h00, nous arrivons au poste de frontière de l'Ouganda, ou un sympathique fonctionnaire des douanes nous accueille. Tout de suite, on sent un changement de standard dans le niveau de vie du pays : belles routes goudronnées, batiment moderne et propre, agent de douane parfaitement billingue. Le visa coûte 30 dollars. Les formalités prennent 30 minutes, et me voila dans un nouveau pays.

16 août 2005

SAFARI DANS LE CRATERE NGORONGORO

Le cratère est consideré comme une des merveilles du monde, de part la formation géologique qu'il représente (un des plus grands crateres du monde) mais aussi parcequ'il abrite une densite et diversite exceptionnelle d'animaux incomparable dans toute l'Afrique.

Une pluie torrentielle est tombee toute la nuit, et le camp est dans le brouillard total a mon réveil vers 7h00. Mais en une demi-heure, le ciel se dégage et les nuages glissent dans le cratère lui donnant un aspect d'immense marmite de vapeur bouillonnante. Un spectacle absolument magique !



Nous prenons la route qui descend dans le cratère, et passons sous la couche de nuages. Une faible lumiere tamisée eclaire le fond du cratère avec son lac de sel blanc, lui donnant un aspect lugubre. Le plafond nuageux se perce parfois d'un rayon de soleil qui semble annoncer l'arrivée des Dieux sur Terre.



C'est dans ce décor fantastique que nous ouvrons le toit du 4X4 et commencons notre chasse au animaux. Pas grand chose a se mettre sous la dent au debut, un bébé chacal, quelques flamands roses au loin  sur le lac de sel au centre du cratère.



Nous arrivons au bord d'un point d'eau ou une meute de hyènes paresse en observant un troupeaux de zèbres a une dizaine de mètres. Certaines s'approchent de nous avec curiosité, montrant leur gueule noire et hideuse.



Au loin, d'immenses troupeaux de zèbres et de gnous descendent les flancs du cratère en colonne, soulevant un immense nuage de  poussière, comme si une armée etaient en train de nous envahir. En quelques minutes, nous nous retrouvons en plein milieu.





Et enfin, la récompense supreme arrive au tournant d'un chemin ! Un lion ! Allonge dans l'herbe haute a quelques mètres, difficile a voir. Mais impossible de prendre une photo. On attend pendant une demi-heure que ce gros fénéant bouge, mais rien. Pas un baillement, pas un grognement, pas une mouvement de tête... une vraie loque ! Heureusement, nous apercevons un autre lion debout au loin, que j'arrive a photographier à peu pres correctement grace a mon puissant zoom. Mais c'est pas l'extase...
Heureusement, un groupe de 6 lionnes nous attend un peu plus loin, et la, je m'en donne a coeur joie.





Le reste de la matinee, nous permet de voir la majorite des autres especes d'animaux, et nous repartons pour Arusha en debut d'apres-midi. 4 heures de route, avant de nous faire deposer a l'hôtel et prendre enfin une bonne douche pour nous dépoussierer.

Au final, ce fut un superbe combinaison de safaris qui m'a permis d'apercevoir de près ou de loin la totalité des animaux que je voulais avoir en photo. La diversité des paysages est fabuleuse, et la pause culturelle au village Massai vaut vraiment le detour. Je m'apprète donc a quitter la Tanzanie en ayant atteints quelques uns des mes principaux objectifs de ce Tour du Monde.

15 août 2005

SAFARI MATINAL DANS LE PARC DU SERENGETI, ET SPECTACLE ELEPHANTESQUE AU CAMP DU CRATÈRE NGORONGORO

Il a plu une grande partie de la nuit. Réveil à 6h00 pour admirer le lever soleil sur la plaine.  Je grimpe sur une monticule rocheux pour prendre un peu de hauteur, puis sur un arbre aux branches épaisses. Des traces de sang séché sur l'écorce indiquent qu'un lion ou un guépard est venu terminer son festin ici, quelques jours auparavant. J'assiste a un superbe lever de soleil typiquement africain, je prend mon petit déjeuner, et c'est parti pour un game drive matinal.



C'est l'embouteillage de 4X4 et minibus des que nous approchons des animaux. Nous apercevons :
- un groupe de 6 lionnes à l'ombre d'un arbre,
- un immense troupeau de buffles, dont nous pouvons nous approcher facilement,ce qui me permet de faire quelques photos en gros plan impressionantes,
- des girafes Massai,
- un guepard au loin, dormant sous un arbre,
- un groupe d'une dizaine d'éléphants dont 4 femelles en train d'accoucher.  Comme elles sont allongées dans les hautes herbes, nous ne voyons presque rien, mais un éléphanteau absolument adorable, de quelques semaines, se ballade déjà dans les jambes des adultes,
- les classiques troupeaux d'antilopes,
- des autruches.
Et une fois de plus, toujours pas de lions en vue ! Je commence a désésperer. J'ai fait les plus beaux parcs nationaux d'Afrique en matière de safari et toujours aucune photographie de ce sacré félin  ...



Nous retournons au camp pour faire nos bagages, et retraversons le parc pour nous diriger vers le Cratere du Ngorongoro. Sur le bord de la route en montant vers le cratere, 2 jeunes Massais se livrent a un rite initiatique du passage de l'adolescence a l'adulte : Vetu de noir, et le visage couvert de motifs lugubres peints en blanc, saute sur place toute la journee. Ils doivent faire ca pendant  6 mois !

La temperature diminue au point de faire presque frais, et nous arrivons au camp, en bordure du cratère, avec, là encore, une vue plongeante sur l'interieur de cette fabuleuse formation naturelle.



Peu avant le coucher du soleil, 2 éléphants pénètrent dans le camp, attirés par l'odeur de la nourriture. Nous assistons a une scène fantastique, ou les éléphants viennent s'abreuver dans le container d'eau douce à 2 mètres des tentes, puis ils viennent fouiller abilement avec leur trompe dans des cartons de provisions, engloutissant d'un coup des pains dans leur sac plastique, des sacs de légumes entiers, et même des chaussures usagées, qu'il recrache 30 secondes plus tard.




   

Le plus téméraire essaye ensuite de fouiller dans les cartons sur le toit d'une voiture, mais les sifflets des cuisiniers l'effraie et il fait volte-face d'un coup. Je suis juste derrière lui a moins de 3 metres, en train de filmer la scène,et quand je me retrouve nez à nez avec ses défenses, je détale derrière un minibus. L'éléphant gourmand disparait dans la forêt, et tous le monde rit du spectacle inespéré auquel nous avons assisté.

La pluie se met a tomber en trombe, j'espère que le temps ne va pas être couvert pour demain. C'est ma dernière chance de voir des lions. Je n'y crois plus ...

14 août 2005

VISITE D'UN VILLAGE MASSAI ET SAFARI DANS LE PARC DU SERENGETI

Le temps est brumeux ce matin. Apres un copieux et bon petit déjeuner, nous remballons les affaires (tentes et sacs) et prenons la route du Pars Serengeti. Nous passons par le Cratère Ngorongoro dans une purée de poix totale, mais vers 11h00, le ciel se dégage, juste au moment ou nous arrivons au village Massai.
Les Massais sont une tribue tres répandue en Tanzanie et au Kenya, remarquable pour les bijoux de perles (colliers, bracelets, chapeaux, boucles d'oreilles) et leur tenue typique composée d'une tunique rouge et bleu. Les hommes marchent tous avec un baton. Le village est un enclos perdu sur la pente exterieure du Cratère Ngorongoro. La visite du village coute 10 dollars.













Nous sommes accueilli par une dizaine d'hommes executant une danse traditionnelle. A l'intérieur de l'enclos, des huttes en terre craquelé sont disposées en rond, autour d'un enclos central pour le bétail. Une rangée de femmes avec leurs lourdes parures de perles chante, pendant que les hommes sautent sur place le plus haut possible selon le rite Masai. Nous visitons l'intérieur enfumée d'une hutte, puis l'école qui se trouve a l'exterieur de l'enclos. La visite dure en tout un peu plus d'1 heure.

Nous reprenons la route extrement poussiereuse vers le Parc Serengeti, que nous atteignons  pour le dejeuner. Le parc, l'un des plus reputé d'Afrique, est une vaste plaine de savane jaune, avec parfois quelques acacias, des buissons tres parsemés, ou des petits monticules rocheux, rendant l'observation des animaux idéales car ils sont faciles à repérer dans ce décor.



Mais le parc est aussi l'un des plus fréquenté d'Afrique, et parfois, il faut faire la queue pour voir les animaux. Ca gâche un peu le plaisir ...



Nous apercevons :
- une dizaine de lionnes, toujours distantes ou a moitié cachées dans la savane, rendant les photos impossibles,
- des hyppopotames presque complètement immergés, qui ne bougent pas d'un pouce.
- 2 guépards à moins de 5 mètres qui nous ont fait un show de baillements (et donc des photographies fabuleuses de leur gueule grande ouverte ci-dessous),
- des antilopes,
- des phacochères,
- quelques buffles esseulés.












Vers 17h00, nous prenons la route du camp qui est situé en plein milieu du parc, sans aucune protection contres les animaux dangereux. Tous peuvent traverser le camp comme bon leur semble... Des girafes mangent paisiblement a moins de 30 mètres de notre tente, mais des que je m'approche trop pres, elles s'eloignent. La nuit tombe et et la pluie aussi. Des groupes d'antilopes cavalent au loin, dans une panique générale, laissant deviner la présence de prédateurs dans leurs environs immédiatq. J'espère que je ne vais pas avoir à me lever cette nuit pour aller au toilette, qui sait ce qui peut rôder aux alentours ...

 

13 août 2005

SAFARI AU LAC MANYARA

Depart a  9h30 du bureau de Totally Wild Safari. Les gars nous ont permis de graver gratuitement un CD de photos et de recharger nos batteries d'appareil photo. Nous partons avec Andy et Jennifer, le couple anglo-neo-zelandais, et Michelle, une australienne. Nous avons un Land-rover entier pour nous.

Nous arrivons au Lac Manyara apres 3 heures de route. Le camps ou nous allons rester cette nuit, se trouve au bord d'un plateau, d'ou nous avons une superbe vue panoramique sur le lac. Nous deposons nos bagages, abandonnons notre cuisinier, et partons aussitot pour un game drive.

Le Lac est un Parc National, repute pour sa diversite d'animaux, car le lac etant partiellement asseche, il cree un eco-systeme ideal ou une faune importante peut se regrouper. Le paysage offre de beaux degrades de couleurs, et les animaux sont au rendez-vous. Nous ouvrons le toit du 4X4, nous nous mettons debout sur les sieges, voire assis sur le toit, et le safari commence.
En un apres-midi, nous apercevons de tres pres ou de loin :
- des elephants,
- des girafes Massai, qui se differencient des autres par des taches noires plus grandes, qui leur donnent une couleurs generale plus sombre que l'autre espece de girafe.
- un paquet de babouins,
- des troupeaux de zebres, buffles, et gnous,
- des antilopes de plusieurs especes (impala, springbok, dick-dick)
- des phacocheres,
- quelques hyppopotames au loin,
- et une quantite impressionante de gros oiseaux.

Une fois de plus, il me manque les fauves, mais en une demi-journee, j'en ai vu plus qu'en 3 jours au Parc Kruger en Afrique du Sud ... donc je ne me plaints pas.

Nous revenons a 18h00 au camp, qui s'est rempli de touristes. Notre cuisinier nous a prepare un succulent et copieux repas.
 

12 août 2005

ARUSHA - JOURNEE DE REPOS ET ORGANISATION DU SAFARI

Journée de repos apres ces 6 jours extenuants sur le Kilimanjaro. Ma première mission est de retirer de l'argent pour rembourser Craig, puis nous allons réserver un safari de 3 jours dans une agence  nommée Totally Wild Safari, qui nous avait fait bonne impression sur notre appel d'offre pour le Kilimanjaro. Ce sont 2 jeunes australiens tres sympas qui la gèrent. On leur ramene meme un couple d'anglais rencontré a l'Office du Tourisme, qui vient avec nous en safari, ce qui nous permet d'avoir une petite réduction sur notre tarif, en tant qu'apporteur d'affaires.

Le soir nous dinons avec 2 espagnoles que nous avons rencontré dans la rue, et qui avaient l'air complètement perdues et effrayées. Une dizaine de rabbatteurs en même temps etaient sur leur dos ! L'une est sourde et muette, et l'autre est interprète dans le langage des signes. Nous les aidons en leurs donnant l'adresse de notre hôtel, puis des conseils sur les choses à faire dans les environs, et enfn, nos bons plans personnels pour déjeuner. En échange, nous apprenons le langage des signes, et nous passons une excellente soirée a essayer de communiquer avec elles avec nos mains.
 

11 août 2005

TREK DU KILIMANJARO - MACHAME ROUTE - DESCENTE ET RETOUR A ARUSHA

Dernier jour de descente et retour a Arusha. Nous repartons des 8h00 dans l'humidité de la foret tropicale et le chemin boueux qui borde le Kilimanjaro. Les porteurs dévalent la pente  en courant, pressés de rentrer chez eux après une semaine épuisante, et surtout avec leur salaire en poche. Nous arrivons à la Porte de Mweka a 11h00. Tous les porteurs sont déjà là, en train de se laver.

Nous passons prendre notre certificat officiel d'ascension victorieuse du Kilimanjaro, et reprenons la route du village sur 2 km, ou les vendeurs de souvenirs et de t-shirts nous assaillent. 





Assis a une terasse, nous attendons notre minibus, qui tarde a se montrer. Le guide appelle plusieurs fois l'agence mais la meme réponse tombe inlassablement : "il arrive..." , ok, mais dans combien de temps ???





3 heures plus tard, toujours rien ... Du coup, je prend le téléphone mobile du guide avec son accord, et j'appelle l'agence pour râler, car nous sommes les seuls touristes encore dans le village. 20 mn plus tard la navette arrive. Le conducteur est complètement dingue, et loupe presque son premier virage, avec nous à bord. Sur la route, il manque de percuter plusieurs vehicules lors de dépassements perilleux.

De retour au bureau de Bobby Tours and Safaris, nous anulons notre safari avec son agence, et nous nous plaignons concernant la tente. L'erreur, comme par hasard, revient au guide qui est censé verifier le  materiel, mais qui ne l'a pas fait avant de partir. De retour à l'hôtel, je fonce prendre ma premiere douche depuis 6 jours ... et lance une lessive.

10 août 2005

TREK DU KILIMANJARO - MACHAME ROUTE - L'ASCENCION VERS LE SOMMET

Le guide nous réveille a 00h30. Je passe rapidement ma tête dehors, regarde en direction de la montagne, et j'apercois des lumières qui montent déjà sur la pente. C'est foutu pour être les premiers au sommet...

On prend un rapide thé chaud, et on se lance dans la nuit polaire pour gravir les derniers 1200 mètres qui nous séparent du plus haut point d'Afrique. J'ai sur moi 2 sweet-shirts à manche longue, 3 vestes polaires, une veste de montagne étanche et, malgré cela, le froid me transperce. Ma paire de gant est trop fine et mes doubles chaussettes aussi. Le guide prend la tête de notre cortège et l'assistant guide marche derrière nous, a la seule lumière de sa torche électrique. Nous rejoignons rapidement un groupe et le doublons, puis un autre, mais ca ne va pas encore assez vite. Je ne sens plus mes pieds et mes mains, et j'ai besoin de marcher plus vite pour me rechauffer. Je demande au guide d'accelerer mais il refuse, sans comprendre mon probleme. Craig en a marre aussi de marcher lentement dans les cendres. La pente est tres raide, et marcher comme une tortue derriere le guide est une vraie torture.

A 4h00, je craque : je prend une torche, et je pars en tete. Les lumieres derriere moi disparaissent rapidement. Je me retrouve seul a quelques centaines de metres du sommet, en pleine nuit, j'avance sereinement sans probleme de respiration, bien que l'oxygene soit 50% moindre qu'en bas de la montagne, jusqu'a ce que ma lampe faiblisse. Le froid épuise les batteries a toute allure, a tel point que je suis obligé de rejoindre un groupe pour continuer d'avancer, et finalement attendre Craig. Le ciel commence a s'éclaircir, et les torches ne sont bientot plus nécessaires. Je repars en tête, dans les cendres, en longeant la masse sombre du glacier qui l'on devine à peine, et arrive au sommet a 6h20. Craig me rejoint 10 minutes plus tard avec le guide. Le soleil se lève, moment d'émotion intense. On a réussit ! Je fais exploser ma bouteille de champagne avec quelques difficultés, en raison de me doigts gelés, devant quelques autres randonneurs envieux d'y avoir pensé. Craig n'arrive pas a ouvrir la sienne qui est congelée.

 





Nous profitons du fabuleux panorama depuis le sommet pendant 1 heure, puis le guide nous presse pour redescendre. Moi je suis bien là haut, mais je prend doucement le chemin du retour, en photographiant le glacier et le paysage lunaire sous toutes ses coutures.












 

Je prend maintenant conscience du chemin que nous avons fait dans la nuit : c'est vertigineux ! Je devale une coulée de cendres, et me tord bêtement la cheville gauche. La fatigue fait son oeuvre...





Mais cela ne m'empèche pas de marcher, et j'attend le camp a 9h30. A nouveau, nous plongeons dans nos duvets pour dormir.

Difficile réveil a midi, pour dejeuner et entamer çà nouveau la descente vers la camp de Mweka qui se trouve a 3100 mètres d'altitude. Ma cheville est douleureuse mais après les 4 jours que j'ai enduré, je n'y pense même pas. La végétation réapparait petit à petit, la temperature augmente et la brume humide fait sa réapparition à l'approche du camp. Après le diner, le guide nous demande le pourboire pour les porteurs qui vont partir tot demain matin. Nous donnons 85 dollars chacun, soit 170 dollars en tout pour nos 3 porteurs, le cuisiniers, le guide et son assistant. 

 

09 août 2005

TREK DU KILIMANJARO - MACHAME ROUTE - 4EME JOUR

Nouvelle nuit glaciale, sans surprise. Nous partons à 8h30, sans nous poser de questions sur notre état de santé et de fatigue. Le chemin commence toute de suite par une paroie raide de 500 mètres, ou il faut ne pas avoir le vertige, tellement nous marchons près du vide. Beaucoups de randonneurs nous ont précédes au départ mais nous les rattrapons tous dans la montée. Une fois en haut, le chemin reprend de manière plus douce dans un paysage lunaire de roches grises et de cendres volcaniques. C'est magnifique de marcher dans une telle paysage qui respire la purete et la paisibilité malgre son aspect lugubre.







Au bout de 6 heures de marche, nous arrivons au camp de Barafu a 4700 mètres d'altitude. Le camp est perché sur une crète juste en dessous du sommet, que l'on ne peut pas voir en raison des nuages. Mais il est bien la, je le sens ... Un vent glacial balaye le camp, et nous nous refugions dans note tente pour dormir le plus possible avant le diner. Je me force de manger cette fois, et je me rallonge aussitot.







J'ai deja tout mon équipement sur moi dans le duvet, pour ne pas gelé bien sur, mais surtout pour etre prêt dans quelques heures. Le vent fait claquer la toile de la tente toute la nuit, et il est impossible de dormir. De toute facon, je suis déjà mentalement prêt pour l'assaut final.

08 août 2005

TREK DU KILIMANJARO - MACHAME ROUTE - 3EME JOUR

Mes couches de vêtements m'ont permis de mieux dormir, mais c'est loin d'être la grande forme au réveil. Craig a des crampes d'estomac qui l'empèchent d'avaler quoique ce soit au petit dejeuner, et moi, je ne garde rien dans mon estomac plus de 10 minutes. Du coup, on demande au guide d'attendre un peu pour partir au prochain camp, car nous ne sommes pas en état de marcher.



A 10h00, pas d'amélioration notoire, mais nous decidons d'attaquer la route tout de même. Rien ne nous empechera d'atteindre notre objectif. Craig est plié en 2 sur son baton de marche, et je marche au ralenti. On s'arrête toutes les demi-heures pour se reposer. Le chemin monte lentement dans un decor de roches et de lychen, seule végétation encore existante a cette altitude, mais bien vite, il ne reste plus que la roche nue.







Nous déjeunons sur un col, ou nous nous gavons de Redbull et de chocolat pour récuperer de l'energie. Nous redescendons ensuite dans une vallée pour contourner le sommet. J'ai beau le regarder, je ne vois pas par ou nous allons passer pour atteindre son plus haut point, tellement c'est escarpé.

La route remonte à nouveau, puis redescent à pic, avant d'arriver au camp de Barranco, situé sur une corniche ombragée qui domine un spectaculaire précipice. Nous sommes a 3950 mètres d'altitude apres 5 heures de marche, juste en dessous du sommet, devenu maintenant impressionant.





Nous nous réfugions dans la tente pour nous reposer, avant un excellent diner auquel je ne peux même pas toucher. Craig va mieux et mange un peu. Je traine ma diarhée toute la nuit, et m'épuise encore un peu plus avant l'ascension finale prévue pour demain, à minuit.

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